‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 247 sur 731 · KI>1S · texte numérisé non relu

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ÉPISPASTIQUE. Uoü substance qui attire à eile et qui, étant mise sur la peau y produit de la rougeur, de la chaleur et tous les phénomènes de l’inflammation, est épispoMique. On donne ce nom aus pommades qui irritent la surface des résicatoires et qui entretiennent leur suppuration. Il y en a trois espèces, la pommade verte, trœ-forte, la pommade jaune, d’intensité moyenne, qu’on emploie d’habitude, et la pommade blanche qui est très-faible :

1° La pommade verte se compose de cantharides, 10 grammes; cire jaune, 40 grammes ; onguent populéum, 250 grammes, liquéfiés à une douce température.

2'* La pommade jaune se compose de cantharides, 10 grammes; axonge, 250 grammes; eau, 30 grammes ; cire jaune, huile volatile de citron, 1 gramme.

3° La pommade blanche se compose de cantharides, 10 grammes; d’axonge, 250 gram. de cire blanche, 40 grammes ; de baume nerval,

5 grammes. Faites digérer au bain-marie les cantharides et la graisse. Filtrez au papier dans un entonnoir chauffé et aromatisez avec le baume nerval.

Il y a d’autres épispastiques faits avec la moutarde, avec Yécorce de garou, mais les pommades aux cantharides sont les plus employées.

KPi§TA.\iS. L’hémorrhagie nasale constitue Yépistaxis, et dépend de la pléthore, chez les enfants ou chez quelques adultes ; de X anémie dans l’état cachectique de la chlorose et de quelques maladies graves : de la dissolution du sang dans les typhus et dans les fièvres typhoïdes (V. Nosohémies) ; enfin des contusions et des corps étrangers du nez.

Une épistaxis accompagnée de fièvre et de .stupeur annonce presque toujours une fièvre typhoïde.

L’épistaxis qui se produit en même temps que des taches hémorrhagiques de la peau ou d’autres hémorrhagies des muqueuses caractérise le purpura et le scorbut.

Une épistaxis dans la jeunesse, au milieu de la bonne santé, est un signe de pléthore.

*** Les épistaxis qui surviennent dans le cours des maladies chroniques, révèlent un état cachectique très-grave, peut-être une maladie du foie (Monueret).

L’abondance d’une épistaxis peut faire périr le malade.

L’épistaxis régulièrement intermittente, comme la fièvre, annonce un état pernicieux.

Thérapeutique. — Dans le traitement de l’épistaxis, le médecin doit tenir compte de l’agc, de la constitation des sujets, de la nature de l’hémorrhagie, enfin de sa cause réelle ou seulement probable.

Il T a des cas où le médecin doit laisser aller l’épistaxis, chez les hommes réellement pléthoriques, lors-

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qu’ils éprouvent d'ailleurs des symptômes do congestion sanguine pour lesquels une saignée serait habituellement jugée nécessah-e. Quand l’épistaxis n’est pas trop abondante, il faut donc laisser aller et eonsidérer l’accident comme un effort heureux de la nature. Ainsi doit-on faire dans la pléthore, dans l’épistaxis supplémentaire dés hémorrho'ides et de la menstruation.

Le traitement de l’épistaxis est quelquefois local, quand cette hémorrhagie est le résultat d’ime cause toute locale comme serait la présence d’une ulcération, d’un polype ou d’une affection cancéreuse des fosses nasales.

D’une manièi’e générale, quand l’épistaxis est peu abondante, quelle que soit sa cause, il n’y a aucune médication à lui opposer ; mais quand elle est considérable et qu’elle affaiblit les sujets ou compromet leur existence, il convient de l’arrêter au plus vite.

Dans l’épistaxis, les sujets doivent rester debout ou assis, la tête levée, de manière à pouvoir comprimer avec le doigt la narine par où sort le sang. — A la compression de cetté narine on peut joindre l’élévation verticale du bras correspondant (Négi’ier). La compression de la carotide primitive un instant soutenue réussit également bien dans cette circonstance.

Avec ces moyens il faut, quand l’épistaxis se prolonge, exposer les malades à l’air et au froid, faire des applications d’eau froide, de glace ou de vinaigre sur les narines, sur le front ou sur quelque autre partie du coi'ps, le dos chez quelques sujets, le scrotum ou les mamelles chez d’autres.

Des lotions astringentes dans les narines avec l’eau vinaigrée, l’eau de Rabel, avec quatre fois son poids d’eau, une solution de sulfate d’alumine ou de sulfate de fer, 4 grammes pour 100 grammes d’eau, sont employées avec avantage contre les épistaxis.

Diverses médications internes, telles que les boissons acides, — le tannin, — le seigle ergoté à 50 et 60 centigr.jen vingt-quatre heures, ont été employées contre l’épistaxis avec des résultats très-divers.

Les ventouses sèches au creux de l’estomac, ou la grande ventouse Juiiod, qui permet d’y enfermer le membre inférieur tout entier, déplace momentanément une telle quantité de sang que cela suffit souvent pour arrêter les épistaxis trop abondantes.

Chez les sujets dont l’hémorrhagie résulte d’une cause mécanique, c’est-à-dire d’un obstacle à la circulation, dans le cœur, dans les gros vaisseaux, dans les veines, par l’oblitération de la veine porte, la safgnée peut être utile, nécessaire même pour désemplir le système circulatoire et pour faciliter la circulation du sang. Elle peut être remplacée par des sangsues, selon l’occasion; mais les faits de cette nature sont rares.

Chez le plus grand nombre des malades, l’application du percblorure de fer à 45'® sur des boulettes de charpie placées dans les narines, suffit pom- coaguler le sang d’une façon capable d’arrêter l’épistaxis.

Quand après l’usage de tous ces moyens médicaux l'épistaxis se prolonge et qu’il devient indispensable de l’arrêter, il ne reste plus qu’un moyen à mettre en usage, c’est de pratiquer le tamponnement des fosses nasales en avant et en arrière, au moyen de la sonde de Belloc. Si l’on n’a pas de sonde de Belloc on fait le tamponnement des fosses nasales avec une tige de baleine flexible, de saule, de genêt, décortiquée, à l’extrémité de laquelle on fixe le fil à iutro-

(luire dans le pharynx. Y. Tahpoxxemext des fosses

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