‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 275 sur 731 · V. Abcès · texte numérisé non relu

V. Abcès

V Pobi’ que la fluctuation soit bien marquée il faut que la poche qui contient le liquide ne soit pas irès-remplie.

Lorsqu’une poche contient une grande quantité de liquide, la fluctuation se perçoit par une palpation méthodique au moyen des mains îrès-éloignées î’une de l’autre, et tandis qu’on frappe légèrement avec les doigts d’une main, l’autre, posée à plat sur la tumeur, perçoit le choc du liquide qui lui est transmis. V. Ascite et Kyste de l’ovaire.

La fluctuation est simulée par la mollesse des tumeurs contenant un produit gélatineux, par les lipomes, et dans certains cas par des cancers mous. Une ponction exploratrice doit alors rectifier les erreurs des sensations. V. Cancer, Lipomes, Glandes sébacées.

FLFEUitS BEAX'CHES. V. LEUCORRHÉE.

FLUX. Les flux sont des sécrétions exagérées des membranes glandulaires et des organes sécrétoires.

Il y a des flux glandulaires de sperme, de bile, de lait, de sueur ou d’urine, et des flux muqueux de l’intestin, des bronches, du vagin et de la vessie constituant les affections catarrhales.

Les flux forment des maladies habituellement chroniques, et sauf le choléra et la diarrhée, il est rare de les observer à l’état d’acuité.

Les ferrugineux, les stimulants, les toniques et les astringents sont les meilleurs moyens thérapeutiques à employer pour combattre les flux. — La bonne nourriture, — l'hydi’othérapie,' — les bains de mer et de rivière, — les vins généreux, — les eaux sulfureuses en bains et en boisson, — les préparations de quinquina, de tannin et d’alun, — enfin les substances arsenicales, et principalement le sirop d’arséniate de soude , forment la base de leur traitement. V. Spermatorrhée, Choléra, Galactorrhée, Éphidrose, Bronchorrhée, Diabète, Leucorrhée, etc.

FCETES (Maladies du). De toutes les maladies du fœtus, les seules qui comportent des indications thérapeutiquessont celles qui apportentdesobstacles àraccouchemeiit. ■V.Dystocie par M.VLADIK DU FŒTUS. . . .

FOIE

Fœtas (Mort du). Lorsque par suite d’une maladie intra-uiérine ou par suite d’une chute ou d’une émotion vire l’embryon ou fœtus cesse de vivre, la femme s’ennuie, est de mauvaise humeur; elle a des retours alternatifs de chaud et de froid, de l’oppression, des douleurs à l’épigastre, et quekpiefois des vomissements. La fece devient pâle, les yeux se creusent, l’haleine est fétide, le pouls est irrégulier.

En cas de mort du fœtus, les malades éprouvent quelquefois une sorte de bien-être Cazeaux), mais le signe le plus caractéristique, lorsqu’on a passé le troisième mois, est la disparition des bruits du cœur, bruits redoublés (Stoltz).

Les hémorrhagies utérines ne sont qu’une présomption de la mort du fœtus.

. Au cinquième mois, l’absence des coutraciions du fœtus doit en faire soupçonner la mort.

Le fœtus, une fois mort, ne tarde pas à provoquer des contractions utérines et l’avortement ou l’accouchement a lieu.

Quand le fœtus est mort et quand l’avortement doit avoir lieu au premier et au deuxième mois les femmes éprouvent des douleurs analogues à celles qui existent chez les femmes non enceintes, au début d’une époque menstruelle.

Lorsque le fœtus a passé le quatrième et le cinquième mois, les malades, après la mort de l’enfant, voient leurs seins durcir, car la sécrétion lactée s’établit, et elle se tarit ensuite au bout de quelcjues jours. ‘

En principe on ne doit jamais forcer l’avortement et l’accouchement lorsque le fœtus est mort, on doit attendre, car tôt .ou tard l’expulsion aura lieu.

Le fœtus mort dans l’utérus se macère et ne se putréfie pas, et il n’y a pas de danger d’infection pour la mère.

FOIE (Maladies du). Le foie, glande chargée de la sécrétion biliaire et de la formation du sucre nécessaire à l’assimilation, est le siège de différents troubles, de circulation, de sécrétion, de nutrition et de smsibilité, qui constituent autant de maladies graves. Ce sont : l’atrophie aiguë ou ictère grave, — la congestion aiguë et chronique, — l’inflammation ou hépatite, — les abcès, — l’absence de sécrétion biliaire donnant lieu à l’ictère, — l’hypertrophie,

— la cirrhose, — la dégénérescence graisseuse,

— la dégénérescence amyloïde, — les kystes à hydâtides, — la névralgie hépatique, — les contusions ou les plaies.

Foie (Abcès du). V. FotE (Inflavivlation DU' et Abcès.

Foie (Atrophie aigue du), ou ictère grave,

— ictère maliih — ictère hémorrhagique easen ■

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tiel, — enfin fièvre jaune sporadique. A côté de l’ictère essentiel déimurvu de complications, et de l’ictère symptomatique d’une maladie aiguë ou chronique du foie, il y a une variété d’ictère appelée ictère grave ou malin, liée à une atrophie aiguë du foie dont la cause est inconnue et dont le pronostic e.st très-fàcheux, car il entraîné ordinairement la mort.

