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Ution des fouctioos des organes des sens, la contraction ou le resserrement dos pupilles, quelquefois la paralysie du mouvement et du sentiment, dans les cas où la compression est exercée sur un des hémisphères, la respiration stertorense et le ralentissement ou l’accélération du pouls.
Comme il y a toujours un certain degré de contusion et de commotion cérébrale en même temps qu’un épanchement du cerveau, les symptômes de l’une et de l’autre lésion se mêlent à ceux de la compression.
%* Toutes les fois qu’il y a compression du cerveau, la circulation veineuse étant gênée, le sang de l’œil ne revient pas dans le sinus caverneux et alors, avec l’ophthalmoscope, on constate une congestion papillaire ou péripapillaire, une infiltration séreuse générale ou partielle de la papille et une forte dilatation avec flexuosité des veines de la rétine (Bouchut). V. Géré- BROSCOPIE.
Il n’y a pas de signe univoque de la compression cérébrale dans la majorité des cas de compression, suite de fracture du crâne, si ce n’est l’œdème de la papille et la phlébectasie rétinienne ; il y a de la paralysie, mais lorsqu’il existe un épanchement de sang à la convexité des hémisphères ou dans les ventricules : la contracture est le phénomène le plus saillant (V. Apoplexie méningée). On se rappellera en outre que la commotion est caractérisée par la somnolence et l’intensité du mal dès le début, que la contusion se manifeste par de l’agitation, du délire, des convulsions et des contractures, et que la fièvre ne tarde pas à se montrer. Ces signes ne sont pas habituels dans la compression simple du cerveau.
La méningite est à l’épanchement sanguin de là convexité des hémisphères ce que l’encéphalite est à la contusion cérébrale.
Les épanchements interstitiels sont suivis quelquefois d’encéphalite.
La compression cérébrale par elle-même ne compromet pas l’intégrité du cerveau, sa gravité tient aux inflammations consécutives.
Thérapeutique. — Aller à la recherche de l’épanchement sanguin du cerveau est une mauvaise opération, parce que l’an ne peut déterminer le lieu où est placé la collection de sang (Desault, Malgaigne), ! à moins qu’il n’y ait fracture du crâne ; encore faudrait-il distinguer si l’épanchement est sous la fracture ou dans un point opposé. On peut, au contraire, relever les fragments enfoncés à l’aide de l’application d’une couronne de trépan. Y. Fracture du grave.
Tout le traitement consiste à prévenir les inflammations. On donnera le petit-lait émétisé. (Desault.)
Petit lait . 500 grammes.
Tartre stibié . 20 centigrammes. .
A boire par demi-verres dans les vingt-quatre heures. Les malades robustes seront saignés une ou deux fois dans les quai-ante-huit heures qui suivent l’accident; ils observeront la diète absolue.
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Aux premières menaces d’une inflammation dneerveau, telles que la douleur de tête, l’insomnie et k fièvre, on rasera la tête et l’on y appliquera un veâcatoire. (Desault.)
Accidents primitifs des lésions traumatiques de l'encéphale. — a. Abcès du cerveau.
— La méningo-encéphalite aiguë et chronique donne lieu à la formation d’abcès du cerveau (V. Encéphalite) ; mais il arrive aussi qu’un foyer d’épanchement sanguin, un corps étranger, deviennent le point dê départ d’abcès de la grosseur d’une noisette ou de tout un hémisphère (Gosselin) ; ils sont formés par du pus franchement phlegmoneux ou mêlé à des débris de substance cérébrale, et sont circonscrits par une sorte de fausse membrane.
Les abcès du cerveau se révèlent par des symptômes de compression cérébrale et surtout par de la paralysie, se montrant à une époque éloignée de l’accident, de un à c[uinze jours. Le coma, les frissons irréguliers après que les accidents de l’encéphalite se sont calmés, indiquent un abcès consécutif à une encéphalite. H y a des abcès qui ne se révèlent par aucun symptôme autre qu’une mort presque subite.
