IIE.MO
OÉWOBsy.%«lE. La sortie du sang hors des vaisseaux qui le reofermeut constitue l’iiémon’liagie.
Il y a deux grandes classes d’hémorrhagies, l’une qui comprend les hémorrhagies traumatiques et l’antre qui renferme les hémorrhagies spontanées.
Toutes les hémorrhagies traumatiques résultent de la contusion, de récrasemeiit ou de lasectiou opérée par un instrument piquant ou tranchant V. Plaies.
Les hémorrhagies spontanées dépendent :
1® du spasme du cœur et des vaisseaux ; 2“ de la pléthore sanguine ; 3° de la putridité et de la dissolution du sang (V. Nosohémies) dans les maladies adynamiques ; 4® de l’hémorrhaphilie; 5“ des obstacles généraux ou partiels à la circulation ; 6® des lésions organiques anévrysmales, cancéreuses ou tuberculeuses qui ulcèrent ou affaiblissent les parois des vaisseaux.
Il y a des hémorrhagies veineuses, artérielles et capillaires, des hémorrhagies externes et des hémorrhagies internes.
Une hémorrhagie tjui se fait sur un point du corps dans le cours d’une maladie, de façon à coïncider avec sa guérison, est considérée comme une hémorrhagie critique.
La jeunesse, par la force de sa circulation, l’hérédité, l’excès de chaleur ou de froid, la diminution de pression- atmosphérique, la surabondance du sang occasionnée par un régime trop substantiel, sont les causes des hémorrhagies actives que précèdent eu général la céphaU algie, la chaleur, le vertige et la fréquence du pouls.
*** La vieillesse qui affaiblit les parois desvaisseaux en les incrustant de sels, la perte de plasticité du sang par la dissolution de la fibrine dans les fièvres graves et les maladies organiques ulcérant les tissus, sont les causes des hémorrhagies passives.
Les hémorrhagies sont plus ou moins abondantes, ont lieu à la surface du corps, dans une cavité communiquant avec l’air extérieur ou dans une cavité close de toute part, et dans ce dernier cas le sang reste liquide et ne s’altère pas.
Les hémorrhagies qui remplacent le flux menstruel ou hémorrhoïdal supprimé sont des hémorrhagies supplémentaires, mais elles sont très-rares.
Quand une hémorrhagie dépend d’une altération du sang comme celle de l'hémaphilie, du scorbut, de la pléthore ou des maladies graves typhoïdes et pestilentielles adynamiques, on dit qu’elie est constitutionnf lie (Andraî, Monaeret).
Les hémorrhagies dues à la pléthore et et à l’hyperstuénie vasculaire ou inflammatoire sont des hémorrhagies actives, taudis que celles qui résultent d une putridité du saug. do scor-
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but ou d’uue lésion malérielle des vaisseaux, percés par une ulcération ou obstrués par une embolie, sont des hémorrhagies passives.
%*Quelle que soit lacause occasionnelle d’une hémorrhagie, pour que le sang sorte de ses vaisseaux il faut qu’il y ait rupture des gros conduits ou des vaisseaux capillaires. (Andral. }
Tandis que certaines hémorrhagies sont précédées par des phénomènes de pléthore générale ou locale; il en est d’autres qui viennent sans symptômes précurseurs, et quand elles sont très-abondantes elles sont accompagnées de pâlem’, d’horripilation, de chair de poule, de refroidissement, de petitesse du pouls et de syncope. Ces phénomènes annoncent également les hémorrhagies internes de l’intestin, du cœur et du poumon.
Les hémorrhagies qui se reproduisent souvent laissent après elles une décoloration trèsgrande du visage et du corps, accompagnée de faiblesse, de dyspepsie, de palpitations, de vertiges, de tendance à la syncope et de névralgies de la tête, ce qui caractérise Vanémie.y. ce mot.
Selon les organes où se fait l’hémorrhagie apparaissent des symptômes différents ; ainsi les hémorrhagies du cerveau et de la moelle produisent des paralysies, celles des poumons amènent la suffocation et ['hémoptysie, celles du ç,(£m,hL mort subite, celles de l’estomac ou de l’intestin V hématémèse ou le melœna, celle des voies m\\mïe.s,,.[' hématurie, etc.
