‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 337 sur 731 · H KM A · texte numérisé non relu

H KM A

adininistrera deux à quatre pilules d'opium de 5 centij^rammes.

Si la tumeur vaginale se résorbe, on attendra. La malade sera tenue au repos absolu, on placera des cataplasmes et l’on entretiendra la liberté du ventre avec des lavements huileux et des lavements d’eau simples.

Si la tumeur ne se résorbe pas, on ponctionnera par le vagin avec un gros trocart, 14, 18 à 20 de la filière Charrière. On recourra aux ponctions successives. En cas de persistance de la tumeur, on fera une large incision.

Pour ponctionner les hématocèles rétro-utérines, placer les malades sur le bord du lit, les cuisses fléchies et écartées, introduire le spéculum bivalve, plonger le trocart dans la partie saillante de la tumeur par un coup sec. Pour faire l’incision, on in troduit deux doigts dans le vagin et ceux-ci servent de conducteur à un bistouri droit qui fait une ponction. On agrandit ensuite la ponction avec un bistouri boutonné que l’on dirige en dehors. Après l’incision, on extrait les caillots à l’aide d’injections d’eau tiède et même avec une curette.

Lorsque l’on a fait une ponction , il est nécessaire de répéter les injections vaginales deux fois par jour.

Lorsqu’on a fait l’incision, on pratiquera deux lavages chaque jour dans la cavité de l’hématocèle ; pour cela, on introduira une sonde dans le kyste pour y faire des injections, et l’on se servira des mélanges suivants :

Eau . . 200 grammes.

Alcool. . . 8 id.

Quinquina . 10 id.

Ou m 'me :

Eau distillée . 3 parties.

Teinture d’iode . 1 id.

Pendant un mois, ces soins de propreté seront rigoureusement mis en usage.

On soumettra les malades à un régime tonique : \iu de quinquina, tisane de limonade, eau ferrée, nourriture avec la viande et les aliments féculents;

On peut passer un drain, ou tuhe perforé de Ghassaignac, dans la tumeur, en faisant une double ponction (Spencer Wells).

Ilématocèle du scrotum. Après line plaie ou une contusion des bourses, un épanchement de sang entre les diverses couches de cette partie est une hématocèle du scrotum.

*,5,* Dans l’hématocèle du scrotum, le sang peut être à la fois épanché dans le tissu dartoïque et sous la peau ou dans le sac darloïque. Il peut y avoir eu même temps une hématocèle de la tunique vaginale ; tantôt il y a une simple infiltration sanguine, tantôt il y a un épanchement.

La rupture d’une varice du scrotum (Gosselin) détermine parfois l’hématocèle de cette partie.

On reconnaît une hématocèle du scrotum simple à une ecchymose de la peau, avec tuméfaction douloureuse, irrégulière, molle, légèrement fluctuante, donnant sous les doigts une crépitation sanguine, formée peu de temps après

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