V. Arthrite et Articul.4tions (Pljue des
II. Fract ure verticale de la roiM/e(Guillanine de Salicet). — Une chute sur le genou, un choc sur la rotule, le passage d’une roue de voiture sur le genou peuvent déterminer une fracture verticale, ou un peu oblique de la rotule. — Une portion de l’os peut être entièrement détachée (Turner). — Dans cette fracture, les fragments s’écartent toujours pendant la flexion: mais dans l’extension il y a eu aussi un certain degré d’écartement, par suite de la contracture des muscles vaste externe et vaste interne.
Les signes de la fracture verticale de la rotule sont : l’ecchymose, le gonflement du genou, l’écartement des fragments de l’os, principalement dans les mouvements de flexion et la crépitation dans l’extension forcée.
Dans les fractures verticales de la rotule, un abcès peut se former et éliminer un des fragments de l’os (Turner).
Thérapeutique. — L’extension de là jambe, deux coussins latéraux et un bandage roulé (A. Cooper), — des compresses graduées maintenues par des bandelettes de diachylon (Malgaigne), sont des appareils suffisants pour amener la consolidation des fractures de la rotule ; — on -préviendra la roideur de l’articulation du genou par des mouvements à partir du vingtième jour.
On traitera les complications comme pour les fractures transversales.
III. Fracture multiple de la rotule. — Toujours dues à une chute sur le genou ou à un choc direct, les fractures multiples de la rotule sont régulièrement disposées en croix ou irrégulièrement faites, en trois ou même cinq fragments (B. Bell). Ces fractures se consolident souvent par un cal osseux (Camper, B. Bell, Gulliver).
On reconnaît les fractures multiples de la rotule à une ecchymose étendue et à un gonflement très-considérable. La crépitation se sent assez bien, malgré un écartement, soit dans le sens vertical, soit dans le sens horizontal.
L’augmentation de volume apparent de la rotule est le meilleur signe de la fracture multiple quand il n’y a pas un grand déplacement
Thérapeutique. • — Après avoir combattu la tension inflammatoire par les cataplasmes, ou se préoccupera surtout de la fracture transversale de la rotule ; — on appliquera la gouttière ou les appareils à double pression parallèle comme pour la fracture transversale. V. Fracture transversale de la rotule.
Fracture da sternam.
Une chute sur le dos, sur la partie antérieure de la poitrine, avec extension ou flexion forcée du tronc; une chute sur les fesses et sur la tête, avec effort considérable (Cruveilhier), et même un effort violent au moment de l’accouchement (Ghaussier) peuvent causer la fracture unique
da sternnm. — Un choc, une pression sur le sternum, produisent des fractures par cause directe avec déplacement en arrière et chevauchement léger.
Les fractures du cartilage des côtes coïncident souvent avec la fracture de sternum.
Les fractures du sternum sont verticales Barreau), transversales ou obliques (Malgaigne).
Les fractures du sternum sans déplacement sont caractérisées par de la douleur sur un point limité de l’os avec de l’empâtement et une légère ecchymose. Pour sentir la crépitation, on place un oreiller roulé sous le thorax ; on laisse pendre la tête et l’on fait respirer fortement les malades au moment de l’exploration.
Les fractures du sternum avec déplacement sont très-aisément reconnues à la déformation de l’os qui est très-appréciable, et à la crépitation généralement assez facile à sentir.
Les fractures étendues et avec déplacement du sternum, se compliquent quelquefois d’emphysème pulmonaire, de déchirure du cœur ou du péricarde (Dupuytren), et d’inllammation des médiastins.
Les fractures multiples du sternum sont presque toujours compliquées de plaie.
Thérapeutique. — Si la fracture du sternum est simple, transversale et sans déplacement, immobiliser le thorax avec une grande bande de diachylon.
S’il y a déplacement angulaire en avant, la réduction se fait en étendant fortement la tête, en appliquant un coussin sous les clavicules (Paul d’Egine), en faisant faire de fortes inspirations au malade. — On a essayé de relever le fragment enfoncé après une incision (Verduc), — l’idée de l’élévation des os du crâne enfoncés a longtemps dirigé les esprits pour le traitement des fractures du sternum).
La contention a été faite au moyen d’une compression fréquemment renouvelée sur le fragment inférieur. — Malgaigne propose une compression avec une compresse maintenue par une large bande de diachylon. — Si toutefois la contention ne peut pas être rigoureusement maintenue, il n’y a pas à s’en effrayer, le malade ne sera pas infirme pour cela.