Une hémorrhagie subite et très-considérable peut entraîner la mort instantanée, c’est ce qu’on appelle les hémorrhagies foudroyantes.
Thérapeutique. — Il est presque impossible dïndiquer un traitement général des hémorrhagies, car il n’y a qu’un traitement de chaque hémorrhagie eu particulier, selon sa cause, son siège et la nature des fonctions de l’organe où elle a lieu. — Cependant, comme il y a des moyens applicables à toutes les hémorrhagies, il faut les faire connaître.
Dans les Imnorrhagies traumatiques, si la plaie d’où s’échappe le sang est apparente, il faut faire la compression de la partie divisée, — la compression de Vartère au-dessus de la plaie, — la cautérisation au nitrate cV argent, si la plaie est petite; la cautérisation au fer rouge, si la plaie est étendue et si l'on ne voit pas d’où s’échappe le sang; — enfin, l’application dans la plaie de liquides hémostatiques, et surtout du perchlorure de fer à 30° sur de la charpie. — Si ces moyens ne réussissent pas, il faut faire la suture entortillée dans quelques cas, — la ligatm’e des deux bouts de l’artère coupée, ou même la ligature de l’artère au-dessus de la lilaie. Y. Plxies et Hémostatiques.
Dans les hémorrhagies pléthoriques, la saignée du bras est très-utile pom- en éviter le retour. On traite ainsi les congestions cérébrales, les épistaxis, les hémoptysies et les hématéinèses dues à la pléthore. — On peut remplacer ce moyen par des applications mensuelles de sangsues à l’anus.
Dans les hémorrhagies supp/émentuires de règles
ou d’iiémorrlioïdes supprimées, le médecin devra rétablir la menstruation par les moyens appropriés (V. Emménagogues et Améxorrhbe, ou Dysménorrhée), ou essayer de produire des hémorrhoïdes par des pilules d’aloès de 20 centigrammes par jour durant un mois.
Dans les hémorrhagies constitutionnelles du scorbut, de l’hémorrhaphilie ou des maladies typhoïdes pestilentielles adynamiques, compliquées de putridité du sang ou de dissolution de la fibrine, il faut recourir au suc de citron, 80 grammes par jour, et aux boissons acides, — au quinquina, aux préparations ferrugineuses, surtout au perchlorure de fer à l’intérieur, six à vingt gouttes par jour dans de l’eau sucrée. V. Scorbut, Fièvre typhoïde. Purpura hé-
MORRHAGICA, HÉMORRHAPHILIE, CtC.
Dans les hémorrhagies produites par un obstacle à là circulation, tel qu’un anévrysme ou une obstruction de la veine cave, de la veine porte ou des veines de la rétine, le traitement est subordonné à l’étendue et au siège de la lésion. (V. Anévrysme de e’aorte et Phlébite adhésive, ou Phlegmatia alba doless.) Il en sera de même si les hémorrhagies dépendent de la compression des vaisseaux du poumon par une tumeur; d’un obstacle à la circulation pulmonaire par une lésion des valvules du cœur; d’une ulcération des petits vaisseaux du poumon par une fonte tuberculeuse en communication avec- les bronches d’un ulcère rongeant consécutif au cancer, quel qu’en soit le siège, enfin d’une altération sénile athéromateuse des artères. V. Mal.vdies du coeur. Phthisie pulmonaire. Hémorrhagie cérébrale, etc. Il est évident que, dans ces cas, le traitement des hémorrhagies est absolument spécial et ne peut être indiqué d’une façon générale.
Toutefois, quand une hémorrhagie traumatique ou puerpérale a été assez abondante pour mettre la vie en danger d’une façon immédiat.e, s’il n’y a pas de lésion organique chez le sujet, il faut essayer de le rappeler à la vie en lui pratiquant la transfusion. V. ce mot et Hémorrhagie puerpérale.
FORMULAIRE DES HÉMORRHAGIES.
To|)iqacs.
Les topiques ont été vantés avec plus ou moins de raison contre les petites hémorrhagies des plaies, et souvent même contre les hémorrhagies internes.
Solution alunée de Scudamore.