L’atrophie aiguë du foie ou ictère grave, rare à Paris, s’observe chez les nouveau -nés, chez les enfants et chez les adultes, avec tous les symptômes de la fièvre jaune intertropicalé, à ce point que si l’on observait de semblables phénomènes dans un pays où cette fièvre est endémique, comme par exemple à la A^era-Cruz, ce qu’on appelle ictère grave en Europe serait en Amérique une véritable fièvre jaune.

L’atrophie aiguë du foie, ou ictère grave, en Europe, peut- être considérée comme une fièvre jaune sporadique.

L’ictère grave, si semblable à la fièvre jaune, est comme elle parfois contagieux, car il a été observé au même instant sur les quatre enfants d’une même famille (Griffin). '

L’atrophie aiguë du foie pu ictère grave se présente sous la. forme typhoïde adynamique et sous la forme hémorrhagique,

Des frissons ou des malaises, avec abattement, céphalalgie, fièvreardente, délire, ictère jaune orangé ou olivâtre, épistaxis, pétéchies ou ecchymoses sous-cutanées , vomissements noirs, melæna et prostration considérable, caractérisent i’iclère grave occasionné par l’atrophie aiguë du foie.

Dans l’ictère grave, le foie, rouge ou pâle,' est douloureux ou indolent, ordinairement Téduit de volume, ne pesant quelquefois plus que la moitié de son poids habituel, et toutes les cellules hépatiques sont désagrégées ou détruites, mêlées de gouttelettes dé graisse en même temps qu’il sé forme une altération du sang, telle qu’un ramollissement de la fibrine, une leucocy thémie aiguë ou une cholémie.

Deux opinions se disputent la préférence des médecins relativement à la nature de l’ictère grave. Dans l’une, qui est la plus ancienne, et d’origine toute française, la maladie est considérée comme une pyrexie essentielle, dans laquelle les lésions du foie milles ou variables, ne jouent qu’un rôle secondaire, tandis que dans l’autre, d’origine allemande et anglaise, (Rokitansky et Budd) attribuent l’ictère grave, le premier à une atrophie jaune aiguë du foie qui peut manquer; le second, à une destruction rapide des cellules du foie qui se déforment, s’infiltrent de gouttelettes d’huile et disparaissent plus ou moins complètement. De ces deux opinions, celle qui fait de fictère grave une pyrexie essentielle, suivie d’altération variable, du volume et des cellules du foie, c’est-à-dire

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nne atrophie aiguë, est la plus conforme aux

données de l’oI^rTation clinique.

L’ictère grave est une maladie très-fréquemment et très-rapidement mortelle, d’où le nom è'icthe malin, sous lequel il a été décrit par les pathologistes.

Thérapeutique. — Dans l’ictère graTe il faut donner de la limonade sulfurique, de l’eau rougie, des bouillons, du vin et du sirop de quinquina pour maintenir les forces des malades.

Pour prévenir ou pour arrêter la dégénérescence graisseuse aiguë du foie, on a essayé des applications de sangsues [3 et l’on a donné 4 grammes de bicarbonate de soude dans de l’eau sucrée ou une potion gommeuse additionnée de 2 à 3 grammes de borax, à prendre dans vingt-quatre heures [3- Les acides sont préférables.

Potion acide.

Julep gommeux . 120 grammes.

Eau de Rabel . 1 à 2 Id.

A prendre par cuillerées [3- Suc de citron.

A prendre par petites cuillerées à café toutes les heures I3'

Lavements toniques.

Eau tiède . 150 grammes.

Vin ordinaire . 50 Id.

A prendre un lavement matin et soir.

Foie (Atrophie chronique du). L’atrophie chronique du foie est bien plus fréquente que l’atrophie aiguë, et elle résulte, soit de l’oblitération de la veine porte, soit de l’oblitération des capillaires du foie avec ou sans altération de la capsule de Glisson, soit enfin de l’induration, de la cirrhose ou de la compression de l’organe par des productions nouvelles, telles que le carcinome on les échinocoques.

Les symptômes de l’atrophie chronique du foie sont les malaises, la dyspepsie, les alternatives de la pâleur, l’amaigrissement et la diminution de la matité normale de l’hypochondre droit.

Thérapeutique. — Il faut s’appliquer à reconnaître la nature de l’atrophie chronique du foie, pour la combattre par les moyens propres à chacune de ses causes particulières, et ensuite il faudra prendre pour indication les symptômes qui se présentent, afin de les combattre isolément. Chez ces malades il faut surtout diriger le régime en les plaçant à la campagne ou aux eaux d’Ems et de Vichy. Conseiller l’usage du lait, des légumes et des fruits bien cuits.

Foie (Cancer du). V. Cancer.

Foie (Congestion du). Comme tous les tissus, le foie peut être le siège d’une hypérémie permanente plus ou moins considérable, et alors cet organe est lourd, gonflé, rouge et goigé de sang (Monneret).

