COUTE
Estomac (ULCÈRE DE l’). Sous le uom de gastrite chronique ulcéreuse, on décrit souvent l’ulcère chronique simple (Cruveilhier), ou l’ulcère perforant de l’estomac (Rokitansky). V. Gastrite chronique.
L’ulcère chronique simple de l’eston», ii’est pas autre chose qu’une gastrite follicule», chronique, terminée par ulcération d’un ou i plusieurs follicules.
Il n’y a ordinairement qu’une seule n!eéralion de l’estomac; mais, par exception, il peut y en avoir plusieurs, et elles occupent de préférence le voisinage du pylore.
Large de 2 à 5 ou 6 centimètres, entouré de bords inégaux, coupés à pic, limitant un fond grisâtre, sans induration, l’ulcère chronique simple de l’estomac diffère de l’ulcération cancéreuse par l’absence de végétations on de fongosités, et par le défaut d’induration du tisso cellulaire sous-muqueux.
L’ulcère simple chronique de l’estomac peut détruire toute la paroi de l’organe et communiquer avec les viscères voisins ou la cavité péritonéale.
Tous les âges sont exposés à l’ulcération chronique simple de l’estomac ; mais les périodes de 20 à 30, de 30 à 40, de 40 à 50, de 50 à 60 et à 70 ans sont également mal partagées sous le rapport du développement de cette maladie.
Les femmes sont deux fois plus sujettes que les hommes à l’ulcération chronique simple cle l’estomac.
L’ulcère simple chronique de l’estomac se développe sous l’influence des mêmes causes physiques et morales auxquelles on doit rapporter la gastrite.
Dans bien des cas d’ulcération chronique simple de l’estomac, la maladie est latente, il ne se produit aucun symptôme qui révèle sa présence, et ce n’est cfu’à l’autopsie qu’on reconnaît la lésion gastrique.
De l’inappétence, de la tristesse, de la dyspepsie, des douleurs épigastriques augmentées par la pression ou par la digestion et compliquées de douleurs interscapulaires, une sensation de brûlure, de crampe et de rongement à l’estomac, des aigreurs, des nausées, des régurgitations, des vomissements d’eau, d’aliments ou de sang, de la constipation, de l’amaigrissement, le marasme et la mort, tels sont les symptômes ordinaires de l’ulcère chronique simple de l’estomac.
L’ulcère chronique de l’estomac ne produit pas la coloration jaune paille cachectique qui s’observe dans le cancer.
La perforation de l’estomac et une péritonite aiguë rapidement mortelle sont quelquefois la conséquence de l’ulcération simple des parois gastriques.
*,5,* On guérit de l’nlcère simple de l’estomac par cicatrisation de la plaie, mais il faut des mois, et souvent plusieurs années de traitement bien entendu pour arriver à ce résultat
Thérapeutique. — Les malades doivent cesser de I manger de la \iande, du poisson, du pain ou des