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particulière, pour y être surveillés avec le soin qu’exige leur position.

Les aliénés tranquilles, et c’est le plus grand nombre, doivent être placés à la campagne, dans des exploitations agricoles, où l’on utilisera ce qui leur reste d’intelligence et de force physique.

La séquestration absolue appliquée aux aliénés n’est bonne que pour les furieux et pour ceux qui sont capables de nuire aux autres, mais la colonisation, c’est -à-dire le travail rural en liberté dans une exploitation agricole, est préférable lorsqu’il s’agit d’aliénés tranquilles. Ce qui a été obtenu à la colonie de Gheel et à la colonie de Beaumont (Oise), dirigée par le docteur Labitte, doit encourager dans cette manière de faire.

L’aliéné doit être séparé du monde, d’abord pour favoriser la guérison, loin du milieu où il est tombé malade, et ensuite pour empêcher la contagion du mal par l’exemple.

Les aliénés tranquilles doivent vivre le jour en commun, prendre leurs repas à la même table, jouir de distractions communes, faire des lectures agréables et assister à des réunions musicales, artistiques et littéraires, appropriées à ce qui leur reste de raison.

Les bains prolongés (trois ou quatre heures), avec affusions froides et douches sur la tête, comme moyen d’intimidation pour rappeler au malade qu’il se trompe et qu’il ne doit pas le faire, sont trèsutiles dans les différentes espèces de monomanies.

L’hydrothérapie sous toutes les formes et les boissons d’eau froide, quinze à vingt verres par jour, sont très-utiles contre la monomanie.

L’aliénation compliquée de phénomènes de congestion cérébrale doit être traitée par la saignée du bras ou du pied et par des ventouses scarifiées à la nuque et derrière les oreilles.

Chez les aliénés la constipation doit être combattue par les aliments rafraîchissants, tels que laitage, fruits, légumes herbacés, par des boissons laxatives et par des pilules à’aloès, de scammonée, de coloquinte ou àejalap.

L’opium, la belladone et les solanées à petites doses peuvent être employés chaque jour comme sédatifs de l’excitation nerveuse, mais les solanées sont préférables.

Le musc, le camphre, l’éther, le castoréum, la valériane et les composés de valérianate d’ammoniaque, d’atropine, de zinc, etc., peuvent être employés contre la folie chronique.

Dans toutes les folies sympathiques, il faut combattre la cause présumée de l’aliénation, sans trop se préoccuper des troubles intellectuels, et si l’on guérit les pertes séminales, la dyspepsie, une névralgie de la tête, les maladies chroniques de l’intestin, de la peau, etc., on aura plus fait pour le bien des malades qu’en s’acharnant sur le délire avec des douches d’intimidation.

Le nitrate d’argent, de 25 milligrammes à 5 centigrammes par jour, est le meilleur remède à employer contre la folie paralytique. (Bouchut.)

Les sétons et les cautères à la nuque, — les pointes de feu épidermiques le long du rachis, — les applications de teinture d’iode sur le crâne, sont d’excellents révulsifs à employer contre la monomanie et les hallucinations. V. ce mot.

FOFFICLXES PULEEX (MALADIES DES).

Ces maladies sont la teigne, la plique et 1’%perù'ophie.

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La teigne est une maladie du follicule, accompagnée de la production d’un végétal parasite. V. Teigne.

lA’plique est une lésion du follicule pileux et nne altération consécutive du poil. V, Plique et Calvitie.

hypertrophie du follicule pileux existe ?eu!e ou avec un cancroïde. Il est rare cj[ue l’hypertrophie du follicule ne s’accompagne pas d’nne hypertrophie des glandes sébacées ou n’en soit pas la suite. V. Glandes sébacées.

Thérapeutique. — Gomme il y a le plus souvent un kyste sébacé autour du follicule hypertrophié, on enlèvera le kyste sébacé et le follicule sera extrait en même temps.

FOLLICULITE VULTAIRE. Y. ACNÉ VUL¬ VAIRE.

FOMEYTATIONI. Les fomentations sont des applications de liquides médicamenteux chauds ou froids sur le tégument externe au moyen de compresses de linge, de flanelle ou d’éponge. On emploie ainsi les fomentations émollientes avec les décoctions de guimauve, de sureau, de graine de lin ; les fomentations narcotiques avec lamorelle, le pavot; les fomentations astringentes vineuses ou vinaigrées, etc.