Il y a une congestion aiguë et une congestion chronique du foie.

La congestion du foie se fait d’une ma-

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nière active, dans les maladies du tube dig^f, telles que l’entérite et la dysenterie, après les écarts de régime et sous l’influence de l’activité fonctionnelle du foie, produite par la température des pays chauds ; — elle est liomve, an contraire, dans les obstacles à la circulation qui résultent d’une maladie du cœur, et dans l’hyposthénie produite par la cachexie paludéenne.

L’augmentation de volume du foie révélée par de la matité, sans tumeur ni fièvre, avec pesanteur et douleur à l’hypochondre droit, ictère sclérotical, dyspepsie et malaises, se prolongeant pendant plusieurs semaines ou plusieurs années, annonce la congestion du foie.

*,(,* La congestion du foie est le point de départ des hypertrophies et des cirrhoses de cet organe.

Thérapeutique. — La saignée du bras et les émissions sanguines locales dégorgent très-rapidement le foie.

Il faut donner, en outre, l’eau de Sedlitz, une bouteille à jeun, — le citrate de magnésie, 60 gr., — le sulfate de soude, 40 grammes, comme purgatifs salins, — les eaux purgatives de Niederbronn, de Hombourg, de Kissingen ou de Garlsbad ; — l’eau résolutive de Vichy, et l’on peut employer les révulsifs cutanés, tels que les vésicatoires volants et les applications d’huile de croton ou de teinture d’iode sur la région du foie.

Dans la congestion chronique, avec l’eau de Vichy et des pilules de savon médicinal, de 20 centigr., il faut ordonner l’hydrothérapie et les douches froides sur le foie.

Dans ce cas, si l’on veut obtenir un bon résultat, l’hydrothérapie doit être faite méthodiquement pendant plusieurs semaines j et deux fois par jour dans un établissement bien organisé. V. Hybrothébapie.

Foie (Déchirure et Contusion du). V. Contusion.

Foie (dégénérescence AMYLOÏDE OU AMY¬ LACÉE, OU CÉRUMINEUSE DU). Le foie endurci comme dans la cirrhose, rougeâtre, brillant, se colorant en rouge violacé par la solution aqueuse de teinture d’iode, indique la dégénérescence cérumineuse, lardacée ou amyloïde du foie. (Wirchow. )

On observe la dégénérescence amyloïde du foie chez l’homme plus que chez la femme, dans la syphilis constitutionnelle, dans la tuberculose pulmonaire, dans les maladies des os et dans la plupart des cachexies.

Dans la dégénérescence amyloïde du foie l’organe est hypertrophié, peu douloureux, il y a de la dyspepsie, rarement de l’ictère ou de l’ascite et une pâleur très-prononcée du visage.

L’hypertrophie et la dégénérescence amyloïde de la rate compliquent ordinairement la dégénérescence amyloïde du foie.

La dégénérescence amyloïde du foie est une maladie essentiellement chronique.

Thérapeutique. — Il faut d’abord chercher à guérir

iFOIli

la cachexie paluddeune ou syphilitique qui pourrait eiisterj détruire la maladie des os ou combattre la tuberculose pulmonaire.

On prescrira ensuite l’iodure de potassium et l’iodnre de fer |3j quelquefois le traitement mercuriel par les pilules de Belloste □, le sel ammoniac, 20 à 30 centigrammes, — le carbonate de soude, 2 grammes par jour, — l’huile de foie de morue, — les eaux de Vichy, d’Ems, de Carlsbad, de Marienbad, de Kissengen, — enfin le séjour à la campagne et l’usage d’une nourriture suffisamment réparatrice.

Foie (ÉTAT GRAS DU) (DÉGÉNÉRESCENCE GRAISSEUSE Dü). Sous l’iiifluence de la phthisie pulmonaire et de la scrofule assez grave pour entraîner la mort, le foie atteint de congestion chronique s’altère peu à peu et s’infdtre de graisse sous forme de gouttelettes d’huile contenues dans les cellules hépatiques. Quand on le coupe, la lame de l’instrument se graisse, et si l’on met un fragment de l’organe sur du papier, il en résulte des taches qu’on croirait faites avec de l’huile.

La dégénérescence graisseuse du foie entraîne toujours une modification de la sécrétion biliaire à laquelle on peut rattacher la dyspepsie observée pendant la vie, mais à part ces accidents il est difficile de reconnaître l’état gras du foie.

Thérapeutique. — 11 n’y a rien d’utile à faire contre la dégénérescence graisseuse du foie.

Foie (Hydatides dü\ Les kystes de cet organe remplis de vésicules appelées acéphaloajstes ou hydatides, renfermant des granulations à peine visibles connues sous le nom ^échinocoquès (V. ce mot], sont des tumeurs hydatiques.

C’est ordinairement de vingt à quarante ans que s’observent les tumeurs hydatiques du foie, mais on en rencontre assez souvent chez les jeunes enfants et chez les vieillards.

