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nerveuse, qui ressemble à une fièvre inflammatoire prolongée et dans laquelle avec l’inappétence, la soif, l’état saburral de la langue, la dyspepsie, le ptyalisme, l’insomnie, le subdélirium, l’hyperesthésie des sens, il y a une fièvre continue qui dévore les malades et peut occasionner la mort.

Vétat nerveux chronique est la forme la plus commune de la diathèse nerveuse, et alors existent : une grande irritabilité morale, avec forte susceptibilité nerveuse, de l’insomnie, des cauchemars, de l’amyosthénie, des douleurs variées sur divers points du corps, des chaleurs et des fourmillements de la peau, de la céphalalgie, des vertiges et quelquefois des hallucinations, de l’anesthésie ou de l’hyperesthésie, des troubles singuliers de la vision, de l’ou'ie et du goût, des pneumatoses intestinales et de la dyspepsie, de la toux nerveuse et des étouffements, des palpitations, des syncopes et une foule d’autres phénomènes nerveux qui n’ont rien de constant, mais dont la mobilité fait le principal caractère de la maladie.

La multiplicité, la mobilité et l’alternance des phénomènes nerveux chez un individu, avec ou sans fièvre et sans lésions organiques, caractérisent Vétat nerveux essentiel.

*** Il y a aussi un état nerveux symptomatique, qui complique la plupart des maladies chroniques viscérales, et il a tous les caractères de celui qui est essentiel.

L’état nerveux aigu simule la forme muqueuse de la fièvre typhoïde, mais il s’en distingue par l’absence d’épistaxis, de diarrhée, d’éruption lenticulaire sur la peau du ventre, de douleur dans la fosse iliaque droite, et de lésions intestinales.

L’état nerveux chronique est souvent confondu avec l’hypochondrie, mais il s’en distingue par ce fait que les malades ne se plaignant que de douleurs très- réelles n’ont aucune des préoccupations, des exagérations de langage et des pusillanimités qui sont la caractéristique de l’hypochondrie. .

L’état nerveux chronique se distingue de l’hystérie par l’absence des spasmes œsophagiens et des pertes de connaissance avec convulsions générales revenant sous forme d’accès intermittents.

L’état nerveux chronique, avec fièvre et sans lésion viscérale, s’observe assez fréquemment et constitue ce qu’il faut appeler la fièvre nerveuse.

Quoi qu’on en ait dit, il y a une fièvre nerveuse, et le pouls de la surexcitation intellectuelle ou amoureuse, le pouls des fortes émotions morales, d’une fatigue excessive, de l'inanition, de la faiblesse excessive, prouvent qu’on peut avoir la fièvre sans lésion viscérale.

L’inanition produit l’insomnie, le délire,

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lesiialluciiialioiis, la toux, les vomissements, les douleurs névralgiques, la sécheresse de la langue et une fièvre sans lésion viscérale qui représente le type de la fièvre nerveuse qu’on observe quelquefois chez des convalescents ou des femmes nerveuses dyspeptiques.

L’état nerveux aigu mal traité amène l’inanition et la mort au milieu des souffrances les plus aiguës.

Thérapeutique. — Les calmants et les sédatifs tels que l’opium, la morphine, la codéine, la belladone, la jusquiame, l’aconit, le sirop d’éther et de chloroforme, le camphre, le musc, l’asa fœtida, la valériane et le valérianatc de zinc ou d’ammoniaque sont trèsutiles contre la surexcitation nerveuse de l’état nerveux.

Les ventouses sèches, les frictions irritantes sur tout le corps, les cautérisations ponctuées, le révulseur de Baunscheidt et de Mathieu, le massage, les vésicatoires morphinés, etc., sont indispensables à employer lorsque des névralgies compliquent l’état nerveux.

Les préparations de fer, de manganèse, d’arséniate de soude et de quinquina sont très-utiles dans l’état nerveux chronique. V. Ghlosose.

L’hydrothérapie et l’alimentation forcée, jointes à l’extrait de quinquina et à du sulfate de quinine ; le séjour à la campagne, sont les meilleurs remèdes de l’état nerveux aigu essentiel.

Dans l’état nerveux chronique, les immersions d’eau froide, les douches froides, les bains de mer ou de rivière, les lavements froids, la vie à la campagne et le régime lacté sont très-utiles aux malades.

Guérir les pertes séminales, la constipation, la dyspepsie, la chlorose et i’aiiémie, supprimer la fatigue physique et morale, telles sont les indications préalables qu’il convient de remplir dans le traitement de l’état nerveux avant de s’occuper de l’état nerveux lui-même.

