‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 257 sur 731 · X€BOI§S.41\'CE. V. VÉGÉTATION · texte numérisé non relu

X€BOI§S.41\'CE. V. VÉGÉTATION

EXÉRÈSE. Terme grec francisé, ayant la signification des mots excision, amputation et ablation.

EXH1L4BAXTS. Les substances qui provoquent la gaieté sont des exhilarauts. Tous les aromates, les balsamiques, les cordiaux ont été doués de cette vertu, mais cela est à démontrer. En fait de belle humeur, il n’y a que le gaz protoiA'de d’azote, gaz exhilarant, le vin, le café, le thé et les liqueurs qui puissent être considérés comme étant de natm'e à rendre les hommes plus riants et plus aimables.

EXüP 5:13

EXOBPOALE. Hernie ombilicale. V. Heu- NIES.

EXOPHTIIAE911E. L’exophthalmie est la sortie plus ou moins complète de l’œil hors de l’orbite entre Tes paupières écartées.

L’exophthalmie ou cxophthalmos est un symptôme qui se rattache à trois ordres de lésions :

1° une tumeur qui est née dans l’orbite ou qui déprime les parois de cette cavité du côté de l’œil : un corps étranger, un cancer, un anévrysme ou une tumeur érectile, par exemple.

2° Un phlegmon du tissu cellulaire de l’orbite qui, par sa tuméfaction, agit comme une tumeur de l’orbite [V. Orbite (Phlegmon de l’)]. 3° Un trouble de la circulation veineuse, qui entraîne l’œdème de l’œil. Ainsi la phlébite des veines ophthalmiques et du sinus caverneux, l’exophthalmie cachectique, l’exophthalmie dans le goitre, semblent se rattacher à ce dernier genre d’exophthaimie.

*,5-* L’exophthalmie entraîne fort souvent la perte de l’œil ; dans ce cas la cornée s’ulcère, se perfore et l’œil se vide.

Thérapeutique. — On traitera les maladies qui causent l’exophthalmie, on emploiera les incisions pour le phlegmon de l’orbite, et les sangsues appliquées autour des tempes, seront les moyens indiqués s’il y a phlébite.

Eu incisant la commissure, ou évite l’étranglement dh l’œil et les paupières peuvent être rapprochées plus facilement. (École allemande.)

Pour empêcher la cornée de s’altérer on appliquera sur l’œil de la ouate imbibée de lait et mieux de glycérine. Si l’on peut rapprocher un peu les paupières on en fera l’occlusion à l’aide d’un avivement et d’un point de suture.

Exophthaimie ti*aiîiuatique OU luxation de l’œil. Si uii coup porté sur l’œil fait sortir cet organe de l’orbite, les muscles sont déchirés, le nerf optique est divisé et le globe oculaire ne tient plus que par des lambeaux de muscle et de tissu cellulaire. Quoiqu’il y ait des faits de cette nature où, dit-on, l’œil a été remis en place et a repris (Richter, Académie de chirurgie), l’œil est inévitablement perdu; mais si la paupière étant divisée, l’œil fait seulement saillie en avant, si l’œil est encore fixé dans l’orbite, il n’y a pas luxation de l’œil et les malades peuvent guérir en conservant l’organe intact (Scullet, Covillard, Richter, Borellus, White).

Thérapeutique. — Dans le premier cas on achèvera d’enlever l’œil. Dans le second on comprimera l’œil réduit avec un gâteau de charpie mouillée et l’on appliquera par’-dessus un bandeau compressif (V. Baxdages de la tête), mais on devTa, avant de faire le pansement, chercher s’il n’y a pas des corps étrangers dans l’orbite et laver bien la plaie.

On préviendra les complications en purgeant le malade, en plaçant avec régularité des compresses froides sur l’œil. Quelques sangsues à la tempe sont d’un bon usage. On traitera le phlegmon consécutif de l’orbite par les moyens appropriés.

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EXOPBTALÎÎIQUE (GOÎTRE). V. GOÎTRE et Thyroïde.

EXOSTOSE. Production anormale de tissu osseux sur un des os du corps.

Les exostoses qui naissent en vertu d’un excès de développement d’une extrémité osseuse aux dépens du cartilage d’ossification inlerraédiaire à l’épiphyse et à la diaphyse, sont les exostoses épiphysaires (Boerhaave), ou les exostoses ostéogéniques (Broca, Soulier).

