ENTR
ÉPHÉ
Si conséculivemcnt il y a menace d’ectropion, on aura la ressource de faire l’occlusion de l’œil par suture des paupières. V. Ectropios.
On fera avec plus de fruit l’excision d’un lambeau de peau transversal ou en forme de croissant parallèle au bord libre de la paupière, on réunira après par trois points de suture (Gelse). Pour faire facilement cette opération à l’aide d’une pince à double
L’entropion consécutif aux granulations conjonetivales sc traite par la section de la commissure externe et la suture réunissant la muqueuse à k peau (Ammon^. V. Conjonctive, Granclations. l’entropioii consécutif à des adhérences de la paupière avec le globe oculaire réclame le traitement préliminaire du symblépharon. V. ce mot.
On évitera beaucoup d’entropions en ne faisant
Fig. 185. — Pince deRuysch etVerduin (modèle de Tavignot).
courbure et à mors percés de trous, on saisit un pli de la peau'; la pinee à mors troués de Ruysh et Verduin est fort utile dans cette circonstance.
On passe par les trous de la pince des épingles à insectes ou des aiguilles enfilées de fil de soie ou de fils métalliques pour faire la suture. On retranche toute la portion de peau saisie en avant des mors de l’instrument, puis on réunit. (Dionis.)
Avec la pince à béquille de W. Adams on peut se borner à retrancher un pli de la peau, verticalement ou transversalement, ou même sectionner celui-ci avec
des pinces à griffes. Mais ici la plaie n’est plus régulière et peut laisser une cicatrice difforme. On réimil ensuite avec les serres-fines de Vidal (de Cassis).
Faire un pli à la peau, réunir par sutm« (Gelse) on avec des serres-fines (Goyrand) est aussi douloureux pour le malade que l’excision d’un lambeau, sans offrir les mêmes avantages que celle-ci.
Détruire le bord libre des paupières par la cautérisation (Gelse) convient dans le trichiasis plus que dans l’entropion; l’excision de ce bord substitue une difformité à une antre difformité.
point de cautérisations répétées avec le crayon de nitrate d’argent, sur les conjonctives, pour le cas de conjonctivites purulentes et de granulations aiguës.
E]V¥1E. Nom vulgaire donné aux taches congénitales brunes et rouges de la peau. On les appelle aussi : to.ches de vin, framboises, fraises, d’après leur apparence extérieure, mais ces termes n’ont rien de scientifique. V. Tumeurs ÉRECTILES.
ÈPARICHEMEIXTS BE SAIVG. V. CONTU¬ SION, DE l’abdomen, Plaie, Hématocèle,
LPANCHEMENT DANS L’ABDOMEN, PLAIE DE POITRINE, LÉSIONS TRAUMATIQUES DE L’E.N- CÉPHALE.
ÉPEIÉEIDE. La peau du visage ou du tronc et des mains se couvre souvent de taches jaunâtres superficielles sous -épidermiques, qu’on appelle des éphélides. Il y en a deux espèces : 1® les taches de rousseur très-petites occupant le visage et les mains des personnes blondes et rousses; 2° les taches hépatiques ou véritables éphélides, beaucoup plus larges, lenticulaires et souvent irrégulières.
Les éphélides sont des macules dues à l’accumulation d’une petite quantité de pigment sous la peau.
Dans le cours de la grossesse des éphélides se montrent souvent sur le visage, notamment au front, sous forme de taches, occupant une grande surface, et elles disparaissent seules lin ou deux mois après l’accouchement. C’est ce qu’on appelle le masque.
Thérapeutique. — Favoriser la résorption du pigment; voilà la première indication à remplir et pour cela il faut employer les lotions avec la pâte d’amandes délayée dans l’eau, — la lotion d’eau de son, — les lotions d’alun, 5 grammes pour 30 grammes d’eau de roses, — les lotions de borax, 1 0 grammes pour 50 grammes d’eau de rose ; — la pommade de borax, 10 grammes pour 40 grammes d’axonge ; — le glycérolé de borax, 10 grammes pour glycérolé d’amidon, 50 grammes, ou bien :
Pommade antéphélique.
Beurre de cacao . 23 grammes.
Précipité blanc . 75 centigrammes.
Baume dn Pérou . 3 grammes.
Mêlez, pour frictions [3- (Gorbel-I.agnean.)
ÉPHI
ÉPIG 507
Eau de Guerlain.
Bidilornre de mercnre . 5 centigrammes.
Fûtes dissoudre et prenez :
Eau distillée de lam-ier- \
EandîtiUée'defeuillêsdê ââ tOO grammes.
pécher . j
Mêlez et ajoutez dans l’ordre ;
Extrait de Saturne . 35 décigrammes.
.àlcool . 35 centigrammes.
Unis à
Teintnre de benjoin . t gramme.
Cette lotion renferme 1 cent-millième de bichlorure de mercure [+]•
Eau de Gowlard.
Émulsion d’amandes amères. . . 100 grammes, (chlorhydrate d’ammoniaque. 1 . . ,
Biehlorâre de mercnre. ^ centigrammes.
Pulvérisez le chlorhydrate et le hichlorure, puis ajoutez rémulsion peu à peu [3.
Lotion antépMlique,
E.1U distillée . 100 grammes.
Bichlorure de mercure. ..... ï décigrammes. Alcool . q. s.
SJdtt"’’.' “«‘‘•'S'*”»-
Mêlez. Lotions deux fois par jour et laisser des compresses imbibées sur les taches [3- (.Hardy.) Eaux minérales.
Il faut prescrire la boisson, les bains et les douches d’eau d’Eughien, d’eau de Gauterets, d’eau de Lu- ] chon, d’eau de Baréges, etc., de toutes les eaux sulfureuses.
EPHÉnÈRE. La fièvre éphémère est celle qui ne dure qu’un jour. V. Fièvre.