Les voyages à la mer, aux eaux minérales, pour n’y prendre que des bains et des douches ascendairtes, l’exei’cice à pied et à cheval, la chasse, etc., constituent le traitement hygiénique de l’état nerveux chronique. V. Dyspepsie, Avéjiie, Gulorose, Hypo-

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éthérisation. Méthode thérapeutique dans laquelle on emploie la respiration des vapeurs d’éther ou de chioroforme, pour amener une insensibilité complète de la peau, et pour permeltre de pratiquer les opérations sans douleur (Jackson, 1846).

V La suppression de la douleur physique dans les opérations chirurgicales est la conséquence de l’éthérisation.

L’éthérisation anéantit à la fois la sensibilité consciente et le mouvement musculaire, ce qui permet de l’employer : 1“ pour réduire les hernies et les luxations, en supprimant la résistance des malades; 2'' pour guérir les fausses ank^doses produites par la contracture des muscles Boinet; ; 3° pour reconnaître une gibbosité simulée qui disparaît dans le sommeil produit par l’éther; 4" pour faire parler un

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monomaiiiaqiie qui s’obstine a rester dansu mulisme, etc. -

V L’éthérisation est une des plus errana^ découvertes thérapeutiques dont puisse s’hosr' rer la science. V. Anesthésie, Chloeofoe^ ÉTSïÉRS§3lE. Empoisonnement volatil duit par l’inliaiation des vapeurs d’éther, l’action passagère d’une substance dont les raents, portés dans le sang par respiration, qj, culent dans les tissus qu’ils paralysent de sensibilité conscienle.

L’étiîérisme excite d’abord les fonctio-g cérébrales sensorielles et motrices, puis amoin, drit la sensibilité de la peau, paralyse lesrausde qui tombent en résolution, et enfin amène anesthésie complète qu’on utilise pour pratiquer les opérations sans douleur (Jackson).

L’éthérisme est le résultat d’une congestion cérébrale qui produit la stase artérioveineuse du cerveau, ce qu’on apprécie en découvrant au fond de l’œil avec i’ophthalmoscope une congestion choroïdienne et papillaire qui se produit immédiatement après l’emploi des inhalations prolongées du chloroforme et de l’éther (Bouclîut). V. Anesthésie.

Thérapeutique. — Le repos dans le décubitus dorsal, la tête basse, dans une chambre bien aérée, des frictions sur le corps, des sinapismes aux membres inférieurs et un peu de vin de Malaga sont les movcm à employer pour combattre l’éthérisme.

ÉTilfiiis. Liciuicles obfeiiiis par la réaction des acides sur l’alcool . Ce sont :

1° V éther sulfurique formé d’alcooi et d’acide sulfurique est un excitant diffusible, très-énergicjue et doué de propriétés antispasmodiques et carminatives. Il s’emploie en aspirations contre les défaillances et la syncope S; f’* inhalations prolongées pour obtenir l’anesthésie S ; en aspersions sur le front contre la migraine Œ!; en gouttes sur du sucre danslfô attaques de nerfs El ; sous forme de sirop, lo à 40 grammes B; sous forme d’eau éthérée; sous forme de perles ; sous forme de gelée S; en solution dans l'alcool étendu d’eau E, etc.

2“ Véther acétique, qui est peu employé.

3° V éther nitrique, qui est peu employé. 4°^ U éther chlorhydrique, qui est peu eni-

• t , <.'ju,i,yu,riqae a etc empioye '

miîalatious avec avantages, contre la pbtiib pulmonaire E (Huette).

ploTé qui est peu eo

ÈToÉEOi.É<s. Solution de substances iw uicameiiteuses dans l’éther :

EthÂrolé d' araraoniaque, éther et amnv fiiaque a parties égales.

chlorure de zinc ou éth ' . cnlorme de zinc, 15 grammes* éthe

grammes: alcool, 30 grammes. Méla^S

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et décsnlez ao boot de quelques jours. Ou le donne à la dose de deux à quatre gouttes, deux ftis par jour, dans rhyslérie.

3® Ethérolé de phosphore : phosphore, 2 granunes; éther sulfurique, 100 grammes.

L oe à deux gouttes par jour.

Éthérdé d’essence de térébenthine : éther et essence de térébenthine, parties égales de chaque. On le donne à la dose de 1 à 2 gram. dans du bouillon ou en capsules, contre les calculs biliaires et contre les coliques hépatiques produites par leur rétention dans les conduits de la bile

timoPS.Éthiops martial, deutoxydenoir de fer. — Éthiops minéral, sulfure noir de mercure. — Éthiops perse, protoxyde noir de mercure. — Éthiops végétal, charbon du Fucus vesiculosus, obtenu en vaisseaux clos et employé dans la scrofule.