Dans les fractures du sternum le décubitus dorsal est nécessaire au moins pendant douze jours.
Si un abcès du médiastin se forme consécutivement à une fracture du sternum, la trépanation de cet os devient nécessaire.
Fracture du tarse et des métatarsiens.
— La fracture d’un métatarsien seul est aussi rare que la fracture de plusieurs métatarsiens est fréquente. — Une pression par une roue de voiture ou par la chute d’un corps pesant est la cause ordinaire de ces fractures.
Les métatarsiens fracturés présentent des solutions de continuité du même genre que les métacarpiens avec des écrasements, des contusions et des plaies des parties molles. Ces fractures sont souvent suivies d’inflammation violente.
La crépitation, l’ecchymose et la mobilité
anormale sont les signes des fractures des métatarsiens ; — la douleur, le gonflement des os et l’impossibilité de mettre le pied à terre, caractérisent les écrasements des os du tarse; mais ceux-ci s’accompagnent le plus souvent de plaie, et alors on distingue toujours quelque fracture à l’œil nu.
Thérapeutique. — Quand il n’y a pas de plaie extérieure, qu’il y ait fracture des métatarsiens ou du tarse, on couvre les parties de cataplasmes arrosés d’eau blanche et l’on place des compresses et un gâteau de charpie enveloppé dans un linge sous le pied. Celui-ci est fixé, avec des bandes de diachylon, sur une planchette rembourrée lorsqu’on se croit à l’abri de l’inflammation.
S’il y a plaie, on panse avec des cataplasmes froids — on fait l’irrigation continue, — on extrait les esquilles, puis on panse simplement. — Le pied sera maintenu dans une gouttière de gutta-percha et l’on appliquera un appareil inamovible lorsque les plaies seront fermées.
S’il y a de grands délabrements des tissus, on amputera ou l’on régularisera la plaie, en laissant le plus qu’on peut laisser de tissus. — Si l’on ampute dans les parties saines, on fera l’amputation de Ghopart et préférablement l’amputation sous-astragalienne. On a quelquefois enlevé les métatarsiens avec le cuboïde (Béclard). Cette opération est une sorte de dissection des os.
Fractnre des vertèbres.
I. Fracture des apophyses épineuses. — Les fractures des apophyses épineuses sont rares, et elles sont produites par des causes directes, comme par une Ivalle, et par contraction musculaire unie à une flexion forcée de la colonne vertébrale.
On les reconnaît quelquefois à une saillie de l’apophyse épineuse, et souvent à une mobilité anormale avec crépitation. Leurs fragments se remettent seuls en place et se réunissent quelquefois par une pseudarthrose.
Thérapeutique. — Repos et application de comcompresses résolutives. — Un coussin de balle d’avoine doit soutenir le dos, un bandage de corps sera appliqué pendant les premiers jours où le malade se lèvera. — Il n’y a pas lieu d’extraire le fragment, à moins qu’il n’y ait plaie.
IL Fracture de Varc vertébral. — La fracture de l’arc vertébral est rarement simple, c’est-à-dire existant d’un seul côté des apophyses épineuses, et le plus habituellement elle est double.
Une violence extérieure considérable est toulours nécessaire pour produire la fracture de l’arc vertébral.
La mort subite est quelquefois la suite des fractures de l’arc vertébral.
La compression de la moelle, la myélite consécutive, sont les complications des fractures de l’arc des vertèbres, et ces lésions se traduisent par de la paralysie au moment de l’acci- * dent, puis par de la contracture au moment de 4Ü
lïüQammatioa consécutive développée dans le
canal rachidien.
%* Le diagnostic de la fracture de l’arc vertébré est très-difficile à faire ; on peut la confondre avec une simple commotion de la moelle.
Thérapeutique. — Le traitement antiphlogistique, par une application dé sangsues et des ventouses scarifiées, doit être employé en vue de prévenir les accidents. — Le malade sera tenu au repos; si lamÿélitc survient, il faudra appliquer le traitement qui convient (V. Myélite.) Paul d’Égiue a proposé d’aller relever le fragment et au besoin d’appliquer une couronne de trépan sur la partie enfoncée.
Il a été proposé aussi de faire l’extension continue en prenant point d’appui sur le bassin, et la contreextension en prenant point d’appui sous les aisselles. L’étendue du déplacement indique l’emploi de ces moyens.
Le malade doit être sondé chaque jour plusieurs fois s’il y a de la rétention d’urine ; — lorsqu’il y aura de la fièvre, il sera urgent de surveiller la région sacrée où il se forme alors facilement des eschares.