ÉPHIDROSE (Sueurs abondantes). Les sueurs abondantes qui se font de temps à autre chez des personnes, d’ailleurs eu bonne santé, constituent l’éphidrose.
On voit l’éphidrose se produire d’une façon intermittente, régulière, tous les mois et tous les ans, et une fois la transpiration terminée les malades reprennent l’exercice régulier de leurs fonctions.
L’éphidrose estordinairementaccompagnée d’un état nerveux chronique et d’hypochondrie plus ou moins caractérisés.
%* Des sueurs nocturnes chez un sujet qui tousse et qui maigrit annoncent une tuberculisation pulmonaire.
ünesueur permauente,visqueuse, gluante et froide, annonce une mort prochaine.
La sueur qui colore le linge en jaune annonce l’ictère et la présence de la matière colorante de la bile dans le sang.
Des sueurs sucrées annoncent certainement le diabète.
Thérapeutique. — Contre l’éphidrose, il faut conseiller l’hydrothérapie, les bains de mer et de ri- Hère.
Purgations mensuelles; — vin de quinquina et
préparations de quinquina; — préparations ferrugineuses.
Agai-ic blanc, 50 centigrammes à 1 gramme; — acétate de plomb, 5 à 10 centigrammes; — opium,
5 à 15 centigrammes par jour; — teinture de scille, 20 à 30 gouttes; — teinture d’aconit, 6 à 20 gouttes.
ËPIAEE. Ou appelait jadis fièvre épiale ce que l’on appelle aujourd’hui fièvre typhoïde (V. Fièvre), lorsque les malades éprouvent à la fois une sensation de chaleur et de froid.
ËPiCAiKTnis. La laxité de la peau de la racine du nez et des plicatures au niveau du grand angle des deux yeux , constitue l’épicanthis. Une disposition congénitale, les paralysies du muscle de la face et du muscle orbiculaire sont les causes de l’épicanthis.
Le strabisme coexiste quelquefois avec l’épicauthis.
Thérapeutique. — Contre l’épicanthis congénital, il faut faire un pli à la peau, enlever un lambeau, cl réunir par suture.
Contre l’épicanthis lié à une paralysie musculaire, il faudra au contraire électriser seulement les muscles de la face.
ÉPICÉ.4 (Faux-Sapin). Arbre des conifères qui fournit la poix de Bourgogne.
ÉPIDÉMIES. Les maladies qui se montrent au même inslant et dans le même lieu sur un grand nombre de personnes sont des épidémies.
Des miasmes végétaux et animaux introduits dans le corps, où ils agissent à la manière de.s ferments, l’absorption de spores ou d’animalcules, invisibles à l'œil iiu, fournis par un premier malade, et l’altération des aliments sont la cause des épidémies.
Pour arrêter les épidémies il faut veiller avec soin sur la qualité des céréales, des eaux et des substances alimentaires ; il faut empêcher la communication des individus et disperser les foyers épidémiques dans une campagne voisine au lieu de les entasser ; il faut allumer de grands feux dans les rues et sur les places publiques, purifier les maisons et les vêtements par le gaz acide sulfureux, par des émanations de coaltar, par des aspirations et par des aspersions d’acide phénique, substances qui ont pour effet de ralentir ou d’empêcher le développement des germes végétaux ou animaux parasites.
ÉPiDiDTME (Maladies DE l’). V. Testicule.
ÉPIDIDYMITE. V. Orchite.
ÉPIGLOTTE (LÉSIONS TRAUMATIQUES DE l’). Une brûlure de l’épiglotte existe rarement seule, elle est accompagnée d’une brûlure des replis aryténo-épiglottiques, et se révèle alors par les signes d’une angine laryngée œdémateuse, et d’une épiglottite. V. ces mots.
Une plaie de l’épiglotte fôt quelquefois produite pendant une tentative de suicide par une
508 ÉPIL
section du col, l’épiglotte maintenue parla muqueuse ne produit pas de suffocation.
La destruction de l’épiglotte par une plaie contuse, une balle, par exemple, n’entraîne pas une difficulté sérieuse de la déglutition des liquides (Larrey).
Thérapeutique. — Ou traitera les brûlures de l’épiglotte par les gargarismes émollients; on traitera l’angine laryngée œdémateuse, ou œdème de la glotte, par les moyens appropriés.
Les plaies de l’épiglotte doivent être abandonnées à elles-mêmes sans se préoccuper de leur réunion.
ÉPIGLOTTITE AIGEË. L’épiglotte enflammée devient rouge, se tuméfie, rend la déglutition difficile, rarement impossible, produit parfois une toux convulsive, de la dysphagie, une altération de la voix, et la mort en est quelquefois très-rapidement la conséquence (Dezeimeris).
%* En abaissant fortement la base de la langue, on voit si l’épiglotte est tuméfiée et le diagnostic de l’épigloltite ne présente pas de difficultés.
Des érosions, des ulcérations sur l’épiglotte, soit sous l’influence de la syphilis, soit sous l’influence de pharyngites antérieures (V. ce mot), qui se terminent cpelquefois par des pertes de substance, constituent \' épiglottite chronique.
Thérapeutique. — On traitera comme les pharyngites (V. Laryngite et Pharyngite) , qui existent presque toujours en même temps que l’épiglottite ; la cautérisation de l’épiglotte enflammée a rendu quelques services dans les cas où les gargarismes astringents et émollients avaient échoué.
ÉPlL.4TiO]\\ Méthode thérapeutique d’avulsion des cheveux employée pour la guérison de la teigne, de la meniagre et des maladies de la peau, déterminées par la présence de parasites sur les poils et dans les follicules pileux. V. Teigne et Parasitisme.