Les exostoses qui sont formées à la suite d’un décollement du périoste et d’une organisation des sucs épanchés, sont des périostoses ou exostoses cicatricielles ou plastiques : ostéophytes (Cruveilhier).

L’ossification partielle ou totale d’un enchondrome, entre le périoste et l’os, constitue une exostose ostéo-cartilagineuse (Cruveilhier).

Toutes les exostoses ont la structure fondamentale du tissu osseux, soit du tissu compacte, exostose ébvrnée, soit du tissu spongieux, exostose spongieuse.

Les exostoses siègent sur tous les os, mais de préférence sur les os longs et les os du crâne.

Les exostoses ostéogéniques sont presque toujours symétriques et occupent l’extrémité d’un os, tandis que les exostoses ostéo-cartilagineuses et les exostoses plastiques se développent partout où il y a eu une contusion, une inflam,mation ou un décollement du périoste par une cause variable,

La scrofule, la syphilis, sont les maladies générales qui favorisent le plus ordinairement le développement des exostoses, mais l’hérédité (Boyer) n’est pas étrangère à leur production.

Une tumeur d’une dureté osseuse, immobile, indolente, sur laquelle la peau saine se meut avec facilité, ne gênant pas les mouvements, à moins qu’elle n’ait un grand volume, est une exostose.

Dans l’exostose, les douleurs sont rares, excepté dans le cas de syphilis, où l’on observe des douleurs nocturnes. V. Syphilis.

Les exostoses se développent toujours avec lenteur.

La compression exercée par une exostose sur les parties molles détermine quelquefois la formation d’une bourse séreuse sous-cutanée ou sous-musculaire.

Souvent l’exostose déplace les organes voisins, sépare des surfaces articulaires (Breschet), comprime un conduit (V. I1éte.\tio]N d’crine), rétrécit une cavité. V. Dystocie.

%* La plupart des douleurs causées par une exostose un peu volumineuse sont dues à la compression des nerfs.

L’œdème des membres est assez rare dans les exostoses qui siègent au niveau de leur racine.

EXOS

Les exostoses sont quelquefois corajii.

quées d’inflammation de la peau, soit à caaÿ de la com])ression exercée sur celle-ci de dedî® en dehors, soit à cause de coups et deviolen», sur la tumeur.

Les bourses séreuses qui recouvrent os sont susceptibles de s’enflammer.

On a vu les exostoses se nécroser et êtR éliminées par la suppuration (A. Cooper),

Une exostose peut être confondue aiet une tumeur fibreuse ou avec un enchondrome. en raison de la dureté, de l’indolence ou de k lenteur de développement de ces trois affections; mais c’est l’exostose qui a la durée lapios longue.

Les exostoses profondes sont toujours d’an diagnostic difficile. On y arrive par voie d’exclusion. Une ponction exploratrice est le seal moyen de diagnostic certain et l’on se sertira d’une aiguille à acupuncture. On se rappellera que les exostoses volumineuses et les exostoses ostéo-cartilagineuses sont lobulées, que les exostoses épiphysaires sont irrégulières, et que les exostoses du crâne et de la diaphyse des os longs sont très-régulières.

Une bourse séreuse se développe quelquefois sur- les exostoses et il ne faut pas oublier ce fait qui peut égarer le diagnostic.

Thérapeutique. — Chez les sujets atteints de syphilis constitutionnelle et de scrofule produisant une exostose^ on traitera la diathèse (V. Syphilis et Scbofüle). — Si l’on soupçonne que la période d’ossification du rachitisme soit la cause du mal, on administrera le traitement approprié. Tous ces traitements peuvent beaucoup au moment du développement de l’exostose et préviennent la formation de nouvelles tumeurs, mais ne font pas résorber une ossification complète.

Une exostose sous-cutanée, voisine d’une articulation dont elle gêne les mouvements, sera enlevée. Toutefois il faut prendre garde, car une exostose profonde est difficile à atteindre et les suites de l’opération sont plus dangereuses ; il y a des fusées purulentes, des abcès sous-périostiques et quelquefois une nécrose totale de l’os.

Pour réséquer une exostose pédiculée : incision cruciale, dissection des lambeaux, énucléation de la tumeur, section du pédicule avec une gouge et un maillet, avec une scie (Burns, Langenbeck, Velpeau), avec une scie à chaîne (Wutzer).