Inrusiott de roses rouges .... 125 grammes. Alun . . 8 " id.
Employée en topique ou eu injection contre les hémorrhagies S.
Poudre hémostatique.
r.olüpbaue en poudre ....
Gomme arabique en poudi-e. Poudre de cbaibon de bois .
ââ 32
grammes.
id.
Mêlez. Pom* saupoudrer les plaies et les surfaces saignantes S- (Bonafoux.)
Eau hémostatique.
M. Deschamps a proposé le procédé suivant pour préparer une eau hémostatique pour remplacer l’eaM de Brocchieri.
Têrébentbine . 500 grammes.
Eau . 600 id.
Faites bouillh’ pendant un quart d'heure ; ajoutez
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suffisaniii quantitc d’eau pour obtenir 1000 grammes de térébenthine et d’eaui Laissez refroidir, filtrez.
A prendre 100 grammes par jour à l’état de pureté ou mis dans une potion 13-
Eau styptique de Brocchie)H.
D'après Martin, Veau styptique de BrocchieH peut se préparer de la manière suivante :
Ou fait macérer pendant douze heures du bois de sapin coupé menu et concassé avec le double de son poids d’eau; puis on distille jusqu’à ce qu’on ait obtenu en produit le poids du bois employé. On abandonne cet hydrolat au repos pendant vingt-quatre heures, après quoi l’on en sépare avec soin l’huile volatile qui peut s’être rassemblée. Avant de mettre cette eau en usage, il est nécessaire de l’agiter.
On en fait prendre 100 à 120 grammes par jour, par cuillerée à bouche |T].
Eau hémostatique de Pagliari.
Benjoin . 250 grammes.
Alun. . . 500 i<i.
Ean . 5000 id.
Faites bouillir six heures dans un pot Vernissé, en remplaçant l’eau qui s’évapore par de l’eau bouillante. Filtrez.
A prendre 100 grammes par jour, par cuillerées à bouche [+]. (Pagliari.)
Eau hémostatique de Tisserand.
SSne dês'yAsg^s; } ““ grammes.
Eau . 1000 id.
Faites digérer douze heures. Filtrez.
A prendre 100 à 120 grammes par jour et par cuillerées à bouche [+]•
Décoction de térébenthine dans l’eau. — C’est la base de toutes les eaux hémostatiques |3-
Saupoudrer avec le Lycoperdon bovista, les hémorrhagies des plaies □. (Chatenay.)
Créosote dans l’eau fait une solution qui coagule l’albumine. — On l’emploie contre les petites hémorrhagies tranmatiques [±]* (Reichenbach.)
Sulfate de cuivre, 25 grammes, — camphre en poudre, 8 grammes, ~ eau, 2 kilogrammes, -r— Triturez et employez en lotions et injections dans les hémorrhagies traumatiques □. (Swediaur.)
Fibrine desséchée réduite en poudre. On en fait des applications locales contre les hémorrhagies traumatiques, et surtout contre les piqûres de sangsues □.
Préparations données à l’intérieur.
Sérum aluminé.
Alun . . . 8 srammes.
Faites dissoudre dans
Sérum clarifié et filtré . 500 grammes.
Par petites tasses dans la jotimée, contre les hémorrhagies passives m.
Le lait aluminé de Pearson est identique avec le sérum aluminé de Marc.
La tisane alumineuse ou astringente de Duméril, faite avec 4 grammes d’alim pour 500 grammes de sérum.
HEMO 709
Électvmre astringent balsamique.
Conserve de roses . 125 grammes.
Sirop de Tolu. -. ......... 32 id.
Sirop de pavots . 8 id.
Mêlez. 8 à 16 grammes, dans les hémorrhagies passives Q- (Barthez. ;
Poudre astringente opiacée.
sicre'. : : : : : : ; : : ; ; } ^ ^ grammes,
opium . 2 décigrammea.
Divisez en douze paquets, en prendre deux ou trois par jour, dans les hémorrhagies passives
Pilules d’alun d'Helvétius.
Alun en poudre . 8 grammes.
Sang-dr.agon . 4 id.
Miel rosat . q. s.
Mêlez et faites des pilules de 3 décigrammes. Une à six par jour, dans les hémorrhagies passives El-
Potion astringente au tannin.
