‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 219 sur 731 · DOME · texte numérisé non relu

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IL Kystes synoviaux. — Les kysles syno- Tiaux sont rares anx doigts, ils forment des tumeurs fluctuante d’abord, sans changement de couleur à la peau, puis violacée, ce sont des tumeurs mobile sous la peau, suivant le trajet de tendons, indolentes, tpii, lorsqu’elles sont ouvertes, donnent issue à de la matière ayant la consistance de l’empois et quelquefois à de la sérosité.

Thérapeutique. — Ponctionner la tumeur, évacuer le contenu et faire des injections iodées, — éviter la stagnation des liquides dans le kyste en plaçant un tube perforé (Chassaignac).

III. Enchondrome. — Une tumeur faisant corps avec la phalange, dure, élastique, indolente, croissant avec lenteur sur le trajet d’une phalange ou au niveau de la tête d’un métacarpien, susceptible de présenter des points ramollis, des kystes et des plaques d’une dureté osseuse, est un enchondrome. V. ce mot.

Thérapeutique. — Amputer le doigt si la tumeur ne reste pas stationnaire, réséquer la phalange si renchondromc est bien limité à un seul os. Évider les os, si l’exostose est bien circonscrite (Woillemier).

lY. Tumeurs fibro-plastiques (Nélaton). — Des tumeurs multiples plus ou moins mobiles sous la peau ou avec la peau, et paraissant isolées des tendons fléchisseurs, semblent être des hypertrophies partielles du tissu cellulaire , peut-être des hypertrophies des corpuscules de Paccini, des névromes (un seul cas a été vu jusqu’ici; la tumeur contenait du tissu fibroplastique avec ou sans conservation du doigt) Robin).

Thérapeutique. — Pratiquer l’ablation des tumeurs (Nélaton).

V. Hypertrophie éléphantiasique des doigts. — Un seul cas a été décrit. Une malade a vu successivement les doigts de ses deux mains se tuméfier dans toute leur étendue eu présentant un étranglement à leur base et en se colorant peu h peu d’une teinte violacée. Le tissu cellulaire des doigts enlevés était épaissi, dur et présentait l’aspect du tissu cellulaire qui existe autour des vieux ulcères (Mirault, d’Angers, Verneuil).

Thérapeutique. — L’amputation sera faite si la compression n’arrête pas les progrès du mal. On donnera le régime tonique.

On donuei’a les préparations iodm'ées, le sirop d iodure de fer, 30 grammes par jour, l’iodure de potassium, 50 centigrammes par jour, à titre de modificateims de la santé générale. V. Éléphaxtiasis.

VL Tumeurs inflammatoires. V. Panaris et Gaines tendineuses.

YI. T e;vT/es. V. Verrues, Végétations.

DOMÈXE (Isère). Eau chlorurée sodique et sulfureuse, d’une température de 40° centigrades. Ou la conseille contre les rhumatismes

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chroniques, contre la scrofule et contre les maladies de la peau. Elle est peu employée.

DO.V2ER.4Y ( Maine-et-Loire). Eau ferrugineuse, gazeuse, froide, conseillée contre la gastralgie et la chlorose B.

DOVIPTE-YEXIX. Plaute de la famille des apocynées, dont les racines longues et menues, âcres et odorantes, en poudre et en décoction, ont été employées comme antidote des morsures d’animaux venimeux. El.

DORONilE. Plante de la famille des synanthérées, dont la racine en poudre et en décoction, 4 à 10 grammes par jour, a été vantée contre le vertige et l’épilepsie I I.

BORRES (Pyrénées-Orientales). Eau sulfureuse sodique ayant une température de 40°. Conseillée contrôles rhumatismes chroniques et contre les maladies de la peau.

DOTeiÉI\E\TÉRIE. V. FIÈVRE TYPHOÏDE.

BOCCE-A.viÈRE. Plante de la famille des solanées, dont les jeunes liges sont employées comme sudorifique ou dépuratif; en décoction, 15 à 30 grammes par litre; en extrait, 10 à 20 centigrammes; en sirop, 15 à 30 grammes, contre les dartres E], la goutte El et contre le rhumatisme chronique Eî.

DOECUE. Choc d’une colonne de liquide, d’un jet de gaz ou de vapeur ayant une grande force sur une partie du corps. — C’est un moyen thérapeutique très-usité et qui rend de grands services aux malades.