La calotte était le moyen jadis employé pour arracher les cheveux aux enfants malades de la teigne. On appliquait des bandelettes de toile couverte de poix sur la partie malade, et rasée de façon à former une espèce de calotte qu’on enlevait au bout de huit jours en arrachant les cheveux. Ce moyen expéditif, mais douloureux, a été abandonné, cependant aujourd’hui qu’on pourrait anesthésier les enfants avec du chloroforme, il pourrait de nouveau être mis en usage. V. Calotte.
L’épilation se fait avec les doigts sur la tête partiellement frottée de graisse et saupoudrée de poudre de charbon et de chaux, à parties égales. C’est le procédé de M. Mahon pour la guérison des teignes.
On feit aujoimi’hui l’épilation des teigneux, d’après la méthode de Piumbe et de Bazin. Les cheveux étant coupés ras et la tête étant rendue
ÉPIL
insensible avec l’huile de cade, ou se sert d’unt pince pour arracher les poils dans le sens de leur implantation, et quand on en a enlevé une étendue de 1 centimètre, on lave avec une brosse h dents mouillée d’une- soluiion de sublimé an vingtième, puis on continue à épiler et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on ait arraché tous les cbeveux malades. V. Teigne et Mentagre.
ÉP1LEP.S1E. Des attaques convulsives subites, avec perte entière de la connaissance et insensibilité complète, revenant à des intervalles plus ou moins rapprochés, caractérisent le mal sacré, le mal caduc, le grand mal ou autrement V épilepsie.
Un simple vertige avec ou sans absence de la pensée pendant quelques secondes, caractérise égulemmiV épilepsie sous une forme qu’on appelle \e petit mal parce qu’il conduit augrand,
Dans l’épilepsie, les altérations du système nerveux sont entièrement inconnues, car si, dans quelques cas, il y a des lésions du cerveau et des méninges, chez le plus grand nombre des malades, sauf une anomalie de distribution des vaisseaux de l’encéphale, il n’existe aucune nosorganie capable de rendre compte du mal.
Il y a des épilepsies symptomatiques occasionnées par une lésion du cerveau et des méninges, et des épilepsies sympathiques d’une lésion éloignée du cerveau, mais dans la plupart des cas c’est une névrose.
*** Après sa guérison, une hémorrhagie cérébrale est souvent suivie d’attaques d’épilepsie plus ou moins évidentes.
L’enfance et le sexe féminin sont prédisposés à l’épilepsie.
Aucune névrose n’est plus souvent héréditaire que l’épilepsie, mais ici il y a souvent hérédité de métamorphose, lorsque l’épilepsie des parents engendre la folie chez la descendance, ou quand, au contraire, c’est la folie qui amène l’épilepsie. .
La frayeur est une des causes les plus fréc[uentes de l’épilepsie essentielle.
L’alcoolisme et l’intoxication saturnine engendrent souvent l’épilepsie.
*** Le travail de la dentition, la présence de vers intestinaux, surtout du ténia, la suppression d’un exanthème ou de la menstruation, la grossesse, certaines névralgies, etc., sont les causes de l’épilepsie sympathique.
L’épilepsie se produit assez souvent sous l’influence d’une sorte de contagion, par un effet singulier d’imitation, lorsqu’une personne impressionnable est par hasard témoin d’une attaque épileptique.
Les attaques convulsives de l’épilepsie sont souvent précédées d’un aura (sorte de névralgie), qui, du doigt, de l’orteil, du testicule, de l’estomac, de l’œil, etc., gagne ! rapidement la tête et aussitôt amène les convnl-
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sioœ épileptiques, et c’est à ce point que si l’on peut à temps comprimer ou lier au-dessus de cet aura, on supprime l’attaque. Qui peut guérir Yaura supprimera l’épilepsie.
Dans l’épilepsie, au moment des attaques et quelques heures après, il y a une forte congestion du fond de l’œil qui est en rapport avec la congestion du cerveau, et l’on observe souvent une anomalie dans le nombre et la distribution des vaisseaux de la rétine (Bouchut). V. CÉRÉBROSCOPIE.
Jamais un épileptique ayant le grand ou le petit mal, ne se souvient de ce c|ui s’est passé dans son attaque convulsive ou durant son vertige.
** Après l’attaque d’épilepsie il y a toujours un coma prolongé ou des phénomènes d’excitation cérébrale et quekjuefois d’aliénation.
L’épilepsie incurable conduit certainement à la démence au bout d’un certain nombre d’années.
Des étourdissements passagers plus ou moins fréquents, avec émission involontaire de Turine, dépendent toujours de l’épilepsie dans la forme qu’on appelle le vertige épileptique ou le l)etitmal.
Thérapeutique. — Les épileptiques ayant leurs attaques partout où ils se trouvent, ne doivent pas sortir seuls pour n’être point écrasés par les voitures, ni avoir de feu sans grille protectrice pour ne point SC brûler.
Dans leurs attaques, les épileptiques doivent être débarrassés de toute gêne dans les vêtcinents et placés à terre sur un matelas, maintenus par des serviteurs pour éviter toute fâcheuse contusion.
Les attaques d'épilepsie qui sont suivies de phénomènes de congestion cérébrale doivent être traitées par une petite saignée.
L’épilepsie saturnine et alcoolique guérit aisément par la tempérance et par la cessation des préparations de plomb.
Quand l’épilepsie existe chez une personne atteinte de ténia, il suffît d’expulser l’helminthe par la décoction d’écorce de grenadier ou de kousso, par l’extrait éthéré de fougère mâle, par la bouillie de semences (Je courge, etc., pour guérir la névrose.
Les antispasmodiques, la valériane, l’oxyde de zinc, le valérianate de zinc, le lactate de zinc, le camphre, le musc, le castoréum, l’asa foetida, le sirop d’éther et de chloroforme, les inspirations d’une petite quantité de chloroforme, 5 gouttes par heure ; les lavements de chloroforme à 1 gramme, trois fois par jour, etc., sont très-utiles.
L’opium et la moi-phine à doses progressives ont été quelquefois donnés avec av.intage.
