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les hémorrhagies do la moelle guéries ne laissent plus que de la paraplégie, c’est-à-dire au bout de cinq à six mois, il faut exciter les parties paralysées par les frictions, les bains stimulants, les eaux minérales, l’électricité, etc., etc. Y. Électricité.
A l’intérieur, trois ou quatre mois après l’accident, il faut donner de la teinture d’arnica, 1 à 2 grammes, de la noix vomique, 5 à 10 centigrammes par jour,— de la strychnine, à 5 et 10 milligrammes, — du fer, — du quinquina, — de l’arséniate de soude, 5 à 20 milligrammes, et un régime assez substantiel.
Hémorrhagie nasale. Y. EPISTAXIS.
Hémorrhagies de l’œsophage. Des Sttligsues avalées par accident et ayant piqué l’œsophage, la rupture d'un anévrysme dans ce conduit, Vœsophagite ulcéreuse, le cancer œsophagien et les varices œsophagiennes sont les causes de l’hémorrhagie par l’œsophage.
*,5-* La toux, l’expuilion de sang et quelquefois le vomissement foudroyant de ce liquide avec sensation de prurit ou d’obstacle dans le gosier sont les symptômes de l’hémorrhagie œsophagienne.
Thérapeutique. — En cas d’hémorrhagie de l’oesophage par piqûres de sangsues, il faut donner à boire de Veau vinaigrée, — de Veau glacée, ou mieux une solution de sel marin.
Contre les hémorrhagies par ulcération, plaie ou cancer de l’œsophage, il faut donner le percMorure de fer, vingt gouttes dans un verre d’eau sucrée ; — la glace à avaler par petits morceaux; — les eaux hémostatiques de Brocchieri, de Tisserant, de Pagliari, etc., par cuillerée abouche tous les quarts d’heure.
Hémorrhagie omhîiicalc des nouveaunés. Par suite de sa structure altérée, de son exigu'ité naturelle ou des tractions intempestives de l’accoucheur, le cordon ombilical peut s’arracher 'a sa base, près de la peau, et donner lieu à des hémorrhagies mortelles.
Chez les nouveau-nés qu’une constitution accidentelle, l’hémorrhaphilie, ou que l’hérédité dispose aux hémorrhagies, on voit souvent, avec la chute du cordon ombilical, se faire par la cicatrice un écoulement de sang qui ne s’arrête qu’avec la mort.
Les hémorrhagies du cordon ombilical ont presque toujours lieu au moment de la chute du cordon, entre le septième et le treizième jour de la naissance.
Les hémorrhagies ombilicales des nouveaunés sont presque toujours mortelles.
Thérapeutique. — On perd un temps précieux dans l’hémorrhagie ombilicale à mettre eu usage l’alun, la colophane et les cautérisations.
Il n’y a qu’un seul bon moyen d'arrêter les hémorrhagies ombilicales des nouveau-nés, c’est de transpercer la base de la cicatrice avec une épingle et de serrer la peau dans un fil faisant la ligature en masse de toutes les parties molles (P. Dubois).
Hémorrhagie de la peau V. HÉMATI- DROSE, HÊMORRHAPHILTE.
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Hémorrhagies puerpérales. Lès COllgestions utérines, les déchirures du col, les rupture de5 vaisseaux utérins ou placentaires, sont la cause première de toute hémorrhagie puerpérale.
Les hémorrhagies puerpérales se présentent pendant le cours de la grossesse, ou au moment de l’accouchement et de la délivrance.
Pendant la grossesse, les contractions spasmofiques, la rétraction de l’utérus,, ne sont pas étrangères à la production des hémorrhagies, en décollant le placenta.
L’insertion anormale du placenta est une cause assez fréquente d’hémorrhagie. V. Pla.- CENTA (Insertion anormale du).
L’inertie de l’utérus, après la sortie du fœtus, est toujours la cause des grandes hémorrhagies qui ont lieu au moment de la délivrance. V. Délivrance.
La division des vaisseaux ombilicaux déchirés accidentellement (Delamotte), ou parce qu’ils étaient primitivement malades (Velpeau), la déchirure des vaisseaux anormalement placés autour du placenta (Nægele), la rupture d’un cordon trop court et tiraillé (Cazeaux), donnent lieu à des hémorrhagies d’autant plus abondantes que le placenta n’est pas décollé.
