‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 238 sur 731 · EM P H · texte numérisé non relu

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d’une paroi des sinus frontaux ou des sii^ maxillaires.

L’emphysème qui se produit dans m abcès ouvei’t à l’extérieur, dans une plaie avec décollement, plusieurs heures ou un jour après le traumatisme, est le symptôme d’une altération des liquides (Malgaigne) contenus dans une cavité accidentelle.

L’emphysème qui se produit au moment du traumatisme ou peu après est dû à l'introduction de l’air extérieur (Velpeau) et peut-être à une exhalation de gaz (?) (Morel-Lavallée, Deraarquay). V. Emphysème traumatique DES membres.

Une tumeur emphysémateuse est molle, dépressible , plus ou moins étendue , suivant que la source du gaz est plus ou moins vite tarie et que l’ouverture d’écoulement ou d’introduction du gaz est fermée ou non. Elle est sonore à la percussion (Aëtius) et la peau est saine, à moins qu’il n’y ait eu contusion ou ecchymose. Elle se laisse déprimer et donne une sensation de crépitation tout à fait semblable à celle d’un morceau de poumon que l’on comprime, et elle ne conserve pas l’impression du doigt.

Si l’on ponctionne une partie atteinte d’emphysème , il s’en échappe du -gaz avec bruit.

L’emphysème est une tumeur qui se forme avec une grande rapidité.

L’œdème est la seule maladie que l’on puisse confondre avec l’emphysème, mais l’œdème garde l’impression du doigt, n’est point sonore, et lorsqu’on y fait une piqûre avec une aiguille à acupuncture, il en sort de l’eau.

Après une plaie de poitrine il n’y a pas d’hésitation possible, car une hernie du poumon, la seule lésion que l'on puisse confouèe avec l’emphysème, est toujours limitée ; elle se réduit, s’affaisse pendant l’inspiration. Rien de semblable n’existe dans l’emphysème. V. Plaie DE poitrine. Intestins (Plaies des). Hernie Dü POUMON.

Thérapeutique. — Si l’emphysème reste stationnaire, on ne fera rien, car l’air dans les tissus ne cause aucun dommage sérieux et il peut se résorber (Demarquay et Lecomte). Lorsque l’emphysème gagne, on ponctionnera (W. Hunter) avec une lancette en grain d’avoine ; dix à vingt mouchetures seront faites en évitant de ponctionner les points où il existe des veines. Des ventouses placées au niveau des mouchetures serviront à extraire l’air infiltré dans les tissus.

Emphysème traumatique du cou. L’eui* physème qui a sou point de départ au cou se produit après des plaies de la trachée et do larynx (Richter), pendant les efforts de la toux (P. Franck), pendant les efforts de l’accouchement (P. Franck, J. Cloquet). On appelle quelquefois cet emphysème un yoitre aérien.

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Les emphysèmes du cou se propagent Ou fabrique les emplâtres en mettant une couphis ou moins loin et arec une assez grande ra- che mince de leur substance sur de la toile, sur pidité. Ou les reconnaît aux signes de l’emphy- de la soie, sur de la peau de mouton ou sur du sème traumatique. (V. cemot i, et leur traitement papier, comme pour le papier chimique.

• ^ .e même. Emplâtre anodin calmant.

Fasphysème traniuatiqae des membres.

I. Emphysème par introduction de Vair ‘■rf^i'ieur. L emphysème traumatique des membres se produit, soit par introduction de l’air à la racine du bras, dans les plaies de l’aisselle, et il est dû aux mouTements du thorax pendant la respiration (V. Emphysème tralmatiqüe), soit après un traumatisme, après des tractions violentes, après une fracture comminutive, avec décollement des muscles, et ouverture du foyer de la fracture.

L’air introduit par une plaie des meinbris pendant les mouvements que tente d’exécuter le malade, ou pendant les mouvements de transport du blessé, cause l’emphysème traumatique (Velpeau); le gaz contenu est de l’air (Darcet) ayant une proportion d’azote un peu pins élevée que dans l’air normal, parce que l’oxygène a été résorbé.

Dans l’emphysème des membres, il n’y a qu’une infiltration gazeuse, de la mollesse, une tuméfaction peu étendue et de la crépitation caractéristique; des épanchements sanguins seuls peuvent simuler cette lésion, mais l’aliseuce d’ecchymose et la diffusion de la tuméfaction feront reconnaître un emphysème.

La gravité des plaies compliquées d’emphysème traumatique tient à la blessure plus qu’à la présence de l’air. L’air n'est pas assez malsain [Hiur provoquer la gangrène ; s’il y a gangrène c’est parce que la contusion des tissus a été profonde et étendue.

Thérapeutique, — On pansera les fractures comme | » il n’y avait pas d’empliysème. I

L amputation ne doit être faite que si la plaie a une prande gravité, et dans ce cas, ce n'est pas contre

I emphjscmc que l'amputation est dirigée.

IL Emphysème spontané. — L’emphysème spontané est très-rare; on n’en connaît qu’un seul cas (Morel-Lavallée, Dolbeau); mais il s’agissait peut-être d’un épanchement sanguin sous-aponévroiique.

L’exhalation des gaz du sang après une contusion des vaisseaux, suivie d’épanchement sanguin (Deniarquay) n’est pas démontrée.

Thérapeutique. — Dans l'emphysème spontané, il

II J a rien autre chose à faire que d’appliquer un biiidage modérément compressif.

EVIPL4TRES. Les médicaments glutineux voüùes qui adhèrent à la peau sur laquelle on les ajçlique sont des emplâtres. Ils sont formés de cïwps gras, de cire, de résines, de poudres végétales animales ou d’oxvdes métalliques. Ces sont les emplà/res proprement dits.

Extr. de sue de jiisjjtdanie. V

— de paTot . > ââ 30 srammes.

— ■ de cigTië . J

Cire Hanche . 250 id.

Huile rosat . 30 id.

F. S. a. un emplâtre.

Utile comme calmant dans le squirrhe qu’on ne peut ni résoudre ni extirper. (Boerhaave.)

Emplâtre belladoné.

Extrait alcoolirpie belladoné. . . 40 grammes.

Résine élémi . 10 id.

Cire . 5 id.

Faites dissoudre la cire et la résine, incorporez l’evtrait. — Cette pommade s’emploie en onctions comme sédatif sur les tumeurs douloureuses [3

On prépare de même Vemplâtre de ■stramoniuin et Vemplâtre de jusquiame. (Planche.)

Emplâtre fondant sédatif.

Emplâtre de Vigo cwn mercurio. 20 grammes.

Extrait de belladone . 5 id.

Mêlez et étendez sur de la peau ou de la toile, et appliquez sur les engorgements squirrheux PFI.

(Dupuytrcii.)