Les tumeurs hydatiques du foie sont des maladies parasitaires dues à la présence de vers appelés échinocoques, introduits dans le corps par l’alimentation sous forme d’échinocoques, de cysticerques ou d’œufs de tænia, et pénétrant dans l’organe hépatique où ils se développent (Siebold, Kuchenmeister).

Ce sont surtout les chairs du porc (notamment le jambon cru) et les chairs du mouton, remplies de cysticerques ou de cœnures, qui favorisent l’apparition des échinocoques du foie.

%* Les tumeurs hydatiques du foie ne se reconnaissent que lorsqu’elles ont accjuis un très-grand volume, après plusieurs mois ou plusieurs années d’existence, et elles se révèlent par de la gêne à l’hypochondre droit, par une pesanteur désagréable, par de la gastralgie ou par de la dyspepsie, et enfin par un gonflement de l’organe formant quelquefois tumeur en avant de l’abdomen.

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Les tumeurs hydaticjues du foie qui font saillie au niveau des fausses côtes droites, occupent l’épigastre, la ligne blanche ou l’hypochondre, sont molles, tendues, peu douloureuses, fluctuantes, élastiques, sans changement de couleur à la peau et donnent lieu, par la percussion, à un frémissement ou à un bruit qu’on appelle frémissement ou bruit hydatique (Piorry).

L’ictère accompagne rarement les tumeurs hydatiques du foie, et il ne se monire que dans les cas où une hépatite vient compliquer la situation des malades.

Le développement des tumeurs hydaticjues du ioie se fait avec une extrême lenteur, et, quand la poche est très-volumineuse , elle proémine assez vers la peau pour qu’on puisse l’ouvrir, ou perfore le péritoine, l’intestin ou l’estomac, la plèvre, le poumon et les bronches, afin de vider son contenu au dehors.

Une tumeur hydatique du foie peut guérir spontanément par la mort des échinocoques, car alors elle cesse de s’accroître, et ses parois deviennent cartilagineuses ou osseuses.

Avec une tumeur hydatique du foie, les malades peuvent rester très-longtemps en bon état sans maigrir ni souffrir, mais plus tard, si l’hépatite vient à se déclarer ou si la tumeur s’ouvre dans un organe important, il en résulte des accidents graves promptement mortels.

On ne peut confondre un kyste hydatique du foie qu’avec un abcès ou un kyste séreux ou une cholécystite. Mais l’abcès est presque toujours lié, soit à une dysenterie anté • rieure, soit à une contusion du foie, puis il y a des accès de fièvre et de l’amaigrissement. — Les kystes séreux du foie sont si rares, que l’on doit toujours, en cas d’incertitude de diagnostic, entre un kyste simple et un kyste hydatique, opter pour la dernière supposition. — Une cholécystite a été précédée d’ictère et la tumeur s’est toujours développée plus vite qu’un kyste hydatique. Du reste, une ponction exploratrice, suivie de l’issue d’un liquide séro-albumineux contenant des crochets d’échinocoques, lève toute incertitude.

Les kystes hydatiques du foie peuvent s’enflammer spontanément, causer des vomissements, de la fièvre et de l’ictère. Une fois enflammés, ils peuvent s’ouvrir dans le péritoine, dans la plèvre et dans le poumon consécutivement à la formation d’adhérences, et quelquefois à travers les parois abdominales.

Après une ponction exploratrice, la sup • puration d’un kyste hydatique amène quelquefois la guérison et met à l’abri de la récidive.

Thérapeutique, — Les médicaments donnés à l’intérieur ont peu d’action sur les tumeurs hydatiques du foie. — On a cependant conseillé l’emploi des purgatifs salins, tels que le sulfate de soude et de ma-

Ir'Ült'

SiiCïiC; 30 grainmci tous les huit jours. — le ca/omel. 5 centigr. par jour en une fois^ — Yiodure de potassium, 3 grammes. — l'essence de téréberdhine. 5 à 15 grammes par jour dans du bouillon gras, — Yeau de nier, trois Terres par jour.

Formule de Veau de mer.

Soi Je enisine . 60 grammes,

CIJornre de magEésÎTim . 1 iJ.

'■.blonire de caleinm . 5 id.

f uKate de sonde . 20 id.

Pour 10 litres dxau.

Le seul moyen efficace à employer contre les tumeurs hydatiques du foie n’est applicable que s’il y a tumeur à l’épigastre ou à I bypochondre. — Dans ce cas, il faut l’ouvrir par le procédé de Begin ou de Récainier. V. ÉcHivocoQt'FS , LTfL.4îiMATiON du foie SUIVIE d’abcès, Kystes hyd.ytiques.

Procédés pour couvrir les kystes hydatiques du foie. — Quand on s’est décidé à l’opération, il faut recourir à la ponction, ou à la ponction précédée des caustiques, ou à l’incision couche par couche des parois de la tumeur.

Ponction. — Ponctionner le kyste avec un trocart capillaire, le vider et laisser la canule vingt-quatre heures en place pour déterminer une inflammation du kyste (Jobert,de Laniballe), ou pour permettre des injections iodées (Aran), est. une assez bonne méthode. — Aujourd’hui, on prétend pratiquer des ponctions avec le gros trocart, et faire des injections iodées, mais cela est très-dangereux et expose à la péritonite.

