‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 336 sur 731 · PUTRIDE · texte numérisé non relu

PUTRIDE

HÉXiANiTUÈiME. V kéliantkème commun, plante de la famille des cistacées, assez balsamique, s’emploie en décoction, A à 10 grammes par ütre d’eau, dans la phthisie tuberculeuse pulmonaire S.

HÉLicii^E. Mucilage concentré de limaçon imaginé par le charlatanisme pour servir au traitement de la phthisie pulmonaire Q.

HÉLIOTROPE. Plante de la famille des borraginées, dont les fleurs en infusion sont employées contre la migraine Q.

HELLÉBORE. V. ELLÉBORE.

HELHIATRES. Les helminthes sont les vers intestinaux de l’homme. V. Parasites.

HELiiiNiTHiASE. Nom des maladies causées par la présence des helminthes.

hem. La toux brusque et rauque, provo-

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quée par l’angine pharyngée chronique, carac^ térise le hem. V. Angine pharyngée chronique.

ilÉMAGOGEEiS. Synonyme d’einméuagogues, substances employées pour faire venir les règles. V. Emménagogues.

HÉMATÉMÈSE ET GASTRORRUÉE. Le

sang épanché à l’intérieur de l’estomac, et rejeté par le vomissement, constitue l’héinatéraèse.

L’hématémèse qui se produit quelquefois chez les hystériques, et les femmes dont les règles sont supprimées, à titre d’hémorrhagie supplémentaire, n’a rien de grave.

L’hématémèse accompagnée d’ictère, de stupeur et de réaction fébrile, continue, annonce la fièvre jaune.

L’hématémèse accompagnée d’hémorrhagies à la peau ou par les muqueuses indique une fièvre grave ou un purpura hemorrhagica.

Une hémalémèse intermittente, tierce ou quarte, annonce toujours une fièvre pernicieuse hémorrhagique.

Avant quarante ans l’hématémèse peut exister sans lésions organiques de l’estomac, mais passé cet âge l’hématémèse a toujours comme point de départ une ulcération de cet organe.

On voit presque toujours l’héinalémèse se produire en même temps que le cancer, l’épitliélioma ou l’ulcère chronique de l’estomac.

Quand vous trouverez une tumeur à l’épigastre d’un sujet qui a des hématémèses, dites qu’il a une lésion organique de l’estomac.

Le sang de l’hématémèse diffère du sang expectoré dans l’hémoptysie, parce qu’il est rouge, non spumeux, acide, souvent mêlé de matières alimentaires, et ailleurs noir, décomposé, méconnaissable et d’une apparence de terre délayée dans l’eau.

L’hématémèse qui a lieu peu après l’effusion du sang dans l’estomac est formée de sang rouge acide, assez liquide, rarement coagulé.

L’hématémèse qui a lieu plusieurs heures après l’hémorrhagie gastrique est formée de sang noir, liquide comme du café ou de la sépia, mais il est quelquefois granuleux, noirâtre comme de la terre, de la suie ou du marc de café, délayés dans l’eau.

Quand vous verrez un sujet pâlir, frissonner, se refroidir, perdre à demi connaissance, se plaindre de plénitude à l’épigastre, et présenter à cette région de la tension avec matité bien évidente, dites qu’il a une gastrorrhagie sans hématémèse.

On voit souvent l’hématémèse accompagnée de mélæna quand une partie du sang versé dans l’estomac passe par les selles.

Quand l’hématémèse est précédée de

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crampes et d’élancements à l’estomac, avec aigreurs, éructations nidoreuses, régurgitations glaireuses ou acides, dites qu’elle tient à un cancer ou à un ulcère simple chronique de l'estomac.

%* L’hématémèse avec tumeur à l’épigastre est inévitablement mortelle.

Une première hématémèse prédispose ordinairement à une seconde.

Il y a des hématémèses qui ne dépendent pas d’une maladie de l’estomac, et qui résultent de ce qu’un anévrysme s’est ouvert dans cet organe, ou de ce que, k la suite d’une épistaxis survenue pendant le sommeil, le sang des narines, tombé dans le pharynx et avalé instinctivement, se trouve ensuite rejeté par le vomissement.

