CHARES A LA RÉGION SACRÉE
Gangrène de la mire. Les mêmes conditions de cachexie, de cacochymie, d’influence nosocomiale et de fièvre éruptive antérieure qui produisent la gangrène de la bouche amènent le sphacèle de la vulve.
Un chancre phagédénique cause quelquefois la gangrène de la vulve.
CeiTaiues femmes sont atteintes de gangrènes de la vulve après des tentatives d’avortement.
Une folliculite vulvaire, suivie de l’ulcéraration phagédénique de chacpie follicule, puis d’une eschare et d’un sphacèle infect des lèvres, du clitoris et de toutes les parties voisines, caractérise la gangrène de la vulve.
Quand les eschares tombent, il en résulte une plaie qui peut guérir eu rétrécissant l’orifice vulvaire de façon à empêcher plus tard l’union des sexes, mais, dans la plupart des cas, la chute de l’eschare est accompagnée de phénomènes d’adynamie et d’infection putride ou purulente assez graves pour entraîner la mort.
Thérapeutique. — Même traitement que pour la gangrène de la bouche (V. ce mot). De plus, ü y a ici possibilité d’employer les bains généraux et locaux prolongés, ce qui est très-utile. On prescrit alors les bains de coaltar saponiné au soixantième, ou d’acide phonique au millième.
GARG
GAIVXABDE (Landes). Eau minérale sulfureuse, calcique, froide, employée contre les maladies de la peau Œ), contre les maladies de poitrine E, dans les maladies chroniques des voies digestives tEl-
GARAXCE. Plante de la famille des rubia-
cées. Sa racine en décoction, 20 grammes par litre, en poudre, 2 à 4 grammes, est employée contre le rachitisme O. Elle renferme une matière colorante rouge qui passe dans les os de ceux qui la mangent et qui colore également en rouge le lait et Turine.
GARGARISME. Les gargarismes sont des médicaments liquides que l’on agite dans l’arrière-bouche et sur le pharynx, pour les promener .sur le fond du gosier.
Gargarisme adoucissant. — Eau d’orge ou de guimauve, un litre; miel blanc, 60 grammes.
Gargarisme antivénérien. — Le même, additionné de bichlorure de mercure, 25 centigrammes.
Gargayùsme détersif. — Décoction de quinquina, 1 litre, avec miel rosat, 60 grammes; eau de Rabel et alcool camphré, vingt gouttes.
Gargarisme antiscorbutique. — Infusion d’espèces amères avec miel, 60 grammes, et teinture antiscorbutique, 30 grammes.
Gargarisme oMringent. — Eau d’orge, 1 litre; miel, 60 grammes, et alun, 3 à 6 grammes.
Gat'garisme contre la salivation mercurielle. — Eau d’orge, 1 litre; miel, 60 grammes; chlorate de potasse, 15 grammes.
Gargarisme de Bennati contre l’enrouement. — Eau d’orge, 1 litre ; sirop diacode, 30 grammes; sulfate d’alumine, 6 à 10 gram.
Gargarisme au sublimé.
Ean Je gomme . 250 gramme?.
Liqueur de Vau Swietes . 10 à 20 grammes.
(Ricord.)
G A ST
Gargarisme sédatif. '
Extrait d’opium . . 5 à 15 centigrammes.
Faites dissoudre dans :
Eau bouillante . 500 grammes.
Ajoutez :
Alcool . 20 grammes.
Employé contre les ulcérations douloureuses de la bouche.
Gargarisme 'calmant. ,
Têtes de pavot concasséès. . ' ii*'l.
Graine de lin. ......... 5 grammes.
Faites bouillir dans :
Eau . 100 grammes.
Passez et ajoutez :
sirop de miel . 20 grammes.
Employé contre les ulcérations vénériennes trèsdouloureuses.
Quand un malade ne peut se gargariser, ce qui arrive surtout chez les enfants, il faut leur faire écarter les dents et injecter le liquide toutes les heures dans le pharynx avec une seringue.