Emplâtre de Canot. — Emplâtre simple, diachylon gommé, cire jaune, huile d’olives, et oxyde rouge de fer, parties égales de chaque. — S’emploie comme résolutif dans les adénites chroniques et dans les tumeurs blanches m.

Emplâtre de céruse. — Gérusc pulvérisée , 500 grammes; huile d’olives, 1 kilogramme; cire blanche, 90 grammes ; eau, 1 kilogramme. — S’emploie comme résolutif.

Emplâtre de diachylon simple. — Décoction de racine de gla'ieul et huile de mucilage, de chaque 1 kilogramme, et litharge, 500 grammes.

Emplâtre de diachylon g mimé. — Emplâtre simple, •1500 grammes ; poix blanche, cire jaune et térébenthine, de chaque lOO grammes, qu’on fait liquéfier, et l’on ajoute : gomme ammoniaque, sagapénum et galbanum, 40 grammes, iiréalablemenl dissous dans de l’alcool à 56“. — Cet emplâtre sert d’agglutinatif rUI.

Emplâtre de papier chimique. — Un morceau de papier enduit d’emplâtre simple et applique dans le dos sert souvent de résolutif dans la bronchite. — On l'emploie aussi dans le rhumatisme chronique.

Emplâtre résolutif. — Emplâtre de savon, de ciguë, de diachylon gommé et de Vigo, parties égales liquéfiées ensemble RH.

Emplâtre simple. — Parties égales d’axongo , d'huile d’olive et de litharge, dans lesquelles on incorpore une certaine quantité d'eau.

Emplâtre de thapsia. — Cet emplâtre s'étend sur du papier et se colle dans le dos ou sur la poitrine, dans la bronchite. — L'éruption vésiculeuse qu'il produit agit comme révulsif.

Emplâtre vésicatoire. — Parties égales d'emplâtre de cire, d'axonge et de poudiv do cantharides, iné‘ langées ensemble

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Einptùtre de — Faire dissoudre : einplàtrc

simple, 1500 grammes : cire jaune et poix résine, de chaque 60 gi-ammes; ajouter gomme ammoniaque, myrrhe et olihan, de chaque 20 grammes; safrau, 15 grammes ; triturer avec 380 grammes de mercure; 60 grammes de térébenthine pure; 190 grammes de styrax, jusqu’à extinction du métal, et ajouter 10 grammes d’huile de lavande.

Cet emplâtre s’emploie comme résolutif dans les adénites chroniques, dans les indurations glandulaires, et comme abortif des pustules varioliques du visage f+l.

Emplâtre diapalme.

mamelon. On applique l’cinplàtre sur les seins quelques heures après l’accouchement, On l’enlève au bout de neuf jours. (Chrestien.)

Emplâtre de poix.

Colophane .

Cii’e jaune .

Huile de muscade.

Huile d’olive . . .

F. s. a. Employé comme révulsif. (Ph. Lond.) Emplâtre de l’abbé Doyen.

F. s. a. Employé comme dessiccatif [+]. Emplâtre de cire.

F. s. a. Émollient résolutif El.

Emplâtre agglvMnatif.

(Emplâtre d’André Delacroix.)

a. Jadis employé pour l'éunir les plaies f+l.

Emplâtre de ndnimi camphré.

(Emplâtre de Nuremberg.) limplàtre simple . 295 grammes.

F. S. a. Employé comme résolutif [T].

Emplâtre de savon.

. a. S’emploie comme résolutif P+1.

Emplâtre de Eustamg.

Gomme dessiccatif et résolutif [+1.

Emplâtre céroène.

Pois de Bourgogne . 37,

Bol d’Arménie. . .

Myrrhe en poudre Encens pulvérisé.

Cet emplâtre est employé (pour détourner le lait chez les femmes qui ne nourrissent pas I I.

On étend l’emplâtre sur deux écussons de peau très-douce, qui doivent avoir un peu plus de circonférence que le sein. On fait une petite ouverture un peu plus haut que le milieu pour donner passage au

Cet emplâtre s’applique dans le dos pendant la bronchite chronique fD.

EMPOlsONiXEMEî^T. Les maladies produites par l'introduction dans l’organisme d’un agent qui détruit la santé et compromet la vie sont des empoisonnements, et les agents qui produisent cet effet sont des poisons.

Quand après l’ingestion des boissons et des aliments une personne en bonne santé est subitement prise de nausées et de vomissements, de coliques, de vertiges, de défaillance, de syncope, avec malaise plus ou moins considérable, il faut soupçonner un empoisonnement.

Quelques maladies, telles que l’indigestion, l’iléus, le choléra, la péritonite, les coliques hépatiques et néphrétiques, la hernie étranglée, le mal de mer, etc. , simulent l’empoisonnement, mais les commémoratifs et la marche des symptômes suffisent pour révéler la nature du mal

Thérapeutique générede. — Dans les empoisonne.' ments, il y a quatre indications à remplir :

1“ Débarrasser V économie du poison qui n’a pas encore été absorbé. Pour cela, il faut gorger le malade d’eau tiède ou de boissons mucilagineuses, en titillant la luette ou bien enfin en administrant un vomitif. Si la contracture des muscles ou l’énergique volonté des malades rendait impossible l’introduction des liquides, il faudrait avoir recours à la sonde œsophagienne qu’on ferait pénétrer par les narines. Si le trismus des mâchoires s’opposait à l’expulsion de* matières, on ne domierait pas de vomitif, on se servirait de la pompe dite gastrique, à l’aide de laquelle on introduirait dans l’estomac de l’eau que l’on aspirerait ensuite.

2“ Neutraliser, quand cela se peut, P effet du poison par Faction d’un antidote ou contre-poison.

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3» Élùiiiiiei^ le poison absorbé par les diux’étiqucs et les sudorifiques.

4® Enfin, combattre la maladie produite par le poison au moyen d'un médicament yariable suivant les cas.

Si le médecin est appelé auprès du malade longtemps après l'ingestion du poison, et si les vomissements ont déjà eu lieu, la première indication est déjà remplie , il ne faut plus s’occuper que des antres.

Les poisons sont groupés en quatre classes :

1“ POISOMS IRRITANTS.

2" Poisons narcotiques.

y Poisons narcotico -acres.

y Poisons septiques.

Les effets de ces poisons varient suivant leur nature, ainsi que les moyens de les combattre.

Poisons irritants.

Parmi ces poisons, il faut ranger les acides minérauï, — les alcalis et les sels métalliques,

— l’iode, le brome, le phosphore et les autres substances métalloïdes, — un grand nombre de végétaux tels que la bryone, les renoncules, les euphorbes, etc.; deux substances animales, la cantharide et les moules.