Eau commune . 96 grammes.
Eau de fleur d’oranger . 32 id.
Tannin . . . 6 décigrammea.
Teinture de cannelle . 2 grammes.
Sirop d’œillets . 33 id.
A prendre par cuillerée, d’heure en heure, dans les hémorrhagies passives r~1.
Limonade sulfurique ou limonade minérale.
sirop de sucre . 60 grammes.
Eau commime . 1000 id.
Alcool sulfurique . 3 id.
Mêlez. A prendre par verres dans les hémorrhagies passives [+]. (F; H. P.)
Eau de Rabel.
Acide sulfurique à 66° . 100 crrammes.
Alcool . 300 id.
Mêlez peu à peu l’acide sur l’alcool, puis, au bout de deux heures, décantez et colorez avec mi peu d’orcanette. — A prendre 1 à 3 grammes par jour en potion l-t- -n.
Extrait de monesia, 1 à 4 grammes par jour, en potion, à prendre par cuillerées [+1.
(Guillemin.)
Décoction de traînasse ou sanguinaire (Polygonum avicularé), 8 grammes par litre d’eau, à prendre en vingt-quatre heures I I.
Poudre du écorce de chêne, 10 à 15 centigrammes toutes les deux heures m.
Potion avec Facide sulfurique dilué, deux à dix gouttes, ou avec l’eau de Rabel (V. cette formule), mélange d’acide sulfurique et d’alcool. 1 à 3 grammes par jour Œï]-
Décoction de racines, de semences ou de sommités fleuries de Scirpus, 4 à 8 grammes par litre d’eau I I.
(Lemery.)
Infusion d’Ophioglossum ou langue-de-serpent, 4 grammes par litre d’eau I I.
Tisane avec la déc-oction de Statice Hmonium, 15 à 30 grammes par litre I I.
Suc (TUrfica urens, 60 à 1 20 grammes par jour I I.
(Sydenham.;
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Décoction de chardon.
Semences de eliardon-Marie. . , 30 grammes.
Emu . 180 ici.
Eu décoction; une cuillerée à soupe toutes les heures. — On y peut ajouter 3 grammes d’acide sulfurique. (Laiïgc.)
Eau distillée de lavande, 15 à 30 grammes dans une potion
Huile essentielle de lavande, huit à quinze gouttes dans une potion | |.
Poudre de cascarille {Croton eleuteria), 120 à 180 centigrammes par jour Q.
Suc d’hypociste, de 1 à 3 grammes par jour r~|. Géranium Robertianum, une petite poignée dans un demi-litre d’eau à l’e.Ktérieur pour lotions □.
Sommités fleuries de mille‘pertuis , 7 à 15 grammes en infusion
Huile essentielle de miUe-pertms en potioa^ huit à di'i gouttes.
Essence de térébenthine, ciix gouttes en émulsion dans les hémorrhagies des voies digestives^. (Brooke.)
Cachou et bol d’Arménie pulvérisés^ de chaque,
8 grammes, alun en poudre, 30 grammes, teinture d’opium, q. s. pour faire une pâte. (A. Gooper.)
Acétate de plomb, 15 centigr., avec extrait de cifjuë, 25 centigr. toutes les deux heures, dans l’hématémèse[3- (Denton.)
Acétate de plomb, 1 gramme, avec teinture d’opium, 4 grammes; acide acétique affaibli, 50 centigrammes, et eau distillée, 60 grammes : — une cuillerée à bouche toutes les quatre heures dans les hémorrhagies do la gi-ossesse faisant craindre un avortement (Laidlaw.)
Digitale en poudre, 5 centigrammes toutes les deux heures. (Ferrier.)
Suc de grenadier à prendre par cuillerées à bouche [3- (P- Frank.)
Extrait de gdiac, 2 grammes,— eau de menthe poivrée, 150 grammes; — teinture de cannelle, vingt gouttes, — ■ teinture d'opium, vingt gouttes, à prendre une cuillerée à bouche toutes les deux heui‘es; — dans les hémorrhagies atoniques constitutionnelles. (Gall.)
Extrait ou décoction de tormentilte dans les hématuries. (Girard.)
