FAUX
Ou les fausses membranes ne signifient rien, comme lorsqu’elles se développent sur une plaie sans produire aucun accident, ou bien elles donnent lieu à des accidents de résorption plus ou moins graves, ou bien enfin elles agissent comme obstacle mécanique en fermant des conduits indispensables à l’exercice de fonctions importantes, comme sont le larynx ou les bronches (V. Croup); mais alors c’est moins la fausse membrane en elle-même qui est la maladie que les complications de résorption diplîthéritique ou d’asphyxie qu’elles entraînent.
Quand les fausses membranes d’une muqueuse produisent l’infection du sang analogue à la résorption purulente il y a une alîauminurie plus ou moins prononcée.
Toutes les fausses membranes se crispent dans les acides et se dissolvent dans les alcalis, propriétés qu’on utilise en thérapeutique.
Thérapeutique. — La cautérisation par le fer rouge, par le nitrate d’argent, par l’acide chlorhydrique, sulfurique et nitrique , suffit quelquefois pour faire disparaître les fausses membranes de la peau ou d’uiie muqueuse enflammée.
Les lotions et gargarismes d’eau de Vichy, d’eau boratéc, d’eau avec le chlorate de potasse et de soude, sont utiles à employer comme topique dans les maladies pseudo-memhraneuses.
Les alcalins à l’intérieur, tels que le bicarhonate de soude, 3 à 5 grammes par jour; le horatc de soude à la même dose, le chlorate de potasse, 8 à 10 grammes, etc., s’emploient hahituellement contre les maladies, fausses membranes.
Il vaut mieux employer la solution de coaltar saponiné au 40®, au 50® et au 60®, selon le degré de sensibilité des malades, ou la solution d’acide phénique au 1000®, en lavages continuels et en applications au moyen de compresses mouillées. V. Diphthé- RiTE, Axgixe coxiensedse, Group.
FAUSSES ROUIEÎS. V. CATHÉTÉRISME.
FAUX CROUP. Un violent accès de suffocation nocturne, avec toux rauque, sifflante et sonore chez un enfant qui s’est couché bien portant, et dont le gosier ne présente aucune fausse membrane, annonce le faux croup ou laryngite striduleuse.
Le faux croup, très-violent au début, décroît en quelques heures et disparaît, tandis cjue le vrai croup augmente par degrés et n’atteint son paroxysme qu’au bout de quelques jours.
% * Une laryngite simple comjsliquée de laryngisme, fait le faux croup, tandis qu’une laryngite avec production couenueuse, Constitue le véritable croup.
Le faux croup dure deux à trois joure, produit chaque nuit un accès de suffocation nocturne de plus en plus faible et se termine toujours par une légère bronchite.
Le faux croup récidive très-souvent pt 1 n’a presque jamais de gravité.
oliO FEMM
Un enfant qui a joué tout le jour, qui a bien dîné, qui s’est couché gaiement, et qui au bout de quelques heures de sommeil est pris de toux rauque, sonore, avec cyanose du visage ou suffocation, est atteint de faux croup.
Le faux croup n’occasionne presque jamais la mort, taudis que le croup véritable la produit très-fréquemment.
Thérapeutique. — Uipécacuanha, 30 à 60 cenligr.^ et le tartre stibié, 25 milligrammes à 5 centigr., sont tout ce qu’il y a de plus utile à donner dans le faux croup.
On peut donner, en outre, du sirop d’éther ou de chloroforme, une cuillerée à café toutes les heures; des loochs blancs ou des potions gommeuses, avec sirog diacode, 10 à 15 grammes; avec sirop de morphine, 5 à 10 grammes; avec sirop de belladone, 30 grammes; avec alcoolature d’aconit, 2 grammes; avec de Veau de laurier-cerise, dix à douze gouttes ; — des lavements d’asa fætida, 1 gramme; à’ extrait de valériane, 1 gramme, etc., des bains de pieds, des sinapismes.
PAVLS. V. Teigne.
FÉBRIFUGES. Lcs fébrifuges sont les remèdes employés pour guérir les fièvres intermi tten les, ayant pour origine l’intoxication palustre.
On aurait tort d’appeler fébrifuges les moyens employés contre la fièvre continue ou symptomatique provocpée par un état inflammatoire aigu ou chronic[ue des organes; car alors la saignée, les vomitifs, les purgatifs, l’iode, le mercure, etc. , seraient des fébrifuges, ce qui est absurde.
Les fébrifuges ayant véritablement une action spéciale sur la fièvre intermittente paludéenne sont peu nombreux, il n’y a véritablement que le quinquina, le sulfate de quinine et l’arsenic qui méritent ce nom, mais il y a un très-gi*and nombre d’autres substances inconsidérément dotées de la vertu antifébrile. V. Fièvre INTERMITTENTE.
FÉCLXES. Substances extraites des céréales, des légumineuses, des tubercules de la pomme de terre, du manioc, de la bryone, du palmier, etc. , absolument semblables à l’amidon, qui n’est que la fécule du blé. — Les fécules sont des poudres blanches, craquant sous le doigt, formées au microscope de petits grains sphériques, ovales ou anguleux, qui donnent de \empois par l’ébullition dans l’eau, et qui bleuissent au contact de l’iode en solution.
La fécule de pomme de terre est la plus employée. On s’en sert pour faire des cataplasmes, en la faisant bouillir dans l’eau, ou pour mettre dans le bain à la place de son à la dose de 500 grammes.
FEMîlES EX COUCHES (HYGIÈNE DES .
C’est par une bonne hygiène que I on peut prévenir la plupart des accidents de l’acceu-