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FORMULAIRE DE LA FIÈVRE TYPHOÏDE

Dans la fièvre typhoïde, au début, il faut donner les vomitifs d’après les formules suivantes :

Potion vomitive.

Émétique . i déeigramme.

Eau dîstiliée de menthe. .... 50 grammes.

Eau distillée simple . 200 id.

Sirop d’ipécaouanha. ...... 50 id.

En trois fois, à une demi-heure d’intervalle ES- Poudre vomitive.

Ipécacuanha en poudre. C’est la préparation à laquelle on a souvent recours. On prescrit 13 décigrammes d’ipecacuanha en trois doses. A prendre à un quart d’heure d’intervalle. On facilite l’effet par l’administration de l’eau tiède [3.

Mélange émétique.

Émétique . 5 centigrammes.

Amidon eu poudre . 150 id.

M. Ossieur assure que l’effet de l’émétique manque beaucoup moins, comme l’avait déjà dit Sydenham, en le mêlant avec l’amidon I I.

Potion avec Vémétique.

Émétique. . . , . 4 déeigramme.

Eau de camomille . 150 grammes.

Sirop d'ipécaeuanha . 30 id.

Eau de fleur d’oranger . 10 iJ.

Donnez en deux ou trois fois, à une demi-heure de distance l-t- -t-l. (Cayol).

Les purgatifs, après le vomitif, viennent le lendemain. Parmi eux il y a :

Emétique à dose purgative.

(Tartre stibié en lavage.)

L’émétique administré à la dose d’un ou deux grains (5 centigrammes à 1 déeigramme'. dans im

litre d'un véhicule aqueux est un des meilleurs pnf. gatifs et l’un de ceux que l’on emploie le plus sonvent. On connaît, sous le nom de veau émétisé, d’orj» émétisée, bouillon aux herbes émétisé, tamarin huitisé, d’émétique en lavage, des boissons préparées avec un litre, ou de bouillon de veau, ou de tisane d’orge, ou de bouillon aux herbes, dans lesquelles ^ ajoute un grain (5 centigrammes) d’émétique : onia boit par petites tasses, dans la matinée, jusqu’à effet purgatif suffisant.

Eau de Sedlitz artificielle.

Sulfate de magnésie cristallisé , 8 à 30 grammes.

Eau pure . C25 id.

(iaz acide carbonique . 3 volumes.

Poudre purgative tempérante.

Niire . . i grammes,

Emétique . 5 centigrammes.

Faites dissoudre dans un litre et demi de bouillon aux herbes. Boire par tasse jusqu’à effet purgatif suffisant 0.

Poudre de Sedlitz composée.

Sulfate de magnésie en poudre . 8 grammes.

Bicarbonate de soude . 20 décigrammes.

Mêlez exactement.

D’autre part, dans un second paquet :

Acide tartviqne en poudre. ... 22 décigrammes.

Mêlez les deux paquets dans 250 grammes d’eau et prenez au moment de l’effervescence [+1.

(Planche.)

Huile de ricin.

Huile de ricin faite à froid. ... 15 â 30 grammes.

Dans une tasse de bouillon dégraissé, dans du thé ou dans du café noir 0.

Autre. — Emulsion purgative avec V huile de ricin

Huile de ricin . 32 grammes.

Jaune d’œuf . u" 1,

Eau de menthe . 16 grammes.

Eau commune . Ol id.

Sirop simple . 32 id.

F. s. a, (Codex.) A prendre en une fois, le mafia h jeun [3.

Tisane avec le tamarin.

Tamarin du commerce ..... 30 grammes.

Eau bouillante . 1000 grammes.

Divisez le tamarin dans l’eau bouillante, laissez infuser pendant une heure et passez 3- (f • H- P‘)

Petit-lait avec le tamarin.

Tamarin . 64 grammes.

Délayez dans

Petit-lait clarifié et chaud. . . . 1000 grammes. Passez. Par tasse dans la journée 3- Tisane de veau tamarinée.

Bouillon de veau. .

Tisane de tamaiin.

Cinq à six tasses dans la journée 3*

Tisane tempérante.

Tisane d’orge . 1000 grammes.

Sirop de vinaigre . 100 id.

Nitrate de potasse . G id-

Une petite tasse toutes les heures, dans les fièvres inflammatoires 3‘

FlEV

On connait également cette prescription sons le nom de tisane tempérante de Stoll [+].

Potion tempérante.

Eau de laitne . l . .

- de pourpier . / grammes.

Sirop de limon . 6i id.

— de violette . 32 id.

Nitrate de potasse . 6 décigrammes.

Eau de fleur d’oranger . IG grammes.

Mêlez. Par cuillerée dans la journée FH.

(Sydenham.)

Lavement acétique.

Mêlez. Dans les fièvres typhoïdes. (Frank.) Boisson tempérante.

8 grammes.

Crème de tartre soluble.

Nitrate de potasse . . .

Eau . 1000 id.

A prendre par verrées □.

Émulsion nitrée.

Dans la période inflammatoire des fièvres Q.

Sirop d’éther.

sirop simple blanc . 500 grammes.

Éther sulfurique . . 32 IJ

Alcool . 5 id.

Mettez le sirop dans un flacon ; mêlez bien l’éther^ l’alcool et le sirop eu agitant le flacon de temps à autre, pendant cinq à six jours ; abandonnez au repos dans un lieu frais; tirez le sirop à clair et conservez-le dans des flacons bien bouchés et de petite capacité. (Bouchardat.)

Une cuillerée à café toutes les heures, dans la fièvre typhoïde avec délire.

Potion antispasrnodique.

Sirop de fleur d’oranger . 32 grammes.

Eau distillée de tilleul ..... 04 id.

Eau de fleur d’oranger . 64 id.

Ether sulfurique. ... f ... . 2 id.

F. S. a. Â prendre par cuillerées, dans les fièvres typhoïdes avec délire E- (Codex.)

Potion antiseptique.

Quinquina jaune . dO grammes.

Serpentaire de Virginie . 8 id.

Faites bouillir dans

Eau. ... . . 250 id.

Passez, ajoutez

PÎEV

Muse en poudre, 10 centigrammes à A grammes, et en teinture, 50 centigrammes à 5 grammes [+].

Élher sulfurique alcoolisé.

(Liqueur d’Hoffmann.)

Mélangez exactement et conservez dans un flacon bien bouché, trente à soixante gouttes en potion E.