Nitrate dépotasse, 50 centigrammes, — extrait de jusquiame, 10 centigrammes, — cannelle, 25 centigram., — ■ ipécacuanha,iis centigrammes. — Mêlez, à prendre en une fois, dans l’hémoptysie. (John.)
Écorce astringente du Brésil en décoction, 15 gr. par litre d’eau, à boire en vingt-quatre heures (Merrem.)
Gomme Mno, 6 grammes, alun, 4 grammes, sucre en poudi'e, 60 grammes. Mêlez et divisez en sis paquets, — un toutes les trois hem-es, — dans les hémorrhagies passives (3- (Récamier.)
Sel de cuisine à l’intérieur, 3 à 4 grammes. (Rush.) Extrait de ratanhia en pilules ou eu potion, 4 à 10 grammes par jour PFi.
Ergot de seigle. 2 à 4 grammes dans de l’eau sucrée (3- (Bayle.)
Plumbago europœa en extrait, 12 à 15 grammes dans ISO grammes d’eaa, à prendre par cuillerée d'heure en heure. — dans les hémorrhagies passives r.I -hier
lîEMO
Ucniorrhaglc de la bouche. — Les différentes parties de la bouche peuvent être le siège d’hémorrhagies, dont la cause est dynamique, humorale ou organique; ainsi l’hémorrhaphilie, la suppression menstruelle, l’hystérie, l’avulsion d’une dent, le scorbut et la rupture des varices gingivales on labiales, sont les causes les plus ordinaires de cet accident.
L’écoulement de sang qui a lieu dans les hémorrhagies de la bouche est quelquefois assez considérable pour produire l’anémie, la syncope et la mort, mais ordinairement il n’a d’autre conséquence que la production d’une c-xcessive faiblesse, caractérisée par la décoloration des téguments.
Dans les hémorrhagies de la bouche ayant lieu pendant le sommeil, il y a quelquefois de la sulfocalion produite par l’introduction du sang dans les voies aériennes, et les malades croient souvent avoir une hémoptysie.
Les hémorrhagies de !a bouche avec pétéchies de la surface du corps, et ramollissement ulcéreux du bord des gencives, dépendent du scorbut.
Quand les hémorrhagies de la bouche ont lieu chez un sujet dont les gencives sont saines et qui a des pétéchies ou un' écoulement de sang habituel par d’autres voies, il faut soupçonner i’hémorrhaphilie. V. ce mot.
Thérapeutique, — Si l’hémorrhagie de la bouche a lieu par le fond de l’alvéole d’une dent récemment enlevée, il faut boucher le'trou de la dent avec de la cire , ou seulement avec nu peu d’amadou imbibée do perchlorure de fer, et par-dessus, avec un autre petit morceau d’amadou sèche qu’on maintient avec , le doigt.
Toutes les fois qu’on découvre le siège de l’hémorrhagie, il est inutile d’essayer les cautérisations avec l’acétate de plomb, avec le vinaigre, avec les acides, avec le fer rouge, il faut d’emblée avoir recours au perchlorure de fer.
Si l’on n’aperçoit pas bien le point d’où sort le sang, il faut prescrire les gargarismes astringents et styptiques, les réfrigérants, et à l’intérieur, l’eau de Brocchieri, de Tisscraut, de Pagliari, ou mieux di.t gouttes de perchlorure de fer dans un derai-verre d’eau sucrée.
Hémorrhagie eéréfcrale. V. APOPLEXIE,
Cerveau (Hé.moreh.4gie dü).
Hémorrhagie eérêbeîlense. V. APO¬ PLEXIE.
Hémorrhagie de l’esïomae. V. HÉM.4TÉ- .MÈSE.
Hémorrhagie intestinale et melfena.
Les inflammations ulcéreuses simples de l’intestin, celles qui sont causées par les tubercules, ie cancer, la mélanose, la fièvre typhoïde, la fièvre pernicieuse et la dysenterie peuvent produire l’hémorrhagie intestinale.
La gastrorrhagie abondante est toujours i accompagnée de meiæna.
lïEMO
Des hémon-hagies iiitestiuaies peuvent se produire chez un nouveau-né dont le corps a été longtemps comprimé dans le détroit inférieur du bassin pendant un accouchement laborieux.