ÉTIOLE5ÎEW. L’affaiblissement, la maigreur et la décoloration de la peau chez une personne bien portante constitue V étiolement, état qui diffère de la cachexie qui est l’étiolement d’une personne depuis longtemps malade.

La misère, la mauvaise nourriture ou la nourriture insuffisante, l’action prolongée du froid, le travail excessif et le travail des enfants dans les manufactures, le défaut d’air, de lumière et de soleil, la privation d’exercice, la captivité prolongée, l’emprisonnement cellulaire, l’onanisme, les excès vénériens, sont les causes ordinaires de l’étiolement.

** Comme les individus, les' races peuvent s’abâtardir et s’étioler, perdre leur vigueur et leur taille, ce qui prouve que le principe séminal s’altère sous l’influence des causes débilitantes qui produisent l’étiolemeut.

*** L’étiolement s’accompagne toujours de chlorose et il produit la petitesse de la taille des enfants, la scrofule, la phthisie, les pertes séminales, le goitre, le crétinisme et une mort prématurée.

Thérapeutique. — L’étiolement doit être combattu par des moyens hygiéniques plutôt encore que par les agents pharmaceutiques.

S'il s’agit de l’enfance, il faut défendre le travail prolongé dans les manufactures, l’emprisonnement cellulaire, et ordonner l’esercice au soleil, avec une Bourriture suffisamment réparatrice. — A ces moyens, qui sont egalement utiles chez l’adulte, il faut ajouter l’u-age des toniques, des ferrugineux employés contre l'anémie et la chlorose. V. ces mots.

ÉTOUPE. Filaments du chanvre formant de la charpie, jadis employée pour les pansemeots des plaies.

ÉTOt BBiSSEfiEVF. Menace subite et passagère de perte de connaissance avec tournoieœeiil des objets placés devant les yeux et obligâtioo de se soutenir à quelque chose pour ne ps tomber. V. Vertiges.

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Les étourdissements sont le résultat de la pléthore occasionnant la congestion cérébrale, de l’anémie produisant la viduité du cerveau, de la dyspepsie (V. ce mot), de l’hystérie ou de l’épilepsie (V. ce mot), enfin des fièvres graves avec état typhoïde.

Thérapeutique. — Dans les étourdissements produits par la congestion cérébrale, la saignée du bras, les sangsues à l’anus ou une forte purgation, suivies d’un régime débilitant, sont les remèdes à employer.

Si les étourdissements dépendent d’un état gastralgique ou anémique, il faut les combattre par les toniques, les préparations ferrugineuses et tous les moyens qu’on emploie contre la chlorose, l’anémie et la dyspepsie (V. ces mots). S’ils dépendent du vertige épileptique, il faudra les traiter par les moyens conseillés dans l’épilepsie. V. ce mot.

ÉTBAKGEEME^'T. L’étrauglemeiit ou constrictioii des tissus vivants reconnaît des causes variables, mais il a toujours le même effet : la gangrène, par suite de la cessation de la circulation dans les points comprimés.

L’étranglement est produit par un corps étranger qui comprime circulairement ou latéralement les tissus ; — ou bien il est produit par des brides membraneuses pressant un organe qu’elles entourent ; ■ — ou bien l’étranglement a lieu parce qu’un organe, passant dans un canal ou un anneau^ s’accroît tout à coup de volume par le fait de l’inflammation ou de toute autre cause d’accroissement.

Il y a une autre sorte d’étranglement où la gangrène a lieu, non plus sur la partie comprimée, mais bien sur la partie comprimante. Ainsi, un fragment osseux faisant saillie à travers une petite plaie cause la gangrène de l’ouverture par laquelle l’os passe. Si un séton trop gros est engagé par une petite ouverture, le même effet se produit.

Thérapeutique. — Détruire les étranglements causés par un corps étranger en enlevant la cause du mal, favoriser la diminution des parties tuméfiées par des saignées locales, par des cataplasmes CV. Phlegmon), inciser la peau ou les aponévroses tendues (V. PL.4IES PAR ARMES A FEu), débrider les brides aponévrotiques qui étranglent, telles sont les indications chirurgicales que comportent les étranglements. V. Hernies.

ÉTRIEK. Bandage du cou-de-pi^d. V. Bandage, Saignée dü pied.

ÉTUT¥E. Chambre de haute température où l’on échauffe le corps à nu pour exciter les fonctions de la peau. V. H'Vdrothérapie.

ÉiGiTe sèeîie. Dans l’étuve sèche le corps est enfermé nu à une température de AO à 50 et même 60°. C’est un moyen de combattre les rhumatismes Œl

Étuve ïmaiîdc. Dans l’étuve humide il y a de la vapeur d’eau simple ou d’eau aromatique et ici la température ue peut être aussi élevée qn’à l’étuve sèche, sous peine de voir se pro-

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