Pour réséquer mie exostose non pédiculée : traits de scie sur la tmneur et formation de lames osseuses que l’on détache avec la gouge et le maillet (Boyer). Quel que soit le siège de l’exostose, l’opéi-ation peut être tentée, les exostoses de l’orbite avec luxation de l’œil peuvent être enlevées avec la gouge et le maillei, et arrachées lorsque la tmneur est ébranlée (liaisonneuve). V. Résectiox.

Dénuder l’exostose de son périoste (A. Cooper) est une imitation de la guérison spontanée des exostoses? c’est-à-dire la nécrose, mais ce procédé n’est sûr qu’autant que l’exostose est bien limitée, et alors cette opération ne vaut pas mieux que la résection-

EXOS

Cdëtfriscrl'esùstose est une variété de dénudation.

La iûature de l'artère principale de la région (Lucas. A. Ciooper) est une opération irrationnelle et qui n'a pas été suivie de succès. On n’aura recours à i c^nputation ou à la résection de Vos qui porte l’evcrstcse que quand des désordres graves, tels que l4 nécrose partielle, Fulcératiou de la peau, l’oedème iu membre se montrent, mais il y aurait peut-être ’ • in‘';2c- à réséquer l’extrémité de l’os sur laquelle fi.ge i exostose.

Toutes les fois qu’une exostose ne prend pas un ic 'roissement énorme, il ne faut pas y toucher ; une résection est toujours grave, et il est inutile de compromettre la vie des malades.

Exostose intracrânienne. La SVpîlilis esl quelquefois !a cause du dét eloppement d’exosicses à la surface inlerne des os du crâne. Cellesci ne s’annoncent pas toujours par des phénonv' nés de compression, car on a \u des exostoses intra-crâniennes qui ne s’étaient révélées par aucun symptôme. Suivant la loi de Desault, ces tumeurs, comme les fongus, comme les épanchements sanguins, ne se traduisent par de la paralysie et du coma que quand il y a une indammation ou irritation du cerveau ondes méninges autour de la tumeur. L’exoplithalmie, les paralysie des sens, sont des symptômes rationnels d’exostose intracrânienne. L’absence de cachexie ou des symptômes de cancers intérieurs, est encore une présomption en faveur d’une exostose plutôt que d’un cancer des os du crâne.

Th'h'apeutique. — Toutes les fois que l’on pourra supposer qu’il existe une exostose intracrânienne, on devra employer le traitement des accidents tertiaires de la syphilis constitutionnelle. V. Syphilis

tU.NSTIT L TIOXXELLE .

Exostose sous-unguéale. Une hypertrophie partielle du tissu spongieux de la phalange unguéale du gros orteil ou des autres orteils constitue l’exostose sous-unguéale (André, de Bordeaux).

Les pressions exercées par la chaussure détenniueut souvent une périostose et consécutivement une exostose sous-unguéale (Blandin).

Un soulèvement de l’ongle avec tumeur sensible à la pression caractérise l’exostose Mus-unguéale. Plus tard une inflammation surxieut, le bord libre de l’ongle se détache du lit de l’oügle ulcéré, en laissant suinter de la sérosité, et quelquefois du pus; des fongosités forment, de véritables douleurs inflammatoires apparaissent; l’exostose finit par être d-éüudée, pendant ce temps l’ongle devient uae cause d irritation permanente des parties raolks et se déforme.

Il y a des exostoses sous-unguéales qui s - font jour près du bord de l’ongle et ne le '■[/Acent lias. On les reconnaît à leur dureté caractéristique.

On ne confondra pas 1 exostose sousnngnéale avec im oxyxis. Car, dans celte dernière maladie, l’onçle est entouré par une ulcé-

EXPE 53.5

ration, mais U u’esl point soulevé; on ne sent point une tumeur dure au-dessous de lui.

L’exostose sous-unguéale peut entraîner une nécrose totale de la phalange, il est trèsrare que l’exostose seule soit éliminée.

Thérapeutique. — Couper l’ongle près de la racine est un traitement palliatif.

On enlèvera l’ongle et l’exostose (Dupuytren, Liston) par une incision en biseau, avec im bistouriserpette (Blandin, Gerdy, Velpeau). On ruginera s’il est nécessaire ce qui aura échappé à l’abrasion. On pansera avec des compresses froides ou un cataplasme, puis avec le pansement simple.

La désarticulation de la phalange n’est autorisée que quand la phalangette est nécrosée, ou quand la maladie aura résisté à plusieurs abrasions successives.

EXPECTATioi^ti II y a une méthode thérapeutique qui consiste à laisser les maladies suivre leur marche naturelle, à n’agir qu’avec réserve et à n’user de la thérapeutique que pour employer les rares spécifiques connus.