Les symptômes généraux produits par les jioisons irritants sont : une saveur brûlante et un sentiment d’ardeur qui se propage de la bouche au pharynx, à l’œsophage, à l’estomac ; des vomissements extrêmement pénibles et quelquefois mêlés de sang ; des douleurs aiguës vers l’épigastre, puis dans l’abdomen ; une soif ardente avec consirictiüii à la gorge, suffocation, suppression des urines, ténesme ou déjections sanguinolentes, mouvements convulsifs, sueurs froides. A l’approche de la mort, le malade, qui avait conservé ses facultés intellectuelles, tombe dans un état d’anéantissement, ou est en proie à des convulsions générales.

Acides (Acides concentrés ou moyennement étendus). — - Les principaux symptômes sont la douleur buccale œsophagienne ou épigastrique, les vomissements douloureux, mêlés de sang, une soif excessive et il n’est pas rare de voir l’intérieur de la bouche et des lèvres brûlé.

— Les matières vomies produisent souvent une sorte de bouillonnement sur le carreau et rougissent le tournesol.

Le traitement suivant s’applique aux empoisonnements par les acides sulfurique, azotique, chlorhydrique, phosphorique, oxalique, citrique, tai-trique, chromique, acide acétique concentré, bleu de composition, alun, le sulfate de potasse, sel d’ oseille, etc. 1° Goi^er le malade d'eau albumineuse tiède; 2* recourir à la magnésie délayée dans l'eau, aussitôt qu'on aura pu s’en procurer ; ou bien encore à une solution étendue de carbonate de potasse ou de soude ; 3® si l'on n'a pas ces médicaments à sa disp<»ition, donner de l’eau de savon ; 4° combattre la gastro-entérite, et pour cela recourir aux saignées générales et locales, puis boissons mucilagineuses.

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lavements émoUients, en un mot introduire dans l’économie la plus grande quantité d'eau possible.

Acide arsénieux, arsenic blanc, etc. — Les symptômes de rempoisonnement par l’acide arsénieux sont trop variables pour qu’il soit possible d’en donner un tableau exact. Voici cependant les principaux groupes de symptômes que l’on observe le plus souvent : ptyalisme fréquent, crachotement continuel, constriction du pharynx et de l’œsopbage, agacement des deuLs, nausées, vomissements : les matières vomies sont muqueuses ou bUieuses, parfois mêlées de sang ; anxiété, défaillances, ardeur à la région précordiale, douleurs d’estomac, cpii supporte difficilement les boissons; soif intense, coliques, déjections alvines fréquentes, verdâtres, noirâtres, fétides, hoquet, pouls irrégulier, respiration gênée; chaleur vive, démangeaisons à la peau qui se couvre de sueurs; souvent éruption miliaire à la poitrine, visage coloré, yeux brillants et animés, tête douloureuse, urine souvent rare; si la dose de poison a été très-forte, les malades sont comme foudroyés et ressemblent jusqu’à un certain point à ceux c[ui seraient atteints du choléra asiatique.

Thérapeutique. — On doit se hâter de provoquer le vomissement et de faire prendre aux malades, à plusieurs reprises et à de courts intervalles, de l’eau albumineuse tiède, puis de l’émétique, de chatouiller le gosier à l’aide d’une plume ou du doigt. On administrera ensuite 4 à 6 grammes de proto-sulfure de fer hydraté, délayé dans 40 ou 50 grammes d’eau tiède. Cette dose devra être répétée plusieurs fois ; la magnésie et le sulfure de sesquioxyde de fer donnent aussi de très-bons résultats. Dans le cas où le malade ne pourrait pas vomir, il faudrait avoir recours à la sonde œsophagienne pour aspirer avec une pompe les liquides contenus dans l’estomac. Si le médecin, appelé plusieurs heures après l’ingestion du poison, suppose que l’absorption est en partie faite, il doit, aux moyens précédents, ajouter l’emploi d’un purgatif. — Quand on suppose que tout le poison contenu dans le canal digestif a été expulsé par les vomissements et par les selles, on a recours aux diurétiques pour faciliter l’élimination du poison par l’urine. Orfila s’est très-bien trouvé du diurétique suivant donné à haute dose : Eau, 4 litres ; vin blanc, 500 grammes; eau de Seltz, 1 litre; azotate de potasse, 12 grammes.

La saignée de^Ta être employée quand il y a réaction, mais alors seulement; les bains et les fomentations adoucissantes, les lavements émollients sont utiles pour combattre l’inflammation.

Il faut éviter, comme inutile ou dangereux, l’emploi du sulfure de potasse, du charbon, de la thériaque, des corps gras.

L’empoisonnement par les divers composés d’arsenic, acide arsénique, arsénites et arséniates, sulfures (f arsenic, etc., exigent le même traitement.

ALCALIS. — Potasse, soude, ammoniaque.

Thérapeutique. — Dans les empoisonnements par les .alcalis, il faut administrer en gran«Ie quantité de

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l'eau Irès-légèrenient Tînaigrée ; ce liquide jouissant du double avantage de neutraliser l'alcali libre et de favoriser le vomissement. — On se trouvera bien aussi d’eau froide ou tiède, albumineuse ou adoucissante. Lorsque les premiers accidents seront calmés, il faudra employer les moyens capables de prévenir ou d'arrêter l’iivflammation des organes digestifs.

Azotate de potasse. — Faire vomir et donner de l’eau albumineuse ou de l’eau de graine de lin.

Baryte, strovtiase et leurs sels. — Les sulfates solubles sont l’antidote de ces poisons ; administrer en abondance une solution légère de sulfate de soude (10 grammes par litre d’eau) ou de magnésie et favoriser les vomissements.

Chlore. — Si les accidents ont été produits par le chlore gazeux, combattre par des gargarismes émollients, la saignée et les sangsues, l’angine pharyngienne ou trachéale ; mais on évitera d’employer l’ammoniaque. — Si le chlore a été avalé à l’état liquide, on donnera de l’eau albumineuse tiède ou du lait en abondance.

Eau de J.4velle (chlorure de potasse ou de soude). — Favoriser les vomissements par des boissons mucilagineuses ou albumineuses et combattre l’irritation gastro-intestinale par les antiphlogistiques.

Émétique, tmire stibié, tartrate de potasse et d’antimoine. — Symptômes. — Goût styptique, nausées, vomissements, hoquet, cardialgie, coliques, selles copieuses, syncopes, pouls petit, concentré, accéléré, respiration difficile, vertiges, perte de connaissance, mouvements convulsifs, crampes, prostration des forces.