L’atropine, le valérianate d’atropine et l’extrait de belladone sont souvent employés contre l’épilepsie -, — l'extrait de belladone à 1 centigramme par jom*, puis deux, puis trois, quatre et ainsi de suite, tant qu’il a'y a pas d’accident, a, dit-on, donné de bons réaiitats. (De Breyne.)
Le nitrate d’argent à 1 , 2, 3 et 5 centigrammes pir jour, continué pendant longtemps, a guéri quel-
EPIL 509
ques cas d'épilepsie; mais ce médicament donne de la gastralgie ou de l’entérite et à la longue finit par donner une teinte ardoisée à la peau.
Les mercuriaux ont été quelquefois employés avec succès, mais rien ne dit qu’alors il n’y eût quelque lésion syphilitique de l’intérieur du crâne.
Les vésicatoires, les sétons, les cautères et les moxas le long du rachis diminuent très-notablement la fréquence des attaques épileptiques.
Un cautère sur le chemin d’un aura epüeptica, une cautérisation au fer rouge qui le détruit, quelquefois même l’amputation de la partie où il se trouve, guérissent souvent l’épilepsie; mais c’est là un moyeu à ne pas employer légèrement, sans l’avis de plusieurs confrères réunis en consultation.
Il y a une foule de remèdes empiriques proposés contre l’épilepsie, le galiuin album, — le sélin ou persil des marais, — le gui de chêne, — l’armoise,
— les préparations ferrugineuses s’il y a chlorose,
— le quinquina et le sulfate de quinine contre intermittence, — le sulfate de cuivre ammoniacal, — le bromure de potassium, etc. Les doses auxquelles on emploie ces remèdes se trouveront ci-j ointes dans le formulaire.
FORMULAIRE DE l’ÉPILEPSIE.
Opiat antiépileptique.
f ladlgo pulvérisé . 15 grammes.
Poudre aromatique . 2 id.
Mêlez. Cette quantité se prend d’abord en deux Jours, puis on la donne toutes les vingt -quatre heures.
Cet opiat réussit également contre l’hystérie. (Idler .)
Pilules contre l'épilepsie.
Oxyde de zinc . 1 gramme.
Pondre de valériane . 2 id.
Castoréum . 2 déeigrammes.
F. s. a. douze pilules. A prendre en trois fois dans la journée. Continuer très-longtemps [T]. (Dupuytren.)
Mélange antispasmodique.
Oxyde de zinc . 8 grammes.
Calomel à la vapeur . 4 id.
Valériane en poudre . 4 id.
Mêlez et divisez en soixante-dix prises : à prendre deux prises par jour, une le matin à jeun, et l’autre avant diner, dans les maladies épileptiformes des enfants I I. (Blache.)
Poudre antispasmodique.
Oxyde de zinc . 6 déeigrammes.
Sucre . 2 grammes.
Alêlez et divisez en six prises.
Une toutes les deux heures, dans un peu d’eau sucrée [3- (Brachet.)
Zincater des Allemands ou éther zincé.
chlorure de zinc . 20 grammes.
Faites dissoudre dans :
Alcool rectifié . 40 grammes.
Par gouttes (deux à quatre;, deux fois p?u’ jour dans de l edu sucrée ^
ÉPIL
KPIL
Pilules an tispasmodiques ,
2 grammes.
Mêlez et faites trente-six pilules. Une matin et soir dans l’épilepsie, l’hystérie, etc. (Maunoir.)
Pilules contre Vépilepsie.
Oxyde de zinc . 5 centigrammes.
Oamplire . 3 id.
Extrait de belladone. ...... 3 id.
F. s. a. une pilule. A prendre une le soir et une le matin.
On prescrivit en même temps des vésicatoires volants sur diverses parties du corps affectées de paralysie ou do fourmillement, et ce traitement fut suivi de guérison. (Récamier.)
Pilules antiépileptiques.
Pilules du docteur Koopp.
Acétate de plomb pulvérisé . . 2 décigramaes.
Mêlez et incorporez dans :
Extrait de inilleteuille . .
id.
Faites des pilules de 1 dccigramine. Dans le traite, ment de l’hystérie et de l’épilepsie. A prendre deai par jour □.
Pilules cuivreuses.
Mie de pain . 3 grammes.
Sulfate de cuivre ammoniacal. 4 décigrammes.
Carbonate d’ammoniaque ... q. s.
Faites quarante-huit pilules de 2 déc^rammes. A prendre deux ou trois par jour, dans l’épilepàe r+1. (Swediaur.)
F. s. a. cent pilules. On prendra une de ces pilules le matin à jeun pendant la première semaine, puis deux la seconde, puis trois, et ainsi de suite, tant qu’il y aura tolérance [3. (de Bourge.)
Pilules de nitrate d’argent.
Nitrate d’argent . 20 centigrammes.
Dissolvez dans
Eau distillée . q. s.
Épaississez la dissolution avec
Gomme adragant . q. s.
F. s. a. douze pilules, dont on prendra une chaque
demi-heure, jusqu’à concurrence de quatre, huit, etc, Ces pilules doivent être souvent renouvelées à cause de leur décomposition rapide Q- (Ruef.)
Pilules de Mérat.
2 grammes.
Extrait aqueux d’opium ....
Camphre en poudre .
Nitrate d’argent en poudre. . .
id.
15 centigrammes.
Mêlez, et avec suffisante quantité de sirop simple, faites quarante-huit pilules. Une matin et soir, puis deux, puis trois, et successivement davantage É*
Pilules contre l’épilepsie.
Sulfate de cuivre ammoniacal. 120 centigrammes. Extrait de valériane . 6 grammes.
F. S. a. soixante-douze pilules; une, puis deux, jusqu’à quatre par jour |3. (Biett.)
Pilules contre l’épilepsie.
Sulfate de cuivre ammoniacal. 3 décigrammes.
