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GOTT

Traitement de la goutte aiguë. — 11 faut prévenir ou diminuer les attaques de goutte de la façon suivante : Manger et boire avec sobriété, juste assez pour soutenir les forces. — Peu de viandes noires, salées ou épicées par l’assaisonnement, — Pas de gibier. — Diète lactée, si les individus peuvent la supporter. — Boire de l’eau rougie et mieux encore de l’eau pure. — Boissons gazeuses acidulés. — Boissons alcalines de Condiliac, de Saint- Alban, de Saint-Galmier, de Vichy ou d’Eins, aux repas avec le vin.

Gilets, chemises et caleçons de flanelle, chaussettes de laine. — Se coucher de bonne heure et se lever matin, s’abstenir des plaisirs de l’amour. — Beaucoup d’exercice à pied et à cheval ; faire de la gymnastique, de l’escrime et tous les exercices du corps qui exercent les muscles.

Frictions sèches et massage sur le corps. — Bains tièdes et stimulants par du sel marin, du sulfure de potasse et de soude ; — bains froids , lotions froides chaque matin; hydrothérapie ; — teinture de colchique, vingt à trente gouttes par Jour tous les matins, ou benzoate de soude, 20 à 30 centigrammes par jour.

Traitement de l’attaque. — Irrigation d’eau froide sur les jointures ; immersions des pieds affectés dans un vase d’eau froide, et boissons froides et glacées.

Cataplasmes de farine, de miel et de vinaigre faits à froid. — Cataplasmes camphrés. — Cataplasmes de farine de lin délayée à froid dans l’eau blanche. — Cataplasmes de ciguë; — applications narcotiques froides ; — emplâtre de jusquiame ; fomentations d’huile chaude ou narcotisée par la jusquiame, la morelle, la belladone, la ciguë , le laudanum de Sydenham ou la teinture de Rousseau m.

Vératrine, 10 à 20 et 25 milligrammes en pilules de 5 milligrammes f+l. Aconit, 3 à 10 et 20 centigrammes en vingt-quatre heures I3- Le chloroforme sur compresses, trente à quarante gouttes, et en mixture avec de la glycérine à 30 et 40 grammes □.

On a conseillé les émi.sions sanguines, la saignée au moment de l’attaque ou les sangsues sur les jointures [3; les purgatifs doux et surtout les purgatifs drastiques qui font partie de la plupart des remèdes secrets contre la goutte ; quelquefois les vomitifs, ailleurs les diaphor étiques, les amers et les toniques, tout cela sans de grands avantages. — Les deux dernières médications ne sont utiles que dans la goutte chronique. Il s’y rattache la poudre du duc de Portland, composée d’aristoloche, de gentiane, de petite centaurée et de sommités de petit chêne. On en donnait 4 grammes à jeun pendant trois mois, 3 grammes les trois mo’is suivants ; 2 grammes pendant les six mois d’après, et l’année suivante 2 grammes tous les deux jours. Cette poudre est bonne dans la goutte chronique. En voici la formule :

Petite centaurée pulvéri

Germandrêe .

Gentiane .

Aristoloche ronde. . .

Yvette .

Dans l’attaque, on a encore conseillé le remède de Pradier, qui n’est qu’un cataplasme chaud, épais, à mettre sur les pieds, après l’avoir arrosé de la liqueur suivante :

Bannie de la Meeqne. .

-Qnînqnina roc^ . . .

Salsepareille .

Aîeoa. . . . .

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GOUT

Faire dissoudre le baume dans le tiers de l'alcool ; faire macérer les autres substances dans le reste de l’alcoolj pendant quarante-huit heures ; filtrer et réunir les deux liqueurs. Pour l’usage j on mêle la feuille obtenue avec trois fois autant d’eau de chaux^ et l’on agite la bouteille avant de s’en servir.

On verse sur un large cataplasme de graine de lin 60 grammes de la liqueur obtenue ; on renouvelle l’application toutes les vingt-quatre heures.

Traitement de la goutte chronique. — Contre les gonflements articulaires et les concrétions tophacées de la goutte, prescrire des applications d’huile de cajeput , de camomille camphrée, de térébenthine; des fumigations de benjoin, de genièvre; des lotions alcalines, des bains alcalins, de potasse et de soude ; enfin des bains sulfureux. On prescrira, en outre, les eaux minérales chaudes de Vichy, doNéris, de "Wiesbaden, de Garlsbad, de Bourbonne, de Contrexéville, de Cauterets, de Bagnères-de-Luchou, d’Aix en Savoie, de Buxton et de Bath.

Les vésicatoires volants, les pointes de feu, et les moxas ont été employés, mais ces moyens sont inutiles et dangereux.

A Vintérieur, on donnera des infusions aromatiques, toniques et amères ; du vin de colchique et de la teinture de colchique tous les jours ; de la vératrine, 5 à 15 milligrammes par jour ; enfin du bicarbonate de soude et de l’eau de Vichy aux repas.

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