AGE
faut employer les collutoires avec le borax : 10 grammes pour 30 grammes de miel; ou les gargarismes avec un litre d'eau sucrée tenant en solution 10 ou 20 grammes de borax ou de bicarbonate de soude. V. Dentifrices,
AGARICS. 1° Vagaric blanc est un champignon parasite du mélèse , qu’on donne en poudre, de 50 centigrammes à 1 gramme, et en extrait, de 10 à 20 centigrammes, contre les sueurs des phthisiques [+].
2" Vagaric de chêne, ou amadou, est un champignon parasite, moelleux, qu’on prépare pour le rendre spongieux, afin de l’employer en médecine pour régulariser une compression, pour panser des plaies et pour arrêter l’écoulement des piqûres de sangsues r+~+i.
3° V agaric mouche, ou fausse oronge, rempli à'amanitine, est un poison violent. Sa décoction dans du lait tue les mouches ; on l’emploie contre la paralysie des membres, de la langue, dans l’épilepsie et dans la chorée □.
AGE. En outre du temps écoulé depuis la naissance, Vâge indique une constitution organique spéciale qui prédispose à certaines maladies, et qui impose au médecin certaines règles de thérapeutique.
La succession des âges suffit souvent pour amener la guérison de certaines maladies qui avaient résisté à tous les remèdes employés contre elles.
! L’épilepsie infantile, les scrofulides cutanées, certaines maladies de la peau, la bronchite et l’entérite chroniques guérissent souvent, à la puberté, sous l’influence de la révolution organique du changement d’âge.
Venfancé, époque d’accroissement, de pléthore sanguine ou lymphatique, et d’excitabilité nerveuse, est plus sujette aux phlegmasies méningées, cérébrales, laryngées, gutturales, bronchiques, pulmonaires, intestinales, osseuses, glandulaires, que l’âge adulte, et en raison de son lymphatisme et de son état nerveux, elle a aussi en partage les convulsions, la chorée, le spasme de la glotte, la tuberculose, etc.
Thérapeutique. — Aux enfants, les remèdes doivent être donnés à dose moitié moindre que chez l’adulte, et il y a même des substances, particulièrement les drastiques, qu’on ne doit jamais leur administrer.
Jusqu’à cinq ans, la saignée du bras est inutile chez les enfants, et il vaut mieux la remplacer par une application de deux à quatre sangsues dont on arrête l’écoulement par l’appUcation du perchlorure de fer.
Les enfants ne doivent jamais être mis à une diète trop rigoureuse, et dans leurs maladies aiguës, si l’on veut éviter l’asthéuie, le passage à l’état chronique, ou la tuberculose, il faut toujours donner des boissons substantielles, vineuses, féculentes, lactées, ou légèrement animalisées.