Ponctionner la tumeur avec le trocart, laisser la canule à demeure pendant plusieurs mois, faire des injections iodées (Owen, Kecs, Boinet), faire une contre-ponction au besoin (Boinet), est un moyen convenable pour faciliter l’écoulement du liquide, mais il olTrc aussi des dangers.

2° Application de caustiques suivie de la ponction. — Attaquer la tumeur par des applications successives de potasse caustique et de chlorure de zinc sur le point culminant de la tumeur, puis ouvrir Peschare ou attendre sa chute (Récamier), est une opération justifiée par des succès. Il faut ensuite faire de grands lavages et ne point laisser le pus séjourner dans le foyer du kyste suppuré.

Ouvrir avec le bistouri la paroi abdominale jusqu’au péritoine (Bégin, Graves) et attendre qu’il se soit formé des adhérences pour attaquer le kyste, est une opération qui a de grands dangers et à laquelle on ne doit jamais recourir.

Il n’y a certitude de guérison radicale des kystes kydatiqücs du foie que quand le kyste a suppuré.

Foie (Hypertrophie du). L’augmentation du tissu glandulaire du foie, état distinct de la congestion hépatique, constitue l’hypertrophie du foie.

Dans l’hypertrophie du foie le nombre et le volume des cellules hépatiques sont augmentés I elles sont doubles et triples de leur volume naturel, avec deux ou trois noyaux, plusieurs nucléoles, des granulations et peu de gouttelettes d'huile ou de pigment.

Un foie hypertrophié pèse souvent de 7 à 1 5 et jusqu’à 20 kilogrammes.

L’hépatite aiguë, simple ou svqîhilitique,

KOI K

le diabète sucré, la leucémie, la cachexie paludéenne, la dysenterie et le séjour prolongé dans les pays chauds sont les causes habituelles de l’hypertrophie du foie.

*,5,* Le début de l’hx'pertrophie du foie est très-insidieux et passe ordinairement inaperçu; ce n’est que lorsque la maladie est assez avancée fpi’on peut la reconnaître et alors il y a dys- (lepsie, perte des forces, avec teinte jaunâtre, qu ( Iqu efois ictér iq u e , pesan leur à rh y pochondre droit, augmentation de volume du foie constaté par la palpation et par la percussion, quelquefois de l’ascite, des hémorrhagies intestinales, de l’anémie et une hypochondrie plus ou moins prononcée.

Il ne faut pas confondre l’hypertrophie du foie avec l’hypéréraie aiguë et chronique dans lesquelles il n’y a qu’un gonflement produit par une trop grande quantité de sang des capillaires.

Le séjour dans les pays chauds, la dysenterie, les fièvres intermittentes, la syphilis, le diabète sucré, la leucémie et les contusions du foie produisent souvent l'hypci trophie du foie.

Des malaises avec amaigrissement, la perte des forces, la dyspepsie, la teinte jaunâtre iciérique de la peau, la pneumatose intestinale, les épistaxis (Monneret), les hémorrhoïdes, quelquefois l’ascite, l’hypochondrie à différents degrés, et enfin la matité du foie qui déborde les côtes ou s’étend à l’épigastre jusque dans le côté gauche, sont les signes ordinaires de l’hypertrophie hépatique.

L’hypertrophie du foie est une maladie très-lente, c]ui reste longtemps stationnaire, qui rétrograde et guérit quelquefois ; mais chez les sujets c|ui se soignent mai elle augmente, détermine l’hydropisie, le trouble général des fonctions et la mort.

Quand l’augmentation de volume du foie n’est pas accompagnée de tumeurs dures, d'inégalités profondes ou de kystes, il est très-probable qu’il s’agit d’un cas "d’hypertrophie.

Thérapeutique. — Le régime lacté, les végétaux, le poisson, les féculents, les fruits et l’eau, voilà la nourriture convenable à l’hypertrophie du foie.

Il faut combattre l’hypertrophie du foie parles frictions sèches, par les frictions avec la pommade ioduréc ou la pommade mercurielle, — avec la paie talion, — avec les purgatifs salins ou drastiques, qui sont excellents, avec les alcalins, surtout le bicarbonate de soude, qui a également de très-grands avantages, et avec les pilules savonneuses.

Les exutoires sur la région du foie sont très-utiles, et, dans ces cas, on a recours aux révulsifs cutaués, tels que cautères, vésicatoires volants et applications de teinture d’iode.

On donnera en même temps du calomel à la dose de 20 centigrammes par jour pendant quelques jours, en ayant soin d’éviier la salivation ou

bien six pilules de savon médicinal, de 20 centigr. des pilules éi’aloès de 10 centigrammes, deux pilules

t'OiH

pir jour 0- l'iodiire de potassium, 1 graiiime par jour O-

L'hydrothérapie et les douches sur le foie avec l’eau froide. — les eaus minérales de Vichy, d’Ems, de Plombières, de Carlsbad, de 'VViesbaden, de Gauterets, d’Aiî, en Savoie, doivent être conseillées aux malades.