Mie de pain blanc . 1 gramme.
Sirop de sucre . q. s.
Trois matin et soir, en augmentant la dose d’ua pilule tous les deux jours. (Urban.)
Poudre de Bresler.
100 grammes.
Poudre de racine d’armoise. .
Sucre en poudre .
Mêlez. Une cuillerée à café quatre fois par jour.
Préjiarations de valériane.
Poudre contre l’épilepsie.
Oxyde de zinc . 3 gr
Mêlez. Partagez en vingt doses, trois par jour pour l’adulte, une heure après chaque repas. Si l’oxyde est bien supporté, augmentez d’un gramme tous les huit jours, jusqu’à ce qu’on ait atteint la dose de 2 grammes 15 centigrammes par jom- [3- (Herpin.)
Pilules contre t épilepsie.
Sous-nitrate de bismuth. ... 1 gramme.
Extrait de quinquina . 2 id.
— de jusquiame . 5 décigrammes.
Faites douze pilules. Deux par jour (Vallerand.) Pilules contre F épilepsie.
5 centigrammes.
Eirtrait aqueux d’opium .
Acétate de plomb ....
Pondre de jnsquîaœe . .
Faites huit pilules. Une le malin et une le soir I 1.
(Récamier.)
Poudre y 1 à 10 grammes; à prendre dans l’eau sucrée ou en pilules; 5 à 50 grammes dans l’épilepsie 13.
Extrait, 1 à 10 grammes, en pilules Teinture, 2 à 30 grammes, dans une potion (+]■ Teinture éthérée, 2 grammes Fl.
Sirop, 20 grammes dans une potion I3.
On emploie aussi beaucoup la tisane faite par iufusioii, à la dose de 4 à 30 grammes pour un litre d’eau.
Atropine.
A l’intérieur, l’atropine se prescrit à la dose de 1 à 5 milligrammes. On l’emploie aussi par la méthode endermique. Atropine, 5 centigrammes; divisez en vingt prises, une ou deux chaque jour sur la peau nouvellement dépouillée de son épiderme. On pourrait peut-être aussi l’employer au moyeu d’injections hypodermiques, avec la seringue de Pravaz.
Goutte ou teinture dF atropine.
t gramme.
Faites dissoudre. Sc prescrit en, potions à la dose d’tme goutte pour l’enfant et de cinq gouttes pour l’adulte.
Sirop d’atropine.
Atropine . 1 décigranlnie.
Faites dissoudre daus 10 grammes d’eau; dissolvez
ÈPIL
ÉPIL 511
i l aide d’une gouttelette d’acide chlorhydrique^ mêlez arec drop de sucre blanc 1000 grammes. (Boucbardat.'; On le donne à la dose de 10 à 20 grammes, 100 grammes de ce sirop renferment un demi-ceutigranune d'atropine
Pilules contre Vèpile'psie.
de stramonium. . .
— de belladone. . . .
Camphre .
j- âà t gramme.
I âà 5 ilécigiammes.
F. s. a. des pilules de 10 centigrammes à prendre une par jour^ en augmentant la dose et la portant, a\ec ménagement, jusqu’à quinze et vingt pilules par jour EJ- (Lem-et.)
Pilules d’iodare double de zinc et de strychnine.
lodnre double de zinc et de steychnine . • . • . 1 décigramme.
Conserve de rose . q. s.
F. s. a. douze pilules. A prendre une par jour. On augmente successivement la dose I I.
Potion diodure double de zinc et de strychnine.
lodnre double de zinc et de strychnine. . . 2 centigrammes.
Eau distillée . 100 grammes.
Sirop de fleur d’oranger. ... 30 id.
.Mêlez. prendre en deux fois dans la journée I I.
Pilules antiépileptiques.
\'alériaDe en poudre . 30 grammes.
Eimaille de fer . 12 id.
Myrrhe . \
Extrait de tormentille. ... t âà 6 grammes. Oliban . J
F. S. a. des pilules de 15 centigrammes.
On en prescrit cinq à dix, trois fois par jour contre l’épilepsie déterminée par l’onanisme [+J. (Quarin.)
Pilules contre l’épilepsie.
Extrait de belladone par décoction aqueuse . 4 grammes.
Poudre de gomme arabique . . 2 id.
— de guimauve . q. s.
Cent vingt pilules. On prendra une pilule le premier jour, deux le second et l’on augmentera ainsi de une chaque jour, jusqu’à six en vingt-quatre heures, deux matin, midi et soir, et une ou deux heures avant le repas. On continue ainsi, si l’on Il éprouve pas un trouble notable dans la vue. Si ce trouble se manifeste, on diminue la dose ou l’on cesse tout à fait pendant quelques jours. Si l’on n’obsone aucune altération dans la vue, ni autres effets fâcheux, on pourra porter la dose à huit ou dix pilules, ce qui fera 30 centigrammes d’extrait de belladone par jour.
On prend en même temps de la tisane de valéiiane.
(De Breyne.)
Pilules contre Pépilepsie.
Extrait aqaeîix d'opium .... 5 ceatîgrammes.
.Veétate de plomb . 2 décigrammes.
Poudre de jusquiame . 4 id.
Faites huit pilules. Une le matin et une le soir.
(Récamier.)
Èlechutire d’armoise.
Poudre d’armoise . 5 grammes.
. . fl-
F. S. a- un clectuairc à prendre le soir, un verre
de bièi'c par dessus j vanté eu .4lleuiagoe contre l’épilepsie [3-
Electuaire antiépileptique.
■ Quinquina en poudre.
Etain en poudre. . .
Racine de valériane .
Sirop de sucre. . . .
. 100 grammes.
I ââ 50 gramiiics.
4 grammes matin et soir pendant trois mois, en interrompant pendant vingt-quatre heures tous les neuf ou dix jours [+]• (de Mead.)
