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meanx du frêne, ou quinquina d’li!uropc, est considérée comme fébribuge ŒI. On emploie les feuilles en décoction, à la dose de 30 grammes, comme purgatifs, et c’est sur une espèce originaire de la Calabre cju’on recueille la manne. — Les feuilles de frêne eu infusion, 25 grammes par litre, ont été conseillées contre la goutte et le rhumatisme chronique 0.
FHICTIOKS. Les frictions de la peau avec ou sans addition de substances médicamenteuse sont d’excellents moyens révulsifs à l’aide dequels on calme la douleur ou l’on amène la résolution des parties enflammées.
Il y a des frictions sèches , qu’on fait avec la main seule ou fichée^ dans un sac de flanelle ou de crin, avec une brosse à habit, et les frictions humides avec de la neige, du vin froid ou chaud, de l’éther, de l’alcool, des huiles douces,' des huiles essentielles, des baumes, de la graisse ou de l’huile associées à des astringents, à des calmants et à des résolutifs, préparations connues sous les noms de liniments, de pommades, d’onguents, etc.
Les frictions activent la contractilité organique, facilitent l’absorption et l’exhalation, et quand elles sont générales, leur influence favorable sur la torpi-- Jité des viscères dont les fonctions sont ralenties est une chose très-utile aux malades.
On fait des frictions locales sur les tumeurs à résoudre ou à la partie interne des bras et des cuisses pour faire absorber des .médicaments lorsqu’on ne veut ou lorsqu’on ne peut les administrer par la bouche. Ainsi donne-t-on le mercure en frictions à l’état d’onguent napolitain; l’iode, sous forme de pommades iodurées; le quinquina, à l’état de pommade quinique, etc.
Les frictions sèches sous le ventre sont utiles dans l’inertie de l’utérus après l’accouchement, dans la pneumatose intestinale chez les petits enfants, dans la constipation, dans les engorgements chroniques du foie et de la rate, dans les adénites chroniques du cou de l’aisselle, etc.
Les frictions générales, après le bain ou après des affections froides sont le moyen hygiénique par excellence de fortifier la peau et d’entretenir à l’état normal des fonctions dont le désordre entraîne rapidement l’altération de celles du poumon ou de l’intestin. C’est une méthode trop négligée dans notre pays.
FRiEURiCH§if4i.L (Allemagne, duché de Saxe). Eau sulfatée magnésienne froide, classée parmi les eaux amèi^es, et employée contre la dyspepsie 0, contre la constipation 0, et contre les engorgements de la rate et du foie □.
frigidité. Perte incomplète de la viril iic. V. Impdissaînge et Stérilité.
frigorifiqï-'E. Qui engendre le froid.
Les mélanges frigorifiques s’emploient en thôrspentique pour combattre l’inflammation et p«ir produire l’anesthésie. V. Froid.
fbi§sox. Des mouvements réflexes involontaires caractérisés par un tremblement passager des muscles du dos,, des membres et des
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dents, accompagnés d’une sensation dorsale de froid, et chez quelques personnes, de chair de poule, constituent le frisson.
V' Le frisson accompagné de fièvre, suivi de chaleur et de sueur, se montrant d’une façon régulière, quotidienne ou tierce, sous forme d’accès passagers, annonce une fièvre intermittente paludéenne, et exige l’emploi des préparations de quinquina.
Un frisson suivi de fièvre continue indique l’invasion d’une maladie aiguë et probablement d’une pneumonie.
Un frisson quotidien, accompagné de fièvie, d’amaigrissement et de toux sèche, annonce une lésion organique des poumons probablement de nature tuberculeuse.
Chez un homme qui a subi le cathété-.
risme de l’urèthre ou la lithotritie, un frisson suivi d’un accès de fièvre doit faire craindre la mort. V. Cathétérisme.
A la suite de grandes opérations chirurgicales , un frisson commençant un accès de fièvre indique la résorption purulente et presque certainement la mort. -
FROID. Le froid est un agent connu dont on a souvent besoin comme remède contre-stimulant à la naissance d’une inflammation ou comme anesthésique local, lorsqu’on veut ouvrir un abcès ou appliquer un cautère.
L’irrigation d’eau froide par un filet d’eau mince conduit au moyen d’un fil sur une partie contuse suffit souvent pour empêcher le développement de i’inflammation. V. Entorse,: Plaie, Irrigation.
Du sel gris et de la glace pilée, placés en parties égales dans une vessie ou dans un verre, forment une masse réfrigérante dont le contact sur la peau produit rapidement la décoloration et l’anesthésie (Arnott). V. Anesthésie.