A prendre dans la fièvre typhoïde ataxique.

Pilules fébrifuges.

Poudre de serpentaire de Virg. d3 déeigrammes.

— de camphre . 26 id.

Mêlez, et avec suffisante quantité de conserve de roses, faites dix-huit pilules, que l’on donnera dans la journée. Contre les fièvres typhoïdes ataxiques avec délire et adynamie E. (Tissot).

Lavement camphré.

Camphre . . . 4 grammes.

Jaune d’œuf . . n” I .

Décoction de guimauve . 500 grammes.

F. s. a. Fièvres avec adynamie S-

sirop dè Tolu . 32

Camphre délayé dans un quart jaune d’œuf. . 4

A prendre par cuillerées. Dans la période de putridité des affections typhoïdes E.

Antispasmodiques i

Camphre en émulsion, 5 à 50 centigrammes E. Valériane en poudre, de 1 à 10 grammes; en «Irait, 1 à 10 grammes; — eu teinture (en potion), 2 à 30 grammes; en sirop, 20 grammes E-

Camphre ....

Quinquina jaune Serpentaire. . .

Eau .

Lavement antiseptique.

... 4 grammes,

l ââ 16 id.

500 id.

F. S. a. Fièvres graves, avec tendance à la gangrène E-

Potion antispasmodique.

Sirop de fleur d’oranger . .

Eau distillée de menthe . .

— de tilleul . - , J

Éther sulfurique . 2 id.

Laudanum de Sydenham .... 5 déeigrammes.

■ ûâ 64 id.

Par cuillerée, toutes les heures, dans les fièvres avec délire.

potion antispasmodique.

Sirop d’opium . 15 grammes.

— de sucre . 10 id. ,

Eau de fleur d’oranger . 1.5 id.

Ether sulfurique . 2 id.

A prendre par cuillerées, dans les fièvres avec délire. (F. H. P.)

Tisane avec la racine de serpentaire.

Racine de serpentaire de Virgi»

nie concassée . 30 grammes.

Eau bouillante . 1 litre.

Faites infuser pendant deux heures, passez, laissez déposer et décantez E- (P* H- P*)

Bols fortifiants.

Acide succinique . 3 déeigrammes.

Mêlez, et, avec suffisante quantité de sirop d’écorce d’orange, faites deux btds. A prendre dans la journée E- (-Alibcrl.)

Apozème tonique.

16 grammes.

56t) FIEV

Faites iafoscr pendant douze heures dans :

Ean bouillante . 500 grammes.

Acidnlée avec

Acide suif, aie . 2 id.

Ajoutez

Sirop de Tolu . 48 id.

A prendre par Terrées, dans les fièvres typhoïdes adynamiques fTI.

Préparatioivs de quinine.

A l’intérieur, on prescrit le sulfate de quinine depuis la dose de 1 décigramme jusqu’à 4 grammes par jour, en cas de paroxysme fébrile régulièrement intermittent O.

Poudre de sulfate de quinine.

Sulfate de quinine . 6 décigrammes.

Sucre . ■ . 4 grammes.

Divisez en six paquets.

Trois par jour, contre les fièvres typhoïdes avec paroxysmes réguliers. A prendre dans un pain azyme, dans des confitures ou dans du miel [+1.

Décoction de citrons.

citrons coupés . n” 5.

Faites bouillir dans

Jusqu’à réduction de 1250 grammes.

Passez et faites fondre :

Sucre . 125 grammes.

Fièvres adynamiques [3* (Minsicht.)

Tisane de rhubarbe tonique.

(Eau de rhubarbe.)

Rhubarbe . 4 grammes.

Faites macérer dans

Eau . • • . 1000 id.