Biiodure. de mercure. Dans l’épilepsie causée par l’induration du cerveau, on le donne en solution faite comme il suit, car le biiodurc de mercure rouge est insoluble.
lodnre de potassium. . 25 à 50 centigr.
Liqueur de bicblomre de merc. 4 à 8 grammes.
(Fuller.)
Phosphate de zinc, 20 centigrammes; trois fois par jour avec vingt gouttes d’acide phosphorique dilué, pour faciliter la dissolution et 2 grammes de teinture de quinquina I I.
Acétate de zinc, 25 milligrammes, trois fois par jour. (Gmelin.)
Sous-carbonate de zinc, 30 à 50 centigrammes par jour [+]• (Gmelin.)
Huile phosphorée, 20 ou 30 gouttes dans un looch □, ou éther phosphoré, 2 gouttes sur du sucre, toutes les deux heures I I.
Poudre de parisette {étr angle-cou), de 20 à 50 centigrammes par jour.
Poudre de Celtis orientalis (Ainslie.)
Poudre de rue, 1 à 4 grammes de poudre par jour 13- (Zacutus Lusitanus.)
Bleu de Prusse ou hydrocyanate de fer, 1 gramme et en élevant graduellement la dose à 15 grammes pendant plusieurs mois. D’autres le donnent de 10 à 50 centigrammes, mais ce n’est pas assez FtH.
(Jausioii.)
Poudre de tanaisie, 2 à 4 grammes |3.
Suc de racine fraîche de pivoine, 30 grammes, ou ' décoction de cette racine fraîche 15 à 30 grammes dans un litre d’eau réduit à moitié ÉI- (Forestier.)
Racine de pivoine, porter en amulette (Galien.)
Strychnine, 5 à 15 et 25 milligrammes. (Brosserie.) Remède dangereux à employer.
Poudre ds sedum âcre, 50 centigrammes à 2 et 4 grammes par jour avec du sucre [+]• (Laubender, Hufelaud, Fauvelgc.)
Succin (Vovt), teinture de sucnn, 1 à 4 grammes
Emétique à dose nauséeuse, 1 milligramme toutes les six heures, puis au bout de deux jours 2 milligrammes, puis 3 milligrammes le troisième jour et le malade fut guéri S- (J- Bell.)
Limonade sulfurique, dans Vépilepsie rébelle I 1.
Poudre de gui de chêne, 2 à 15 grammes par jourQ- (Matthiole.)
Acétate de plomb, 30 ceutigi-ammes par jour en trois fois chez des enfants (Riesh) et à plus haute dose chez l’adulte. (J. Agricola, Coxe, Eberle.) Plusieurs succès.
Poudre de selinum palustre, 1 à 2 grammes toutes les cinq heures, s’il u’y a pas d’excitation des organes gastriques [3- (Trinius.)
Sulfate de zinc, 5 à 15 centigrammes par jour, en pilules ou eu potion f+l.
512 ÉPIL
1-41 fumée de la résine ou du bois de l’acacia orfoto 'Arabie), en fumigations, parait, d'après Forskal, utile contre les convulsions épileptiques f+1.
Poudre de mouron des oiseaux [Âlsme media), à la dose de 3 à 4 grammes.
Poudre d’aganc-mouche, depuis 50 centigrammes à 15*', 5O3 trois fois par jour, dans l’eau ou le vinaigre É- (Murray.)
Ambre gris, à l'intérieur, 20 centigrammes à 1 gramme, ou en vapeurs [T]-
Sov^-coxbonate d’ammoniaque, 25 à 50 centigrammes. Une ou plusieurs fois par jour [3-
Hydrochlorate d’argent et dH ammoniaque, 1 0 gouttes dans une potion [3- (Jourdan, Pharmacie universelle, II, 202.)
Chlorure d'argent, à 5 centigrammes par jour, agit mieux que le nitrate d’argent et ne colore pas la peau. (Perri.)
Poudre de racine ou de feuilles d’armoise, 3 à
4 grammes par jour □. {Bulletin des sciences universelles, de Férussac, VII, 182, VIII, 93, 1826.)
Camphre, jusqu’à 30 ou 60 centigrammes par jour, en pilules, associé à l’opium.
Poudre de feuilles d'oranger, 60 centigrammes à 18%20 par jour I I.
Hydrochlorate de cuivre et d'ammoniaque, en solution, de 10 à 50 centigrammes. Plusieurs fois par jour
Sulfate de cuivre, jusqu’à 20 centigrammes chez les enfants et 45 centigrammes chez les adultes [3-
Sulfate de cuivre ammoniacal, depuis 25 milligrammes jusqu’à 25 et 40 centigrammes par jour 13. (Guersant.)
Bleu de Prusse ( ferrocyanate de fer), depuis
5 milligrammes jusqu’à 20 centigrammes par jour f+1.
Acide prussique médicinal (six fois son volume
d’eau), 4 à 12 gouttes et plus, dans une potion pour vingt-quatre heures
Datura stramonium, en extrait, de 2 à 40 centigrammes, 2 centigrammes toutes les heures; — en teinture, de quatorze à vingt-quatre gouttes □.
Ecorce de dictame en poudre, de 2 à 6 grammes I I. (Storck.)
Décoction de lycopode, 4 grammes par liti’e d’eau.
Ether nitrique alcoolisé, quarante à cent vingt gouttes par vingt-quatre heures, dans une potion
Asa fœtida, 50 à 60 centigrammes; trois à quatre fois par jour en pilules. — 3 grammes en lavement.
Galium mollugo (caille-lait hlanc). Le suc à la dose de 180 grammes, à prendre après un jeûne de vingt-quatre heures [3.
Galium vemim (caille-lait jaune). Le suc à la dose de 120 grammes, pendant trois jours consécutifs, après avoir saigné le malade qui reste au lit pendant un mois, en prenant l’infusion de la plante 13- (Bonafous, de Perpignan.)