De toutes les eaux minérales, ce sont celles de Vichy et de Carlsbad, à l’intérieur, en bains et en douches, conseillées par quelques médecins, qui sont les plus utiles et qui constituent un des meilleurs moyens de guérison de cette nîaladie.

Comme la congestion et rinflaramation chronique du foie, l’hypertrophie de cette glande se trouve très-bien du séjour à la campagne. (V. le Traite- ’jEvr DE l’hépatite chroxiqce.)

Foie (Inflammation du) ou Hépatite.

Le foie peut être aliecîé d’iuflammatioii aiguë ou chronique. C’est ce qu’on appelle aussi l’/te- [jotite.

L’hépatite est rare dans l’état aigu dans les pays tempérés, tandis qu’elle est très-fréquente dans les pays chauds, là où les fonctions du foie sont très-actives.

Dans les pays tempérés c’est surtout sous la forme chronique que se montre l’hépatite.

L’hépatite résulte de causes très-variées et très-différentes : ce sont les coups, les chutes et les contusions sur le foie, les hyperémies hépatiques qui résultent des obstacles à la circulation lorsqu’il existe une maladie des valvules (lu cœur, une lésion chronique étendue des poumons, un vaste épanchement pleurétique ou une tumeur comprimant la veine sus-hépatique, la résorption purulente, quelle qu’en soit l’ol’origine, la leucémie, la cachexie paludéenne, la syphilis constitutionnelle, la dysenterie, l’alimentation trop abondante et enfin l’usage habituel et prolongé de l’eau-de-vie, du vin pur et des condiments âcres et irritants.

Quand il existe nue hépatite aiguë on constate l’hypérémie ht le ramollissement du foie, la suppuration sous forme di' abcès ou d’infiltraliou purulente, mais dans les pays tempérés les abcès du foie sont très-rares.

V Les abcès du foie infiniment plus communs dans les pays chauds que dans les pays froids, sont superficiels ou profonds, uniques ou multiples, et ils renferment 50 à 1500 gram. d’un pus qui est tantôt blanc jaunâtre ou rouge lie de via.

V La gangrène du foie est une terminaison très-rare de l’hépatite.

V Dans riiépatite chronique il se produit toujours une augmentation de volume du foie avec induration partielle ou de la cirrhose. V. ce mot.

Il y a souvent peu de rapports entre les symptômes de l’hépatite et la lé.sion qui les produit, ce qui rend le diagnostic extrêmement difficile.

h'OlK 57 î

L’hépatite débute quelquefois brusquement par des frissons, de la douleur à l’hypochondre droit, des vomissements, de la fièvre avec ou sans ictère, et ailleurs elle apparaît lentement cachée par des phénomènes saburraux, gastriques et typhoïdes.

Les symptômes de l’hépatite sont locaux et bornés à la région du foie, ou généraux, et ils révèlent alors un trouble profond des différentes parties de l’organisme.

’V* Parmi les symptômes locaux de l’hépatite il faut citer la douleur à l’épaule droite, ejui n’est pas constante, la douleur obtuse ou lancinante h l’hypochondre droit, la pression douloureuse (le ceîte région, le gonflement épigastrique et enfin l’augmentation de volume du foie révélée par la percussion.

Dans l’hépatite aiguë, les symptômes généraux sont la fièvre, l’état saburral de la langue, l’inappétence, la constipation, les excréments noirs ou blancs s’il y a de l’ictère, la coloration noire des urines et enfin l’ictère qui peut manquer entièrement ou ne se montrer que sur les conjonctives.

Quand l’hépatite aiguë occupe la face convexe du foie, il y a de la pleurésie diaphragmatique avec point de côté, et presque tous les signes de la pleurésie aiguë, moins l’épanchement; mais si elle occupe la face concave de l’organe il y a au contraire prédominance de symptômes gastriques.. Si inflammatio sit in parte gibba, urgent symptomat ica pleuritica; si in ejus cova, stomacliica (Bagîivi).

Dans l’hépatite qui occupe le tissu intérieur du foie, les symptômes sont très-confus et simulent souvent ceux de la fièvre typhoïde : Hepatitis occulta, sive typhosa (Naumann).

La durée de l’hépatite varie suivant sa cause, son étendue et le climat où elle se développe ; ainsi elle est plus longue et plus grave dans les pays chauds que dans les pays tempérés; elle est très-rapidement mortelle dans l’infection purulente, et dans les cas habituels elle dure de un 'a deux mois;

L’hépatite aiguë se termine par résolution, par congestion chronique ou par hypertrophie dans les cas peu graves, et par abcès, au contraire, dans les cas où la maladie est plus sérieuse.

* / Quand un abcès se forme dans le foie la fièvre tombe et. la douleur cesse; il se produit des frissons et quelques sueurs erratiques, mais rarement de l’ictère, si ce n’est dans les cas où le foyer exerce une compression sur les conduits biliaires.