Quand vous verrez des hémorrhagies intekinales intermittentes périodiques sous le type quotidien ou’tierce, dites qu’il s’agit d’une fièvre pernicieuse.
L’oblitération aiguë de la veine porte à la suite de la fièvre puerpérale et les obstacles à la circulation de cette veine engendrent l’hémorrhagie intestinale.
Quand une hémorrhagie intestinale se produit eu même temps que d’autres hémorrhagies de la peau et des muqueuses, c’est qu’il existe un scorbut ou un purpura.
L’hémorrhagie intestinale, accompagnée de diarrhée chronique, de ballonnement et de tumeur du ventre, est le signe d’un cancer de l’estomac ou des intestins.
Le sang de l’hémorrhagie intestinale est rouge s’il vient du gros intestin, mais quand il descend de l’intestin grêle, il est noirâtre ou noir, d’où le nom de metcena qui lui a été donné.
Quand le sang sort de l’anus, mêlé de mucus, de lambeaux membraneux, et est rejeté au milieu de chaleur de ténesme et d’épreintes, il provient d’une dysenterie.
Lue hémorrhagie intestinale qui s’accompagne de refroidissement, de chair de poule, de pâleur, de cessation du pouls et de syncope, est presque toujours mortelle.
L’hémorrhagie intestinale qui se reproduit très-souvent et C|ui est accompagnée de fièvre hectique, amènera cei tainement la mort.
Quand une hémorrhagie intestinale s’accompagne de vives douleurs après la défécation, ou coïncide avec des tumeurs indolentes ou des tumeurs douloureuses de l’anus, il y a lieu de craindre une fissure anale, un polype du rectum ou des hémorrhoïdes.
Thérapeutique. — Première indication. — Arrêter rhéraurrîiagie.
Applications froides siu* le ventre. — Lavements froids. — Eau glacée en tisane, — Boissons acidulés. Limonade sulfurique et nitrique, suc de citron. — Potion ; eau de Rabel, vingt à cinquante gouttes.
Deuxième indication. — Agir sur la lésion de rintestin, — acétate de plomb, 10 à 20 centigr.; — tannin. 1 à 2 grammes; — alun, 1 à 2 grammes ; — ergotine, 3 ù 4 grammes; — extrait de ratanhia, 8 à 10 gi-ammes; — monésia, 8 à 10 grammes ; — sulfate de fer, 1 gramme ; — sulfate de cuivre, 5 centigrammes en potion; — perclilorm’e de 1er, 1 à 2 grammes dans 120 grammes d'eau sucrée ; — e.au de Brocehieri, de Tisserant, de Pagliai-i; — opîiun, 5 à 10 et jusqu’à 20 centigrammes.
L'hémorrhagie intestinale d’un noüveau-né, au mo-
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meut de sa naissance, doit être traitée en laissant écouler le cordon ou en mettant une sangsue à l’anus.
L’hémorrhagie intestinale avec mélæna accompagnée de phénomènes fébriles, intermittents, pernicieux, doit être traitée par le sulfate de quinine à haute dose.
Une hémorrhagie intestinale avec entérite simple exige un traitement émollient, et l’usage du sous- 'nitrate de bismidh à 5, 10 ou 15 grammes.
Les liémorrliagies intestinales de la fièvre typhoïde exigent la diète, le repos et les hémostatiques précédemment indiqués.
Dans le cancer des intestins, les hémorrhagies intestinales n’exigent qu’un traitement palliatif.
L’hémorrhagie intestinale de la dysenterie (V. ce mot) doit être traitée par ripécacuanha, l’opium, les lavements froids, les lavements de nitrate d’argent, d’acétate de plomb et de tannin.
Les hémorrhagies qui ne dépendent point d’une lésion organique incurable, et qui occasionnent l’anémie, exigent les préparations ferrugineuses, une bonne nourriture et le séjour à la campagne.
Hémorrhagie méningée. LgS hémorrhagies méningées ont lieu clans la grande cavité de l’arachnoïde (Baillarger), entre l’arachnoïde et le cerveau, ou entre la dure-mère et le crâne dans le cas de rupture d’un sinus ou de l’artère méningée moyenne, à la suite d’uu traumatisme de la tête. V. Apoplexie méningée.