Un nouveau-né, qui tette une nourrice ayant de larges gerçures au mamelon, peut avaler assez de sang pour se remplir l’estomac et avoir ensuite une hématémèse.

Thérapeutique. — Première indication. — Arrêter l'hémorrhagie ainsi ;

L’hématémèse intermittente pernicieuse doit être traitée par 1 à 2 grammes de sulfate de quinine.

Les hématémèses supplémentaires d’un flux sanguin supprimé exigent l’emploi des moyens capables de rétablir les règles, le flux bémorrhoïdal ou l’hémorrhagie, dont la suppréssion a causé le mal. V. Améxorrhée.

On donnera : des morceaux de glace ou de petites cuillerées de glace pilée à avaler, — du suc de citron par cuillerée à café, — du suc de grenades^ — de Tenu de Seltz, — de la limonade nitrique ou sulfurique, — de Veau de Brocchieri ou de Tisserant, six à huit cuillerées à bouche par jour ; — de V extrait de ratanhia ou de monésia, 2 à 3 grammes en potion ; — de Valun (voir le formulaire), — ■ du tannin,

1 gramme ; — duper chlorure de fer, huit à dix gouttes dans de l’eau sucrée; — de V opium, 5 à 10 centigrammes par jour ; — des bols d’Arménie, — la terre sigillée, — V ergot de seigle seul, à 1 ou 2 grammes, ou Vergot, 1 gramme, associé au tannin, 50 centigrammes, et l’on prescrira des applications' froides à l’épigastre au moyeu de vessies de caoutchouc remplies de glace ou bien un vésicatoire volant au creux de l’estomac. V. Estomac (Piaies de l’).

Deuxième indication. — Acidité de la bouche et des régurgitations :

Eau de Vichy par petits verres, et mieux eau de chaux, 30 à 100 grammes dans du lait.

Troisième indication. — Empêcher le retour des hémorrhagies.

Dans les hématémèses sans lésion de l’estomac, bonne nourriture, séjour à la campagne, préparations de fer et de quinqmna.

En cas d hématémèse causée par un cancer ou un ulcère simple de l’estomac, diète lactée, séjour à la campagne, cautères à l’estomac, ou bien viande crue palpée, 60 à 80 grammes, et pepsine neutre, 1 à

2 grammes par jour.

Aromatiser le lait avec l’eau de fleur d’oranger, l’eau de laurier-cerise, l’eau de chaux, la décoction iTanis.

Quatrième indication. — Guérir l’anémit qui résulte des hématémèses, à l’aide d’un régime fortifiant, de* préparations de quinquina et des prépations ferrugineuses. V. Asémie.

FORMULAIRE DE L’HÉMATÉMÈSE.

Pilules astringentes.

Pondre de sangdragon . 10 grammes.

Pondre d'alnn . 5 îd.

Mêlez, et avec q. s. de conserve de roses, faites cinquante pilules.

Dans la journée, contre l’hématémèse. (Culleu.) Limonade alumineuse.

Alun . S grammes.

Eau . 1000 i.l.

A prendre par petits verres [3.

Potion alumineuse.

Eau de roses. .

Sirop de sucre.

Sirop dlacbde.

. . 4 çrammes.

. . 125 id.

I ââ 16 id.

Par cuillerées, contre les hémorrhagies gastriques.

Julep alumineux.

Julep bécliique . 160 grammes.

Alun . ■ . 8 id.

Une cuillerée toutes les heures.

Pulpe acidulé de Tamarin.

Pulpe de tamarin . GO grammes.

Sucre blanc . 10 iil.

Chauffez avec de l’eau et passez.

A prendre 60 grammes toutes les deux heures.

Acide sulfurique administré à l’intérieur. On ajoute dans l’eau de l’acide sulfurique jusqu’à agréable acidité. Ordinairement, dans 1000 grammes de tisane, dix à vingt-quatre gouttes suffisent. On préfère l’acide sulfurique alcoolisé, qui est beaucoup moins actif f+l.