Les abcès du foie s’ouvrent spontanément dans les canaux biliaires, dans l’esloniac, dans le duodénum, dans le côlon transverse, dans la plèvre, dans les poumons, dans le p'ü’i- 1 carde, dans la veine cave, dans le péritoine, ou

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bien à l’extérieur, au niveau des lombes, près de l’ombilic ou dans l’aine.

Thérapeutique. — Dans les pays chauds, potir pré- \cnTr rhé^tite il faut éviter toute infraction aux règles de l’hygiène et ne pas faire usage d’aliments trop substantiels, de boissons alcooliques ou de condiments âcres et irritants.

Une fois l’hépatite déclarée, il faut, au début, pratiquer une ou deux saignées et appliquer des sangsues ou des ventouses scarifiées à la région du foie. — En cas de douleur, on devra donner 5 centigrammes à' opium ou d’extrait de jusquiame noire ^ ou 20 à 30 centigrammes Ae poudre de Dower.

Les malades doivent être mis à la diète et ne prendre que du bouillon ou de l’hydrogala, de l’eau de gomme et des boissons acidulés ou émollientes.

Il faut ensuite donner du calomel à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme l-<- -t-l. ou bien de Xalos, 20 centigrammes par jour 13? àxijalap, 1 à 2 grammes de poudre ou bien 50 centigr. à 1 gramme de résine, ou enfin de la scammonée, à la dose de 1 gramme.

Dans Vhépatite chronique les malades doivent être mis à la diète lactée et à l’usage du poisson, des fruits et des légumes herbacés, assaisonnés au beurre.

On leur appliquera des cautères ou des mouches de feu à la région du foie [3? un vésicatoire à demeure 13? de la teinture d’iode tous les jours (3, un moxa [3 ou un séton [3-

Potion purgative.

Sulfate de soude ou de magaésie, 30 grammes.

Eau . 150 id.

Suc de citron . n“ 1

A prendre à jeun en deux fois, à dix minutes d’intervalle S, ou bien :

Poudre de racine de rhubarbe. . 250 centigrammes.

Poudre de racine de belladone. 50 id.

Mêlez et divisez en dix paquets, trois paquets par jour 3 (Hufeland).

Potion diurétique.

Acétate de potasse . 6 grammes.

Infusion de tilleul . 180 id.

Sirop de fleur d’oranger .... 30 id.

A prendre par cuillerées dans les vingt-quatre heures 3 (Desbois).

Èlectuaire de Kortum.

Conserve de cochléaria . 60 grammes.

Extrait de chiendent . 30 id.

Extrait de pissenlit . 30 id.

Acétate de potasse . 20 id.

Une cuillerée à café quatre fois par jour 3* Pilules de savon.

Savon médicinal . 123 grammes.

Poudre de racine de guimauve. 15 id.

Acétate de potasse . 4 id.

Faites des pilules de 20 centigr. Six à trente par jour 3-

Il faut leur donner des bains simples et des bains alcalins avec 200 grammes de sonde, des bains d’eau de Vichy. — Faire prendre de l’eau de Condillac, de Saint'Galmier, d’Ems et de Vichy j enfin prescrire

l'hydrothérapie et surtout des douches froides snr l’bypochondre droit pendant deux mois.

Âbcès du foie. — Quand il existe un abcès du fok et que la collection purulente proémine à l’extérieur, on devra l’ouvrir aussitôt que la fluctuation aura été constatée. Pour cela on appliquera un morceau de pâle de Vienne sur la partie saillante de la tumeur. Six heures après la production de l’eschare on l’enlèvera avec le bistouri et sur la plaie on mettra une rondelle de pâte de zinc. Le lendemain on enlèvera la partie mortifiée pour réappliquer de la pâte de zinc dont on enlèvera l’eschare au bout de vingt-quatre heures, et alors on introduira un bistouri dans la tumeur pour évacuer le pus. La plaie sera ensuite pansée avec des cataplasmes jusqu’à la fin de la suppuration. V. Abcès du foie.

FORMULAIRE DE L’INFLAMMATION CHRONIQUE DU FOIE. Extrait de fiel de bœuf. Fiel de bœuf récent, quanj tité suffisante ; passez, évaporez en consistance d’e\trait, 1 à 4 grammes 3-

Cataplasmes vinaigrés à mettre sur la région du, foie, dans les maladies chroniques de cet organe. (Maldonado.)

Eau régdle, a la dose de 60 à 100 grammes dans un pédiluve, contre les engorgements et autres maladies chroniques du foie 3-

Extrait de ciguë officinale, en pilules, 10 centigrammes à 3 grammes par jour 3*

Éther sulfurique, dix à quinze gouttes de temps en temps sur du sucre ou sous forme de perles gélatineuses, s’il y a des douleurs hépatiques 3- Emplâtre stibié sur la région du foie 3- Éther nitrique alcoolisé, dix à vingt gouttes dans une potion à prendre par cuillerées f+1.

