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Adénites cervicales profondes. Les ganglions profonds du cou, atteints d’adénite, forment des abcès du cou à la région sterno-inastoïdienne, a la région sus-hyoïdienne, quelquefois des abcès rétro-pharyngiens. V. Abcès et Cou
Adénite syphilitique. Ordinairement lié à une éruption de pustules sur le cuir chevelu, les engorgements des ganglions sous-occipitaux sont étrangers à la syphilis ; ils sont indolents, ne suppurent jamais, à moins que le sujet ne soit scrofuleux. On les traitera comme les adénites cervicales simples, dans le cas où ils prendraient un développement inaccoutumé.
ADÉi^osiE {tumeur glandulaire hypertrophique., Lebert; tumeur adénoïde, Velpeau). Les adénomes sont des tumeurs dont la structure est analogue à celle des glandes.
1° Adénomes (mhypertropjhies glandulaires.
La multiplication des acinis glandulaires et du tissu conjonctif, l’hypertrophie des culsde-sac glandulaires avec des amas d’épithélium dans leur cavité, et des vaisseaux peu développés, constituent la tumeur adénoïde ou adénome.
Une tumeur adénoïde peut se transformer localement en petits kystes, s’enflammer et suppurer, mais elle ne se transforme pas en cancer, à moins de très-rares exceptions dont on peut encore douter.
Les tumeurs adénoïdes sont lobulées, dures, sans adhérence à la peau ou aux couches celluleuses et fibreuses du voisinage, mais quel que soit leur volume, elles sont indolentes et se développent très-lentement.
La glande mammaire, la glande parotide (Velpeau), la glande thyroïde et la prostate,' les glandes sudoripares (Verneuil), sont le siège le plus fréquent des tumeurs adénoïdes.
Thérapeutique. — La compression peut être employée pour empêcher une tumeur adénoïde de s’accroître. Si la tumeur croît et comprime des viscèreSj et qu’une ablation soit possible, comme à la mamelle et à la glande parotide, on opérera, mais alors il n’est pas nécessaire d’attendre que la tumeur ait acquis un grand volume.
Il est fâcheux de différer trop longtemps l’ablation d’une tumeur adénoïde qui continue à s’accroître malgré la compression exercée sur elle, car les incisions seront plus étendues ou plus profondes, ce qui rend l’opération beaucoup plus grave, et on laisse ainsi le temps à la santé générale de s’affaiblir.
1° Hétéradénomes ou génération de tissu glandulaire (Robin). Du tissu glandulaire se développant dans une région où il n’y a pas de glande, et formant une véritable erreur de lieu dans la nutrition des tissus, constitue l’hétéradénome.
Des culs-de-sac filamenteux avec des diverticule en cÆcum formés par une gangue celluleuse et de l’épithélium nucléaire, ou des culs-de-sac terminés par des renflements entièrement pleins d’épithéUum nucléaire, et des corps oviforme de nalm*e azotée interposés entre ces
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culs-de-sac de nouvelle formation, ou enfin de simples tubes pleins d’épithélium nucléaire, constituent les trois variétés de tissu liétéradénique.
Les hétéradénomes se produisent là où il n’y a que du tissu cellulaire, sans aucune trace de tissu glandulaire, mais on en trouve dans les parties voisines des glandes, et particulièrement sous le grand pectoral cjui les sépare de la mamelle.
Certaines tumeurs hétéradéiiiques se comportent comme des cancers , dans les fosses nasales et dans l’orbite. Près de la mamelle, de la glande thyroïde et parotidienne, les tumeurs hétéradéniques ressemblent cliniquement aux tumeurs adénoïdes. Donc il y a lieu de croire que les hétéradénomes de l’orbite et des fosses nasales forment une double lésion, un cancer cellulaire avec hypertrophie et hypergenèse glandulaire dans les membranes muqueuses.
Thérapeutique — On doit toujours enlever ou tenter de détruire une tumeur hétéradénique qui augmente si lentement que ce soit.
AiîÉxo-MÉi^’iî^GÉE (Fièvre). Nom jadis donné par Pinel à la fièvre continue, muqueuse, ayant pour siège les glandes de l’intestin. V. Fièvre typhoïde.
Adéno-nerveuse ( FIÈVRE ). Nom donné par Pinel à la fièvre typhoïde compliquée d’accidents nerveux. V. Fièvre typhoïde.
AisÈWOPATBiiE. Nom générique donné à toutes les maladies des ganglions lymphatiques. V. Adénite.
AOHÉKENîCES AiciEESES. La réuiiionde parties normalement séparées, soit par suite d’un vice de conformation, soit par suite de lésions traumatiques ou inflammatoires, constitue les adhérences vicieuses.
Thérapeutique. — Ces affections exigent un traitement curatif toutes les fois que les adhérences sont bien limitées, et réclament des opérations d’urgence quand une fonction est supprimée et quand il y a menace de mort. Certaines adhérences, comme celles du péritoine et des plèvres, ne sont accessibles qu’à un traitement palliatif. V. Axkyloglosse, Atrésies, Brièveté du freix de la verge. Cicatrice, Déli- VRAXCE, Filet, Pleurésie, Syndactylie.
ABIPEESE (Tumeur). On donne le nom de tumeur adipeuse à des tumeurs formées par une hypertrophie du tissu graisseux. Outre les lipomes qui sont des hypertrophies partielles, et la polysarcie qui est une. hypertrophie générale du tissu adipeux, il y a des hypertrophies étendues à tout le tissu adipeux des parois de Tabdoinen et des mamelles. Ces lésions, qui ne doivent pas être opérées, ne réclament que l’application de bandages, corsets ou ceintures de coutil, destinés à soutenir les parties dont le poids est une gêne pour les malades. V. Lipo.me et Polysarcie.