MÈNE DE LA VULVE, HERNIE VAGINO-LARIALE
Hernie périnéale, Acné vulvaire, Chancre.
I. Furoncles des grandes lèvres. — Les furoncles des grandes lèvres ne diffèrent pas des furoncles des autres régions ; on doit savoir seulement qu’en cette région on peut les confondre avec l’acné vulvaire, et avec une plaque muqueuse et un chancre induré, mais les furoncles sont douloureux et ils suppurent, tandis qu’une -plaque muqueuse et un chancre induré ne suppurent pas ; il faut aussi se rappeler que les furoncles sont multiples, que l’acné varioliforme démange et n’est point douloureux, et que ses pustules sont toujours plus nombreuses que des furoncles.
Thérapeutique. — Ou traitera les furoncles de la vulve par les moyens appropriés aux furoncles. V. Furoncles.
IL Abcès phlegmoneux des grandes lèvres. — Des abcès superficiels, formés dans le tissu cellulaire des grandes lèvres, se forment quelquefois à la suite d’une gerçure de la peau ou d’un furoncle; ils se développent assez vite et s’ouvrent du côté de la peau; on les reconnaît aux signes des abcès chauds.
Des abcès profonds peuvent se former dans le tissu cellulaire du sac dartoïque, soit après une contusion et un thrombus, soit spontanément ; alors, la grande lèvre est œdématiée, pâteuse, rouge et chaude, et en introduisant le doigt dans la vulve, ou en pressant sur la partie postérieure de la grande lèvre, on sent une tumeur douloureuse, globuleuse, fluctuante (Velpeau).
Lorsque les abcès sont abandonnés à euxmêmes, ils peuvent se terminer par une gangrène de la peau. Ils sont sujets à récidiver, lorsque le phlegmon a paru avorter et lorsque l’abcès s’est ouvert seul; il arrive aloi*s qu’une nouvelle inflammation existe sur la première.
Thérapeutique. — Appliquer à temps des sangsues sur le phlegmon, — si l’on peut, on ouvrii-a de bonne heure les abcès du côté de la peau, et l’on y appliquera une mèche ou un tube perforé. Lorsque le pus se sera frayé une voie à l'intérieur, du coté du vagin, s’il y a des décollements, ou débridera et l’on fera une coutre-ouvertui-e.