FOU
Tontes les plaies du foie ne sont pas mortelles (Dupuytren), même lorsqu’elles engendrent une hépatite traumatique.
Thérapeutique. — Dans le cas de simple piqûre du foie on appliquera Tin^ à ti’cnte sangsues sur la région du foie, ou Ton fera une saignée de 3 à 400 grammes, — on maintiendra des cataplasmes et un bandage de corps un peu serré sur la région du foie.
— On donnera la limonade sulfurique froide, ou bien dix ou douze gouttes d’eau de Rabel dans un verre de tisane. — Si une inflammation du foie apparaît, on aura recours aux sangsues sur la région de l’hv-pochondre droit , aux saignées et aux purgatifs répétés avec l’huile de ricin, 30 grammes, ou le calomel,
60 centigrammes, ou le jalap, 50 centigrammes.
Dans les cas de large plaie du foie, avec hernie d’une portion de l’organe, un bandage compressif sera placé et des compresses d’eau glacée recouvriront la plaie. La résection d’une portion du foie hernié (Fricke, Macpherson) peut réussir, mais cela est bien rare, il serait peut-être mieux de la laisser dans la plaie, quitte à la réséquer quand des adhérences se seraient établies.
IL Plaies du foie par armes à feu. — Si les plaies produites par des projectiles volumineux occasionnent toujours la mort, les plaies produites par des balles ne sont pas aussi graves. Au reste, l’intégrité des principaux vaisseaux du foie diminue la gravité de l’accident.
Dans la majorité des cas, la position de la plaie extérieure, l’exploration avec le doigt ou avec une sonde de femme, d’argent, permettent de reconnaître les plaies du foie et la présence des corps étrangers ou des esquilles.
Un épanchement de sang est rare au début des plaies du foie par armes à feu, mais il peut survenir du huitième au douzième jour.
Dans les plaies du foie par armes à feu, une péritonite ou une hépatite sont les complications à redouter.
Thérapeutique. — Pausement à l’eau froide, — pas de débridements. — En principe, il est bon de laisser les esquilles que l’on ne sent pas facilement, et il en sera de même des balles ; elles seront éliminées par la suppuration, car les recherches prolongées ont un inconvénient sérieux, celui de contusionner le foie. — On traitera les complications inflammatoires du foie et la péritonite comme dans les plaies simples, par les moyens appropriés.V. Abeomex (Plaies be l’).
ill. Foie {Hernie traumatique du). — Quand le foie fait hernie dans une plaie de l’abdomen, on ne le reconnaît pas toujours ; cependant, si la tumeur est fongueuse, rouge, se tuméfiant peu à peu et placée dans l’hypochondre droit, ce doit être le foie.
Théi'apeutique. — Macpherson a lié et excisé une portion du foie faisant hernie à travers une plaie de l’abdomen. Si la portion sortie s’altérait, cette indication devrait être suivie, mais la réduction immédiate vaut mieux lorsque le foie n’est pas altéré.
FOLIE. Un désordre permanent, général on
FOLI
partiel de l’intelligence et des affections morales indique la folie.
La folie est le rêve de l’homme éveillé. (Vau Helmont.)
Le trouble des fonctions sensorielles ajqielé hallucinations, complique souvent la folie, mais il peut exister sans que, dans le présent et jamais dans l’avenir, l’intelligence doive être troublée, et sans qu’il y ait folie.
Il n’y a pas que les fous qui aient des hallucinations, car ce phénomène s’observe chez les sujets nerveux, en proie au chagrin, à de fortes contentions d’esprit ou à la fièvre. V. Hallucinations.
Il y a différentes espèces de folie : 1“ la folie commune, comprenant : a, la manie aiguë et chronique avec délire général ; — b, les monomanies, lypémaniaque, homicide, suicide, incendiaire , religieuse, du vol, etc. ; — 2“ la folie alcoolique; — 3° la folie puerpérale ; — k° la folie paralytique ; ■ — ■ 5® la folie épileptique; — 6® la folie hystérique; — 7“ la démence; — et 8® V idiotie; mais toutes ne sont pas également graves, et il y en a parmi elles quelques-unes que l’on peut guérir.
Folie coissiKuiEe. Elle comprend la manie aiguë et les différentes monomanies.
Un changement de Caractère et d’humeur, bientôt suivi de délire violent et général, avec accès de fureur, cris, vociférations, larmes, combats avec les gardiens, congestion du visage, animation des yeux, fréquence du pouls, annonce une manie aiguë et presque certainement la mort.
La jnanie aiguë est le résultat de la congestion prolongée du cerveau sous l’influence de violentes passions, du travail continu, des revers de fortune et de l’effet sympathique produit par une opération chirurgicale ou par une maladie aiguë et chronique. V. plus loin Folie sympathique.
On guérit quelquefois entièrement de la manie aiguë, mais chez quelques malades les symptômes persistent toujours en s’affaiblissaut et il en résulte une manie chronique.
Thérapeutique. — Dans la manie aiguë, il faut maintenir les malades pour qu’ils ne fassent de mal ni à eux ni aux autres, et pour cela, on les attache dans leur lit au moyen de la camisole de force. — S’ils ont de la fièvre, une saignée du bras ou des ventouses scarifiées à la nuque peuvent être utiles.^ Il faut leur donner des bains dans une baignoire fermée, où leur tête se trouve fixée par un couvercle en deux parties fortement échancrées sm* le bord, de façon que leur réunion fasse un passage circalaire pour le cou. Pendant toute la durée du baia? une douche filiforme d’eau froide doit tomber sur U tête.
Si les malades sont constipés, il faut leur donacr de la poudre de calomel comme purgatif, et, en eâ; de résistance, l’introduire par la sonde œsophagienne-