Un mélange de parties égales de sel ammoniac et de nitrate d’ammoniaque dans une suffisante quantité d’eau donne un froid assez intense.
Un mélange d’hydrochlorate d’ammoniaque, 30 grammes ; d’hydrochlorate de potasse, 50 grammes, et de nitrate de potasse, 10 grammes dans de l’eau, 400 grammes, font baisser la température de. 20® centigrades.
Le sulfate de soude, 300 grammes, avec acide nitrique étendu d’eau, 200 grammes, fait baisser le thermomètre de 26®, et, en plein été, permet de faire de la glace.
Froid (Effets du) sur les corps vivants.
Action locale du froid ou froidures locales. — Le froid appliqué localement détermine d’abord une rubéfaction de la peau, puis son inflammation, et après des crevasses et la gangrène des tissus (Callisen).
La rubéfaction de la peau produite par
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le froid n’est qu’un premier degré de cutite ; sur la moqueuse, au contraire, ce phénomène manque, mais il est remplacé par une inflammation érythémateuse avec hj-persécrétion des foUicules muqueux.
Sur les extrémités des membres, l’aclion répétée du froid entretient une tuméfaction avec rougeur des tissus désignée sous le nom d’engelures (V. Engelures). Les crevasses de la peau sont un degré plus avancé de cette inflammation, puis surviennent des épanchements séro-purulents et même séro-sanguins (Legouest) sous la peau, et ces variétés d’engelures se terminent par des petites ulcérations gangréneuses limitées.
Au troisième degré, l’action du froid cause la gangrène (V. Gangrène par le froid), véritable congélation dans laquelle les parties deviennent exsangues, blanches, dures et sèches, et ce n’est que plus tard qu’il survient, à la circonférence, de la rougeur et une tendance à l’élimination.
Dans la gangrène produite par le froid, il n’est pas rare de voir les individus succomber à la diarrhée et à la dysenterie (Legouest, Haspel), soit que la santé générale ait été fort affaiblie, soit que la gangrène et l’inflammation aient eu leur retentissement sur les fonctions digestives. !
%* La congélation des mains est quelquefois suivie de l’altération des tendons et des aponévroses, même sans qu’il y ait eu de gangrène.
Thérapeutique. — Au premier degré, il faut cou vrir les parties avec de la ouate pour provoquer une diaphorèse abondante, — s’il y a des crevasses, ou pansera avec le vin aromatique, l’eau-de-vie camphrée, ou l’eau blanche; — lorsque la rubéfaction a pris les caractères d’une engelure, on traitera par les moyens appropriés (V. Engelures et Gerçures DE LA peau). — Dès que les crevasses et les gerçures sont en voie de réparation, on pansera avec les bandelettes de diachylon.
Comme la congélation peut n’être pas toujours suivie de gangrène, on tâchera de rétablir la circulation. On lavera les parties avec de la neige fondue ou de l’eau très-froide, des frictions seront faites, et l’on augmentera la température de l’eau avec laquelle on fera les lotions à mesure que la réaction commencera; la chute des eschares qui se formeront consécutivement sera favorisée par les moyens employés pour toutes les gangrènes par inflammation. V. Gangrène.
Action générale du froid., ou froidures générales. — L’homme exposé à une température très-froide, et qui se nourrit bien, résiste aisément Celui qui ne se nourrit pas avec des aliments riches en graisse ou en alcool, meurt dès que la température moyemie de son corps est descendue au-dessous de 25° (Currie).
Le froid tue par asphyxie, et le sang se
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coagule dans les vaisseaux (Copland) ou dans le cœur (Ogston).
*.* La tendance au sommeil, l’horreur du mouvement, une sorte d’idiotie (Larrey), caractérisent l’asphyxie par refroidissement; bientôt la respiration se ralentit, le pouls devient petit et disparaît ; il y a quelquefois, au moment de la mort, de la paralysie, une émission involontaire d’urine, des épistaxis, des convulsions épileptiformes et un coma de courte durée.
Sous l’influence de l’engourdissement d’un froid excessif, quiconque s’assied s’endort, et qui s’endort ne se réveille plus.
Thérapeutique. — Quand un individu est engourdi par l’abaissement considérable de la température, il faut prescrire des frictions et le massage sur tout le corps ; — des boissons alcooliques ; — des mouvements et de l’exercice forcé.
FROMENT. Céréale appartenant à la famille des graminées dont la graine, connue sous le nom de blé, renferme de la farine et du gluten associés à une petite quantité de légumine et de céréaline (Mége).