A prendre comme boisson ordinaire Lavement chloruré.

~~~ chlorure de soude . 10 grammes.

Eau filtrée très-peu chaude . . . 500 id.

Mêlez. Employé dans la fièvre typhoïde. (H. Labarraque.)

Tisane chlorurée.

Chlorure de soude . 2 grammes.

Décoction d’orge . 1 000 id.

Sirop de gomme . . 04 id.

A prendre par verre dans la journée, dans la période de putridité des fièvres typhoïdes □. (Ghomel.)

Décoction de quinquina composée.

Quinquina concassé . 12 grammes.

Faites bouillir dans

Jusqu’à réduction de 250 grammes.

Faites infuser pendant une heure.

Racine de serpentaire . 8 grammes.

Passez et ajoutez

Alcoolat de cannelle . 48 grammes.

Acide sulfurique affaibli . 6 id.

FIEV

Enfin, édulcorez au goût du malade. 60 grammes toutes les six heures.

Tonique antiseptique dans les fièvres graves.

(Priogie.

Tisane d’arnica.

La tisane d’arnica a été beaucoup vantée comme antiseptique pour combattre les accidents adynamiques de la fièvre typhoïde ; on en prescrit une pincée pour une tasse d’eau bouillante □.

Pilules antiseptiques.

Camphre pulvérisé . )

Nitrate de potasse pulvérisé. > âà 1 gramme.

Gomme arsîbique id . . . )

Mêlez, et avec q. s. de sirop, faites des pilules de 2 décigrammes.

Trois ou quatre fois par jour dans les affections typhoïdes □. (Kapeler.)

Potion ou mixture tonique et stimulante.

Extrait de quinquina . 4 grammes.

Gomme arabique . 2 id.

Faites dissoudre dans

Eau. . . ICO id.

Ajoutez

Sirop de guimauve . 32 id.

Sirop de Tolu . 32 id.

Une cuillerée toutes les trois heures [+]. (Dubois.)

Potion à l’extrait de quinquina.

Extrait mou de quinquina. ... 4 grammes.

Potion gommeuse . 125 id.

Mêlez. A prendre par cuillerées, dans la période adynainique des fièvres typhoïdes É (Ghomel.)

Phosphore (Krammer). Ether ou huile phosphorée, cinq à six gouttes, à prendre dans les fièvres graves à leur dernière période □.

Ambre gris (H. Gloquet), 5 centigrammes, 20, 40, jusqu’à 1 gramme en pilules ou en teinture

Ammoniaque, quatre à huit gouttes par verre de boisson tiède □.

Charbon de bois. Id. (M. Gay jeune. Journal général de médecine, XVI, 258). Dans les fièvres typhoïdes adynamiques avec météorisme et tympanite O.

Chlore liquide. Par cuillerée, toutes les deux ou trois heures, jusqu’à 60 grammes chez les enfants et davantage chez les adultes □ (docteur Braun, Revue médicale, X).

Infusion de racine de columbo (Coccuiuspalmatus), poudre de la même racine, 75 centigrammes à 1 gramme; une ou plusieurs fois par .ioiu- 1 I.

Œillet des jardins. En infusion, de 8 à 10 grammes □.

Poudre d’euphorbe mêlée à la poudre de muguet, comme sternutatoire, pour débarrasser le cerveau I I (Bichat, Cours manuscrit de mat. méd.).

Bois de Campêche. 30 grammes eu décoction ou 4 grammes d’extrait □.

Blancs d’eeufs crus et frais. A prendre dans la fièvre typhoïde, de six à dix chaque jour I |.

Décoction de Vandellia diffusa (scrofularinée de la Guyane), comme laxatif (Hancock.)

Limonade sulfurique en tisane Q-

FISS

Lstûre de bière, par cuillerée, de trois en trois heures

Lotions de chlorure de chaux. La fièvre typhoïde peutavorter sousTinfluence de ces lotions, (Kortener.)

Cblornre de ctanx . 4 grammes.

Eaa . 250 id.

Pour lotions avec la main sur tout le corps et le usage

Suc d’Oxalis acetosella. 30 à 60 grammes par jour, — en décoction de cette plante, une poignée par litre d'eau; on en fait un sirop et de la conserve. — C'est la base de la Poudre tempérante de Roseinstein, dans la fièvre typhoïde avec pétéchies.

Sommités fleuries de millepertuis, 7 à 15 grammes en infusion. — Huile essentielle, huit àdix gouttes I I.

Décoction de feuilles de pissenlit, 15 grammes pour 2 litres d’eau □.

FIGL'E. Fruit du figuier de la famille des urticées, utilisé comme aliment et en décoction

Fig. 195. — Fleur Fig. 196. — Figue , Fig. 197. — Figue,

femelle, coupe. fleur femelle. fleur mâle.

comme tisane ou comme gargarisme. Dans ce cas on n’emploie que les figues grasses qui sont plus grosses et plus visqueuses que les autres.

FIL41RE. V. Dragonneau.

FILET (Frein de la langue) (Brièveté du). La brièveté du filet empêche les enfants de teter, les gêne quelquefois assez pour qu’il soit nécessaire d’agir par une opération ; — même en l’absence de gêne, lorsque la langue ne peut atteindre les lèvres ou le palais, l’indication d’opérer existe encore. V. Ankyloglosse.

FILIPENIDELE. Plante de la famille des rosacées, dont la racine féculente et astringente est quelquefois employée en décoction [U grammes par litre d’eau). Contre la diarrhée Q.

F1§SERE A L’ANJES (Albucasis, Boycr).

Une ulcération longitudinale, étroite, à la marge de l’anus, occupant les 'plis de la muqueuse située au niveau du sphincter, dont les bords peu indurés laissent suinter une sérosité rousse, peu abondante, est une fissure à l’anus.

Que la fissure à l’anus soit le résultat d’une syphilis primitive antérieure, ou d'hémorrhoïdes desséchées et exulcérées, ou qu’elle soit due à l’irritation produite par une constipation opiniâtre ; elle se ü’aduit :

1® Par des douleurs extrêmement vives pendant la défécation, et se prolongeant longtemps après;

2® Par une contraction énergique du sphincter anal;

FISS 561

3® Par une rétention volontaire des selles, quelquefois par une véritable rétention des matières et le ballonnement du ventre (Boyer). Ces phénomènes apparaissent successivement et semblent se commander. Seulement la contracture du sphincter est surtout due aux efforts considérables que les malades font pour retenir leurs matières.

La contracture du sphincter anal et la douleur au toucher sont les signes caractéristiques de la fissure à l’anus.

En engageant les malades à pousser fortement, comme pour aller à la selle, il est trèsrare cjue l’on n’arrive pas à voir l’ulcération et à reconnaître son siège et sa nature. Ce n’est que par un défaut d’attention que le mal peut être méconnu.

Thérapeutique. — Éviter les écarts de régime qui exaspèrent toujours les douleurs. — Repos absolu, — bains de siège au début et cautérisations avec le nitrate d’argent [3 (Béclard), puis placer une mèche enduite d’onguent de la mère [+] (Campagnac, Velpeau). Au début et même à une , période assez avancée on peut faire prendre aux malades le lavement suivant, après qu’ils auront pris et rejeté im lavement ordinaire destiné à vider le rectum.

Alcool . 2 id.

E.xtrait de ratanhia . 4àl0 id.

Deux fois par jour pour prendre en une seule fois (Bretonneau).

On peut aussi appliquer le mélange suivant :