Fomentation ou injection narcotique.

Espèces narcotiques . 30 grammes.

Eau. . . 1000 id.

Faites infuser pendant deux heures, passez.

On préparera de même les fomentations et injections avec les feuilles de belladone, de jusquiame, de morelle, de stramonium, ou avec les espèces aromatiques.

Les espèces narcotiques sont composées de parties égales de feuilles de morelle et de pavot brisées.

Injection ou fomentation de morelle et de pavot.

Feuilles de morelle . 15 grammes.

Tètes de pavot . 15 id.

Eau bouillante . 1000 id.

Ouvrez la capsule du pavot, séparez-en les semences, coupez-la par morceaux et faites-la infuser dans l’eau pendant une heure, en même temps que les feuilles; passez avec expression.

FOXCAUDE (Hérault). Eau minérale bicarbonatée calcique à 25°, employée en boisson, en bains de baignoire et de piscine contre les affections nerveuses [±], dans les névralgies S, dans les maladies chroniques de l’intestin O et dans les affections chronic[ues de l’utérus B.

FOXCiEGliE (Ariége). Eau saline bicarbonatée calcique froide, employée dans les maladies chroniques de l’estomac et des intestins B.

FONDANTS. Les fondants sont des remèdes qn’on emploie pom’ dissiper les engorgements dgusm chroniques des organes, selon la cause présumée du mal. Il y a des fondants externes,

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ce sont les emplâtres, et des fondants internes, qui sont l’iode ou le mercure. Ce n'est pas là une classe de remèdes, c’est une collection disparate d’agents de nature contraire employés pour résoudre les différentes tumeurs.

*/' Rien n’est difficile à déterminer comme le sens du mot fondant, qui a varié selon les différentes époques de la thérapeutique. — Ainsi, les saignées qui guérissent une phlegmasie aiguë pourraient être considérées comme des moyens fondants. Aujourd’hui, on donne ce nom à des substances qui, étant employées à l’extérieur ou à l’intérieur, raniment la vitalité des tissus malades et agissent directement sur eux pour favoriser l’absorption des exsudations morbides qui s’y trouvent enfermées.

Viode tiles préparations iodées, à l’extérieur en frictions et à l’intérieur en potion ou en pilules, sont les fondants de certaines adénites chronicjues et de certains engorgements fibroplastiques des tissus par la scrofule ou par la syphilis.

Le mercure est le fondant des produits engendrés par la syphilis secondaire. •

Le calomel est le fondant de certaines obstructions du foie.

Les huiles essentielles, X éther et le chloroforme sont les fondants des concrétions biliaires hépatiques et des calculs biliaires.

Les alcalins, et surtout le bicarbonate et lé benzoate de soude à petite dose, sont les fondants des obstructions goutteuses et des lophus du rein ou des articulations.

Thérapeutique. — Les cataplasmes, les fomentations émollientes et huileuses, la ouate, le coUodion, sont les fondants des engorgements aigus inflammatoires, tandis que les emplâtres, les pommades d’iode, de baryte, de mercure, etc., sont des fondants pour les engorgements chroniques.

Dans les engorgements chroniques on emploie les alcalins et les préparations savonneuses; — les amers et l’iode, dans la scrofule ; — le soufre, dans l’herpétisme ; — le mercure et ses préparations, dans la syphilis; — l’or contre le cancer; — l’arsenic, dans les congestions chroniques, etc.

L’application des prétendus remèdes fondants et les préparations savonneuses varient selon les époques et d’après les théories médicales en vogue. Il ii’y en a qu’un très-petit nombre qui méritent vraiment cette qualification, ce sont l’arsenic, le mercure et l’iode.

FdiYGOSiTÉS DU PÉstlTOiNiE. On a rencontré plusieurs fois des masses végétantes sur le péritoine des fosses iliaques, et qui ressemblent aux fongosités des articulations.

Les fongosités du péritoine ont été jusqu’ici méconnues sur le vivant.

Lorsque les fongosités du péritoine déterminent une ascite, on les prend pour un kyste ovarique. Cependant un kyste de l’ovaire est toujours plus facile à sentir que des fongosités du péritoine, qui sont en général peu dé-

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