Pour gargariser la gorge des enfants, on peut se servir de la canule spatule à ouvertures multiples de Guersaut ; on porte cette canule jusqu’au fond de la gorge.
Si l’on veut se gargariser à fond, il est bon d’avancer la mâchoire inférieure en avant et de prononcer la voyelle A. (Guinier.)
GARGOVILIÆMEÜVT. Bruit occasionué par de l’air en mouvement dans un liquide.
Le gargouillement de tout le ventre indique l’imminence ou l’existence de la diarrhée.
Le gargouiilement de la fosse iliaque droite chez un sujet qui a de la fièvre, de la céphalalgie, de la stupeur, des épistaxis et de la diarrhée, indique ordinairement une fièvre typhoïde et la nécessité de recourir aux purgatifs salins.
Le gargouillement produit dans la poitrine et perçu à l’auscultation est ordinairement le signe d’une excavation tuberculeuse ou gangréneuse du poumon, mais, dans quelques cas, il indique un abcès pulmonaire ou une dilatation bronchique ou une pleurésie.
Le gazouillement iT est qu’un symptôme, et sa thérapeutique est celle des maladies dans lesciuelles il se produit. V. Entérite, Fièvre TYPHOÏDE, Gangrène du poumon. Phthisie, Pleurésie, Dilatation des bronches.
GAROi:. y. Daphné.
GASTRALGIE (CRAMPES D’ESTOMAC). Des douleurs épigastriques vagues, sans fièvre, avec pincements, contractions, élancements, brûlure et malaises pouvant aller jusqu’à la défail-
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lance, revenant par accès, indiquent une gastralgie ou névralgie de Vestomac.
En même temps que la gastralgie occupe l’épigastre, elle peut, lorsqu’elle est violente, se faire sentir dans les hv’pochondres et jusque dans le dos, produire des éructations, dfô'nausées et des vomissements de matières ^aireuses, inodores, neutres ou acides.
Les accès de gastralgie reviennent, tantôt avant, tantôt après le repas, et sont généralement accompagnés de constipation, de dyspepsie ou d’alternatives de constipation et de diarrhée. .
Les pesanteurs d’estomac après le repas, la boulimie, le pica, ou dépravation du goût, le pyrosis et les vomituritions accompagnent ordinairement la gastralgie.
La gastralgie existe toujours sans fièvre , sous forme d’accès plus ou moins fréquents, transitoires ou permanents et ne compromettant pas la vie des malades.
La gastralgie opiniâtre réagit si fortement sur le moral qu’elle conduit presque toujours à l’hypochondrie.
La gastralgie est souvent le symptôme des maladies du foie, et surtout des concrétions biliaires, mais, dans ce cas, il y a ordinairement de l’ictère et des coliques hépatiques.
La gastralgie est surtout une névrose de l’âge adulte, car ce n’est qu’exceptionnellement qu’on l’observe chez les enfants.
La chlorose et l’anémie sont les causes les plus ordinaires de la gastralgie, ce qui explique pourquoi cette névrose alterne ou coexiste avec les névralgies frontale, intercostale et autres.
Toutes les émotions fortes et prolongées, surtout le chagrin, la fatigue des veilles, les travaux excessifs de l’esprit, les préoccupations vives, peuvent produire la gastralgie.
L’allaitement prolongé au delà du temps nécessaii’e est une cause d’anémie et de gastralgie.
Le choléra et les maladies aiguës qui débilitent beaucoup l’organisation sont souvent suivies de gastralgie.
Thérapeutique. — Dans la gastralgie les sangsues sont plus nuisibles qu’utiles.