La farine de froment, unie à l’eau et à de la levure de bière, sert à préparer une pâte qu’on met au four suffisamment chauffé pour en faire le pain.
Avec la farine de froment délayée dans du lait et bien cuite, se prépare la bouillie qu’on donne aux enfants à la mamelle vers leur cinquième mois pour les habituer à la nourriture ordinaire.
La farine unie à du vinaigre sert à préparer une colle plus ou moins liquide qu’on peut confectionner partout et dont on se sert à l’occasion dans le traitement des fractures, si l’on veut faire un appareil inamovible. Pour cela, il suffit d’envelopper le membre fracturé avec des bandes et du linge trempés dans la colle de farine vinaigrée qu’on laisse sécher.
FRONIDE. On désigne sous le nom de fronde un bandage composé d’une partie pleine et de quatre ou six chefs obtenus en ajoutant des bandes à une pièce de linge ou en coupant sur les côtes, en trois ou qüatre chefs, une large pièce de linge.
La fronde de la tête, appelée quelquefois bandage des pauvres, ou de Galien, est une pièce de linge qui est divisée à trois chefs de chaque côte. Le plein bandage est placé au-dessus de, la tête, les chefs moyens sont réunis sous la mâchoire, les chefs postérieurs sont ramenés sur le front et les chefs antérieurs vont se réunir sur l’occiput ; le bandage de Galien est bien remplacé par un bandage de la tête fait avec un triangle.
Fronde des yeux. V. Bandage de la tête. Fronde du menton. On fait la fronde du menton avec une pièce de linge taillée des deux côtés, à deux chefs : les premiers chefs sont réunis sur le sommet du front, les seconds sont réunis sur le sommet de la tête. Ou peut attacher les chefs avec des épingles à une calotte ou à un bonnet de coton. La fronde de Bouisson (V. Fractures du vLXxiLLAmE inférieui est faite d’après le même principe que la fronde simple.
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Les frondes de raissellc, du genou, sont des bandages inusités.
FBOTTEMEXT (Brüit de). L’auscultation de la poitrine permet souvent de découvrir un bruit de frottement ascendant et descendant qui est l’indice d’une pleurésie qui commence, ou surtout d’une pleurésie qui finit. — Si le phé- Domène se passe à la région du cœur et que ce soit un frottement rude, râpeux ou imitant le bruit de cuir neuf, on peut être assuré qu’il s’agit d’une péricardite.
FECES, ou VARECHS, OU ALGUES. Productions végétales des bords de la mer riches en gélatine et en matières salines, iodées ou bromurées, qu’on utilise en thérapeutique contre la scrofule, l’obésité, la phthisie, etc.
Fucm amylaceum ou mousse indienne de Jafna, de Ceylan, etc. Ce fucus en décoction sert à préparer une gelée qu’on donne dans la phthisie pulmonaire |T].
2° Le Fucus vesiculosus, dont l’extrait à 2 ou 4 grammes est vanté contre l’obésité □, contre le squirrhe Q, contre la scrofule [Tl.
FELIGIXEEX. Qui a l’aspect noir de la suie. V. Fuliginosités.
FELiGixosiTÉS. Matière noirâtre qui se dépose sur les lèvres, sur les dents et sur la langue des personnes atteintes de fièvre typhoïde adynamique. — Elle est composée de mucus desséché, de cellules épithéliales et d’algues filiformes de la bouche.
Thérapeutique. — Bien que les fuliginosités ne soient pas une maladie, elles gênent beaucoup les malades; elle les empêche de boire et de parler, et il importe de les faire disparaître. Pour cela, avec une brosse douce trempée dans du jus de citron et de l’eau, il faut nettoyer les dents et les lèvres, puis on lave ensuite avec une solution alcaline de 3 grammes de bicarbonate de soude pour un litre d’eau.
FELIGOKALI. Médicament composé de suie et de potasse, employé contre les maladies de la peau.
Potasse caustique . 20 grammes.
Suie brillante . 100 id.
Eau distillée . 2000 id.
Faites bouillir une heure, étendez d’eau, filtrez, évaporez à siccité et conservez à l’abri de l’humidité.
Le fuligokali sulfuré se fait en faisant dissoudre h grammes de soufre dans 1 k grammes de potasse pour ajouter à 60 grammes de fuligokali.
Ce médicament se donne à la dose de 1 0 centigrammes trois fois par jour □.
FELHi-coTOix OU COTOX-POUDRE. Produit explosif formé avec du coton, trempé dans de l’acide nitrique monohydraté , puis lavé et desséché (SchOnbein, 1846). On s’en sert en thérapeutique après l’avoir dissous dans l’éther