Il y a les douches simples, alcalines ou sulfurev.ses qui SC donnent chaudes ou froides en utilisant la force de percussion de la colonne d’eau qui sort d’un réservoir placé à une hauteur de 5 à 15 mètres.

noiicbes d’eau simiile) alcaline ou sulfureuse. On les administre au moyen d’une canule percée d’un seul trou pour avoir un jet vigoureux frappant avec force les parties malades, ou au moyen d’une pomme d’arrosoir qui divise en pluie la colonne de liquide. La douche est dite descendante, quand elle tombe verticalement, — latérale, quand elle arrive de côté, — ascendante, quand elle s’élève de bas en haut.

Douches descendantes. Les douches descendantes d’eau froide s’emploient pendant deux à cinq minutes dans la folie, le corps étant dans une baignoire et la tète fixée dans une planche percée d’un trou Œl- Les douches descendantes et latérales s’emploient sur le corps libre de toute entrave, nu et debout, pendant deux à cinq minutes dans la chlorose — dans l’anémie El:» — le nervo¬

sisme S, — dans les engorgements du foie et de la rate |-h -H, — dans la fièvre intermittente rebelle FR. et constituent la plus importante des pratiques de l’hydrothérapie. Y. ce mot.

Douches ascendantes. Les douches ascendantes d'eau simple ou minérale, chaude ou froide, se donnent dans le i-ectum, penilant cinq à huit minutes, en cas de constipation B 0*1 d’obstruction stercorale et d’invagination [douches rectales) ; dans le vagin lorsqu'il y a engorgement, abaissement ou déviation

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de rutérœ O [dmches vaginales^ : sur l' utérus en gestation avancée lorsqu'il faut provoquer l'accouchement [3 Scanzoni) [douches utérines) : sur les yeus, cinq ou sis fois par jour dans l'ophthalmie purulente (Y, ce mot . et elles se font alors au moyen d'un puissant irrigateur.

Les douches descendantes altematicement chaudes et froides sur tout le corps constituent la douche ccossaise et s'emploient contre la chlorose, l'anémie et le nervosisme 13-

Les douekes d’eau sulfureuse chaude s'emploient pendant cinq à dis minutes tous les jours contre les douleurs rhumatismales chroniques 1+ les engoig-ements articulaires [3. et les douleurs produites par d'anciennes blessures. On les prend aus différentes eaux minérales naturelles sulfureuses d'Enghien, de Cauterets, de Luchon, de Saint-Honoré, d’.\ix, etc.

Les douches d’eau alcaline s'emploient, pendant cinq à dix minutes, sur la région du foie dans les engouements de cet organe □; et dans le rectum pour certains cas de dyspepsie avec catarrhe chronique du gros intestin [3-

Douches d’acide carbonique. 11 y a des douches de gaz acide carbonique que Ton emploie contre les douleurs du rhumatisme, contre la douleur des plaies cancéreuses du sein et de l’utérus. Elles se donnent au moyen d’un petit tube de caoutchouc, communiquant avec un récipient rempli de gaz. y. Acide carbonique.

Douches de vapeur. 11 y a les douches de vapeur d’eau simple ou d’eau aromatisée (douche aromatique); elles se donnent tous les jours pendant une demi-heure, et on les emploie pour guérir les douleurs névralgiques et rhumatismales [3-

DOLXEL'R. Sensation pénible occasionnée par la maladie primitive ou secondaire du système nerveux périphérique ou central. Ainsi tout organe malade peut devenir douloureux si la lésion s’étend aux nerfs qu’il renferme et quand les nerfs devenant primitivement malades engendrent des douleurs dans les parties où ils se distribuent.

Tous les organes et tous les tissus peuvent être le siège de la douleur, mais les viscères sont généralement moins douloureux que les organes superficiels, et il faut pour que la douleur s’y produise, quë des tumeurs comprimant leurs nerfs s’y soient développées.

L’inflammation aiguë et chronique des tissus, leur compression et leur distension par une tumeur ou par un corps étranger, leur ulcération, l’action du froid et des caustiques, l’action spéciale du sang privé de ses globules sur le système neneux (V. Chlorose), la goutte, la syphilis, les lésions du cen eau et des nerfs, sont ies causes de la douleur.

*** Toutes les nosohémies ■\y. ce mot) et particulièrement les intoxications paludéenne, syphilitique, goutteuse, l’hypoglobulie et l’anémie sont dfâ causes de douleur névralgique.

Des douleurs intermittentes régulièrement périodiques indiquent une fièvre larvée.

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