Suc de plantain, 100 à 150 grammes à prendre en quatre fois.

Décoction de sanguinaire ou traînasse (Polygonum aviculüré), 8 grammes par litre d’eau f+l.

Acétate de plomb, 75 centigrammes à 1 gramme et demi par jour [3' (Erval.)

UÉVIATIDROSE. SuGur de sang. V. Sueur.

HÉ.VIATOCÈLE. Tumeur formée par une collection de sang. On donne le nom d’hématocèle aux épanchements de sang produits par une contusion ; mais on appelle plus spécialement hématocèles les épanchements de sang dans le cordon et la tunique vaginale, ainsi que les épanchements de sang périutérins.

UÉVIATOCÈLE Ft’XlCl’Lt^iRE. Un traumatisme accompagné de rupture de vaisseaux, ou la rupture partielle d’un varicocèle, causent toujours une infiltration de sang dans le cordon spermatique; l’épanchement peut être assez abondant pour déterminer une véritable collecj lion sanguine.

Il n’est pas rare de rencontrer des héma-

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tocèles du cocdoii chez des individus atteints

d’hématocèle de la tunique vaginale.

Un épanchement de sang dans un kyste est une hématocèle consécutive, et l’augmentation subite d’un kyste préexistant, jointe au défaut de transparence, sont les signes caractéristiques de l’hématocèle enkystée du cordon.

Une hématocèle consécutive à un coup ou à une rupture d’une veine apparaît subitement : le cordon se tuméfie dans toute son étendue, et affecte la forme d’un boudin (Malgaigiie), la fluctuation est évidente, la douleur à la pression est modérée. Lorsque le sang s’est accumulé dans une poche, on trouve une tumeur circonscrite, non transparente, fluctuante, irréductible, on sent toujours le testicule libre, h moins qu’il n’y ait une hématocèle du testicule ou de la tunique vaginale.

Le sang épanché se résorbe, le kyste devient le point de départ d’un phlegmon, d’un abcès ou d’une inflammation chronicjue, caractérisée par l’épaississement des parois du kyste et leurs transformations; l’origine traumatique du mal, l’issue d’un liquide brun, couleur chocolat, à la ponction exploratrice, feront reconnaître ce dernier étal.

Une hématocèle diffuse du cordon, ne peut être prise que pour une hernie épiploïque, mais jamais la hernie épiploïque n’occupe tout le cordon d’un seul coup. — L’hydrocèle par infiltration du cordon est transparente. — Une hématocèle enkystée ne sera pas confondue avec une hydrocèle enkystée, à cause du défaut de transparence. Lorsque le sang est épanché dans une liydrocèle enkystée, le diagnostic sera établi, grâce à la connaissance de l’existence de la tumeur avant le coup reçu. Une ecchymose des bourses sur une tumeur du cordon est un indice de traumatisme, mais n’indique point qu’il y ait du sang épanché dans le cordon.

Thérapeutique. — Pour une hématocèle dififuse, compresses résolutives sur le cordon, suspension des boxu'ses. (V. Hydrocèle de la tonique vaginale.) — En cas d’inflammation du cordon, cataplasmes, sangsues, frictions mercurielles et incision s’il se forme du pus. — Dans le cas où l’épanchement sanguin augmenterait, incision de la tumeur, chercher l’ai-tère divisée et y placer une ligature ou comprimer le cordou au niveau de l’anneau inguinal avec un bandage herniaire. Contre les hématocèles enkystées, soit parce qu’il s’est formé une membrane d’enveloppe, soit parce que l’hémorrhagie a eu lieu dans un kyste déjà formé, incision, ou séton perforé, et injections avec la décoction de quinquina :

Eau . tOO grammes.

Alcool . . 4 id.

Quinquina . 5 id.

Ou :

Eau . 100 grammes.

Alceol camphré . 4 id.

Ou :

Eau . 2 parties.

Teinture d’iode . 1 id.

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Hématocèle de l’épididyme. Les seuls Cas d’hématocèle de l’épididyme (A. Cooper) sont des épanchements de sang qui se forment dans les hydrocèles enkystées du cordon et de l’épididyme, et dans les kystes spermatiques. V. Hydrocèles, Testicules (Maladies des) et Vaginalite chronique.