Ellébore noir, 50 centigrammes à 1S‘’,20 en poudre; — • 60 à 75 centigrammes en extrait I I.
Huile animale de Dippel, trois à quatre gouttes dans ime émulsion avec de l’éther, en augmentant 13.
Cantharides en poudre, depuis 25 milligrammes ; en teinture, depuis cinq à dix gouttes; en frictions associées au camph re r3.
Musc en poudre, depuis 30 centigrammes à 2 grammes, associé à l'opium, au camphre, etc F3.
Infusion de tabac, jusqu'à 2 grammes 13-
EPIP
Extrait de narcisse (1 à 5 centigrammes; ou de fleurs de narcisse, 30 grammes 13.
Oléandrine, principe actif du laurier-rose, 1 teiti. gramme dissous dans alcool, quatre cents goutte.- Une goutte matin et soir, puis deux gouttes penda; trois jours, et les accès ayant cessé, une goutte ps semaine. (Lukomski .) Dangereux.
Potion nitro-muriatique, bains acides. — Limrs nade nitrique. (Hunt).
Bromure de potassium, 25 à 50 centigrammes et 1 gramme ; trois fois par jour ; quatorze cas de succès sur quinze. (Locock.) — Dans l’épilepsie mélangét d’hystérie ou provoquée par les règles Q-
Faire la respiration artificielle en pressant sur le? côtes et en soufflant dans la bouche et dans le nt7. Gela n’est utile que dans les cas cI’épilepsie proiov-
GÉE MEXAÇAIST d’ASPHYXIE.
Application de sachets allongés de caoutchow. larges de 8 centimètres et remplis de glace, le long da dos, sur le rachis, pendant deux à douze heures (Ghapmam), et si les extrémités se refroidissent, les réchauffer par de l’eau chaude ou des frictions Q.
Application de moxas sur la colonne vertébrale.
Épilepsie traumatique. V. LÉSIONS TRAU¬ MATIQUES DE l’encéphale.
ÉPINARD. Plante alimentaire de la famille des chenopodées, dont les feuilles hachées, cuites et assaisonnées au beurre et avec du lait sont très-utiles daue la dyspepsie par constipation et dans les phlegmasies chroniques de l’intestin, accompagnées de sécheresse des excréments.
ÉPiNE-f INETTE. Plante de la famille des berbéridées, très-commune dans les buissons. Ses baies, d’un beau rouge, fournissent un suc très-acide qui sert à faire du vin ou un sirop très-agréable.
ÉPipnoR.4. L’épiplîora est l’écoulement continuel ou intermittent des larmes, en dehoi-s de toute émotion susceptible de provoquer les jîleurs. C’est un symptôme ou un épiphénomène d’un bon nombre de maladies de la cornée, de la conjonctive, des paupières et des maladies des voies lacrymales.
L’écoulement constant des larmes existe chez les individus atteints de paralysie des muscles orbiculaires des paupières. V. Kératite, Conjonctivite, Trichiasis, Paralysie de la septième paire.
Il y a chez les hystériques et les aliénés des écoulements abondants de larmes qui ne doivent pas être pris pour des épiphora.” Ce sont des sécrétions exagérées, dues à des actions nerveuses réflexes des centres nerveux troublés plus ou moins passagèrement.
ÉPiPHTSES (Décollement des). Lorsque les épiphyses ne sont pas soudées à la diaphyse, une traction violente, un choc ou une chute avant lage moyen de quinze ans (Malgaigne), causent un décollement des deux parties de l’os (Colombo, A. Paré, Bertrandi, Rognelta,
EPIP
Güéretiii), souvent avec de petites fractures esqaifleases (Malgaigne). L’extrémité inférieure dn radins (J. Cloquetj, l’extrémité inférieure de rhuméms (Maisonneuve), l’extrémité inférieure du fémur (Courale, Chassauiol), l’extrémité inférieure du tibia (Champion)^ les épiphyses latérales des extrémités osseuses : sont le siège habituel du décollement épiphysaire.
Le développement d’une force considérable (Mllson) est nécessaire à la production du décollemant des épiphyses.
\* Une plaie avec issue de l’extrémité de la diaphyse, coïncide quelquefois avec la divulsion de l’épiphyse. La réparation de la solution de continuité se fait par un cal osseux.
Dans le décollement des épiphyses, lorsqu’il n’y a pas de plaie extérieure on observe les signes d’une fracture des extrémités osseuses (V, Fractures de l’extrémité inférieure du fémur, etc.). On sent une crépitation osseuse plus sourde que celle due à une fracture vraie (Bertraudi) ; la mobilité des fragments, le gonflement des extrémités, indiquent la lésion.
V Dans le décollement des épiphyses, lorsqu’il y a plaie extérieure, on voit sortir la diaphyse dépouillée partiellement du périoste, qui en général est assez épais chez les sujets dont le squelette n’est pas encore ossifié,
Le décollement des épiphyses est quelquefois suivi d’un abcès sous-périoslique.
Thérapeutique. — On traitera le décollement des épiphyses par les appareils à fractures; le membre sera tenu dans l’immobilité, mais on fera exécuter des mouvements légers aux articulations, à partir du \iugtième jour. V. Fractures.
Si la diaphyse sort par une plaie extérieure, on la réduira (Maisonneuve), en endormant les malades ; si l'os est dépouillé de son périoste, ce n’est pas encore une contre-indication. On pansera d’abord à l’eau froide, puis avec un pansement simple ; — on ne réséquera l’extrémité de la diaphyse sortie que quand ou aura épuisé toutes les tentatives de réduction.
Ou traitera l’inflammation, s’il y a lieu.
ÉPIPUYTES. Végétaux parasites qui croisseut sur l’homuïe, sur les animaux et sur les plantes. V. Parasitisme.
ÉPiPLOcÈiJE. V. Épiploon (Hernie de l’).
