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Les kystes sébacés ramollis sont quelquefois le siège d’hémorrhagies, et ils renferment un liquide brunâtre.

Les kystes sébacés sont assez fréquents chez les sujets encore jeunes, mais on les observe à tous les âges.

Une tumeur bien circonscrite, plus ou moins molle, arrondie, globuleuse, indolente, mobile sur les parties profondes, adhérente à la peau et croissant avec lentem’, est un kyste séliacé.

Tannes, comédons ou loupes, les sipes de ces tumeurs sont les mêmes, sauf la différence du volume. Lorsque les parois du kyste sont épaissies, il est un signe que l’on doit avoir présent à l’esprit, surtout pour les kystes sébacés de la face, c’est la dureté de la tumeur telle que l’on pourrait supposer qu’il s’agit d’un corps étranger enfermé sous la peau, mais on ne saurait ici tomber dans une erreur, car les corps étrangers se rencontrent surtout au voisinage d’une cicatrice.

Les kystes sébacés du cuir chevelu, ce qu’on appelle des loupes, sont presque toujours multiples.

On ne peut confondre les kystes sébacés qu’avec les lipomes. Lorsque la tumeur est petite : le meilleur signe diagnostic est le défaut d’adhérence à la peau dans le cas de lipome , tandis que l’adhérence à la peau est, au contraire, le signe caractéristique des kystes sébacés. Lorsque la tumeur est grosse : le lipome présente des lobules et même dans le cas où un kyste sébacé a atteint le volume d’une tête de fœtus, il est encore régulier. Les kystes de la peau sont souvent des transformations d’un kyste sébacé, et une erreur dans ce cas ne serait pas importante.

Les tumeurs fibreuses enkystées et les épanchements sanguins transformés sont les premières très-dures (V. Fibrome); les seconds, irréguliers, résistants et mobiles sous la peau, ce qui n’est pas le caractère ordinaire des kystes sébacés.

*** Il n’est pas rare de voir une corne se développer sur un point où siège un kyste sébacé.

Les kystes sébacés s’ouvrent quelquefois seuls, après une inflammation et se transforment en ulcère fongueux ou en fistule qui se guérit à la longue.

Toutes les régions^ excepté celles qui sont dépourvues de poils, telles que la paume de la main et la plante du pied peuvent présenter des kystes sébacés.

Thérapeutique. — Aucune médication interne ou topique ne peut faire disparaître un kyste sébacé.

Enlever le kyste api*ès incision de la peau, par énucléation de la tumeur (A. Gooper), avec le bistouri ou un corps mousse, est le traitement le plus sûr, car il nhxpose pas à la récidive. Eu général, il ne faut pas réunir par première intention les plaies faites pour

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citirper un kyste sébacé. On pause avec des compresses d’eau froide ou un cataplasme, et l'on emploie ensuite, vers le quatrième ou le sixième jour, des bandelettes de diacliylon.

Il est aussi avantageux de placer un cautère avec la pâte de Vienne, laissée un quart d’heure en place, et de recouvrir la tumeur par une plaque de diachylon; on attend ensuite la chute de l’eschare, avec laquelle le kyste est entraîné en entier. On panse ensuite simplement ou avec des bandelettes de diachylon imbriquées.

On arrive au même résultat et plus vite avec le caustique Filhoz; on brûle la peau sur la tumeur en passant le caustique à plusieurs reprises. Lorsque la peau est mortifiée on presse, le kyste sort en entier (Ghassaignac) ; mais il arrive quelquefois que la poche se rompt et alors on se trouve dans les conditions du procédé de Velpeau qui consiste à inciser la tumeur pour en vider le contenu et arracher ensuite sa membrane d’enveloppe avec une pince à disséquer.

Le traitement par lès caustiques n’est pas bon pour la face, il laisse une cicatrice trop visible.

On détruira les tumeurs fongueuses consécutives à l’ulcération d’une loupe, par la cautérisation avec un disque de pâte au chlorure de zinc. Si ce moyen échoue, comme la cavité du kyste se rétrécit en proportion de la durée de la suppuration, on pourra enlever toute la fistule par une incision courbe, et l’on pansera à l’eau froide ou avec un pansement simple, sans réunir par première intention.

Cancer des glandes sébacées. — Le cancer des glandes sébacées est constitué par une hypergenèse épithéliale, une atrophie de la membrane propre du follicule glandulaire et par une production anormale d’épithélium, en dedans et en dehors de la glande (Robin).

La marche et les signes de ce cancer | sont les mêmes que ceux du cancer des glandes sébacées, avec eetle différence que le poil semble sortir de la tumeur mênie.

Le cancer primitif des glandes sébacées est très-rare, mais on trouve toujours dans les cancroïdes de la peau une certaine quantité de follicules ainsi altérés (Lebert). V. Can- CROÏDE.

Thérapeutique. — Enlever de bonne heure les cancroïdes des glandes sébacées.

filandc sous-maxillaire (LÉSIONS DE LA). ' La glande sous-maxillaire peut être affectée d’enchondrome, de cancer et de kystes salivaires, qui se comportent comme les maladies dn même genre de la glande parotide. On y a très-rarement trouvé des calculs. — L’enebondrome et la tumeur adénoïde sont des tumeurs à évolution lente et indolente. — Les kystes salivaires sont irré^liers et donnent à la ponction exploratrice un liquide filant analogue au liquide salivaire normal de la glande sous-maxillaire. — Lfâ cancers ne diffèrent pas de ceux des autres glandes.

Les ganglions sous-maxillaires engorgés sont les léions qui simulent le plus les tumeurs

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