‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 220 sur 731 · DOLL · texte numérisé non relu

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Des douleurs nocturnes occupant les os indiquent une diathèse sy philitique.

Superficielle ou profonde, vague ou suivant le trajet des nerfe (Y. névralgie), intermittente ou continue, forte ou faihle, lancinante ou mordante, pulsative ou brûlante, prurigineuse, quelquefois périodique, la douleur présente les formes les plus variées, suivant l’âge et l’état moral des individus, selon l’organe affecté et enfin selon le degré de sensibilité des tissus.

Comme la sensibilité normale, la douleur a pour organe les nerfs mixtes, c’est-à-dire ceux des rameaux sortis des cordons antérieurs et postérieurs de la moelle épinière ; en effet lorsque les rameaux fournis par les cordons postérieurs sont coupés la douleur cesse à l’instant et les parties sont entièrement paralysées du sentiment.

Thérapeutique. — La douleur physique peut être avantageusement combattue, dans la plupart des cas, par l’opium et par un certain nombre de substances administrées convenablement, par la bouche, par le rectum, par la peau dépouillée de son épiderme, par le tissu cellulaire et par les bronches. Si l’on ne peut toujours la faire disparaître, du moins est-il possible de la dominer et de rendre supportable l’existence à ceux qui, par des maladies incurables, sont voués à une mort certaine.

Guérir quelquefois, soulager souvent et consoler toujours, voilà la mission du médecin.

opium est sans contredit le meilleur des spécifiques de la douleur. C’est toujours à lui ou à ses composés qu’il faut revenir. On le donne soit en extrait, de 5 à 20 et 25 centigrammes par joùr, en pilules, et si l’on augmente progressivement, ou peut encore dépasser cette dose , soit sous la forme liquide de laudanum de Rousseau ou de Sydenham, de sirop diacode ou de sirop de pavots, 15 à 60 grammes par jour ; soit enfin sous forme d’alcalo'ide, la narcéine, 1 centigramme l-i- -t-l. la morphine, 1 à 2 centigrammes [3 » 1^ codéine, 2 à 3 centigrammes [35 papavérine [3 et la thébaine [3. Y. Opium.

Parmi les autres moyens de calmer la douleur, il faut citer :

Le lactucarium, qui n'a aucune vertu s'il n’est falsifié par l’opium ; — Y aconit en extrait , 5 à 25 centigrammes ou eu alcoolature, 1 à 2 grammes, et l’acouitine, 1 centigramme ; — la belladone, eu extrait, 5 à 25 centigrammes, et Y atropine, 1 à 5 milligrammes; — la d-guë et la cicutine; — la jusquiame elYhyoseyamine ; — le vin de mandragore, 50 à 150 grammes, etc. Y. ces mots.

Les anesthésiques, tels que le chloroforme, Y éther; Yaniylène, la benzine, la liqueur des Hollandais, Y acide carbonique en aspiration, sont de merveilleux moyens de combattre la douleur, mais leur application exige des précautions particulières et ne peut avoir lieu que dans des conditions spéciales.

L ncupitiicture qui doit être employée dans les cas de uévTalgie, Y. ce mot [33-

Les résicatoires volants, saupoudrés de sulfate de morphine ou de narcéine, 2 à 3 centigrammes ; les

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inoculation!? et les injections hypodermiques de sulfate d'atropine, de narcéine ou de morphine. V. Es- DEBUiQCE (Méthode).

Les lacements rendus narcotiques par l’opium poulies personnes qui ne peuvent le prendre par la bouche ou lorsqu’il y a des douleurs intestinales utérines, vésicales oü rectales.

Enfin les révulsifs cutanés, applicables seulement aux dotileurs superficielles de la peau, telles que les douleurs rhumatismales et névralgiques. Dans ces cas) il faut appliquer les toiles imperméables, les bains dje vapeur, — les bains et les douches d’acide carbonique que l’on emploie aussi sur les plaies douloureuses et sur les ulcères cancéreux, — les frictions excitantes, — les bains de vapeur térébenthinée de ! Die (Drôme), — les bains et douches d’eau chaude sulfureuse,— -les eaux thermales, — V hydrothérapie, la cautérisation au fer rouge, les vésicatoires volants et la teinture d’iode, en applications quotidiennes, aü moyen d’un pinceau, jusqu’à desquamation dé l’épiderme.

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