Alcool . 5 grammes.

Chloroforme . 10 id.

Porté dans la fissure anale avec un pinceau de blaireau □ (Leclerc) .

Le meilleur de tous les traitements est la dilatation forcée du sphincter (Récamier) : après avoir plongé le malade dans le sommeil anesthésique on introduit les deux pouces dans l’anus, et la main, étant appliquée sur les fesses on peut développer une force suffisante pour dilater l’anus avec les pouces jusqu’à ce qu’on ait touché les deux tubérosités ischiatiques.

L’incision sur la fissure et intéressant le sphincter (Boyer), puis l’application d’une grosse mèche dans l’anus, la section sous-cutanée du sphincter (Blandin, Brachet, de Lyon), l’excision de la fissure avec un lambeau de muqueuse (Mothe, de Lyon), sont des opérations qui exposent à une hémorrhagie, si l’on fait une section profonde, et qui ne valent pas la méthode de la dilatation. Entre tous ces procédés l’excision de la fissure avec une petite portion du sphincter est ce qu’il y a de plus avantageux, lorsque la fissure a résisté à la dilatation forcée.

Si la fissure est compliquée d’hémorrholdes, l’excision des bourrelets hémorrhoïdaux amène souvent la guérison.

FORMULAIRE DE LA FISSURE A l’aXUS.

Mixture pour guét'ir les fissures à l’anus.

Extrait de ratanhia . . . 15 grammes.

Teinture de ratanhia.. ..... I£5 id.

I Mêlez par trituration.

SGi i-’isr

Une ou deux cuillerées de cette mixture dans un quart de lavement d’eau (Bretonneau). A prendre tous les jours après avoir pris et rejeté un lavement émollient m.

Pommade sédative.

Acétate de plomb . 5 grammes.

Elirait de belladone . 5 id.

Asonge . 30 id.

Mêlez. On en graisse une mèche d’un volume convenable, que l’on introduit tous les soirs dans l’anus. On augmente peu à peu la grosseur de la mèche. Ce mélange convient dans le traitement des fissures à l'anus [3- (Dupuytren.)

Suppositoire calmant.

Extrait d’opium . 5 centigrammes.

Beurre de cacao . 10 grammes.

Pour un suppositoire à mettre tous les soirs dans l’anus [±]-

Lavement astringent.

Faites infuser dans

Eau. . . • . . . . 300 id.

Passez; ajoutez

Laudanum de Sydenliam .... 5 gouttes.

A prendre tous les jours [3-

Suppositoire calmant.

(Üre blanche. . . 15 grammes.

Onguent populéiim . 40 id.

Extrait de fruit de belladone., . 5 id.

F. S. a. dix suppositoires calmants, utiles dans la fissure à l’anus. (Labordette.) Un tous les soirs f+l.

Glycérolé de tannin.

Tannin. . i gramme.

Glycérine pure . 45 id.

Placer matin et soir dans le rectum une petite mèche imbibée de cette substance.

(Van Holsbeck.)

Glycérolé de bismuth.

Glycérolé de sous-nitrate de bismuth. Une partie sur trois de glycérine (Debout). A mettre sur la fissure au moyen d’une mèche

Onguent de la mère.

Mèches chargées d’onguc-nt de la mère. (Campagnac, Velpeau.)

FISTL'IÆS. Un canal anormal faisant communiquer une cavité muqueuse avec la surface tégumentaire ou avec une autre cavité muqueuse est une fistule complète ou fistule vraie.

Un canal anormal ouvert sur la peau qui communkpie avec un foyer eu suppuration ou uii kyste à parois organisées, est une fistule incomplète ou uü trajet fistuleux.

La communication d’une cavité muqueuse avec le tissu cellulaire voisin est encore une

U lit

espèce de fistuîc, mais c'est le premier degré d’une fistule complète.

Les fistules complètes sont dues au passage incessant de produits plus ou moins liquides à travers une solution de continuité des parties molles intermédiaire entre deux cavités innqueuses, ou entre une muqueuse et la peau : elles sont le fait de la soudure des muqueuses de deux cavités voisines ou de la peau à la muqueuse au niveau d’une plaie ou d’une ulcération (Yerneuil).

Les trajets fistuleux sont dus à la persistance de l’écoulement du pus incessamment fourni par l’altération d’un organe ou de l’écoulement de matériaux séreux fournis par un kyste.

Toutes les fistules complètes sont revêtues d’une pellicule d’une nature voisine de répiderme.

L’incurabilité des fistules tient à la persistance du passage de liquides dans leur trajet, et à l’organisation du tissu de la plaie en un conduit revêtu d’épithélium.

Les fistules sont uniques ou multiples, et leur’ ouverture cutanée est celle qui est le plus généralement multiple.

Les fistules se recoii naissent par simple inspection, — par l’écoulement de produits qui ont habituellement une issue normale par un conduit mucjueux voisin, — par récouleinent du pus et du sérum d’un abcès chronique ou d’un kyste. On vérifie le diagnostic par l’exploration directe avec un stylet et une sonde, par des injections c(ui ramènent dans la fistule les liquides injectés dans les conduits muqueux.

Toute solution de continuité d’un conduit mnciueux, toute persistance de l’inflammation ou de la lésion qui a donné lieu à un abcès, est la condition première du développement des fistules.

Thérapeutique. — Dans les fistules complètes, les indications thérapeutiques varient beaucoup, mais cependant elles SC réduisent toutes à détourner les liquides de leur passage dans la fistule, soit en ouvrant largement le conduit muqueux depuis l’orifice interne de la fistule jusqu’à la peau, soit en créant une ouverture de dérivation au delà de la fistule. .

C’est seulement quand par le moyen d’une opération préliminaire ou quand, à l’aide d’un instrument, on est sûr de pouvoir empêcher les liquides de passer par la fistule, que la suture de ses bords avivés est utile.

Dans la plupart des cas, lorsqTie les fistules complètes sont récentes, il est possible de les oblitérer par de simples cautérisations, et par une dérivation des produits passant par un conduit muqueux ou par une sondé évacuatrice à demeure.

Les fistules incomplètes, ou trajets fistuleux, ne peuvent être gucrîes que quand ou a tari la source du pus ou des sécrétions anormales.

Les injections iodées sont pou efficaces, tant que les pai-ties à éliminer qui sont la cause de la fistule

Fisr

a; ïont pas enticreuicut détruites. Dans ccS éa.s, les rnjections iodées ne sont que des désinfectants.

Fisinîe à l’anns. L’ouvei'ture permanente delà peau du voisinage de l’anus comrnuuiquaDi avec un petit abcès de la partie inférieure da rectum; — l’ouverture d’un abcès de la mai?e de l’anus dans le rectum et enfin la dou- Ite ouverture de ces abcès dans le rectum et sjr la peau, constituent les fistules h l’anus, borgnes externes dans le premier cas, borgnes internes dans le second et complètes dans le troisième.