Dans les violents accès de gastralgie, 20 miliigr. d’opium ; — dis à douze gouttes dejaudanum dans un verre d’eau sucrée ; — un quart de lavement laudanisé (quinze gouttes), répété plusieurs fois si la crise se prolonge, des applications de serviettes chaudes ; — un bain de deux heures ; — un vésicatoire épigastrique avec l’ammoniaque, qu’on saupoudrera de sulfate de morphine (25 milligrammes), des inhalations d’éther et de chloroforme sont les meilleurs remèdes à employer.
n suffit souvent de guérir la constipation par un régime rafraîchissant, et par des douches ascendantes.
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sans reconrir aux purgatifs pour guérir une gastralgie ayant résisté à bien des remèdes.
Chez les gastralgiques, 1 à 3 centigrammes d’opium au début des repas soulagent beaucoup les malades dans la souffrance qu’ils éprouvent après le repas.
La gastralgie des gros mangeurs ou de ceux qui ont une phlegmasie chronique de l’intestin guérit bien par un régime adoucissant, végétal ou lacté, et très-peu chargé de viandes noires ou de boissons alcooliques.
Dans la gastralgie des chlorotiques et des personnes épuisées par une maladie aiguë ou de longues souffrances, on se trouve très-bien d’un régime substantiel et des préparations amères, ferrugineuses et toniques.
Les bains de rivière et de mer, l’hydrothérapie avec douches épigastriques, le séjour à la campagne et les voyages sont très-utiles dans toutes les gastralgies.
La poudre de noix vomique à la dose de 10 centigrammes, cinq fois par jour, et le sirop de strychnine, une cuillerée par j our, soulagent beaucoup les gastralgies chlorotiques.
Le sous-nitrate de bismuth à la petite dose journalière de 5 à 10 centigrammes, seul ou associé à la magnésie, réussit très-bien contre les gastralgies qui résultent d’un état inflammatoire chronique des voies digestives.
Les tisanes amères de houblon, de gentiane, de quassia amara, de rhubarbe, de quinquina, d’écorces d’oranges amères, etc., sont très-bonnes contre les gastralgies que provoquent la chlorose et l’anémie.
Les eaux minérales alcalines, ferrugineuses et salines, prises à la source (Bussang, Ems, Bagnoles (Orne), Plombières, Spa, Évian, Vichy, etc.), trèsutiles contre la gastralgie chlorotique, sont très-mauvaises, au contraire, dans les gastralgies compliquées d’un état inflammatoire chronique de l’intestin.
La gastralgie compliquée de pyrosis et à' aigreurs, doit être traitée par la magnésie calcinée, en pastilles ou en poudre dans de l’eau sucrée et par une petite quantité d’eau de Vichy, aux repas.
Certaines gastralgies accompagnées de vomituritions glaireuses et d’éructations semblent tenir à une altération du sac gastrique et se trouvent bien de la poudre, du vin ou de l’élixir de pepsine.
La pepsine se donne en poudre neutre ou acide à la dose l de à 2 grammes par jour, et associée à une petite quantité de morphine (i centigramme) quand la gastralgie est très-douloureuse ou quand il y a des vomituritions acides ou neutres. (Gorvisart.)
Les boissons gazeuses chargées d’acide carbonique sont très-utiles dans la gastralgie.
Le régime des gastralgiques doit être très- régulier, quant aux heures des repas qui doivent être assez éloignées, et quant à la nature des aliments qui doivent être choisis par- le médecin dans la catégorie des adoucissants ou des toniques, selon qu’il y a irritation d’intestin ou chlorose.
Certaines gastralgies qui ne supportent pas les aliments à la température ordinaire se trouvent trèsbien des aliments froids, des glaces et des boissons glacées.
Dans la gastralgie rebelle il faut quelquefois essayer les aptitudes de l’estomac, car on voit des malades cesser de souflrir quand on remplace leurs
aliments ordinaires par du fromage, du jambon et des viandes salées ou fumées.
Des gastralgies accompagnées de vomissements qui tiennent à un pincement de l’estomac dans un écartement de la ligne blanche à l’épigastre guérissent immédiatement par l’application d’im bandage épigastrique.