ÉPIPLOÏTE PDEEGMOYIEÎJSE (Pipelet, Goyraud). Une violence exercée sur l’épiploon, une contusion, une plaie, une déchirure de l'épiploon, soit après une plaie de l’abdomen, soit après une ligature de l’épiploon, soit après une opération de hernie étranglée ou enflammée, engendrent un phlegmon épiploïque.
** Une tumeur large sous la paroi abdominale antérieure, bien limitée, donnant à la per- Cüssion de la matité, douloureuse à la pression, s’accompagnant de fièvre, de frissons et de coliqaes, est un phlegmon généralisé de l’épiploon
qu’on ne confondra pas avec un obstacle au cours des matières fécales, à cause de l’absence de tympanite, et de l’existence des selles. Un abcès de la paroi abdominale ressemble beaucoup à une épiploïte, comme elle il se meut avec la paroi. Les antécédents sont le meilleur élément de diagnostic. V. Abdomen.
Une tuméfaction, une rougeur et un abcès autour d’une hernie diagnostiquée antérieurement entéro -épiplocèle, est une épiploïte partielle. V. Hernies.
L’épiploïte phlegmoneuse se termine par résolution du centre vers la circonférence : par suppuration et un abcès se forme entre la paroi abdominale et l’épiploon où une fluctuation évidente se fait sentir. Quand l’abcès s’ouvre, le pus se fraye une voie dans l’intestin auquel l’abcès s’unit par des adhérences, ou bien il coule dans le péritoine. Les épiploïtes partielles dans les hernies s’ouvrent quelquefois au voisinage du sac. L’ouverture spontanée au dehors est rare en général, à moins qu’il ne s’agisse d’une épiploïte limitée en arrière d’un sac herniaire.
Thérapeutique. — Comme la marche de l’épiplo'ite phlegmoneuse est très-insidieuse (Goyrand),on appliquera au début, si l’on constate la tumeur, dix à vingt sangsues; mais dès que l’on soupçonnei’a la fluctuation, on incisera avec le bistouri la paroi abdominale couche par couche, ou l’on appliquera un cautère avec la pâte de Vienne. Le bistouri est préférable quand il y a du pus entre l’épiploon et le péritoine, il y a toujours des adhérences formées.
ÉPISPADIAS. La division congénitale de la vergeàsaface supérieure, rouverturedel’urèthre sur le dos de la verge, avec ou sans absence d’une portion de l’urèthre, constituent l’épispadias. Ce vice de conformation coïncide souvent avec une division congénitale des pubis et une exstrophie de la vessie. En général, dans ce cas, une gouttière creusée sur le dos de la verge représente le canal de l’urèthre.
Dans l’épispadias, lorsqu’il existe une portion d’urèthre et un col de la vessie, l’écoulement de l’urine a lieu par jet. ïl y a incontinence d’urine si l’une ou l’autre de ces parties manquent; — la petitesse de la vessie co’mcide souvent avec l’épispadias et les malades sont obligés d’uriner souvent.
Thérapeutique. — L’épispadias avec exstrophie de la vessie est au-dessus des ressources de l’art. Un appareil prothétique, tel que la hoîte de Jurine, ou mieux un ballon de caoutchouc avec un goulot aplati et maintenu par un baudage, seront appliqués et on lavera fréquemment les parties avec un mélange d’eau et d’eau blanche pour prévenir l’érythème.
Les épispadias sans exstrophie de la vessie peuvent être traités par l’avivement simple des bords de la rigole (Dieffenbach), mais cela est insuffisant; l’autoplastie aux dépens de la peau du prépuce ( Bégin , Blandin) n’a pas réussi.
Pour faii-e Uautoplastie, un lambeau quadrilatère de la largeur de la verge et plus long qu’elle, est "•J3
détaché de la peau de la régiou hypogastrique. 11 est appliqué sur l’urèthre, la face cutanée formant paroi
Fig. 187. — Operation de l’épispadias. — A. Lambeau taillé sur l’abdomen. — BC. Un des lambeaux taillé latéralement sur la verge.
au conduit. Dèu.x lambeaux latéraux sont taillés sur la verge de chaque côté de la rigole uréthrale et sont
Fig. 188. — Opération de l’épispadias. — BC. Lambeau abdominal rabattu sm- la verge et recouvert par les lambeaux latéraux D et D'. — E. Suture encbevillée réunissant les lambeaux latéraux au lambeau BC.
réunis par*defsus le lambeau abdominal rabattu (Nélaton), ou bien un lambeau du scrotum en forme de bande est taillé de façon qu’il reste fixé au scrotum par ses deux extrémités ; on fait passer le pont audessus de la verge et du lambeau abdominal rabattu et uni à une portion avivée des bords de la rigole uréthrale : trois points de suture avec des épingles réunissent le lambeau scrotal à la fois à la face saignante du lambeau abdominal et aux bords de la gouttière uréthrale avivée ^élaton). Cette dernière opération, mise en pratique plusieurs fois (Dolbeau, Follin, Foucher}, a amélioré l’état des malades, et il y a eu ime plus grande facilité à retenir Furine sans toutefois que dans les cas où il y avait une absence de col à la vessie l’incontinence ait ce^.
Lorsqu’on ne peut opérer l’épispadias, on aura recours aux appareils prothétiques ou hygiéniques, i Les bandages compresseurs appliquant la verge contre j
le pubis ne peuvent être tolérés, mieux vaut porter un urinai de gomme ou de caoutchouc adap}; à rurèthre au moyen d’un bandage à ressort.
Fig. 189. — Opération de l’épispadias, procédé de Nélaton, — A, Lambeau abdominal. — DC. Lambeau scrotal.
Fig. 190. — Le lambeau abdominal. — K. Lambeau abdominal rabattu. — D. Lambeau scrotal remonté au-dessus de la verge.