Thérapeutique. — S’il y a des vomissements abondants, donner des liquides albumineux. S’il n’y a pas de vomissements, titiller la luette; si ce moyen ne pi-ocure pas d’évacuation, employer la sonde œsophagienne, administrer une forte décoction de noix de galle ou de quinquina (8 à 10 grammes par litre d’eau), de thé ou d’écorce de chêne ; on obtient aussi de bons effets du sulfui*e de fer (4 à 6 grammes) délayé dans l’eau. Il faut éviter les alcalis, les sulfures alcalins, l’acide sulfurique. Lorsque l’on pourra supposer que la majeure partie de l’émétique contenu dans le tube digestif aura été expulsée par les selles et les vomissements, on administrera les diurétiques à haute dose. Employer ensuite les boissons et fomentations émollientes et les sangsues, s’il y a constriction du pharynx , ou lorsqu’il se développe une gastro-entérite consécutive.

Foie de soufre, sulfures de potasse ou de soude, sulfhydrate d’ammoniaque, solution .pjour bains sulfureux ou bains de Baréges. — Ou provoque les vomissements par d’abondantes boissons albumineuses, puis on administre des boissons émollientes. Suivant l’intensité des accidents inflammatoires, on pratique une ou plusieurs saignées, ou l’on applique douze ou quinze sangsues sur les parties de l'abdomen les plus douloureuses, etc.

Bichlorure de mercure, subumé corrosif et autres sels de mercure. — Symptômes. — Saveur ;lcre, styptique, métallique, chaleur et resserrement à lagôi’ge, douleurs dans les premières voies digestives, nausées^ vomissements, diarrhée, abattement, pouls petit, filiforme, serré, respiration ralentie, peau

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froide, insensibilité dos extrémités ; quelquefois convulsions; la secrétion urinaire est souvent diminuée.

Thérapeutique. — Eau albumineuse ou décoctiom émollientes pour remplir l’estomac et déterminer le vomissement. — Sulfure de fer hydraté délayé dans de l’eau. — Gargarismes émollients, ou avec le chlorate de potasse pour combattre la stomatite ; — puis médication antiphlogistique.

Il faut éviter comme inutiles on dangereux, les huiles ou substances grasses, les sulfures solubles, le charbon, le proto-chlorure d’étain.

Iode, iodures; brome, bromures. — On provoquera les vomissements avec de l’eau albumineuse donnée en abondance, puis on administrera une décoction d’amidon, — les lavements amidonnés sont egalement indiqués ; enfin on combattra par les antiphlogistiques et les calmants les symptômes de gastro-entérite qui pourraient se manifester.

Phosphore. — S’il a été pris solide, en petits fragments, et si l’estomae est rempli d’aliments, les symptômes ne se déclareront que quelques heures après l’ingestion, ils seront semblables à ceux qui caractérisent l’inflammation de l’estomac et des intestins. Si le phosphore était préalablement dissous, il excitera puissamment le système nerveux et surtout les organes génito-urinaires, le pouls sera fort et fréquent ; la chaleur sera augmentée et l’urine abondante ; si la dose de phosphore est forte, les souffrances les plus cruelles, les vomissements les plus opiniâtres et les symptômes les plus alarmants se manifesteront et annonceront une mort prochaine.

Thérapeutique. — La première indication est de faire vomir (10 à 15 centigrammes d’émétique), puis on administrera d’abondantes boissons albumineuses ou aqueuses, tenant en suspension de la magnésie ; il faut surtout éviter l’emploi de l’huile. Si l’inflammation persiste et si des phénomènes nerveux se manifestent, recourir aux âhtiphlogistiques.

Sels solubles de cuivre, sulfate, acétate, vert-degris. — Symptômes. — Si le malade a pris une certaine quantité de sel de cuivre seul ou mélangé avec un liquide alimentaire, les accidents se manifestent presque immédiatement : saveur âcre, styptique, cuivreuse, nausées, vomissements opiniâtres, crachotement continuel; douleurs d’estomac, coliques atroces, déjections fréquentes, ténesme, pouls petit, irrégulier, céphalalgie, vertiges, crampes, convulsions. Si l’empoisonnement a eu lieu par des aliments cuits dans des casseroles mal étamées, les symptômes ne se manifestent que quelques heures après.

Thérapeutique. — Provoquer les vomissements en donnant de l’eau albumineuse en abondance, en titillant la luette ; — si ces moyens ne suffisent pas, employer la sonde œsophagienne. Si les douleurs d’estomac ne sont pas trop violentes, on peut employer l’émétique, — donner du sulfure de fer hydraté (â à 6 grammes) délayé dans beaucoup d’eau.

Si le poison a été pris depuis longtemps, si le malade a beaucoup vomi, donner des boissons émollientes, de l’eau laiteuse.

Les émollients, les antiphlogistiques et les narcotiques servent ensuite à combattre l'inflammation intestinale.

Sels de plomb, intoxication aiguë. — Symptômes. — Saveur sucrée astringente, styptique, constriction à la gorge, douleurs à l'épigastre et à l’abdomen, nau-

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vomissements, déjections alvines queiijuefois sanguinolentes ; tremblement des membres, soif ardente, chaleur à la pean, pouls petit et serré, respiration fréquente, urine rare.

Thérapeutique. — Favoriser les vomissements, administration d'une solution de sulfate de soude 15 grammes par litre d’eau) ou de magnésie, de la limonade sulfurique ou du proto-suKure de fer hydraté. On combattra ensuite l’inflammation du tube digestif par les saignées générales ou locales, les tisanes adoucissantes, les lavements et cataplasmes émollients.

Sels d’étain. — Crampes d’estomac, vomissements, coliques, diarrhée, abattement considérable.

Thérapeutique. — Lait étendu d’eau pris eu trèsgrande quantité, ou bien eau albumineuse tiède; à défaut de ces substances, décoctions mucilagineuses ou simplement eau tiède.

Sels de zinc. — Même traitement.

Sels d’ob. — Mêmes symptômes et même traitement.

Sels d’argent, — Aux. symptômes généraux d’irritation gastrique vient s’ajouter une coloration pourpre des lèvres, si le sel d’argent a été pris à l’état liquide. »

Thérapeutique. — Administrer en abondance de l’eau albumineuse salée, — puis avoir recours aux antiphlogistiques s’il y a une gastro-entérite.

D’après ce qui précède, on voit que le protosulfure de fer hydraté est l’antidote chimique que l’on peut employer le plus souvent. Il étend son effet salutaire à la plupart des composés toxiques appartenant à la classe des sels métalliques. C’est ainsi qu’il peut servir à neutraliser l’action des composés d’arsenic, d’antimoine, de mercure, de plomb, de bismuth, de cuivre, d’or, de zinc, etc. , et en définitive, à part les acides et les alcalis, il constitue à lui seul l’antidote de presque tous les poisons minéraux. Aussi lorsque le médecin arrive près d’une personne qui vient d’ingérer un poison, s’il peut s’assurer que le composé toxique introduit dajis l’estomac de son client n’est ni un acide, ni un alcali, et qu’il soupçonne qu’il s’agit d’un sel métallique, il doit administrer le protosulfure de fer hydraté aussitôt qu’il pourra s’en procurer (Grassi).