ün corps étranger ou des fèces endurcies séjournant dans le rectum; une inflammation du rectum et un phlegmon périrectal consécutif chez les phthisiques ; une plaie du rectum, une hémorrhoïde interne enflammée, causent les fistules à l’anus.

ün abcès ouvert spontanément, ou incisé parle chirurgien, est ordinairement le premier phénomène d’une fistule qui s’établit. Il y a eu d’abord fistule dite borgne interne.

** Les fistules à l’anus sont ordinairement sinueuses. Il est rare qu’elles, traversent le muscle sphincter; leur orifice interne s’ouvre le plus souvent dans le rectum, au niveau du sphincter ou un peu au-dessus de la marge de l’anus (Ribes) ; les fistules qui remontent à une hauteur de plus de 5 centimètres (Velpeau), sont exceptionnelles, aussi est-il de règle générale de chercher toujours l’orifice interne de la fistule près de l’anus.

*/• Une fistule à l’anus se présente sons l'aspect suivant : un ou plusieurs petits tubercules fongueux, saignant facilement, et au milieu duquel est cachée une ouverture dans laquelle le stylet introduit pénètre à des hauteurs variables, heurte souvent contre des tissus indurés et arrive dans le rectum où il est senti par le doigt introduit dans cette cavité. Du pus, des gaz, des matières fécales mêmes, sortent par des fistules.

V Les fistules à l’anus anciennes sont souvent accompagnées de fusées purulentes qui s’étendent sous la peau et forment des cavités qu’on appelle clapiers.

Pour reconnaître l’existence d’une fistule, on doit toujours répéter les explorations jusqu’à ce qu’on soit arrivé à en découvrir l’orifice à rintérieur du rectum ; une callosité sentie par le toucher rectal indique presque toujours cet orifice.

V Pour arriver au diagnostic dans les cas difficile, ou donnera un lavement avec du lait, et l’écoulement de ce liquide par la fistule ne Uisera aucun doute sur son existence.

Thérapeutique. — Dans les fistules consécutives ï des abcès peu étendus du petit bassin, les injections ifldées (Nélaton) peuvent amener la guérison, surtout si lonvertnre rectale est très-petite.

f'IST m

La cautérisation avec un lit caustique (Celse), avec le galvaiio-cautère (Tavignot) ii’est pas plus efficace que les injections iodées.

La compression à l’aide d’une grosse sonde, recouverte d’une double chemise et introduite dans l’anus pour favoriser le recollement des abcès persistants (Bremond, de Bordeaux), est un moyen rationnel, mais d’une efficacité douteuse.

La ligature (Hippocrate) avec un fil de lin (Celse), avec un fil de plomb (Foubert) que l’on serre progressivement, est préférable chez les individus cacochymes et chez les tuberculeux (Desault). Les malades soumis à cette opération peuvent se lever ; un cataplasme (Hippocrate) prévient les inflammations consécutives. Lorsque la ligature a coupe les tissus, on panse comme après l’excision.

De tous les procédés les meilleurs sont l’incision et l'écrasement linéaire.

L’incision se fait avec un bistouri boutonné ou le syringotome (Fabrice d’Acquapendente) , bistouri courbe muni d’un bouton à sa pointe, ou le bistouri royal de Fagon, ou mieux et plus simplement avec un bistouri droit, conduit sur une sonde cannelée, introduite dans la fistule et ramenée à l’extérieur par le doigt introduit dans l’anus, de façon à soulever une portion de peau représentant toute la longueur de la fistule. S’il est impossible de ramener le bec*de la sonde cannelée à l’intérieur, on se servira d’un gorgeret introduit dans le rectum et l’on incisera sur la sonde cannelée. Pour pratiquer l’excision avec succès il ne faut pas compléter la fistule avec la sonde cannelée en lui faisant traverser le rectum; car on pourrait perforer cet intestin au-dessous ou à côté de l’orifice rectal de la fistule, et alors il est certain qu’on aurait une récidive.

L’écrasemeut linéaire se fait par l’intermédiaire d’un fil double enfilé sur ün stylet courbe que l’on passe à travers la fistule et qu’on fait ressortir par l’anus; le fil guide la chaîne de l’écraseur, et cet instrument est appliqué comme à l’ordinaire. — Quand la fistule remonte très-haut, quand on craint d’avoir une hémorrhagie, l’écraseur doit être préféré à l’incision.

L’excision de la fistule, plusieurs fois tentée, n’a pas été jugée préférable àrincision, à cause des douleurs et de la perte de substance qu’elle occasionne ; l’ablation de l’orifice interne de la fistule (Richet) est uue opération rationnelle. C’est seulement lorsque l’orifice rectal de la fistule est situé très-près de l’anus que cette méthode est applicable.

Quelle que soit la méthode que l’on aura employée, s'il y a plusieurs orifices cutanés et des décollements, 011 les incisera et l’on excisera les bords indurés ; s'il n’y a pas de décollement ces opérations sont inutiles, car les clapiers fistuleux guériront seuls.

Après l’incision, l’excision oul’éci’asement linéaire, on lave la plaie, on place uue petite mèche (Pott) ou une grosse (Boyer) enduite de cérat, daus le rectum, et on la renouvelle tous les jours. On applique uu pansement simple qui est maintenu par un bandage en T, — un cataplasme changé deux fois par jom- est plus avantageux. Les malades prendront des bains de siège ou feront des lotions fréquentes d’eau - tiède. (Celse) .

Les fistules, dont l'orifice cutané est situé en avant de l’anus chez l'homme, doivent être opérées avec les plus grandes précautions, afin de ne point atteindre

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le bulbe. L’excision ne doit jamais être faite en ce point. Chez les femmes il faut éviter soigneusement d'intéresser le vagin. Les fistules qui siègent sur la partie postérieure des grandes lèvres exigent les mêmes ménagements.

L’opération de la fistule à l’anus, par incision, expose à des accidents. — On arrêtera les hémorrhagies par la ligature ou la torsion, si l’on voit le vaisseau divisé. — On placera des tampons de charpie légèrement imbibés de perchlorure de fer si l’hémorrhagie est en nappe. — On traitera les phlegmons du petit bassin par les antiphlogistiques, les bains de siège, les cataplasmes, les lavements émollients. — On traitera la phlébite, la péritonite et l’infection purulente par les moyens appropriés. V. Phlébite, Péritoxite, Phlegmox.

La rétention d’urine, due à l’irritation de la vessie, cède à un bain de siège ou à des cataplasmes sur l’abdomen, sm’ le périnée, et au cathétérisme. 11 suffit quelquefois d’enlever la mèche pour que les accidents cessent.

Fistules osseuses et articulaires. V. OS¬ TÉITE , Arthrites , Coxalgie et Abcès FROIDS.

