HÉMIPLÉGIE ET PARAPLÉGIE. V. PA¬ RALYSIES
Hémiplégie traumatique. À la suite des lésions traumatiques de la moelle, de luxations et de fractures du corps et des lames des vertèbres, on observe une perte de la sensibilité et des mouvements des membres inférieurs, accompagnée de troubles de calorification, c’est-à-dire une hémiplégie ou une paraplégie traumatique.
Thérapeutique. — L’électricité, les médicaments tétaniques, tels que la strychnine, sont impuissants, soit parce que la moelle a été altérée dans sa structure, soit à cause d’une compression sur cet organe, deux lésions qui échappent à tout traitement médical.
Paul d’Égine, et depuis Desault, Clyne, A. Gooper et Rhea Barton, ont trépané les lames des vertèbres pour redresser les os qui comprimaient la moelle. Des succès ont été ainsi obtenus. Mais s’il n’y a pas de plaie au niveau de la fracture, si la gibbosité consécutive à une fracture de la colonne vertébrale est étendue, il est difficile, à moins de s’engager aveuglément dans . une opération grave, d’aller détruire l’agent compresseur de la moelle. Ici se présentent les mêmes doutes que pour la justification de la trépanation du crâne contre l’épilepsie traumatique.
HÉMITE. Inflammation du sang (Piorry) qui accompagne les phlegmasies et qui est caractérisée par une surabondante quantité de fibrine.
HÉHITRITÉE. La fi’jvre intermittente caractérisée par des accès quotidiens, dont l’un très-fort, correspond à l’accès du troisième jour, tandis que celui du jour suivant, très-faible, correspond à celui du quatrième, caractérise la fièvre bémitritée.
Thérapeutique. — La fièvre bémitritée guérit par le sulfate de quinine, 25 à 95 centigrammes, doimés une heure après la fin de l’accès.
HÉHOPHILIE. V. HÉMORRHAPHILIE.
HÉHOPHTHALHIE. V. CËIL (COATÜSION DE L’).
héhoptoïqlie:. Nom donné aux malades qui crachent du sang. Quelquefois on dit : crachats hémoptoïques, comme synonyme d’expectoi-ation teintée de sang. V. Héaioptysie.
HÉROPTTSIE. Les hémorrhagies internes donnant heu à V expectorât ion de sang, constituent l’hémoptysie.
HEMO
Quaad une femme n'a pas ses règles il lui arrive quelquefois de voir apparaître l’hémoptvsie à titre d’hémorrhagie supplémentaire.
Il y a une idiosyncrasie voisine, ou analogue de rhémorrhaphilie qui engendre aisément l’hémoptysie.
La pléthore est quelquefois nue cause d’hémoptysie.
Il est très-rare de voir les fièvres graves qui engendrent si facilement les pétéchies et les épistaxis donner lieu à l’hémoptysie.
L’hémopytsie causée par l’apoplexie pulmonaire simple est une des moins graves.
L’hémoptysie dépend très-souvent des maladies du cœur , soit de l’hypertrophie du ventricule droit, soit du rétrécissement des orifices du ventricule gauche. (Laennec, Bouillaud.)
La tuberculose pulmonaire commence très-souvent par une hémoptysie qui résulte, soit d’un obstacle à la circulation d’une artériole lobulaire, qui se rompt eu avant de l’endroit comprimé par le tubercule, soit d’une érosion des vaisseaux occasionnée par le tubercule ramolli , soit d’une congestion pulmonaire aiguë. V. ce mot. (Laennec. )
Un anévrysme de l’aorte qui use toutes les parties -du voisinage et qui pénètre dans les bronches donne lieu à une hémoptysie promptement mortelle.
Une hémoptysie causée par une apoplexie pulmonaire simple, laisse c^uelquefois après elle, dans les poumons, un dépôt qui devient l’origine d’une phlegmasie pulmonaire chronique et consécutivement d’une tuberculose des poumons. (Broussais.)
Il est rare que l’hémoptysie s’annonce par des symptômes de palpitations, de fièvre, de chaleur, de plénitude, de douleur dans la poitrine et des autres phénomènes précurseurs de l’elîort hémorrhagique.