Poisons irritants végétaux. — Bryone, elaterium, résine de jalap, scammonée, coloquinte, gommegutte, aloès, garou, huile de crotou, résine d’euphorbe, Sabine, rhus radicans, rhus toxicodendron, staphisaigre, delphine, narcisse des prés, gratiole, ehébdoine, sedum âcre, renoncule, anémone pulsatile, vératriue, créosote, etc.

On ne connaît pas de contre-poisons spéciaux pour ces substances. 11 faut se borner à faciliter les vomissements en titillant la luette, ou en remplissant l’estomac d'eau tiède, d’eau albumineuse , ou de boissons émol- Il/iites; puis avoir recours à la médication antiphlo- -ûstique s'il y a un commencement de gastro-entérite.

Poisuns irritants animaux, cantharides. — . >, ■: y7‘-mes. — Saveur âcre désagréable, 'nausées, vo-

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missements abondants, déjections alvines copieuses souvent sanguinolentes, épigastralgie, coliques, douleurs dans les hypochondres, ardeur dans la vessie, priapisme douloureux ; pouls fréquent, dur; chaleur incommode, face vultueuse, soif ardente; convulsions, délire.

Thérapeutique.— On fera vomir avec de l'eau albumineuse tiède ; puis on prescrira des boissons mucilagineuses, des bains tièdes; des injections dans la vessie de liquides mucilagineux, des saignées générales et locales pour combattre l’inflammation, des lavements camphrés et opiacés, des frictions avec l'huile camphrée, du camphre, 10 à 20 centigrammes en pilules.

L’administration de l’huile est inutile.

Mocles. — Les moules produisent quelquefois des accidents qui consistent ordinairement en une gêne de la respiration , enchifrènement , douleurs épigastriques, rougeur et chaleur à la peau, démangeaisons et éruption d’urticaire analogue à la piqûre des orties.

Thérapeutique. — .Administrer un émétique, un purgatif ou un éméto-cathartique, suivant le temps qui s’est écoulé depuis l’ingestion de la substance délétère, puis on donnera un bain de tilleul, une potion antispasmodique, ou quelques gouttes d’éther sulfurique sur du sucre. Le traitement antiphlogistique n’a d’utilité que si l’inflammation est trèsgrande.

Poisons narcotiques.

Opium, morphine et ses sels. — - Symptômes. — Il est rare que les individus vomissent, quoique dans beaucoup de cas il y ait des nausées peu après l’ingestion du poison ; presque jamais on n’observe de douleurs abdominales ; la constipation est opiniâtre ; il y a vertiges, propension au sommeil, à l’assoupissement et à l’état comateux; les yeux sont immobiles, languissants et abattus. Les pupilles sont toujours contractées et l’iris paraît insensible à la lumière. Les muscles sont dans le relâchement, et souvent ceux des membres abdominaux sont tellement affaiblis qu’ils semblent paralysés; les besoins d’uriner sont fréquents et la difficulté de l’excrétion urinaire est grande; la peau est en général fraîche et même froide ; elle est le siège de démangeaisons assez vives et presque toujours décolorée. Un peu plus tard apparaissent d’autres symptômes. Ce sont : la salivation, la suppression des selles ou la diarrhée, la supersécrétion de l’urine. — Les premiers symptômes ne manquent jamais et le narcotisme produit par les préparations d’opium peut aller jusqu’à la perte complète de connaissance. — Cet empoLsonnement pourrait être confondu avec celui que produisent d’autres narcotiques ou narcotico-âcres, tels que la jusquiame, le datura stramouium, etc. , mais dans ce cas, il y a toujours dilatation des pupilles, délire, cris, mouvements désordonnés; il y a rarement des éruptions à la peau, si ce n’est sous l’influence de la belladone , et pas de déraan£;eaisons.

/iSS

L'ivresse alcoolique se rapproche un peu du narcotisme produit par les opiacés: dans l’un et l’autre cas il y a vomissements et altération des fonctions cérébrales, sueur abondante, mais dans l’ivresse, l’haleine et les vomissements sont d’odeur caractéristique, l’aspect de la face est celui d’une congestion et non celui de l’abattement.

Thérapeutique. — Arlministrer à plusieurs reprises la décoction de noix de galle, pour transformer en substance inerte la préparation opiacée, vider l’estomac avec la seringue et la sonde œsophagienne. Si l’on n’a pas à sa disposition de la noix de galle, administrer un vomitif énergique. Émétique, 0S‘‘,25 ou OS^SO, le sulfate de zinc, 08'^,75 à 0S'',90, ou le sulfate de cuivre, 0S'‘,15 à 0S‘‘,20. La décoction de noix de galle est encore indiquée même après l’emploi du vomitif. Lorsqu’on supposera qup l’estomac ne contient plus de poison, mais alors seulement, on pourra donner de l’eau acidulée avec le vinaigre, le jus de citron.

— On donnera aussi de l’infusion de café à haute dose et l’on empêchera le malade de s’endormir.

On pourra également donner l'essence de térébenthine, 40 à 60 grammes en émulsion, par cuillerées, et la même dose en lavement (Jerkins), ou luteinture de belladone à haute dose, 20 à 40 grammes dans 120 grammes d’eau, en trois ou quatre fois à demiheure d’intervalle (Anderson).

Acide hydrocyaxique, cyanhydrique, prussique.

— Les symptômes présentent trois périodes : la première, vertige, tête lourde, démarche chancelante, respiration difficile, hattements de cœur plus forts; puis immédiatement commence la deuxième période : convulsions, renversement de la tête en arrière, raideur des membres, insensibilité générale ; troisième période : coma grave avec relâchement de tous les membres; cette période, plus longue que les autres, se termine souvent par la mort.

Donner l’essence de térébenthine à la dose de 30 à 50 grammes en émulsion, par cuillerées ou en lavement (Orfila).

Thérapeutique. — Faire respirer de l'eau chlorée, de la liqueur de Labarraque, ou placer sous le nez un tampon de chlorure de chaux que l’on arrosera de vinaigre. — A défaut de chlore, faire respirer de l’ammoniaque, dès les premiei’s instants, avoir recours aux affusions d’eau la plus froide possible. Ce liquide sera versé sur la tête, la nuque et le long de la colonne vertébrale.

Cyaxdee de potassium. — Donner un émétique, puis avoir recours au traitement indiqué pour l’acide cyanhydrique.

Eaux distillées d’amandes amères , de lauriercerise. — Même traitement que pour l’acide cyanhydrique.

Poisons narcotïco-âeres.

SciLLE , Aconit , Belladone , Datüra , .lüSQCIAME, ClGÜE, TABAÇ, NICOTINE, etc.