En principe, les fistules dues à des lésions des os seront agrandies ; — on y placera une flèche de pâte au chlorure de zinc, lorsque des bourgeons charnus fongueux eu oblitéreront l’orifice.

Fisutles pleurales. V. PLEURÉSIE, HYDRO- PXEUMOTHORAX et PHTHISIE.

Fistules pulmonaires. Les différentes maladies du poumon, et surtout les tubercules ramollis formant caverne, les abcès et la gangrène pulmonaire déterminent souvent des fistules communiquant avec les bronches (V. Phthisie), avec la plèvre (V. Pneumothorax et Hydropneumothorax), avec les parois thoraciques sous la peau ou à sa surface, de façon à permettre la sortie de l’air au dehors.

Quand les fistules pulmonaires sont ouvertes au dehors, ou bien il y a adhérence du poumon aux parois du thorax, ou bien le poumon est écarté des côtes, et la cavité pleurale est remplie d’air et de pus.

%* Les fistules pulmonaires sont parfois souscutanées et ouvertes sous la peau, formant une tumeur réductible, molle, élastique, fluctuante, offrant du gargouillement, se dilatant d’ordinaire par les efforts d’expiration et de toux.

L’emphysème sous-cutané complique assez souvent les fistules pulmonaires ouvertes sous la peau.

Thérapeutique. — Le traitement des fistules pulmonaires consécutives aux abcès, aux gangrènes, aux tubercules ramoUis et aux blessures du poumon, consiste dans l’emploi de moyens hygiéniques et palliatifs. Y. PoiTKEŒ (Plaies de). Phthisie et Hydhopxec-

SOTHORAX.

Fistules recto- vaginales. Un accouchement laborieux qui produit une gangrène par comprfôsion de la cloison recto-vaginale ; une déchirure du vagin et du rectum pendant l’ac-

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couchement ; un corps élranger anguleux arrêté dans le rectum et qui perfore la cloison: un abcès ouvert simultanément dans le rectum et le vagin ; une perforation par des ulcérations sjqihilitiques ou cancéreuses ; ouvrent une fistule recto-vaginale.

Oblique, sinueuse ou largement béante, la fistule recto-vaginale livre un passage aux gaz et aux fèces, soit d’une façon continue, soit d’une façon intermittente au moment de la défécation.

La guérison spontanée n’existe que pour les fistules étroites ; toutes les fois que la muqueuse rectale s’est soudée à la muqueuse vaginale, la guérison spontanée est impossible.

L’inspection des parties par le toucher rectal et le toucher vaginal , l’introduction du stylet, révèlent l’existence des fistules rectovésicales.

Un érythème de la vulve est la conséquence de l’incontinence des matières fécales.

Thérapeutique. — On cautérisera les fistules étroites ou sinueuses avec le fer rouge ou avec le galvanocautère. Quant aux fistules larges, il faudra en faire la suture.

Après avoir purgé les malades et vidé le rectum on fera la suture par le même procédé que pour les fistules vésico-vaginales (V. Fistule vésico-vaginale), et les malades seront maintenues dans un état de constipation par l’administration de 10 centigr. 'd’opium en six pilules prises une toutes les deux heures.

Lorsque la fistule est étendue on fera des incisions libératrices sur le vagin (Malgaigne).

Diviser la paroi vaginale postérieure, séparer le rectum du vagin jusqu’au-dessous de la fistule, réunir par suture à l’aide de plaques d’ivoire (Nélaton), est une opération difficile et compliquée. Elle est bonne cependant, en ce sens que l’on peut faire la suture de la plaie vaginale seule et attirer en bas l’ouverture rectale de façon que les deux ouvertures ne se correspondent plus.

L’autoplastie (Velpeau) avec un lambeau pris sur la grande lèvre, la transformation de la fistule rectovaginale en une fistule recto-périnéale (V. ces mots) à l’aide d’un séton passant dans le rectum et ressortant au périnée, entre le rectum et le vagin, sont des procédés moins avantageux que la suture. Le dernier ne peut convenir quand l’union entre les muqueuses vaginale et rectale n’a point eu lieu. Il en est de même pour l’opération de la fistule recto-vaginale par le même procédé que celui dont on se sert dans les fistules à l’anus, c’est-à-dire l’incision des parties molles depuis la fistule jusqu’au périnée (Ricord).

La compression avec un pessaire à air, unie à la cautérisation, est rarement susceptible de produire la guérison, mais c’est au moins un moyen palliatif.

Les fistules consécutives à des cancers ne réclament pas d’opération. On traitera le cancer par les moyens palliatifs. V. Vessie, Gajvcer, Caxcer du rectoi.

Fistule rénale (FISTULE URINAIRE, LOM¬ BAIRE). A la suite d’une pyélo -néphrite ; d’un abcès du rein ; d’une hydro-néphrose suppurée,

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le plus souvent consécutive à l’eidstence d’un calcul, un abcès se formant à la région lombaire et étant ouvert, spontanément ou par le chirurgien , il en résulte une fistule ordinairement sinueuse avec des excroissances fongueuses autour de l’orifice.

Les plaies du rein ne se refermant pas causent des fistules qui s’établissent immédiatement.

L’écoulement incessant de l’urine et l’examen chimique et microscopicpie de ce liquide permettront d’établir le diagnostic; l’exploration avec le stylet indic|uera s’il y a ou non un calcul, s’il est fixe ou libre.

%* Si l’urémie, si la résorption putride ou la phtWsie rénale n’ont pas atteint le malade, et si l’autre rein fonctionne bien, une fistule rénale ne compromet pas la vie (Rousset, Rivière, Tulpius, Colot, J. L. Petit, Chopart).

Si l’uretère est oblitéré, la fistule ne peut guérir -qu’après la destruction du rein, par la suppuration.

Lorsque des fongosités oblitèrent la fistule rénale, les abcès d’une portion du rein entraînent de la fièvre, du frisson, des douleurs et la mort, si l’on ne donne pas issue aux liquides retenus dans le rein.

Thérapeutique. — Dans les fistules rénales la première indication est de maintenir l’écoulement régulier des liquides par la fistule, — on y introduira un tube de caoutchouc perforé, d’un gros volume, ou même une sonde de plomb (Lafitte). — Si la fistule se rétrécit on la dilatera avec l’éponge préparée (Boyer). — La propreté sera rigoureusement observée, un appareil hygiénique de caoutchouc, adapté à l’aide de liens élastiques, sera appliqué pour recevoir l’urine.

Si la fistule tendait à se refermer et qu’il y eût accumulation de liquide dans la cavité du kyste, on dilaterait l’ouverture ou l’on ferait une ponction si l'on ne pouvait retrouver l’ouverture fistuleuse.

