V. Fractures compliquées. Plaies pab
ARMES A FEU, et CERVEAU (PLAIES DU).
ESQUINIAXCIE. Nom jadis donné aux angines tonsillaires, suivies ou non d’abcès de l’amygdale. V. Amygdalite.
ESQuii^E. V. Squine.
ESSENîLES. Les essences jadis appelées huiles essentielles, sont des liquides volatils n’ayant aucun rapport avec les huiles ou les corps gras. Il y en a trois espèces : 1“ les essences hydrocarbonées ; les essences oxygénées; et 3® les essences sulfurées. Elles sont plus employées en parfumerie qu’en médecine. Parmi elles se trouvent l’essence de fleurs d’oranger ou néroli, — l’essence de roses, — d’anis, — de basilic, — de l’omarin, — de menthe, — de bergamote, — de citron, — de cédrat, — de fénouil, ' — d’absinthe, ■ — de tanaisie, — d’amandes amères, — de moutarde, — de cannelle, — de girofle, etc.
ESTHioMÈiAJE (Lupus de la vulve), Une affection tuberculeuse des grandes lèvres envahissant la peau voisine, puis le tissu cellulaire, détruisant en surface ou en profondeur, ou produisant encore une hypertrophie du derme, est un esthiomène de la vulve.
L’hypertrophie de la vulve doit être rapprochée, de l’éléphantiasis de la vulve (V. Éléphantiasis). Elle tient à la fois du lupus scrofuleux et du cancroïde. Elle procède du tempérament scrofuleux (Huguier).
V esthiomène superficiel serpigineux se présente sous forme de tubercules rouges violacés, peu saillants, arrondis, disséminés ou confluents, insensibles au toucher provoquant seulement un sentiment de cuisson et finissant par présenter une ulcération à surface grenue comme du velours. Le mal se propage par formation de nouveaux tubercules ou par l’extension de l’aicération.
V esthiomène superficiel érytfiérnateux (Biett, 1 Huguier, A. Guérin) est caractérisé par nu
ESïH
petit boütOQ qui ne tarde pas à se transformer jta piaques lamelleuses, de rougeur foncée, formant une tache qui s’agrandit à la circonférence pendant que le centre se guérit. La partie affectée ressemble à une cicatrice de brûlure au troisième degré, ne produisant ni douleurs, ni démangeaisons, si ce n’est au moment des règles.
Vestkiùmène rongeant, ou détruisant en profondeur, débute par un gonflement douloureux de la peau, suixi d’ulcérations qui gagnent en profondeur au-dessous de croûtes qui se sont formées à la surface de l’ulcère.
La marche de l’esthiomène rongeant peut être très-rapide (Cazenave), et c’est surtout sur la muqueuse vulvaire que s’observe celte rapidité de développement ; dans ce cas l’ulcère en se développant dissèque les parties profondes, les muscles et même les os.
Le fond des ulcères consécutifs à l’esthiomène rongeant est formé par des tissus blafards violacés, entourés de bords durs.
Dans l’esthiomène rongeant, la douleur semble céder à mesure que le mal se développe ; cependant des douleurs très-vives se font quelquefois sentir {K. Guérin).
Dans Vesthiomène avec hypertrophie, ou bien le derme est épaissi seul, ou bien ce sont les tubercules qui sont saillan's et comme fongueux et qui reposent sur une peau molle, flasque et violacée. Les ulcérations se développent lentement; il s’y forme des végétations fongueuses.
Chacune des) formes de l’esthioinène ne diffère que par la marche de l’ulcération, sa réparation et l’élat de la peau au voisinage de l’ulcère.
Le caractère général de l’esthiomèiie est une production de blastèmes tuberculeux, tendant k l’ulcération.
Un chancre induré diffère de l’esthiomène parce qu’il est habituellement bien limité. Ln chancre phagédénique a des bords décollés sans induration de la peau voisine, et le fond de cet ulcère est grisâtre et ne végète point; l’esthiomène rongeant n’envahit guère le tissu cellulaire, le chancre phagédénique détruit tous les tissus (Huguier, A. Guérin). L’existence de scrofulides chez le sujet révèle la nature de l’esthiomène. D’ailleurs la teinte violacée des scrofulides est très-distincte de celle des sypbilides qui ont une coloration cuivrée ou de jambon fumé.