L’homceopathie est, sous ce nom tiré du grec, la mise en pratique la plus complète qu’on puisse imaginer de l’expectation en médecine.

L’expectation systématique, ou seulement exagérée, est un crime, et le médecin qui ne croit pas à la thérapeutique ferait mieux de renoncer entièrement à la pratique de son art pour cultiver les parties théoriques de la science.

Il n’y a pas d’expectation possible vis-àvis des malades, car tout état morbide présente invariablement des indications morales, diététiques, palliatives et thérapeutiques.

Guérir quelquefois, soulager souvent, consoler toujours, voilà la médecine, et celui qui se livre à l’expectation, au lieu d’avoir foi dans les ressources que la nature a mises à sa disposition, ne sera jamais un bon médecin.

Il y a des remèdes dont l’action se porte sur la muqueuse des bronches, augmente sa sécrétion et facilite le rejet des mucosités bronchiques. Ce sont les expectorants. Parmi eux nous citerons :

La racine de polygala de Virginie, qu’oti donne en poudre, 10 centigrammes à 1 gram.; en extrait, 5 cenligramnies à 1 gramme; en teinture, 1 à 8 grammes.

Vipécacuanhu, en poudre, 5 à 15 centigr. par jour; en sirop, 10 grammes, ou en tablettes de 5 centigrammes.

Le kermès, à la dose de 5 à 1 0 centigrammes par jour, en poiion ou en tablettes.

Le haiiine de Tolu, à 1 ou 2 grammes par jour, en sirop ou eu tablettes.

Les sulfureux, tels que l’électiiaîre de soufre, l’eau d'Enghicn, de Cauterets, de Lnchon, de Saint-Sauvear, de Saint-Honoré on de Bonnes.

536 EXPË

Les vomitifs, tels que l’ipécacuanha et le tartre stibié à la dose sufiisante selon l’àge des malades. V. Émétique et Ipécacua.nha.

Julep expectorant.

Poivre blanc . 1 gramme.

Racine de polygala . 5 id.

Hysope. . . 5 id.

Faites infuser dans :

E-au . 200 id.

Passez et ajoutez :

Sirop de Tolu . 50 id.

Par cuillerée dans le traitement des catarrhes pulmonaires chroniques, chez les vieillards, quand l’expectoration est difficile [3.

Julep expectorant.

Julep simple . 100 grammes.

Sirop diaeode . 20 id.

Tartre stibié . 5 centigrammes.

A prendre par cuillerée toutes les heures dans les bronchites chroniques passant à l’état aigu, lorsque la toux sèche et fréquente et la dyspnée montrent une vive irritation des bronches [+]• (Sandras.)

Looch pectoral.

Eau distillée de sureau . 150 grammes

Huile d’amandes douces. .... 50 id.

Gomme arabique. . . 45 id.

Sirop de polygala . 50 id.

Sirop de violettes . 30 id.

Kermès minéral . 1 décigramme. j

F. s. a. Employé contre la difficulté d’expectoration (Preziozi). A prendre par cuillerées [3-

Pâte pectorale balsamique.

Quatre fleurs . 500 grammes.

Gomme arabique . 3000 id.

Teinture de baume de Tolu ... 24 id.

Eau . . 1500 id.

Cette pâte se prépare avec les substances que nous venons d’indiquer, en suivant les règles prescrites pour la préparation des pâtes. Il est bien entendu qu’il faut ajouter 250 grammes de sucre. (Régnault.)

Tablettes de kermès minéral.

Kermès minéral. . . . -. 8 grammes.

Sucre blanc . 532 id.

Gomme arsibique . 32 id.

Eau de fleurs d’oranger . 32 id.

F. s. a. Trois à quatre par jour f+l.

Sirop pectoral.

Mou de veau . . . no 1

lâcben d’Islande . 2000 grammes.

Têtes de pavot . 500 id.

Fleurs béehiques . 500 id.

Quatre fruits pectoraux . 2000 id.

Gomme du Sénégal . 2000 id.

FeniUes d’érysimum . 500 id.

Racine sèche de grande eon-

soude . 125 id.

Sue épaissi de laitue . 125 id.

Sirop de sucre . 4000 id.

Sirop de violettes. . . . 6000 id.

Sirop de Tolu . 30G0 id.

F. S. a. Ce sirop contient, pour 30 grammes ! décigramme de thridace et 5 centigrammes d’extrait de pavot. (Uauquelin.) '

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