FEMM
chement, ou les phlegmasies appelées suites couche, et qui, une fois développées, nt presque toujours mortelles.
Thérapeutique. — La chambre d’une femmê a couches doit être bien aérée, propre, et comme cdk d’un grand blessé (V. Indications OPÉRATOimâ). U vulve et le vagin doivent être lavés deux fois par jour avec de l’eau tiède, portée sur les parties à fade d’une éponge ou d’un irrigateur. Les irrigations aTéî l’eau alcoolisée (Batailhé) sont d’un assez bon nsage dans les moments des grandes chaleurs, et chez te femmes maladives qui sont exposées à la fièvre puerpérale.
Les femmes ne feront aucun exercice, ne se Imeront à aucun travail pendant les premiers jours; après ce temps elles pourront s’occuper un peu. Le premier jour le lit n’a pas besoin d’être tait. Ou évitera les refroidissements pendant que l’on changera les linges sous le siège de la malade. La société des autres femmes, les visites longues, les contrariétés, sont mauvaises pour les accouchées. Le caractère dé la femme et son affection pour son entourage serviront de guide aux recommandations du médecin.
On donnera, comme nourriture,' des bouillons et des soupes le premier jour. On augmentera graduellement les aliments, mais on aura soin de donner de la viande seulement au repas de midi. Si les malades ont bon appétit, elles mangeront à leur faim.
Les tisanes de gomme, de mauve, de violette, de tilleul et de fleur d’oranger sont les plus usitées. Les tisanes acides, quoique proscrites, n’ont cependant aucun inconvénient. Lorsque les malades demanderont à faire passer leur lait, on leur donnera de la tisane de pervenche, mais on aura soin en même temps de placer sur les seins des cataplasmes de farine de graine de lin et l’on purgera.
Les selles seront favorisées par les cataplasmes sur le ventre, les lavements émollients tous les jours, et s’il y a de la constipation on donnera les lavements avec miel de mercuriale, 40 grammes.
Les purgatifs à employer, soit à la fin des couches, soit pour prévenir la constipation, sont :
Looeh blanc . . 30 grammes.
Huile de ricin . 15 id.
Ou bien : sulfate de potasse, 10 à 20 grammes en dissolution dans un pot de tisane.
Ou bien une bouteille d’eau de Sedlitz, une bouteille de limonade au citrate de magnésie, à 30 ou 45 grammes.
Toute femme qui ne nourrit pas son enfant doit être purgée dans les quarante-huit heures qui suivent l’accoucheriient (Legroux).
Les femmes ne doivent se lever qu’au neuvième jour et ne sortir qu’au douzième jour après l’accouchement.
A toutes ces règles, qu’il est indispensable d’observer pour les femmes des villes ou pour celles qui ont eu une grossesse pénible, il y a des exceptions; dans les campagnes, les femmes sortent le jour même ouïe lendemain de leur couche, mais elles uourrüsent, et c’est là souvent une condition favorable à l’heureuse terminaison des couches. Quoi qu’ü en soit, les femmes des villes ne peuvent suivre une pareille conduite.
Femmes en couclies (MALADIES DES).
V PÉRITONITE, Infection pcrulente, 51é-