*** Le cancer de la vulve, comme l’esthiomène rongeant, a des bords durs et il est accompagné d’engorgements ganglionnaires, mais le cancer est douloureux et donne issue k une sanie infecte; il marche vile et retentit sur la santé générale en produisant la cachexie cancéreuse ; l’esthiomène, au contraire, n’engendre généra-
lement que de la cuisson, ne se généralise pas, mais il peut rester incurable.
Thérapeutique. — Ou n’a pas pour la \ulYe, comme pour le visage, l’ obligation de ne point employer de traitements qui laissent des cicatrices.
Contre les esthiomènes profonds, avec altération du derme et ulcération des tissus, on détruira dès le début les tubercules avec la pâte de Vienne laissée en place un quart d’heure; ou bien après avoir produit une érosion de la peau, eu laissant la pâte de Vienne deux ou trois minutes en place, on applique la pâte au chlorure de zinc faible. Une partie de chlorure de zinc pour quatre de farine et on la laisse dix à dix-huit heures en place. — La pâte arsenicale est assez bonne lorsqu’il y a un commencement d’ulcération, mais elle n’est pas plus avantageuse que le chlorure de zinc. — Le nitrate d’argent, le nitrate acide de mercure, l’huile animale de Dippel, qui n’est plus employée, ne cautérisent pas assez profondément.; il en est de même de la pommade suivante :
Axonge . 30 grammes.
Sublimé . 1 à 4 id.
Ces caustiques faibles sont seulement des modificateurs de la vitalité de la peau.
On cautérisera avec le fer rouge les esthiomènes serpigineux à défaut de pouvoir appliquer les caustiques.
L’ablation des parties ulcérées avec le bistouri (Huguier) n’est applicable que quand le mal est assez bien limité à une grande lèvre. Cette opération radicale a été suivie de succès.
Contre les esthiomènes superficiels on appliquera pendant dix minutes la pommade suivante en trèspetite quantité :
Biiodure de mercure . 15 grammes.
Huile d’amandes douces . 10 id.
Axonge . 5 id.
Sous son influence, les paidies se tuméfient, deviennent douloureuses, et quelquefois il y survient un érysipèle qui, sans être toujours la cause de la guérison, est une révélation de l’action énergique du médicament.
On traitera la diathèse scrofuleuse par les moyens appropriés. Les malades habiteront la campagne et auront recours en été aux bains de mer, en hiver aux bains sulfureux artificiels. En été les bains d’eau minérale sulfureuse seront d’un bon usage. V. Scrofule.
£STHIOVlÈ:%E DU SCROTUi?! (CANCER DES ramoneurs). V. SCROTUM.
ESTOMAC (Maladies de l’). L’estomac est le siège d’un grand nombre de maladies : — V inflammation aiguë ou chronique (V. Gastrite) ; Vhémorrhagie interne (V. Gastror- ^nkGis)',V ulcération chronique; les fistules; le flux séreux (V. Gastrorrhée) ; le flux gazeux (Y. ÉRUCTATION, Dyspepsie) ; V hypertrophie avec dilatation ; le ramollissement; la rupture ; le cancer ou Vépithélioma (V. ces mots), etc.; — les vomissements nerveux; le hoquet, etc.
En outre des causes physiques, telles que les poisons et les purgatifo, les aliments stimulants ou âcres et les boissons excitantes, les influences morales dépressives qui ti*oublent la digestion.
allèrent le sang et dérangent les fonctions nerveuses, sont les causes ordinaires des maladies de l’estomac.
%* La douleur épigastrique, avec ou sans tiraillement et brûlure, avec dyspepsie, vomituritions ou vomissements, sont les symptômes d’une phlegmasie aiguë de l’estomac.
La langueur, la tristesse, et la mélancolie quelquefois poussée jusqu’au suicide, accompagnent habituellement les maladies chroniques de l’estomac.
La diète végétale et lactée doit être la base du traitement des maladies organiques de l’estomac, tandis que la diète animale et les préparations toniques ou ferrugineuses sont au contraire ce qu’il y a de mieux à conseiller dans les maladies nerveuses de cet organe.
Estomac (CANCER DE L’). V. CANCER.
Estomac (CONCRÉTIONS DE l’). Des COll- • crétions calcaires se forment quelquefois dans l’estomac et sont formées par un petit calcul biliaire ou par un corps étranger venu du dehors, qui, servant de noyau , se recouvre de couches organiques et calcaires (Borelli, Bilger, Garnier, etcj.
