DIAS
lésions en rapport avec la nature de la cause morbifique. Quelques unes, comme la syphilis et la scrofule, ont à la fois des accidents secondaires et des accidents tertiaires qui ne se produisent qu'à une époque plus avancée de la maladie.
S'il y a des diath^s aiguës, telles que le rhumatisme, la tuberculose, la pyohémie, etc. , le plus grand nombre aune marche lente chronique, ainsi quon en peut juger par l’évolution dfô scrofules, du cancer, de l’herpétisme, etc. - *** Le rhumatisme qui occupe le tissu fibroséreuï, les dartres sur la peau et sur les muqueuses, la scrofule, la syphilis, la pyohémie, qui déposent leurs produits sur tous les organes, montrent que les malades diaihésiques peuvent occuper plusieurs organes à la fois.
S’il est rare de voir deux maladies diathésiques à la fois sur la môme personne, cela s’observe cependant dans le rhumatisme et la goutte, dans la scrofule et le cancer, le rachitisme et les tubercules, la variole et la vaccine, etc.
Les maladies diathésiques peuvent disparaître par les progrès de Vâge dans le passage de l’enfance à la puberté, à la virilité ou à la vieillesse, par le changement de lieu, de régime ou de profession, par l’action thérapeutique, et alors la diathèse repasse de Yacte à la puissance pour reparaître un peu plus tard ou pour se détruire à jamais, ce qu’on voit journellement à l’occasion de la syphilis.
Les maladies diathésiques se transforment, mais la diathèse ne change pas : ainsi les dartres peuvent disparaître de la peau et engendrer la surdité, l’asthme, la dyspepsie, la diarrhée, c’està-dire une foule de phlegmasies muqueuses ayant un principe dartreux ou herpétique ; la scrofule extérieure de la peau, des articulations ou des ganglions, guérie un peu plus tard, se termine par une tuberculose viscérale des poumons; la goutte articulaire engendre souvent la gravelle ou l’apoplexie cérébrale, etc. , etc.
Dans l’intervalle de ses manifestations extérieures la diathèse redevient latente et reste en puissance dans l’économie, absolument comme le germe des maladies virulentes, la rage, par exemple, dans ce qu’on appelle Y incubation.
*.* Les diathèses en acte ne tardent pas à affaiblir l’organisation et en ajoutant à leur vice humoral une anémie plus ou moins fortement caractérisée, elles déterminent ces cachexies qui fout presque toujours périr les malades.
Il y a des diathèses que l’on guérir, mais dans le nombre il en est qui sont opiniâtres et rebelles à la thérapeutique, l eur gravité varie comme celle des maladies virulentes, et sans qu’on Sache pourquoi elles sont bénignes ou malignes. cA 1^ nialades le point de
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départ de longues souffrances qui doivent durer autant que la vie.
Thérapeutique. — Autant de diathèses, autant de méthodes thérapeutiques ditférentes. Les unes guérissent par le mercure et l iodure de potassium comme la syphilis (V. ce mot), — les autres par lïode, l iodure de potassium, comme la scrofule (Y. ce mot) ; — d'autres par l'arsenie, comme l'herpétisme (Y. ce mot ; — par les alcalins, comme Tarthritis et la goutte )Y. ces mots) ; par le fer et le quinquina, comme le lymphatisme, le scorbut, Thémorrhaphilic, la clüorose, etc. Toutes exigent remploi des corroborants, ou des toniques, les bains de mer et de rivières, Thydrothérapie, les voyages, le séjour à la campagne et tout ce qui peut améliorer lu constitution.
Quant aux moyens de prévenir les diathèses, il ny- a que Thygiène, le régime, le mariage et le changement à: air, à' eau et de lieu qui puissent conduire à ce résultat. Ainsi, la nourriture substantielle et tonique, Thabitation dans un pays sec, chaud, éclairé par le soleil, contribuent singulièrement à prévenir la scrofule et la tuberculose; une alimentation faiblement azotée et le séjour dans les pays chauds préviennent l’arthritis et la goutte, l’émigration d’un pays chaud dans un pays tempéré peut prévenir ou guérir l’hématurie endémique ; enfin si l’on prend soin d’éviter les alliances entre personnes affectées de maladies diathésiques héréditaires, on peut empêcher le développement de ces maladies. Y. chacune des Diathèses en particulier.
UICTAIBE. Plante de la famille des labiées dont les sommités fleuries enli ent dans la thériaque, et dont l’infusion, 10 grammes par litre d’eau, est emméuagogue f~~l.
DiÉisÈSE. Mot dérivé du grec, signifiant l’action d’inciser.
DiERViLEE. Arbrisseau de la famille des caprifoliacées dont la tige en décoction a été considérée comme autisyphiütique □.
DIÈTE, Le régime alimentaire imposé aux malades constitue la diète.
V"' La diète et l’eau sont les meilleurs agents de la thérapeutique.
L’abstinence et la diète ne sont pas choses semblables, car l’une refuse toute espèce d’aliments, tandis que l’autre choisit ce qui convient aux malades.
V' L’abstinence est indispeasable an début de toutes les maladies aiguës, et suivant la gravité du mal, on permet bientôt les boissons féculentes et le bouillon de viande.
La diète est la chose importante du traitement des maladies aiguës ou chroniques, car la nature des aliments, leur insuffisance ou leur trop grande quantité peuvent nuire à l’heureuse terminaisou des maladies.
%'■ Suivaut la nature des aliments permis aux malades : lorsqu’il s’agit de végétaux, de laitage ou de viande, la diète est lactée, végétale ou animale.
La diète végétale convient aux plétbo-
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riques, aux goutteux et aux rhumatisauts, aux dartreiix, aux maladies organiques du cœur et au cancer.