Les symptômes des poisons narcotico-âcres sont : l’état vultueux du visage, l’éruption papuleuse de la peau, la soif, la sécheresse du gosier, la fièvre, le délire bruyant, les hallucinations, la dilatation des pupilles, quelquefois les coliques

E.MPO

et les vomissements, et enfin un coma précurseur de la mort.

Thérapeutique. — S’il y a peu de temps que le poison a été avalé, donner un émétique. S’il y a longtemps et que l’on suppose que le poison ait atteint le tube intestinal, donner un éméto-cathartique ; s’il y a congestion, pratiquer une saignée. On donnera ensuite des boissons faiblement acidulées, du charhaa animal ei non végétal, 15 à 30 grammes (Garrod I I. de la teinture d’opium, 5 ù 10 grammes, dans 120 grammes d’eau en trois ou quatre fois □, ou bien de la teinture d'iode. 1 gramme dans de l’eau.

L’ellébore, la vératrixe, la colchique, le laurierrose, la digitale et la digitaline sont des irritants plus que des narcotiques et donnent lieu à des coliques, des vomissements, de la diarrhée et au ralentissement du pouls.

Thérapeutique. — Donner l'opjium par la bouche, et en lavement, ou bien la teinture d’iode, vingt gouttes, dans de l’eau, 100 grammes.

Strychnine et ses sels, brucine et ses sels, noix VOMIQUE, fève de Saint-Ignace, fausse angusture, cog^we du Levant, etc. — Ces poisons qu’on pourrait appeler convulsifs, déterminent des accidents convulsifs et tétaniques extrêmement graves entraînant l’asphyxie.

De terribles secousses sillonnent le front, l’occiput, la colonne vertébrale, les membres supérieurs et inférieurs et les mâchoires. Tout le tronc se soulève en prenant un point d’appui sur la tête ; la bouche se ferme convulsivement et se remplit d’écume ; on entend les mâchoires s’entre-choquer avec énergie. Le malade se mord la langue, il s’agite en tous sens, se roule dans son lit et se jette par terre. Les membres se tordent et se roidissent; le corps fait des bonds au moindre choc, au plus léger contact, pendant la durée de cette convulsion la respiration est suspendue, la face devient livide et l’asphyxie est imminente ; il y a perte entière de connaissance et une sueur abondante baigne tout le corps. Un calme souvent trompeur succède à cet accès et le malade manifeste qu’il a toute sa connaissance ; sa respiration est accélérée, elle se ralentit peu à peu, puis de temps en temps de vives secousses se déclarent encore de toutes parts ; enfin tout cesse et le malade sent ses membres brisés ; après ce moment de calme se développe souvent un autre accès plus violent que le précédent ; toutes les parties de la face deviennent violettes et sont déformées par des tiraillements convulsifs. Peu à peu les accès se rapprochent, l’asphyxie se prolonge et la mort en est la conséquence.

Thérapeutique. — Administrer un vomitif, — insuffler de l’air dans le poumon pour éviter l’asphyxie, — donner de la décoction de quinquina. — Il est inutile de donner de l’eau chlorée, de l’éther ou de l’essence de térébenthine. La nicotine a été conseillée comme pouvant être très-utile I |.

Champignons vénéneux. — Traitement. — Favoriser l'évacuation du poison à l’aide d’unx omitif, ou mieux d’un éméto-cathai-tique. — Lorsque l’évacuation sera faite, donner une potion fortement éthérée, du café et des stimulants diffusibles. — frictions aromatiques.

EMUL

'EiGLE EXGOTE^. Vomitif, potion éthérée. boissons ;toidiiles. frictions aromatiques.

Gaz de l'éclairage , adde carbonique, oxyde de ■■s'jrbone, vapeur du charbon, gaz des fours à chaux,

/aives en fermentation, etc. Y. Asphyxie.

Poisons septiqnes on putréfiants.

AcmE srLFHTDRiQCE , hydrogène sulfuré f gaz des pjsses d aisances, des égouts. Y. -\sphtxie.

Matières pctréfiées. Dans Tempoisonnement par- (ies matières putréfiées, il faut donner des vomitifs, des purçatifs et des antispasmodiques.

Vexixs. — Appliquer immédiatement une ventouse sur la plaie (Gelse, Galien, Paul d'Égine). — Sucer la plaie avec vigueur ou appliquer une ligature entre la morsure et le cceur, lotions, cautérisation avec l'ammoniaque, potion ammoniacale à l’acide phénique, puis cordiaux et toniques.

Morsures d’aximaux exragés. — Débrider la plaie, la laver et la cautériser profondément avec le fer rouge ; ne pas oublier que pour être efficace la cauléris<-ition devra atteindre toute la surface de la solution de continuité dans toutes les sinuosités. — On donnera ensuite une potion avec 20 à 30 grammes d'une solution d’acide pbénique au millième, pendant un mois (Grassi).

EMPTÉME. V. Hydrothorax, Plaies de POITRINE, Pleurésie.

EMS (duché de Bade, près de Coblentz).

Eaux alcalines bicarbonatées calciques de 30 à hl°, que l’on prend en boisson, deux à quatre verres par jour, et en bains quotidiens, dans les affections catarrhales chroniques du pharynx, des bronches et de la vessie Œl, dans la dyspepsie E, dans les maladies du foie B, dans les calculs du rein B, dans le diabète B, dans les calculs biliaires B, dans la phthisie, dans la goutte B et dans la gravelle B.

Ê.vil’ESioxs. Médicaments liquides formés d’eau, de résine ou d’huile convenablement mélangés ensemble, ayant pris une apparence laiteuse sous l’inlluence de ta trituration.

Les émulsions sont naturelles ou factices. On fabrique les premières avec les amandes ou les pistaches, d’abord privées de leur première enveloppe par l’eau bouillante, ensuite pilées dans un mortier, tandis qu’on y ajoute de temps à autre un peu d’eau froide, ce qui forme un liquide laiteux et ensuite on passe la masse au travers d’un linge.

Les émulsions factices se font en triturant des gommes-résines dans l’eau ou dans de l’eau et de l’alcool, ou enfin dans un jaune d’œuf, du mucilage et de l’eau pour les huiles grasses et les térébenthines.

Les émulsions simples se donnent comme boisson ou en lavement. Parmi elles nous citerons ;

1* Vémulsiuii simple ou lait d amandes faite avec les amandes douces i-i- -n.

Vêaiulsion diaeodée faite avec les amandes douces et dans laquelle on ajoute du sirop diacûde a la dose de 30 grammes l-r -j-i.

ENCÉ Zi89

3® HémulsioH gommée faite avec les amaudes douces et dans laquelle on ajoute de la gomme arabique l-f- -ri.