Les concrétions de l’estomac, ovalaires, arrondies, rugueuses et blanchâtres à l’intérieur, pèsent de 10 à 100 et 120 grammes.
Il est impossible de reconnaître les concrétions de l’estomac pendant la vie, et elles donnent tour à tour lieu à des phénomènes de gastralgie et de dyspepsie sans qu’on puisse en recounaîire la cause.
E<««omac (CORPS ÉTRANGERS DE l’). V.
Corps étrangers du tube digestif.
Estomac (EMBARRAS DE L’). V. EMBARRAS GASTRIQUE.
Estomac (ÉpITHÉLIOMA DE L’). V. CANCER.
Estomac (FISTULE DE L’). Les plaies de l’estomac, quelquefois l’ulcération chronique simple (Bineau) ou une lésion organique de ce viscère, un abcès consécutif h l’altération d’une côte, ouvert à la fois au dehors et dans l’estomac, donnent parfois naissance à une fistule stomacale.
Lorsque l’estomac est ouvert par une blessure, il contracte des adhérences avec la paroi abdominale et l’ouverture de la plaie ne se ferme pas, ou bien un abcès enkysté du péritoine se forme au niveau de la plaie de l’estomac et vient s’ouvrir à l’extérieur.
Lorsqu’à la région de l’abdomen, correspondant au siège de l’estomac, existe une ouverture irrégulière, tapissée par un épithélium, donnant issue à un mucus à réaction acide, contenant de l’acide lactique (Chevreul, Leuret et Lassaigne), un biphosphate acide (Blondlot), au moment des repas, puis à des raatièns alimen-
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taires et à des boissons, peu de temps après les. déglutition , c’est une fistule de l’estomar.
L’estomac, ouvert par une fistnk, ÿ rétrécit et ne peut supporter les aliments, uiâÿ en quantité très- minime, sans faire éprwner au malade des douleurs gastriques, quelque, très-vives.
L’écoulement des matières alimentaires détermine quelquefois un eczéma au voisinage de la fistule, autour de la muqueuse qui fe quelquefois hernie, mais dans certains cas de Beaumont) une sorte de valvule s’oppose au passage des aliments au dehors et l’écoulement des matières alimentaires est arrêté.
Thérapeutique. — Dès le début, il faut obturer U fistule avec un bandage; c’est un moyen palliatif qui aui-a pour effet d’empêcher la rétraction de l’estomac ; — ensuite on donnera à manger aux malades, peu cà la fois et souvent ; — la compi’ession sur Iat«tule, un pansement simple (Lesserré), ont guéri des fistules consécutives à des plaies. — L’oblitération avec un morceau de vessie de porc, ou avec de la baudruche collée autour de la plaie (Cook), a égalemeul été suivie de guérison.
Pour des cas de fistule l’écentc, l’avivement des bords de la plaie et la suture; — l’autoplastie (A. Bcrard), avec un lambeau de peau emprunté aux parties voisines, par la méthode indienne , peuvent être proposés, mais ils n’ont chance de réussir que si l’estomac n’est pas contracté et réduit à une très-petite cavité. Dans ce cas, les douleurs vives, T impossibilité de supporter les aliments, obligeraient à rétablir la fistule.
Estomac (FLUX DE L’). V. GASTRORRHÉE.
Estomac (GONFLEMENT DE L’). Dans Ic cours de la gastralgie provoquée par la chlorose ou l’hystérie, dans la gastralgie simple, dans la dyspepsie flatulente, dans la gastrite aiguë ou chronique, dans l’ulcère simple de l’estomac et dans le cancer gastrique, l’ingestion des aliments est souvent suivie de gonflement épigastrique dû au développement des gaz dans l’estomac. C’est la pneumatose gastrique. V. Dyspepsie flatulente.
La pneumatose gastrique produit des étouffements et des spasmes qui obligent à desserrer les vêtements et qui engendrent des éructations inodores ou nidoreuses.
Thérapeutique. — La macération de quinquina ou de qnassia araara, une bouteille par jour; — la pondre de magnésie calcinée, 50 centigrammes; la poudre de charbon, 1 à 2 grammes, et la poudre d’yeux d’écrevisses sont ce qu’il y a de mieux à employer contre le développement des gaz de l’estomac. V. Garmixa- TiFS, Flatuosités et Dyspepsie.