• Les hémorrhagies méningées s’observent souvent dans le cours de l’aliénation mentale, et chez les enfants comme maladie primitive.
Les hémorrhagies non traumaticjues des méninges se révèlent dans la moitié des cas (Boudet) par des symptômes précurseurs de céphalalgie, d’assoupissement, de vertige, d’engourdissement, suivis de perte de connaissance avec agitation, délire et contracture des membres, de fièvre modérée et consécutivement de la mort.
Si la maladie se prolonge, le sang épanché dans la cavité de l’arachnoïde s’entoure d’un kyste recouvert d’une séreuse de nouvelle formation, par lequel il adhère à la dure-mère.
Chez cjuelques malades, c’est une phlegraasie de l’arachnoïde qui produit une exsudation membraneuse au sein de laquelle se formerait l’hémorrhagie arachnoïdienne. (Cmveilliier.)
Chez les petits enfants, une convulsion subite, avec de la contracture prolongée, de la fièvre et plus tard les symptômes de l’hydrocéphalie annoncent une hémorrhagie méningée. (Legendre.)
Si ia mort est la conséquence ordinaii-e des hémorrhagies méningées, au bout de quelques minutes ou de trois ou quatre jours, ü y a des malades qui peuvent se rétablir et vivre encore plusieurs années.
Thérapeutique. — Le traitement de l'hémorrhagie in-ninifêe «t le même qne celui de l’hémorrhagie du
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cei’veaii II a été indiqué à propos de l’apoplexie méningée. V. ce mot.
Hémorrhagie de la moelle. UlîG paraplégie subite, détruisant à la fois le mouvement et la sensibilité des membres sans altérer les fonctions de l’intelligence, est le signe d’une hémorrhagie de la moelle épinière ayant détruit la plus grande partie de ce cordon nerveux.
On voit assez souvent des douleurs rhumatismales lombaires assez vives précéder pendant quelque temps l’apparition de la paraplégie subite, causée par les hémorrhagies de la moelle épinière. (Calmeil.)
Quand l'intelligence est conservée et qu’une paraplégie subite frappe sur les membres supérieurs et inférieurs en même temps que sur les muscles de la respiration, on peut affirmer que l’hémorrhagie de la moelle occupe la portion cervicale supérieure, laquelle est presque entièrement détruite par le foyer sanguin.
La paralysie subite du mouvement et de la sensibilité bornée aux muscles des côtes, du ventre, de la vessie et des membres pelviens, annonce une hémorrhagie dorsale de la moelle.
*,5-* Les hémorrhagies de la région lombaire, de la moelle, se traduisent au dehors par une paraplégie subite et spontanée occupant la vessie, le rectum et les membres pelviens.
On a vu quelquefois l’hémorrhagie de la moelle assez petite pour n’occuper que les cordons antérieurs de la moelle, et alors ne produire qu’une paraplégie détruisant le mouvement sans altérer la sensibilité.
La paraplégie produite par une petite hémorrhagie de la moelle détruit quelquefois le mouvement d’un côté du corps, et la sensibilité dans le côté opposé.
C’est une chose très-rare qu’une petite hémorrhagie de la moelle des cordons postérieurs donnant lieu à une paralysie de la sensibilité des membres inférieurs sans détruire leur faculté motrice.
*** On guérit quelquefois d’une hémorrhagie peu abondante de la moelle épinière.
%* Les hémorrhagies un peu fortes de la moelle donnent lieu à des paraplégies incurables.
Les hémorrhagies de la jjortion cervicale de la moelle sont rapidement mortelles.
Traitement. — Au début des accidents déterminés par une hémori’hagie de la moelle épinière, une ou plusieurs saignées sont nécessaires.
Dos ventouses scarifiées devi’ont être appliquées le long du rachis.
Les malades qui ont la vessie distendue, ou qui n’urinent que par regorgement, doivent être sondés aussi souvent que cela est nécessaire.
Chaque jour, les malades doivent prendre un lavement émollient ou purgatif.
Diète lactée, végétale, peu de viandes. — Quand