On reconnaît l’hématocèle de l’épididyme aux caractères de l’hydrocèle enkysté de l’épi didyme et des kystes spermatiques, c’est-à-dire l’augmentation brusque ou la cessation subite de la transparence dans un kyste développé lentement et à l’issue d’un liquide sanguin altéré, couleur chocolat, évacué par la ponction exploratrice; puis à la possibilité de sentir le testicule bien isolé et le cordon libre.

Thérapeutique. — Le traitement est celui de l’iiématocèle enkystée, de l’épididymite et de la vaginalite chronique.

Hématocèle rétro-ntéi-inc. Un épanchement de sang dans le tissu cellulaire sous-péritonéal, dans les ligaments larges, et plus généralement dans le cul-de-sac péritonéal utérorectal, est une hématocèle rétro-utérine (Bernutz, Nélaton).

Dans l’hémalocèle rétro-utérine, l’épanchement est dû à la rupture d'une vésicule de Graaf et à une hémorrhagie ovarique (Nélaton), ou à la rupture de veines d’un varicocèle ovarien (Richet), ou encore au traumatisme ayant causé une déchirure de l’ovaire (Tardieu). Il est rare que, pour l’hématocèle péritonéale, une inflammation n’enkyste pas, par des fausses membranes, lé sang épanché.

Les plaies de l’abdomen peuvent causer l’hématocèle rétro-utérine (Spencer Wells).

L’hématocèle est liée le plus souvent à un trouble de la menstruation, lorsque les règles sont avancées ou retardées, et quand elles se suppriment tout à coup; elle survient parfois après un coït ayant eu lieu pendant la période menstruelle.

Une douleur subite se propageant daVis tout le petit bassin, des frissons, de la fièvre, un ténesme anal et vésical, des douleurs de l’abdomen et les signes d’une péritonite du petit bassin indiquent le début d’une hématocèle. Les accidents diminuent et les malades sont pâles comme si elles avaient subi une perte de sang abondante. Le toucher vaginal apprend que l utérus est remonté, qu’il est comme accolé au pubis. Plus tard on sent une tumeur en arrière de l’utérus, molle, fluctuante, entourant quelquefois le col et qui fait en même temps saillie dans le rectum, où on la sent par le toucher rectal ; à mesure que la tumeur se développe, le ténesme et la dysurie augmentent Par le palper abdominal on sent une tuméfaction profonde, lobnlée (Nélaton'i dans le petit

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bassin. Lorsqu’on peut appliquer le spéculum on découvre dans plusieurs cas une ecchymose delà paroi postérieure du vagin.

Dans rhématocele rétro-utérine, une tumeur quelquefois fluctuante se forme à la longue dans le vagin ; mais d’ordinaire, le sang s’étant coagulé, la tumeur est pâteuse.

%*Tantqu’il n’y apas detumeurdaus levagin, quand les symptômes généraux, la fièvre rémittente, la soif vive cessent, quand l’appétit renaît et quand les forces reviennent, il y a des chances pour que le liquide se résorbe. Dans le cas contraire, souvent lorsque les malades ont commis quelque imprudence, la tumeur suppure, alors | des frissons, de la fièvre et des vomissements apparaissent et le pus formé se fait jour, soit dans le vagin, soit dans le rectum, soit dans le péritoine, h travers la fausse membrane qui enkyste l’épanchement. Lorsque le kyste ne s’est pas ouvert dans le péritoine, n’a pas causé la mort, et quand il y a une ouverture dans un conduit muqueux, une suppuration longue s’établit et entraîne assez souvent une infection putride.

Après avoir suppuré, l’hémalocèle périutérine s’ouvre dans les cavités muqueuses voisines, mais elle peut se vider dans l’utérus et être évacuée en partie ou en totalité par un écoulement sanguin noirâtre (Letenneur). On reconnaît cet étal à une relation entre l’écoulenient utérin et la diminution du volume de la tumeur La continuité de l’écoulement en dehors de toute tumeur, est encore en relation avec une hématocèle (Letenneur).