III. Fracture du corps des vertèbres, ou fro.cture dite de la colonne vertébrale.
Les causes qui déterminent les fractures de la colonne vertébrale sont de nature très- diverse, ce sont : la chute sur une des extrémités du tronc ou choc direct, la chute sur une barre de bois, comme les maçons qui tombent à travers leurs échafaudages, la compression sous un cboulement de terre, enfin, des coups de feu.
*** Sous l’influence d’une pression produisant une courbure exagérée de la colonne vertébrale les vertèbres se bi isent plutôt que les ménisques interarticulaires ne s’arrachent, et lorsque la courbure est exagérée en avant, les corps des vertèbres s’écrasent (Malgaigne).
*,j.* Le fragment supérieur de la colonne vertébrale fracturée se porte toujours en avant, que la fracture soit droite, oblique ou par écra sement.
La déformation du dos, une vive douleur locale, une paralysie du tronc et des membres au-dessous de la fracture, liée souvent à une lésion de la moelle au-dessous de la fracture, indiquent la lésion de la colonne vertébrale,
%* Lès paralysies des nerfs rachidiens et l’hémiplégie sont des signes appartenant aux complications : la compression ou la rupture des nerfs rachidiens ou de la moelle,
A. Cooper regardait les fractures de la colonne vertébrale comme fatalement mortelles ; mais ce pronostic est exagéré.
Thérapeutique. — Coucher le malade sur le dos sur un matelas. soutenu par une planche et le maintenir immobile. Une guérison a été obtenue au moyen de la situation suivante : le malade couché sur un matelas soutenu pai* une planche inclinée à 450 était retenu par dessous les aisselles ; l’extrémité inférieure du corps, par son propre poids, fournissait
FllEX
un moyen de contre-extension , les lombes étaiem soutenues par un coussin (Malgaigne) .
Fractures .spontanées.
Les fractures spontanées, c’est-à-dire celles qui se produisent sous l’influence d'un mouvemenl, ou d’un eflbrt musculaire, supposentprœque toujours l’existence d’une altération plus ou moins ancienne de l’os. V. Ostéomalacie, Nécrose, Mal de Pott, Ostéite, Os (Hyda- TiDES, Cakcers et Tubercules des).
FRAGOAI, Plante de la famille des asparaginées, connu sous le nom àe petit houxeién myrte sauvage. Sa racine fait partie da mélange appelé les cinq racines apérit’ms. On l’emploid aussi comme diurétique, en décoction, à la dose de .’>0 grammes par litre d’eau El
FMABSisiê. Plante de la famille des rosacées, dont le fruit nous sert d’aliment et dont la racine astringente est employée en décoction dans la. diarrhée et dans les hémorrhagies à la dose de 30 grammes par litre El.
FMASiECESïA. Tumeurs cutanées connues sous les noms de yaws en Guinée, et de pian en Amérique. V. ces mots.
FKiaxaî^ELLE (Dictame BLANC).' Plante de la famille des rutacées, dont la racine mondée se donne contre l’hystérie S, contre le scorbut Q, contre les scrofules El, et contre les vers E3. On l’administre en poudre, 1 à 2 grammes par jour, et en infusion, 10 grammes par litre d’eau.
FÉIEIAI ©E EA A’EUffiE (BRIÈVETÉ Dû). — La brièveté du frein de la verge entraîne toujours, au moment de l’érection, un renversement du gland par en bas qui cause de vives douleurs pendant le coït. Il en résulte souvent des déchirures qui se transforment en petits ulcères pouvant durer quelques jours.
Thérapeutique. — Sectionner le frein de la verge d’un coup de ciseaux et couper toute l’étendue de cette membrane.
FEÉ.viï^SEMEA’T. Le frémissement que perçoit accidenteilemeut la main appliquée sur certaines parties du corps indique toujours une maladie des organes subjacents. C’est un signe d’autant plus important à connaître que dans ses formes variables il caractérise des altérations différentes, ainsi le frémissement vibratoire ou cataire, perçu à la région précordiale, est le signe d’un rétrécissement des orifices du cœur ; le frémissement doux, qufsuccède au choc d’une tumeur sous la main qui la presse, annonce l’existence d’hydatides, et le frémissement superficiel d’une tumem' des membres permet d’affirmer cpi’il s’agit d’un auévnsme artériel ou artérioso-veineux.
FRÊIVE. Arbre de la famille des jasminéessnr lequel vivent les cantharides. L’écorce des ra-