Décoction de saponaire, 30 à 60 grammes par litre d’eau S-

Suc de saponaire, 20 à 30 grammes le matin à jeun 3

Extrait de saponaire, 1 à 3 grammes par jour en pilules ou en potion 3-

Petit-lait, 1 à 2 litres par jour, à prendre à la campagne dans la matinée 3*

Savon amygdalin, 1 à 3 grammes par jour. Décoction de Vandellia diffusa (scrofulariée de la Guyane) comme laxatif 3- (Hancock.)

Décoction deSenecio vulgaris ou seneçon, 8 grain, par litre d’eau 3*

Eau de Vichy artificielle.

Carbonate de soude . 7 grammes.

Chlorure de sodium. . . 17 milligrammes.

Chlorure de calcium . 6 décigrammes.

Sulfate de soude . 3 id.

Sulfate de magnésie . 15 centigrammes.

Sulfate de fer cristallisé . 17 milligrammes.

Eau privée d’air . 625 grammes.

Gaz acide carbonique . 312 vol.

A boire par verres dans les vingt-quatre heures [3? autant vaut mettre 7 grammes de carbonate de soude dans un litre d’eau.

Eau de Vais artificielle.

Cai-bouate de soude . 7 grammes.

Sulfate de soude ........ 5 centigrammes.

Sulfate de fer . 4 id.

Magnésie blanche . 1 décigramme.

Chlorure de calcium . 25 centigrammes-

Eau . 625 grammes.

Acide carbonique . 5 vol.

A boire pai- verres 3-

Pilules contre les engorgements glanduleux chroniques du foie.

Earon médicinal . 16 grammes.

IHlules de Phamner.

Mêlez et faites des pilules de 25 centigraiiimes. Poudre purgative tempérante.

Pour obtenir 125 grammes de suc d’herbes. A prendre en une fois le matin à jeun.

On y a joint quelquefois :

Acétate de potasse . 4 grammes.

(Honoré) [3’ Électuaire de Kortum.

Conserve de coehléaria . C4 grammes.

Extrait de chiendent . . . 1 . . qa • i Extrait de pissenlit . . . . /

Acétate de potasse ........ 24 id.

Une cuillerée à café quatre fois par jour contre les engorgements du foie m

Pilules anti-ictériques.

.Mêlez et faites soixante-douze pilules quatre pilules par jour [+]. (Goéroly.)

Faites dix pilules. — Dose, une à deux pilules par jour (Abercrombie, Valleix.)

Julep amer ou potion noire.

Le cinquième de ce mélange tous les deux jours ea se couchant. Dans les affections chroniques du ti-ûe et dans la mélancolie (Gall.)

Bécoctmi d’orge acidulée.

Acide hydrochloriq^ne jusqu a agréai

Mêlez. — Par tasse dans la journ

Faites dissoudre dans un litre et demi de bouillon aux herbes. Boire par tasses jusqu’à effet purgatif suffisant [+]■

Suc d'herbes fondant.

Sirop de gomme . q. s.

Faites des pilules de 3 décigrammes.

Dans les engorgements des viscères abdominaux, deux à quatre par jour [+1.

Pédiluves nitro-muriatiques .

.Xcide hydrochlorique . 00 grammes.

Acide nitrique . 60 id.

Eau pm'e . 120 id.

Le tiers du mélange dans :

ün bain de pieds pendant vingt minutes, le soir I i.

Eau de Saint-Amand (Nord), trois à six verres.

Eau sulfureuse alcaline de Montmirail (Vaucluse); boisson et bains.

Eau et bains dePfeffers, en Suisse.

Eau d'Ems en boisson et en bains [+].

Eau de Néris en boisson et en bains |3'

. Eau de Pougues en boisson et en bains 1^.

Foie (Kystes du). Des kystes séreux distincts des kystes à hydatides peuvent se former dans le foie (Howkins), et ils sont formés d’une paroi fibreuse à plusieurs feuillets dont l’interne est souvent recouvert de végétations fongueuses. — Ces kystes sont fluctuants, sans frémissement hydatique, renferment de la sérosité ordinairement incoagiilable, et peuvent acquérir un volume énorme.

Thérapeutique. — Le traitement des kystes séreux du foie est le même que celui des abcès et des kystes à hydatides. V. Foie (Inflammation du. Abcès du et Hydatides du).

Foie (Plaies Dü).

I. Plaies par instruments piquants et tranchants. ■ — Des instruments piquants et tranchants peuvent atteindre le foie à travers le thorax ou à travers l’abdomen et produire, soit une hémorrhagie externe, soit un épanchement de sang dans le péritoine ou dans la plèvre, soit un peu plus tard une péritonite et une hépatite consécutives.

Les plaies du foie par instruments piquants ne peuvent être reconnues que par la connaissance de l’instrument vulnéraiit et la direction de la plaie ; et si l’on veut s’assurer de sa profondeur, il faut que le cathétérisme soit fait avec prudence et seulement avec une sonde de femme.

Les plaies de la face convexe du foie causent des douleurs sourdes qui s’étendent à l’épaule correspondante et au larynx, tandis que celles de la face concave causent des douleurs au niveau de l’appendice xiphoide (Boyer) .

Les plaies du foie par un instrument tranchant, avec large ouverture des téguments sont -reconnues par simple inspection.

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