L’hématocèle rétro-utérine peut être confondue avec une péritonite enkystée du cul-desac utéro-rectal, mais dans la péritonite qui débute aux mêmes moments que l’hématocèle, il n’y a pas de tumeur abdominale. Il n’y aurait d’erreur possible que si l’épanchement de sang était très-peu abondant

ün phlegmon périutérin et une ovarite siègent dans les ligaments larges, et ils suppurent tardivement, de sorte qu’ils ne forment pas de tumeur fluctuante au début comme une hé- ] matocèle ; de plus, les pressions autour de l’utérus sont douloureuses et l’on sent des artères volumineuses battre autour du phlegmon (Nonat).

Le varicocèle ovarien ne formant pas de tumeur véritable, on ne peut en soupçonner l’existence que par voie d’induction, et en considérant les varices de la vulve (Devalz' , on ne le ctmfondra pas avec l’hématocèle rétro-utérine. — La rétroflexion de l’utérus ne s’accompagne généralement pas de troubles de la micikm; ce qu’on rencontre assez souvent dans les hanatocèles : il n’y a pas de tumeur appréciais par le palper de la r^on hyqwgastriqae. Le toucher rectal indiquera qu’il s’agit d’une

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petite tumeur arrondie, dure, ({ui a les caractères de l’utérus en rétroversion et non d’une collection sanguine,

La grossesse utérine se développe rarement dans le petit bassin, le gonflement des seins et les troubles digestifs de la grossesse sont des signes qui manquent toujours dans l’hématocèle rétro-utér'me, puis la tumeur croît très-lentement et les signes de compression de la vessie et du rectum n’apparaissent que très-tard relativement à l’hématocèle.

Les tumeurs de l’utérus sont dures; elles distendent cet organe ou lui sont attachées ; elles ne font pas saillie dans le petit bassin, ou si elles s’y font sentir elles sont très -petites et résistantes, — les polypes utérins s’accompagnent ou se sont accompagnés d’hémorrhagies par le col. Dans ces cas, les accidents généraux n’ont jamais la rapidité et la gravité de ceux qu’on observe dans les hématocèles.

Les tumeurs fibreuses extra-péritonéales sont plus ou moins mobiles, mais elles sont arrondies et dures, tandis que l’hématocèle rétroutérine est molle et lobulée ; d’autre part, les tumeurs fibreuses ne font point saillie en arrière de l’utérus; elles s’accompagnent de péritonites circonscrites très-légères, et au moment de cet accident on ne trouve jamais l’utérus enclavé comme dans le cas d’une hématocèle.

Les kystes de Tovaire n’existent ordinairement que d’un seul côté de Tutérus ; ils se développent dans la fosse iliaque et ne s’accompagnent de péritonite circonscrite que dans des cas tout à fait exceptionnels.

Une hernie vaginale enflammée est presque toujours située sur les parties latérales du vagin ; l’existence ancienne de la tumeur, ainsi que la mobilité de l’uténis, malgré la hernie, empêcheront de croire à une hématocèle rétro-uiérine.

Thérapeutique. — Peadaut la période aiguë de l’hématocèle rétro - utérine, on pi'escrira le repos absolu, on appliquera des cataplasmes froids sur le ventre, on donnera des boissons froides et de l’eau de Soltz, ou sondera les malades pour évacuer les urines, on combattra la constipation par un lavement de 350 grammes d’eau avec séné 10 grammes; sulfate de soude, 12 graiumes ; ou par un purgatif a\ec huile de ricin, 30 grammes. — S’il y a des sueurs froides, des tendances aux syncopes, on donnera le julep :

Eau distillée . 100 jraaunes.

Sirop tliaroJe . 20 " iJ.

Extrait Je ratanhia. . 2 iJ.

Ou même :

Eau JUtiUôe . 100 «raaïuiei.

Sirop siasfle . 30 “ iJ.

IVïeUorure de îer . U) -oattes.

Nélatou.

S'il y a des signes de péritonite aiguë franche, le traitement de la péritonite aiguë sera apuMqué. et Ton

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