FOUG
Les corps foudroyés conservent de râettricité comme une bouteille de Leyde, et l’ofl voit quelquefois les individus relevant un hoinmt foudroyé recevoir une décharge électrique trèsforte (Boudin).
Les individus qui ne meurent pas sor le coup de l’action fulgui’ante présentent souTent. avec leurs brûlures, les signes d’une commotion cérébrale, et lorsqu’ils se réveillent ils sont paralysés incomplètement des membres inférieurs. Ils éprouvent des sensations de froid, un tiraillement très-douloureux dans les pieds et les mains, et une angoisse que l’on peut rapporter à la frayeur aussi bien qu’à Teffeldela foudre.
Des complications variables surviennent après la fulguration, ainsi l’on observe l’épilation qui peut être le résultat d’une brûlure ou d’une sorte de nécrose des poils, et des exanthèmes ou des inflammations autour des lésions traumatiques.
Les femmes enceintes atteintes par la foudre avortent généralement comme à la suite de violentes secousses.
Thérapeutique. — Ranimer les blessés par des frictions et des affusions froides et des lavements excitants.
On emploie aussi les potions stimulantes; soit pour 100 grammes d’eau, 2 grammes de liqueur d’Holîmann ou huile essentielle de cannelle, deux gouttes, et sirop, 30 grammes. On a aussi conseillé la potion suivante :
Eau . 125 grammes.
Sucre . 8 id.
Bruciue . 30 déeigrammes.
(Magendie.)
Une cuillerée par jour El-
Le lavement de térébenthine est d’un bon usage.
Eau . 250 grMimes.
Jaune d’œuf . n" i.
Essence de térébenthine .... 30 grammes,
(Codex.)
Si les malades présentent les signes de l’asphyxie, faire la respiration artificielle.
On traitera les brûlures après que les malades auront repris leurs sens.
FOUGÈRES. Plantes formant la famille de ce nom et dont plusieurs espèces sont employées en médecine :
1° La fougère mâle a une racine très-employée comme vermifuge, surtout contre le ténia Œ3. On l’emploie sous forme de teinture éthérée, 5 à 10 grammes, — ou de poudre incorporée à du sirop, 15 à 20 grammes, — et quelques heures après on administre 30 gi'ammes d’huile de ricin.
2° La fougère femelle, moins employée que la précédente, jouit des mêmes propriétés.
3° La fougère royale s’administre quelquefois en feuilles, à l’intérieur, contre la scrofule EJ. Elle ii’est bonne que pour faire des paillasses à mettre dans le lit des enfants.
foLxrBE. V. Entorse.
ForBais. Les fourrais sont des insectes hyménoptères, contenant de V acide formique et employés en médecine. Il y en a une espèce, la p-jurmi fauve, dont la teinture sert à préparer l'eau de magnanimité de Hoffmann, vantée comme aphrodisiaque □, et à faire le baume acoustique de Idinderer. Ce sont des moyens peu employés.
FBACTtiEES. Toute solution de continuité (fnn os forme ce qu’on appelle une fracture.
Les fractures résultent toujours d’une violence extérieure ou d’un effort et par cela même sont traumatiques; mais il y a des fractures dites spntanées sur les os qu’une nécrose, une tumeur on un ramollissement ont rendus moins solides, et alors les os se rompent sous l’influence d’un mouvement ou cèdent sous le poids du corps.
Dans la solution de continuité d’un ôs causé par un traumatisme la lésion peut se réduire à une simple fissure, à une petite perte de substance ou constituer une séparation complète de l’os, en deux ou plusieurs parties.
Toutes les fractures s’accompagnent de contusion à des degrés divers.
Quand un os est atteint de fracture, le périoste est presc{ue toujours déchiré.
Dans une fracture, les parties séparées des os longs se déplacent dans le sens de leur longueur en chevauchant ou en formant un angle, ou se déplacent par rotation. Les parties séparées des os courts ou des extrémités des os se déplacent dans des sens divers ou se pénètrent partiellement ; les parties les plus dures entrent dans le tissu le plus spongieux.
Les os spongieux sont souvent écrasés, les os longs sont fracturés oblic^uement, transversalement avec des dentelures plus ou moins prononcées. Les fractures transversales des os longs n’existent que chez les jeunes sujets. C’est encore chez eux que l’on rencontre des fractures incomplètes transversales et une courbure de la portion d’os demeurée intacte. Les fractures des os plats sont toujours irrégulières. '
Toutes les fractures tendent à se guérir ou à se consolider aux dépens du suc osseux (Galien) ou exsudât fourni par les extrémités des os fracturés (Dethleef ), et par l’exsudation de la face interne du périoste (Duhamel) , par une sorte d’ostéite adhésive (Lambron).
Les causes les plus variées déterminent les fractures; — ou bien, elles résultent de violence portées directement sur l’os au point où il se brise, ou bien elles dépendent de causes indirectes, c’est-à-dire des chocs portés sur un point de l’os très-éloigné de la fracture ou de contractures musculaires énergiques. Cette dernière cause est rare.
Un épanchement de sang, avec ou sans ecchymose, la déformation des parties et le raccourcissement ou la tuméfaction limitée d’un os, la douleur à la pression, la crépitation, la mobilité anormale et la saillie des fragments sont les signes anatomiques des fractures.
La douleur, l’impossibilité de mouvoir la partie où siège l’os fracturé, des mouvemenis anormaux du membre, la relation entre le traumatisme et la lésion produite, sont les signes physiologiques des fractures.
La compression et la blessure des parties molles par les os brisés, des contusions superficielles sur le membre blessé, des complications inflammatoires, senties signes pathologic[ues des fractures.
Toutes les fractures, excepté celles du crâne, se manifestent par ces groupes de symptômes.
Comme toutes les contusions, les fractures se compliquent de phlegmasies suppuratives et de gangrènes.
Une fracture ne peut être confondue qu’avec une contusion, une entorse ou une luxation , mais ce ne sont que les fractures des extrémités des os qui donnent lieu à ces erreurs. L’intégrité de l’os, appréciable dans les deux ^premiers cas, ne laisse aucune incertitude. Dans le dernier, on se rappellera que jamais une luxation ne s’accompagne de raccourcissement de l’os déplacé ; que le propre des luxations est de faire perdre la mobilité à une articulation dans le sens des mouvements habituels, et qu’un mouvement insolite coïncidant avec une perte de mouvements normaux est une disposition propre à la luxation. — En cas de doute on pourrait endormir les malades à l’aide du chloroforme, et en prenant les plus grandes précautions à cause de la stupeur dans laquelle se trouvent quelquefois les blessés. L’existence de mouvements étendus appartient en propre à la fracture, et la crépitation se fait alors sentir avec la plus grande facilité.
Une fracture qui se produit en dehors d’une violence extérieure est l’indice presque certain d’une altération des os. V. Os, Cancer ET FRACTURES SPONTANÉES.
Thérapeutique. — Uue fracture, accompagnée de déplacement, doit être réduite ; par des pressions sur les os courts, et par des tractions sur les os longs ; l’extension est faite toujours sur le segment de l’os brisé, ou à défaut de pouvoir agir ainsi sur une partie du membre, voisin du segment blessé. Il faut toujours que les tractions soient faites suivant l’axe du membre. La contre-extension est passive ; ou on la fait exécuter par des aides ou on l’obtient en attachant le malade, à un point d’appui fixe ; la coaptation se fait par des pressions avec la main. Un appareil doit être immédiatement appliqué pour maintenir les extrémités osseuses en contact.
Quand, par une position demi-fléchie, on’peutdimi-