L’hémoptysie s’annonce par nne petite toux sèche, avec ou sans goût de sang dans la bouche, puis le sang est craché, rouge, mêlé d’écume, lentement, par petite quantité, ou avec abondance, en bouillonnant d’une façon qui suffoque les malades.
L’hémoptysie foudroyante peut tuer rapidement les malades par asphyxie bronchique ; mais si elle est modérée elle dure dix à douze jours et disparaît pour quelque temps.
Une première hémoptysie prédispose presque toujours à une seconde.
L’hémoptysie accidentelle peut ne point laisser de traces et ne jamais se reproduire.
Du sang rouge, liquide ou en caillots, mêlé d’écume et d’eau, rejeté par la bouche, provient d’une déchirure vasculaire récente dans les voies aériennes. A'. Poitrexe (Plmes de).
Du sang noir coagulé, mêlé à du mucus, rejeté par expectoration et en petite quantité.
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vient d’une hémorrhagie bronchique vieille de deux ou trois jours.
Quand un sujet crache du sang rouge pur, spumeux, et qu’en écoutant sa poitrine on y entend d’un côté ou de l’autre des râles muqueux et sous-crépitant, ou peut affirmer que le siège de la déchirure vasculame correspond au siège des bruits perçus par l’auscultation.
L’hémoptysie accompagnée de fièvre hectique est toujours mortelle.
Une hémoptysie chez un sujet hydropique à la suite d’une maladie de cœur, est un signe prochain de mort.
Une odeur gangréneuse de l’expectoration accompagnant l’hémoptysie annonce toujours une mort prochaine. (Laennec,)
Les hémoptysies pléthoriques sont ordinairement suivies de guérison.
Thérapeutique. — Vis-à-\is d uti malade qui cracbc le sang, le premier soin du médecin doit être d'apprécier la cause de rhémorrhagie, afin de choisir le remède le plus convenable.
Le médecin devra chercber à rassurer les malades, qui sont toujours très-effraj és de l’accident qui leur arrive, et il leur prescrira le repos absolu de l’esprit et du corps, l’exposition à l’air pur, la position assise les jambes pendantes sur le bord du lit; il les engagera, en outre, à résister autant que possible aux efforts de la toux qui provoquent la sortie de nouvelles quantités de sang. — Il leur appliquera pendant plusieurs heures des ligatures bien serrées autour des quatre membres. — C’est dans le même but, c’est-àdire pour enlever un instant à la circulation une masse assez considérable de sang qu’on applique dans ces circonstances les grandes ventouses inventées par Junod. On comprend, en effet, que ces ligatures, ou une ventouse qui retient une masse de sang dans un membi’e, changent la marche de la circulation générale au point de faire cesser la pneumorrhagie et l’hémoptysie.
Les évacuations sanguines générales à haute dose ont été vantées par Laennec, qui pensait que dans l’hémoptysie abondante la saignée du bras, plusieurs fois répétée, était le meilleur moyen de tarir l’hémoptysie, même au prix de la faiblesse qui pouvait en résulter.
Les saignées sont bonnes quand le sang vient d’une apoplexie pulmonaire ou d’une rupture, au commencement de la phthisie, ou d’une exaltation, suite des maladies du cœur, ou d’une vraie pléthoi’e ; mais elles ne sont plus indiquées lorsque l’hémoptysie est le résultat d’une gangrène pulmonaire.
On a vanté l’action des vésicatoires contre l’hémoptysie, mais je n’en vois point l’indication réelle, à moins que ce ne soit le but de l’opposer à la cause de l’hémorrhagie, à une maladie chronique des poumons, par exemple.
Les boissons froides, glacées, les applications froides sur la poitrine et dans le dos, réussissent presque sûrement à arrêter l'hémorrhagie bronchique.
Ck)ntre l'hémoptysie, Laennec donnait Vémétique à l’intérieur, mais l'expérience n'a pas sanctionné les résultats qu’il s’en était promis.
Les astringents et les acides sont d’un usage trèsavantageux dans l’hémoptysie. — Les limonades acé-