Estomac (HÉMORRHAGIE DE L’). V. GiStrorragie ou HÉMATÉMÈSE.
Estomac (INFLAMMATION AIGUE ET CHRO¬ NIQUE DE L’). V. Gastrite.
Estomac (LÉSIONS TRAUMATIQUES DE L].
Les plaies pénétrantes de l’abdomen qui inté-
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fessent la région épigastrique et la région de 1 hvpochondre gauche, sont celles où l’estomac peut être blessé. — La distension de l’estomac, portant cet organe en bas et en avant, est la condition favorable à la formation des larges plaies de ce viscère. — L’obbquité et la direction de l'instrument vulnéraut peuvent être telles que l'estomac soit blessé, dans un cas de plaie d’une région de l’abdomen éloignée de l’estomac.
%* Lue plaie étroite de l’estomac et oblitérée par une hernie de la muqueuse peut passer inaperçue ou ii’être soupçonnée que d’après des vomissements de matières alimentaires on de mucosités teintées de sang.
L’estomac ouvert par une vaste plaie Tient quelquefois faire saillie à travers l’ouverture de l’abdomen, et la plaie est diagnostiquée immédiatement par l’écoulement de chyme reconnaissable par l’examen chimique et l’examen microscopique, par les vomissements d’aliments et de sang, souvent par le hoquet au moment de l’ingestion des boissons.
\* L’anxiété, le refroidissement, les horripilations, la syncope, exislent dans les plaies de l’estomac comme dans les plaies de l’abdomen en général.
\* Comme dans les plaies pénétrantes de l’abdomen et dans celles des intestins, il y a des vomissements qui peuvent n’être que symiwlhiques ; le vomissement n’indique une plaie de l’estomac que quand il y a du sang dans les matières rejetées.
L’écoulement de chyme peut appartenir aussi bien à une plaie de l’intestin grêle cpi’à une plaie de l’estomac, mais l’issue des aliments non digérés, si l’on administre une gorgée de boisson colorée avec un peu de lait, l’issue du liquide parla plaie, quelques secondes après son ingestion, est caractéristique d’une plaie de l’estomac.
\* L’exploration de la plaie avec le doigt est un élément de diagnostic qu’on ne doit pas négliger, mais qu’il est dangereux de prolonger.
Les plaies de l’estomac sont ordinairement compliquées : 1° d’épanchement de matières alimentaires dans rabdomen ; 2° de péritonite suraiguë; 3“ de gastrorrhagie, lorsqu’une des branches des artères gastro-épiploïques qui rampent entre les tuniques de l’estomac a été coupée. — Dans ce cas, l’hémorrhagie peut être considérable (Coghlau), et des sueurs froides, de la pâleur, des syncopes, des vomissements abondants de sang ou l’écoulement par la plaie quelquefois, indiquent l’hémorrhagie interne.
Dans les plaies de l’estomac, la syncope sans hémorrhagie est une complication due sans doute à la blessure des nerfs de l’organe et d'une branche du pneumogastrique en particulier A. Bérard).
*** Les plaies de l’estomac se produisant de
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dedans en dehors, par des corps étrangers avalés, des aiguilles, par exemple, résultent de simples piqûres qui sont généralement sans gravité et cjui n’occasionnent pas d’accidents. V. Perforation.
Thérapeutique. — Si les malades viennent de manger, on videra l’estomac avec la pompe œsophagienne , c’est-à-dire avec une seringue bien calibrée munie d’une sonde œsophagienne.
Les petites plaies n’exigent pas d’autre traitement que le repos et la diète absolue, et les- malades ne boiront que quelques cuillerées d’une boisson froide. Il ne faut pas chercher alors à vider l’estomac; un vomitif (Boyer) est plus dangereux qu’utile.
Une large plaie sur laquelle il est facile d’arriver, sera réunie par une suture de Gely (V. Plaie des iXTEsTivs). Si la plaie n’est pas accessible, débrider la plaie de l’abdomen et aller à la recherche de la solution de continuité de l’estomac ne doit être tenté que quand la plaie stomacale est large et quand le doigt a pu préciser son siège.
Les aiguilles qui ont blessé l’estomac seront extraites lorsqu’elles se présenteront au-dessous de la peau.