4® \1 émulsion nitrée faite avec les amandes douces dans laquelle on ajoute du sel de nitre 2 gram. B-

5° U émulsion de chloroforme à 3 grammes, pour donner ce médicament à l'intérieur dans les affections nerveuses El-

6° Il émulsion de cire ou lait de cire, avec la gomme, la cire jaune, l’eau et le sirop de sucre, contre la diarrhée B-

7“ Vémulsion de copdhu. Copahu, eau de fleur d’oranger; eau de laitue, sirop de pavot, 30 grammes; gomme arabique, 10 grammes, contre la blennorrhagie. Trois à six cuillerées par jour i-t- -n.

8® \1 émulsion de gaiac, contre la goutte □.

5“ émulsion de gomme ammoniaque, A grammes pour 500 grammes d’eau, contre la bronchite chronique B-

10® \1 émulsion purgative aujalap B-

11° Vémulsion purgative à la scatnmonée [3

1 2° Vémulsion purgative à V huile de ricin Elis® Vémulsion de térébenthine, 25 grammes dans un jaune d’œuf; sirop d’écorce d’oranger, 60 grammes et eau, 300 grammes; contre le catarrhe de vessie B.

Éruption rouge des muqueuses accompagnant les exanthèmes. V. Exanthème, Rougeole, Scarlatine, Variole, Erysipèle.

EXCAiKTHis. Nom ancien donné aux humeurs situées au grand angle de l’œil V. Caruncule lacrymale. Tumeurs.

EXCAESSE (Haute-Garonne). Eau minérale saline, sulfatée, calcique, à 22“ centigrades, employée dans l’hypochondrie B. dans l'hystérie B, dans l’état nerveux B, dans les engorgements de l’utérus et des viscères abdominaux. B-

EXCEMS ou OEIB4X. Résine extraite du Boswellia serrata (térébiuthacée du Bengale) et du Balsamo-dendron d’zVrabie. On l’emploie dissoute dans l’éther sur du coton pour fermer les dents cariées.

EXCÉPI1.4LE (Lésions traumatiques de l’). Outre les phlegmasies et les plaies du cerveau (V. Cerveau), cet organe est exposé, sous l’influence de traumatismes variables, à un état particulier désigné sous le nom de commotion, k une contusion véritable et à une compression par un épanchement sanguin ou par un enfoncement des os du crâne. Les lésions traumatitiques primitive de l’encéphale sont la comraotiou, la contusion et la compression ; ell^ existent seules ou avec une plaie du cerveau.

I. Commotion cérébrale.' — Un premier degré de œntusion Velpeau, Denonvilliers, Nélaion, Blandin, et une faiWe altération de la substance nerveuse , sans déchirure vasculaire, caractérisent la commotion cérébrale.

L'arrêt incomplet de la fonction du cer-

^90 ENCJ':

veau est le fait essentiel de sa commotion. Un piqueté rouge, des coagulations du sang dans les capillaires (Sauson) en sont les signes anatomopathologiques.

La commotion cérébrale peut entraîner la mort immédiate ; elle peut se borner à produire une perte de connaissance passagère. Il y a un état intermédiaire dans lequel s’observent à un degré d’intensité variable : la perte de connaissance, la résolution complète de tous les membres, la pâleur de la face, la dilatation des pupilles. Dans ces cas la sensibilité est complètement émoussée, la déglutition est difficile, les boissons passent dans les voies aériennes. Quelquefois il y a émission involontaire d’urine et de matières fécales. Le pouls est ralenti, tombe quelquefois à quarante, trente et même vingt pulsations par minutes. Les malades ensuite sont comme à demi éveillés, et restent insensibles à tout ce qui les entoure. Ils manifestent une tendance invincible au sommeil et se montrent contrariés si on les éveille. Ils commencent des phrases sans les achever. La maladie va ensuite toujours en diminuant d’intensité (J. L. Petit).

Dans la simple commotion cérébrale sans complication, l’ophihalmoscope ne révèle aucune lésion de circulation et de sécrétion du fond de l’œil (Bouchut). V. Cérébroscopie.

Il est très-rare que la commotion cérébrale soit suivie d’encéphalite.

Le délire nerveux (Nélaton) s’observe quelquefois chez des sujets qui n’ont qu’une commotion cérébrale légère mais récente.

La commotion guérit généralement trèsvite et sans laisser de traces.

La contusion cérébrale sans commotion produit des paralysies et des contractures, et non de la résolution des membres, là est le premier élément de diagnostic entre la contusion et la commotion ; l’aggravation des accidents au lieu de leur rémission est encore un meilleur signe de la contusion. V. Contusion cérébrale.

La compression cérébrale est souvent prise pour de la commotion, en effet, la paralysie n’existe cjue quand il y a compression par les os enfoncés ; l’agitation et le délire peu après l’accident ont été vus coïncidant avec des épanchements sanguins abondants dans les ventricules; les convulsions, la résolution soudaine, ont été constatées par les expériences dans les cas de compression du cerveau (Malgaigue). — La courte durée des accidents, leur terminaison relativement prompte, devront faire croire à une commotion, dans les cas où l’on hésiterait entre le diagnostic de la commotion et de la compression.

Thérapeutique. — Dans les commotions légères, il faut prescrire le repos absolu et une saignée abondante ; si le sujet est fort, on réitérera et l’on ordon-

ENCK

nera ensuite des pédiluves ou des sinapismes, s'il j a quelques douleurs de tête; purger avec huile de ricin, 40 grammes, et mieux avec 45 grammes de sulfate de soude. Dans la commotion forte, promena des sinapismes sur les extrémités, une potion avec k carbonate d’ammoniaque, 1 gramme, et vingt goutte? de teinture de cannelle ne sera administrée que quand les malades pourront avaler.

Faire des frictions sur les membres et sur la poitrine avec une pommade ammoniacale ;

Axonge . 30 grammes.

Chlorhydrate d’ammoniaque . . 4 id.

(Faure.)

Faire respirer aux malades des vapeurs ammoniacales.

Lorsque le pouls est un peu plus fort quoique toujours lent, une ou deux petites saignées (Desault, Bichat), excepté chez les individus en état d’ivresse. Purger le malade avec sulfate de soude, 45 grammes, ou avec un lavement additionné de quatre gouttes d’huile de croton tiglium.

Lorsque l’intelligence revient, et quand le pouls se relève, on nourrit les malades avec du bouillon.

Si des douleurs persistaient, on appliquerait un large vésicatoire sur le crâne préalablement rasé (Desault).

On a conseillé l’emploi de l’électricité à l’aide d’un pôle placé sur la tête, l’autre sur le tronc (S. Cooper), ce moyen n’a pas encore été expérimenté. Il est au moins inutile, on pourrait l’employer néanmoins dans le cas de commotion suivie de syncope.