Quand un calcul a été constaté par des explorations successives, on tentera de l’extraire; s’il est trop gros on le brisera avec une forte pince ou avec un brise-pierre.

Les opérations autoplastiques ne peuvent pas gué rir les fistules consécutives à une plaie des substances tubuleuses et corticales du rein, mais en revanche il coule peu d’urine [V. Rein (Plaies du)]. La cautérisation au fer rouge peut faire communiquer la plaie avec la cavité du bassinet, mais ce moyen est dangereux. — Une fistule du bassinet peut guérir par la cautérisation de la fistule, à l’aide du fer rouge on par les caustiques.

Fistules salivaires. Les fistules salivaires recoimaissent pour cause une plaie de ces ^des ou de leur conduit excréteur et une gangrène ou une ulcération consécutive à un corps étranger enfermé dans ces conduits.

V Les fistules des glandes salivaires laissent ^happer d’une manière à peu près continue ™ liquide clair plus ou moins filant, lorsque la

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fistule siège sur la glande, et laissent écouler la salive d’une façon intermittente au moment des repas, lorsque les conduits excréteurs sont seuls intéressés. En général , pour reconnaître une fistule salivaire, on fait manger les malades et l’écoulement de la salive par la fistule devient un signe non équivoque de la maladie.

Thérapeutique. — Contre les fistules de la glande parotide ou sous-maxilfairc, on cautérisera avec le crayon de nitrate d’argent ou avec une flèche de caustique au chlorure de zinc, laissée douze heures en place, ou enfin avec le fer rouge.

La compression à l’aide de rondelles d’amadou et d’un bandage compressif destiné à amener l’atrophie de la glande est un moyen quelquefois douloureux, mais sur une fistule cautérisée elle peut être efficace.

L’incision de la fistule et la réunion par suture est un moyen peu efficace et qui ne met pas à l’abri de la récidive.

Les injections irritantes (Louis), ou avec la teinture d’iode, ont une action analogue à la cautérisation.

Contre les fistules du canal de Wharton, la cautérisation est le meilleur procédé à employer.

Contre la fistule du canal de Sténon, la cautérisation (Louis) est rarement efficace, — la compression sur la fistule préalablement cautérisée, n’est pas un moyen plus certain; — la compression entre la fistule et la glande (Maisonneuve) n’a pas une assez grande efficacité pour qu’on impose aux malades les souffrances vives dues à l’engorgement de la glande et à son inflammation. Mieux vaut aviver la fistule et réunir par suture entortillée. Tous ces procédés ne peuvent réussir que quand la partie antérieure du canal est conservée. S’il en est autrement, on doit agir de la manière suivante :

Pour rétablir la continuité du canal de Sténon en avant de la fistule, on passera par l’ouverture du canal et par la fistule un séton dont on augmentera progressivement le volume tous les jours (Morand, Louis) ; la continuité du canal rétablie, la fistule se cicatrisera.

En cas d’impossibilité on créera une voie artifir cielle à la salive en traversant la joue avec une tige de fer rougie (Deroy) , en introduisant une alêne -de cordonnier par l’orifice du canal de Sténon et en ressortant dans la bouche au niveau de la fistule (Monro), ou en perçant la joue obliquement avec un bistouri (Duphenix) ou un trocart (Desault), — un séton ou un cordon de soie seront placés dans le trajet oblique et l’on attendra la cicatrisation de la fistule ou Ton en fera la suture.

11 vaut mieux pei’cer la joue au niveau de la fistule puis faire une seconde ponction de la muqueuse buccale avec un trocart passé dans le canal de Sténon du côté de la glande. Un fil de plomb est introduit dans ces deux ouvertures, de façon que les deux chefs soient libres dans la bouche, la plaie extérieure est ensuite avivée et réunie par première intention (Déguisé père). Il est avantageux de lier les deux bouts du fil de plomb et de les laisser jüsqu’à ce qu’ils tombent en coupant mi pont de muqueuse, ce qui donne, une large ouverture artificielle pour l’écoulement de la salive (Béclard).

Si le canal de Sténon est conservé en avant et en

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aiTif-re de la fistule, on introduira l'une des extrémités du fil par le conduit de Sténon, et Ton fera sortir l'autre par la perforation buccale faite au niveau de la fistule (Percy), et l’on attendra la cicatrisation de l'ouverture cutanée avivée.

Tenter d’obtenir l'absorption de la glande par la compression (Desault), lier dans le même but le canal de Sténon au delà de la fistule (Viberg), constituent des opérations suivies d’engorgement de la glande et de douleurs vives sans espoir de succès certain.

Fistules sous'byoïdiennes» V. HYGROMA SOGS-HYOÏDIEN.

Fistules stercorales. Y. INTESTINS (PLAIES

DLS), Anus contre nature et stercorale (Tumeur). ,

Fistules thoraciques. V. PLAIES DE POI¬ TRINE et Fistules pulmonaires.

Fistules de la trachée et du larynx. Après Hiie opération de laryngotomie ou de bronchotomie, après une plaie du larynx et de la trachée, une ouverture permanente subsiste quelquefois. Dans ces cas, les sujets sont plus ou moins aphones, suivant l’étendue de la plaie, sont sans cesse obligés de porter un obturateur et sont très-exposés aux bronchites.

Thérapeutique. — On réunira la fistule avivée par suture entortillée après incision longitudinale (Dupuytren) et mieux après incision transversale. La tête sera maintemie dans la flexion et l’on pansera à l’eau froide. Si ce moyen échoue on taillera sur le cou un lambeau allongé avec un pédicule de 9 millimètres. On roulera le lambeau sur sa face cutanée et on l’introduira ainsi dans la fistule préalablement avivée et Ton traversera le tout avec deux épingles sur lesquelles on fera la suture entortillée (Velpeau).

Fistules uréthro-vaginales. Lcs mêmes causes qui déterminent la fistule vésico-vaginale déterminent la fistule urétliro-vaginale. Celleci diffère de la première, en ce que l’urine ne coule qu’au moment de la miction. V. Fistule vésico-vaginale.

Thérapeutique. — Faire la suture comme pour l’opération de la fistule vésico-vaginale. Si la perte de substance est très-considérable, on fera des incisions libératrices à droite et à gauche.

Il n’est pas nécessaire de placer une sonde à demeure, il suffit de l’introduire à chaque envie d’uriner; cependant comme son introduction peut causer un dérangement de la suture, il vaut mieux mettre une sonde américaine à demeure comme pour la fistule vésico-vaginale.