Contre l’épanchement de matières alimentaires [V. Abdomen (Epanchements de l’)] et la péritonite qui en est la suite, on appliquera 20 à 40 sangsues sur l’abdomen, puis un large vésicatoire volant.
Contre l’hénaorrhagie, on donnera de la glace à sucer, ou appliquera des compresses froides sur l’estomac. Une potion avec du camphre ou mieux de l’alun ou de l’eau de Rabel, seront administrés.
Eau . 500 grammes.
Eau de Rabel . 1 à 4 grammes.
A prendre par cuillerée après chaque vomissements.
Alun, 4 à 8 grammes, dissous dans une quantité suffisante d’eau, à prendre après un vomissement de sang. (Coghlan.)
Contre la syncope, on emploiera les révulsifs cutanés, les sinapismes aux extrémités, les applications du martqau de Mayor sur la poitrine.
Une plaie sur mie portion herniée de l’estomac réclame une suture et la réduction.
Plaies ’par arme à feu de V estomac. — Presque toutes les plaies d’arme à feu de l’estomac sont mortelles, soit au moment même de l’accident, parce que l’organe a été largement perforé et qu’il y a épanchement dans l’abdomen, soit plusieurs jours après, au moment de la chute de l’eschare produite par la balle.
L’esîomac blessé, pendant qu’il est rempli de matières alimentaires, donne lieu à des accidents qui entraînent presque toujours la mort.
Lorsque, dans une blessure du ventre, l’estomac n’est pas immédiatement ouvert, il peut adhérer au péritoine, et les chances d’uii épanchement disparaissent.
Slalgré de grands délabrements on a tti des plaies par arme à feu de l’estomac guérir (de Beaumont). Dans ce crs il y a une fistule consécutive.
Thérapeutique, — Une plaie par arme à feu sm- un
estomac hernié ne doit pas être réunie par suture, ou
laissera l’estomac dans la plaie, et l’on attendra.
Il ne faut pas débrider les plaies de l’abdomen pour aller s’assurer s’il y a perforation de l’estomac ; les signes d’une péritonite suraiguë en disent assez, et des adhérences peuvent s’établir.
Une petite balle qui a pénétré dans l’estomac fait une plaie qui peut être oblitérée par ime hernie de la muqueuse; il est inutile d’aller à la recherche du corps étranger ; la balle peut être rendue avec les selles tôt ou tard.
Rupture de l’estomac. — Une compression exercée sur l’abdomen par un corps lourd, tel que le passage d’une roue de voiture ou le choc d’un boulet, peut produire une rupture de l’estomac. — Une petite rupture peut être oblitérée par une hernie de la muqueuse, tandis qu’une large ouverture permet aux liquides contenus dans l’estomac de se répandre dans le péritoine. Un vomissement teinté de sang dans le premier cas, des vomissements sanguinolents et les signes d’une péritonite suraiguë dans le second cas indiquent la rupture de l’estomac.
Les ruptures spontanées de l’estomac sont des perforations (V. ce mot). V. Estomac (Ulcères et Cancers de l’).
Thérapeutique. — Le repos et la diète absolue, sont nécessaires dans le cas de rupture de l’estomac; — on traitera ensuite les complications, l’hémorrhagie et la péritonite suraiguë, comme pour les plaies de l’estomac.
Si l’estomac est plein, on le videra avec la pompe œsophagienne.
Estomac (RAMOLLISSEMENT DE L’). On a jadis considéré comme une maladie spéciale le ramollissement gélatiniforme et le ramollissement blanc de l’estomac trouvé sur les cadavres de ceux qui, durant leur vie, avaient offert des symptômes de gastro-entérite, sans se douter que ces ramollissements n’étaient autre chose qu’une altération cadavérique due a la digestion artificielle des parois de l’estomac par le suc gastrique.
Tout individu bien portant qui meurt accidêntellement en pleine digestion, présente vingt-quatre ou quarante-huit heures après sa mort un ramollissement cadavérique et quelquefois une perforation de l’estomac dans la partie la plus déclive de l’organe (Hunter, Carswell).
Tous les symptômes attribués au ramollissement de l’estomac doivent être rapportés à la gastrite aiguë et à la gastro-entérite qui sont les seules maladies à conserver sur le tableau nosographique. V. Gastrite aigue et Entéro-