II, Contusion cérébrale. — Quoiqu’il n’y ait pas de plaie du crâne, il n’est pas rare qu’im coup porté sur la tête ou une chute sur les pieds déterminent une contusion du cerveau, soit au point où a été transmis le choc, soit au point opposé. Cette lésion est placée tantôt directement au niveau du coup , tantôt à un point éloigné (Hippocrate, A. Paré, S, Cooper).

Des épanchements miliaires dus à la rupture d’un capillaire, des épanchements sanguins dans la substance grise et ayant une coloration violacée, un ramollissement de la substance grise à leur niveau, caractérisent le premier degré de la contusion, La désorganisation des substances grise et blanche au milieu desquelles existent de véritables foyers hémorrhagiques, caractérisent un second degré de la contusion. Au niveau du point conius il y a toujours du sang épanché entre la pie-mère et l’arachnoïde; ces deux membranes sont quelquefois déchirées; si une encéphalite complique ces lésions on trouve du ramollissement jaune et du pus autour du point contusionné.

Un malade qui a fait une chute ou qui a reçu un coup sur la tête, qui est continueüement agité (Sanson), qui a perdu connaissance et qui délire après sou accident, dont la pupille est contractée, dont les muscles sont animés de soubresauts et dont la respiration est lente, est atteint de contusion cérébrale. Le degré d’intensité de ces symptômes n’est pas toujoui’s en rapport avec l’étendue de la lésion.

ENCÉ

%* Du cmquième au neuvième jour de la contusion du cerveau apparaissent la fièvre, le délire, la contracture et les autres symptômes de l’encéphalite. Y. ce mot.

Entre la commotion forte et la contusion donnant lien à des épanchements miliaires, il n’y a pas de diagnostic possible, parce que, anatomiquement, les deux lésions sont presque identiques.

%* En général les symptômes de la commotion sont portés de suite à leur maximum d’intensité ;J.-L. Petit), tandis que les accidents de la contusion vont eu augmentant

\* La contracture n’existe jamais dans la commotion cérébrale seule.

Comme il n’y a guère d’épanchement de sang sans contusion cérébrale, le diagnostic de ces deux lésions est toujours difficile, la paralysie localisée à une moitié du corps (Académie de chirurgie), la respiration stertoreuse, ne sont jws des symptômes d’épanchement sanguin d’une valeur incontestable. L’apparition d’une encéphalite au cinquième jour est le meilleur signe confirmatif de la contusion.

Lorsque après une chute sur la tête, un individu est sans connaissance et qu’on lui trouve avec l’ophthalmoscope de l’infiitration séreuse générale ou partielle de la papille, des plaques congestives de la choroïde, de l’œdème péripapillaire et une dilatation des veines de la rétine, on peut croire qu’il a uue contusion avec compression du cerveau (Bouchut). V. Cérébroscopie.

Thérapeutique. — Les moyens employés contre la commotion seront mis en usage au moment de l’accident. La saignée générale est bonne, mais on préférera entretenir un écoulement régulier de sang à l aide de sangsues placées les unes après les autres alternativement à droite et à gauche sur les apophyses mastoïdes (Sanson). Ce sont les contusions avec phénomènes très-marqués qui réclament surtout ce traitement ; si le danger n’est pas immédiat, il ne faudrait pas, eu rendant le malade exsangue, se priver d’une ressource contre l’encéphalite qui se développera plus tard.

Il est plus rationnel de donner un pot de bouillon de veau stibié :

limétique . 5 centigrammes.

Sulfate de soude . 10 grammes.

Boulllou Je veau . 500 id.

Ou bien 45 grammes de sulfate de soude.

Les malades seront tenus au repos et à la diète absolue. On traitera énergiquement l’encéphalite à ses premiers symptômes, qui sont : la fièvre, l’agilation et les contractures. V. E.ncépualite.

III. Compression du cerveau. — Il y a dans lie crâne des épanchements sanguins à la suite d’une contusion du cerveau, d’une déchirure des capillaires ou des petites artères de la subàaoce cérébrale, à la suite d’une rupture d'un sinus, on même des veines émissaires de Santorini et des veines du diploé. à la suite

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de la déchirure de l’artère méningée moyenne. Ces épanchements sont susceptibles d’exercer uue compression sur le cerveau. Un corps étranger, une esquille qui pénètre dans le cerveau, un enfoncement des os du crâne, ont une action semblable ; mais entre les deux causes la seconde est toujours plus puissante que la première pour produire les désordres qui caractérisent la compression cérébrale.

*,j.* Le sang épanché, en quantité égale à U ou 5 grammes dans les cas les plus simples, peut atteindre le chiffre de 200 grammes. Le sang s’épanche entre les os du crâne et la dure-mère et dans la cavité de l’arachnoïde, dans l’inter valle qui sépare la première de la substance cérébrale et dans l’épaisseur du cerveau ou dans les cavités ventriculaires. (A. Després.)

Le sang épanché entre la dure-mère et les os du crâne, se comporte comme le sang épanché dans les tissus, il forme une tumeur quelquefois très-volumineuse; il est susceptible de s’altérer et d’entraîner une nécrose des os voisins du crâne qui se perforent au-dessus d’un abcès qui a pour foyer l’épanchement sanguin; les épanchements de ce genre à la base du crâne sont toujours beaucoup plus petits qu’à la voûte.

Le sang épanché dans l’arachnoïde forme à la convexité des hémisphères une nappe ou se rend dans les parties déclives, suivant que l’hémorrhagie a été plus ou moins abondante.

%*Les épanchements sur la pie-mère restent en nappe sur le lieu où ils se sont formés, ou se mêlent au liquide céphalo-rachidien.

Les épanchements de sang dans les ventricules se rendent dans toutes les cavités où le sang se prend en caillots noirs.

Tous les épanchements sanguins entre la dure-mère et le cerveau sont susceptibles de se résorber, de s’enkyster dans une fausse membrane et de donner lieu à des accidents graves, particulièrement à la méningite.

Quelle que soit la cause de la compression du cerveau, on doit se rappeler que celle qui exerce une action brusque est aussi celle qui fait naître les symptômes les plus caractérisés. La compression établie lentement sur le cerveau des animaux, par un liquide, ne cause pas de signes appréciables, à mo’ms que l’oii n’ait injecté plus de 200 grammes de liquide à la fois (Malgaigne). Un épanchement sous ladure-mère, une fracture de la table interne, semblent être les causes les plus puissantes de la compression du cerveau. Ces expériences indiquent comment les choses se passent chez l’homme.

L’épanchement de sang dans le crâne et dans les ventricules cérébraux, la compression par un corps étranger, par une fracture, ne déterminent pas toujours d’accidents appréciable

Les phénomènes propres à la compression cérébrale sont : la perte de connaissance, l’abo-

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