Ijh diète lactée est excellente dans les malad es de poitrine et surtout dans les maladies chroniques des voies digestives et de la vessie.
La diète animale convient aux sujets anémiques et chlorotiques, aux personnes faibles et aux lymphatiques, aux scrofuleux, etc.
*** L’abus de l’abstinence dans le traitement des fièvres est entièrement dangereux et engendre une irritabilité nerveuse fébrile qui compromet la vie des malades, et il importe dès le huitième jour de donner de l’eau vineuse, des tisanes féculentes et des bouillons graduellement rendus substantiels par l’addition de pâtes féculentes.
DiÉTÉTiQîJE. Méthode thérapeutique qui s’occupe de fixer le régime des malades selon leurs différentes maladies. V. Diète.
DiEt'-LE-FiT (Drôme). Eau alcaline bicarbonatée gazeuse froide, peu employée.
DIFFORVIITÉS (ViCES DE CONFORMATION).
(V. Rachis, Déviations, Doigts, Becde-lièvre, Atrésie, Hypospadias , Épispa- DIAS). Pour les difformités acquises, V. Anky- LOsES, CtCATRICES VICIEUSES, CAL DIFFORME.
DIFFE.^IUEES. Substances excitantes dont l’action vive et fugage s’exerce sur tous les tissus, principalement sur le cerveau. Exemple l’alcool, l’éther, l’ammoniaque, etc.
DIGESTIF. En pharmacie on appelle digestif un onguent à base de térébenthine, 60 gram. incorporé à des jaunes d’œuf et employé pour exciter les plaies S. L’onguent digestif, uni à du styrax en parties égales, forme le digestif animé, et à de l’onguent mercuriel, forme le digestif mercuriel.
En médecine, les digestifs sont les substances aromatiques, alcooliques et alcalines, dites stomachit|ues, susceptibles de favoriser la digestion. Exemple : le café, le thé, — le vin de Malaga, de Chypre, de Xérès, et les vins chauds, — l’élixir de Garus et l’élixir de pepsine, — l’eau-de-vie, l’anisette et les liqueurs, — les pastilles de Vichy, de magnésie, etc.
DIGITAEE. Plante de la famille des scrofulariées dont les feuilles sont employées comme diurétiques, comme hydragogueSet comme sédatif des mouvements du cœur dont elles ralentissent les contractions jusqu’à en amener la paralysie ES- On emploie aussi, mais plus rarement, ses fleure et ses semences. A haute dose c’est un poLson qui fait vomir et qui lue en arrêtant la circulation ; mais à dose convenable c’est un médicament très-utile. On l’emploie en poudre 10 à 80 centigrammes par jour El ; en
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teinture, 10 à Zi0 gouttes Q; en alcoolature,
5 à 20 gouttes El; en extrait, 10 à 30 centigrammes El; en sirop, 20 à 50 grammes PI : en SQccAarwre, 10 centigrammes à 1 gramme RI: en infusion, h grammes fiar litre El- C’est le remède des hydropisies Ê, des maladies chroniques du poumon El, de quelques maladies du cœur, des palpitations nerveuses R -n et des anévrysmes de l’aorte l-<- -n.
DIGITALISE. Principe actif de la digitale, cent fois plus actif que la digitale, dont 1 milligramme représente 10 centigrammes de poudre et qui s’funploie dans les mêmes circonstances R -4-1. On la donne en granules de 1 milligramme, un à quatre par jour, rarement davantage, mais la digitale est préférable.
D1GI%1E (Basses-Alpes). Eaux sulfureuses calciques de 33 à 40°, employées en boisson et en bains par les habitants de la localité.
D1L4TATEER. V. DILATATION, TRACHÉO¬ TOMIE.
DIL.4TATIONI. La dilatation est une opération qui a pour but d’exercer une pression excentrique destinée à élargir une cavité ou un conduit.
On fait la dilatation pour guérir, au moins momentanément, des rétrécissements, pour favoriser l’accouchement provoqué, pour entretenir l’écoulement régulier des liquides par une fistule, pour ouvrir la trachée quand le larynx est rempli de fausses membranes, et qu’il faut mettre une canule trachéale.
La dilatation est progressive ou brusque; dans ce dernier cas on dit qu’elle est forcée.
On ne doit jamais oublier, c[uand on pratique la dilatation d’un organe entouré par des muscles, que les applications de topiques belladones favorisent la dilatation, en détruisant un des éléments du rétrécissement, la contraction spasmodique.
Thérapeutique. — Dilatation lente et progressive. La dilatation lente se fait avec l’éponge préparée, c’est-à-dire desséchée à l’étuve et serrée fortement avec une ficelle , avec la racine de gentiane , avec l’ivoire ramolli dans l’acide nitrique et séché, la corde à boyau. Ces substances hygrométriques ont jusqu’ici suffit aux nécessités de la pratique. V. Ac- COUCHEMEXT PRÉMATCRÉ, AtrÉSIE.
On taille un morceau de ces substances, on l’introduit sec dans les conduits à dilater. Il se gonfle par l’humidité et, de cette façon, écarte les tissus. On fait plusieurs applications successives pour obtenir une grande dilatation.
Pour les plaies, on peut remplacer les moyens précédents par de grosses mèches de fil ou de coton, dont on augmente progressivement le volume.
Pour les fistules l’éponge préparée, la racine de gentiane, sont les meilleurs agents de dilatation. V. Fistules.
Pour certains conduits les bougies d’ivoire flexible sont les meilleurs ; on s’en sert pour dilater le col de l’utérus, le canal nasal. V. Lacrymale (FistuleL
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Oa a emplové les instroments à pressioa et i I ns.
Fig. 145. — Dilatateur de Peyrève. Instrument fermé. — F, A, B, D, E. Pièces de l’appareil.