Le siège de la paralysie est le meilleur moyen de diagnosticper un abcès du cerveau; lorsqu’il y a eu introduction d’un corps étranger, la plaie antérieure est une révélation (Dupuytren).
Thérapeutique. — Lorsque le siège d’un abcès du cerveau peut être exactement déterminé on appliquera le trépan (Dupuytren), et l’on incisera la duremère et même la substance cérébrale ; — trépaner sans avoir cette certitude est une chose inutile.
b. Abcès sous-pêriostique intra-crânien. — Lorsqu’un épanchement s’est formé au-dessous de la dure-mère, il n’est pas rare qu’il devienne le point de départ d’un abcès qui cause une compression cérébrale. Des symptômes de paralysie, du coma, et de la fièvre, survenant plus de quinze jours après un traumatisme, porté sur le crâne ; une dénudation des os lorsqu’il y a plaie extérieure ; un empâtement du cuir chevelu, si le périoste est conservé, peuvent indiquer qu’il existe un abcès entre la dure-mère et les os du crâne, mais il n’y a rien de ceriain.
Le souvenir de symptômes de compression cérébrale au moment d’un traumatisme de la tête, et l’apparition de fièvre et de frissons erratiques sans autres symptômes de l’encéphalite, feront diagnostiquer une nécrose partielle des os du crâne ou un abcès sur la dure-mère. Si, dans une ancienne plaie, on voit sortir du pus altéré à travers une perforation des os du crâne, les doutes doivent cesser, mais il faut pour que le signe ait toute sa valeur que les os soient perforés de part en part.
Thérapeutique. — Ou appliquera une couronne dé trépan, et l’on fera des lavages à l’eau tiède.
Si le pus s’est déjà fait jour à travers les os du
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crâne, on aggrandira l ouTerture avec im perforatif — à le pns sortait mal, on aurait recours à l'application d'une couronne de trépan.
Accidents consécutifs des lésions traumainatiques de V encéphale. — a. Épilepsie. — Après les tranmatismes variables qui portent sur le crâne, après les plaies du cerveau compliquées de corps étranger, après les commotions et les contusions cérébrales, des attaques d’épilepsie apparaissent quelquefois à une époque plus ou moins rapprochée de l’accident.
Thérapeutique. — Dans cette forme de l'épilepsie l ovyde de nue arrête souvent la reproduction des H cès; il est le seul moyen à employer, quand Tépilepsic succède à une commotion cérébrale. Cne couronne de trépan a été appliquée avec succès autour dnne plaie du crâne non cicatrisée encore Marchettis, Boucher, Delamotte, A. Bérard). Cet exemple ne sera suivi que quand il y aura une plaie à l os et qu'on supposera quïl existe un corps étranger nu une esquille qui blesse le cerveau 3 on se rappellera que dans deux cas (Boucher, Delamotte), les accidents reparaissaient quand la perforation faite au crâne se refermait.
b. Névralgies. — Les névralgies tiennent ans lésions des parties molles, ans blessures et aux déchirures du périoste et de la dure-mère.
Thérapeutique. — Appliquer sur lés points douloureux du trajet des nerfs les moyens appropriés aux névralgies; recourir au traitement narcotique.
Contre les névralgies localisées à la plaie, le moyen empirique qui consiste â inciser les téguments du crâne est une dernière ressource qui peut rendre des services. Il est probable que dans les cas où les douleurs ont cessé par ce moyen, il s’agissait d’une pbleginasie chronique du péricrâne, qui entretenait les douleurs névralgiques.
c. Tétanos. — Le tétanos vrai est rare à la suite des lésions de l’encéphale, et dans le cas où on l’a observé il y avait une plaie contuse du crâne (Richerand) — il ne faut pas confondre les contractions spasmodiques avec le tétanos.