V. Ganglions, Cancer
GANGLiONi. V. Kystes synoviaux.
GARiGLIO\S LYMPHATIQUES (LÉSIONS des). Les ganglions lymphatiques s’enflamment comme les autres organes (V. Adénite) ; ils se chargent des produits repris par les vaisseaux lymphatiques, soit du pus, soit des éléments cancéreux, soit de la bile, soit des matières colorantes et des poussières, comme chez les individus tatoués et les charbonniers. V. MÉ- LANOSE PULMONAIRE et TATOUAGE.
I. Hypertrophie ganglionnaire simple ou Adénie (Laboulbène) . — Presque toutes les hypertrophies ganglionnaires sont des transformations gramdeuses, épithéliales ou fibro-plasligues des ganglions.
Une adénite chronique est la cause la plus habituelle de l’hypertrophie ganglionnaire; mais, dans quelques cas, et sans inflammation
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préalable chez les gens lymphatiques, les ganglions du cou, de l’aisselle, de l’aine, s’hypertrophient et gênent beaucoup les mouvements.
L’hypertrophie ganglionnaire simple est la conséquence d’une suractivité des ganglions chez les sujets lymphatiques. Y. Adénite.
Dans l’hypertrophie ganglionnaire simple, il y a souvent de la leucocythémie. V. ce mot.
II est rare qu’il n’y ait qu’un seul ganglion hypertrophié ; il y en a, au contraire, un très-grand nombre sur les différentes régions du corps, principalement au cou et dans l’aisselle.
Thérapeutiqm. — ^ Les ganglions hypertrophiés qui causent une tumeur gênant un organe et entravant une fonction seront enlevés ; mais s’il y eu a un trop grand nombre et qu’on ne puisse les enlever, il faut tenter d’en amener l’atrophie au moyen des remèdes donnés à l’intérieur. On donnera :
V huile de morue, deux à dix cuillerées à bouche par jour [+]•
Viodure de 'potassium, 50 centigr. à 2 grammes pat j^ürl+l.
Li cin de quinquina, un petit verre avant chaque repas J+j.
Les préparations ferrugineuses sous toutes les | formes
Le sirop d’arséniate de soude ou arséniate de soude, 10 à 20 milligrammes par jour.
Enfin, on essayera les applications topiques de teinture d’iode, tous les jours, ou \ électrisation locale. V. Scrofule, Adémte chronique.
IL Cancer des ganglions. — Dans la grande majorité des cas, les ganglions deviennent cancéreux à la suite de la résorption des produits d’un cancer voisin. Il est extrêmement rare que les ganglions soient primitivement atteints, et, dans ce cas, la maladie marche avec lenteur et ne s’accompagne que très-tardivement de la diathèse cancéreuse.
L’épithélioma ou ganglioma (Robin) est la forme la plus ordinaire du cancer primitif des ganglions, le cancer inél^ique des ganglions est égalertient rare.
On reconnaît le cancer des ganglions à des tumeurs dures, irrégulières, en général adhérentes à la peau ou aux parties profondes. Lorsque le ganglion cancéreux est aucien, la tumeur est quelquefois molle, mais il offre de gros lobules.
, Thérapeutique. — Enlever les ganglions cancéreux én même temps que la tumeur qui a été la cause du cancer des ganglions ; enlever de bonne heure les ganglions Cancéreux primitifs.
■ III. Tubercules des ganglions Igmphaliques. — L’irritation des ganglions lymphatiques par une phlegraasie des tissus voisins, et l’hypertrophie simple primitive, donnent souvent lieu à la production de tubercules ganglionnaires chez les sujets scrofuleux ou lym-
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La tuberculose des ganglions lyrafrfatitiques se montre principalement au cou, dam l’aisselle, sous le menton, au coude, dans k mésentère (V. Carreau), dans le médiasiia postérieur à la racine des bronches. V. Phthisie BRONCHIQUE, MÉDIASTINS.
Quand la tuberculose des ganglions bronchiques a lieu, il en résulte des accidents pins ou moins graves d’étouffement et d’asthme, d’écrasement des nerfs pneunogastriques on laryngés , de compi-ession et d’ulcération des bronches ou d’aplatissement des gros vaisseaux du cœur et des poumons.
La tuberculose des ganglions du mésentère produit l’entérite chronique et la péritonite'tubercaleuse, avec suffusion séreuse du péritoine V. Entérite, Ascite.
Dans les ganglions sous-cutanés, la tuberculose amène des abcès qui s’ouvrent au dehors, deviennent fistuleux et engendrent des plaies interminables jadis qualifiées des noms I (T humeurs froides, d’écrouelles. V. Sgrofdle.
Thétupeutique. — Le traitement de la tuberculose des - ganglions lymphatiques est le même que celui de l’hypertrophie ganglionnaire simple réuni au traitement de la scrofule. V. ce mot,
CJANGRÈIYE. La suspension des phénomènes de composition et de décomposition dans une partie, c’est-à-dire la cessation de la circulation capillaire, entraîne la mort des tissus et constitue la mort locale appelée gangi’ène.
La gangrène est due, soit à l’arrêt de la circulation artérielle et au défaut de l’arrivée du sang dans une partie, soit à un obstacle au retour du sang veineux.
Les anévrysmes, l’artérite, les phlébites et la compression , l’oblitération ou la ligature des artères et des veines forment le groupe principal - des lésions qui déterminent la gangrène.
La coagulation du sang dans les capillaires, l’asphyxie locale (Raynaud), la stagnation du sang, qui ne subit plus les phénomènes de l’hématose, entraînent une, autre variété de gangrène, qui est un intermédiaire entre la gangrène par obstacle à la circulation et la gangrène moléculaire qui forme les ulcères. V. Ulcères.
%* L’inflammation aiguë d’une partie externe ou interne et la compression d’un organe, sont deux causes fréquentes de gangrène.
La gangrène par inflammation et brûlure ou refroidissement extrême est le typé de la gangrène par destruction ou par altération d’un réseau capillaire; les contusions agissent également en détruisant des capillaires.
Les gangrènes toxiques, par suite de l’absorption du seigle ergoté, agissent eh produisant une inflammation violente ou une coagulation du sang dans les réseaux capillaires, et l’on a affaire alors à une gangrène par iuflam-
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ration: les gangrènes chez les diabétiques ne j^Dcèdent pas autrement.
La migration d’uii caillot, d’une plaque jthânmateuse ou osseuse de l’aorte ou des artère, est souvent la cause de la gangrène sénile.