Fistules urinaires ombilicales. LcS fistules urinaires ombilicales sont congénitales (Littré, Cabrol) ou accidentelles (Littré, Paget). Les premières sont dues à une persistance de l’ouraque, les secondes sont dues à une persistance incomplète de l’ouraque, à une rétention d’urine qui dilate les vestiges de ce conduit.

Les fistules ombilicales ont été jusqu’ici presque toujours observées chez les hommes.

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La fistule ombilicale congénitale se reconnaît par la simple Inspection.

%* La fistule ombilicale accidentelle ne devient apparente qu’après une rétention d’urine, et elle est précédée d’une tuméfaction molle on même d’un abcès au niveau de l’ombilic.

Il y a des fistules congénitales larges qni permettent l’introrluction du doigt et favorisent une hernie de la vessie. Dans ce dernier cas il y a exstrophie de la vessie. V. ce mot.

Thérapeutique. — Comme les fistules urinaires ombilicales congénitales sont dues à un obstacle au cours régulier de l’urine, on cherchera à rétablir le cours de l’urine par les moyens appropriés (Y, Atbésie de l’ürèthre). On refermera ensuite la fistule par des cautérisations répétées, combinées avec la compression avec une pelote et des bandes de diachylon, ou par une suture après avivement au bistouri des bords de la fistule.

Pour les fistules accidentelles, on se comportera suivant le même principe. S’il y a un calcul qui empêche l’urine de couler par l’urèlhi’e, on T-extraira soit par la fistule dilatée (Paget), soit par la taille, si l’urèthre est libre. Si la fistule coïncide avec un rétrécissement infranchissable de l’urèthre, la seule opération proposablo serait de créer une fistule périnéale et de fermer ensuite la fistule ombilicale, il est plus commode de porter un urinai au périnée qu’à l’ombilic. V. Rétention d’ürive, G.4.lcul, Tr.v!-

TEMEVT PALLIATIF.

Fistules urinaires uréthrales chez i’homme. Le caractère général des fistules urinaires uréthrales est l’écoulement d’urine, seulement pendant la miction.

I. Fistules uréthro-rectales. ■ — Les abcès de la prostate, les fausses routes, les abcès de l’urèthre, donnent lieu aux fistules uréthro-rectales. L’urine et le sperme, surtout s’il y a un rétrécissement de l’urèthre, coulent dans le rectum ; les matières fécales et les gaz passent dans l’urèthre.

Le toucher rectal conduisant sur un orifice à bords indurés et la sensation que donne la sonde à nu dans l’urèthre permettent de juger le siège de la fistule uréthro-rectale, mais lorsque la fistule traverse la prostate on ne peut juger sa présence que par l’écoulement intermittent de l’urine par le rectum.

Thérapeutique. — Sonde à demeure, traitemeut du rétrécissement s’il y a lien (V. Rétrécissemext DE l’crèthre), cathétérisme à chaque besoin d’uriner, cautérisation de la fistule à l’aide du galvanocautère ou des caustiques solides, tels que le nitrate d’argent. — Si la fistule est située très-près de Tauus, suture à l’aide de la dilatation de l’anus par les spéculums univalves, et sonde à demeure. — Si la fistule est dans l’épaisseur de la prostate, sonde à 'demeure.

Grands bains, injections émollientes dans le rectum. Soins de propreté répétés en cas d’incurabilité.

II. Fistules urinaires périnéales etserotales. — Presque toujours dues à l’ouverture extérieure d’un abcès urineiix ou d’une infiliratioiJ urineuse, en arrière d’un rétiécissement,

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fetnles urinaires scrotales et périnéales offrent un trajet sinueux et un orifice externe toujours entouré d’une induration plus ou moins étendue. Elles sont uniques ou multiples. Elles se recou- Trenî parfois de concrétions, de phosphate de chaux, leurs bords sont quelquefois décollés et dans certains cas il sort du pus mêlé à l’urine.

Lorsque les fistules s’enflamment, et lorsque leurs bords sont décollés, les fistules urinaires multiples s’oblitèrent et se rouvrent successivement et tour à tour.

Pour reconnaître la nature d’une fistule périnéale ou scrotale, il suffit de faire uriner les malades devant soi, on voit, ou bien la totalité des urines sortir par la fistule, ou bien quelques gouttes sourcke à travers son orifice. Dans ces cas, le cathétérisme indicpe ordinairement un rétrécissement très-difficile à franchir, et il n’est pas toujours possible de conduire un stylet par la fistule jusque sur la sonde.

Thérapeutique. — On traitera le rétrécissement, et si la fistule est petite elle pourra guérir par le fait du rétablissement du calibre du canal. — Une sonde à demeure, quand on peut la passer,' est un moyen également bon, mais infidèle ; tantôt il empêche tout passage de l’urine par la fistule, surtout si l’on a soin de déboucher la sonde toutes les heures ; tantôt elle irrite la fistule et l’empêche de se cicatriser, mais le cas est rare.

Eu même temps que l’on évacue l’urine à l’aide des sondes on cautérisera les fistules avec le nitrate d’argent ou un stylet rougi au feu.

S’il y a des décollements on ouvrira les clapiers. On peut fermer la fistule par autoplastie quand l’orifice cutané et l’orifice uréthral sont très-rapprochés. Entre tous les procédés autoplastiques, la méthode italienne est la meilleure ; on taille un lambeau que l’on retourne de façon à faire correspondre sa surface cutanée avec la sonde introduite dans l’urèthre, et l’on fait la suture après avivement des bords de la fistule (A. Cooper, Earle). Après deux ou trois opérations successives on peut arriver à guérir la fistule.

Lorsque le trajet est sinueux il ne faut pas compter sur l’efficacité de ce procédé.

Quand la fistule est située au niveau du bulbe, la boutonnière (Ledran) en arrière du rétrécissement et de la fistule, ou même la ponction vésicale périnéale, peuvent permettre de faire cicatriser le trajet. On cautérise du reste en même temps que l’on introduit une sonde passant par l’urèthre, après avoir dilaté ou coupé le rétrécissement, et la boutonnière périnéale se ferme ensuite. V. Urèthre (Rétrécisse- HErrr de l’).

Si la fistule est recouvei’te de concrétions, ou si elle est incurable, il faut se borner à des soins de propreté, à des bains fréquents, et à un appareil pour recevoir l’urine. Cet appareil de caoutchouc ^era monté sur un suspensoir, ou sur un bandage à ressort.

III. Fistules urinaires péniennes. — L’ép:- ^adias et l’hypospadias sont des fistules congénitales quiprêtent h des considérations spéciales,

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