Lorsqu’une femme avorte, le premier phénomène apparent est toujours une hémorrhagie qui est la conséquence d’une congestion utérine ou d’une violence extérieure ayant eu pour premier effet de décoller le placenta.
Les hémorrhagies puerpérales apparaissent subitement très-abondantes, ou après un suintement qui a duré quelques jours, ou après des prodromes, tels que : douleurs gravatives des reins, pesanteur dans les aines, envies fréquentes d’uriner, et dans ce cas il y a des vertiges, des éblouissements, des signes de congestions et les mouvements du fœtus deviennent plus faibles; • — dans les cas où l’hémorrhagie se fait en dedans de l’utérus, on a les signes d’une lîémori’hagie interne, faiblesse, lipothymies, syncopes, sueurs froides, pâleur, refroidissement des extrémités, envies de vomir, etc.
Les hémorrhagies utérines peuvent avoir lieu en dehors ou au dedans de l’uténis, ce qui constitue les pertes internes ou externes.
Perte externe. — La perte externe n’est pas difficile à reconnaître. — L’écoulement du sang dans les premiers mois de la grossesse pourrait être pris pour une menstruation tardive, mais à partir du cinquième mois on ne saurait avoir d’incertitudes, s’il s’agit d’une hémorrhagie.
Si l’on introduit le doigt dans la vulve, si l’on sent dans le col entr’ouvert une masse fongueuse comme un chou-fleur, et non fi-iable comme un caillot sanguin (Levrel), il y a hémorrhagie par fausse insertion do placenta. La consistance molle de l’utérns engagé dans
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l’excavation (Cazeaux), doit, à priori, faire supposer que le placenta est inséré sur le col (V. Placenta (Insertion fausse du). L’hémorrhagie due à une fausse insertion du placenta sur le col augmente à chaque contraction. Les hémorrhagies par décollement du placenta inséré loin du col s’arrêtent généralement pendant les contractions, c’est un suintement plutôt qu’une véritable hémorrhagie.
Perte interne. — Les hémorrhagies entre la face maternelle du placenta et l’utérus, entre les feuillets de l’amnios (Baudelocque) , dans l’amnios (Delamotte, Levret, Nægele), se révèlent par les signes précurseurs des hémorrhagies internes qui sont : la pâleur, les lipothymies et les faiblesses, puis le ventre se développe rapidement, l’utérus est quelquefois bilobé, l’œuf et l’épanchement sanguin formant deux lobes et, pendant le travail, dans l’intervalle des contractions utérines, des caillots sont rejetés au dehors.
A une époque avancée de la grossesse les pertes abondantes se traduisent par des symptômes généraux et entraînent souvent la mort de l’enfant; — le développement brusque du ventre empêchera de croire à un hydro-amnios.
Pendant le travail il n’y a pas d’incertitude, les syncopes et l’augmentation subite du ventre indiqueront toujours une perte interne. ' Des douleurs à la pression (Levret), une fluctuation sourde (Leroux), sont quelquefois les signes d’un épanchement de sang dans l’utérus.
L’écoulement de sang par la vulve, est une confirmation du diagnostic de la perte interne.
Un caillot se forme quelquefois dans le vagin et est accompagné de douleurs utérines ; l’utérus non tuméfié dans ce cas semblerait indiquer qu’il n’y a pas d’hémorrhagie ou qu’il n’y a rien à redouter, mais ce serait une erreur, l’hémorrhagie intra-vaginale (Henning, Cazeaux) est une perte interne grave.
Les hémorrhagies utérines sont graves, parce qu’elles sont en peu de temps très-abondantes, et parce que l’on ne peut oblitérer les vaisseaux ou agir efficacement que quand la femme est délivrée. Dans le cas d’hémorrhagie due à une insertion du placenta sur le col, la perforation du placenta par la tête du fœtus (Portai) est une condition favorable.
La santé est toujours profondément altérée après les hémorrhagies puerpérales ; les femmes restent pâles, anémiques, avec de la faiblesse, des palpitations, des céphalalgies rebelles, et elles sont prédisposées à toutes les phlegmasiæ de l’utérus et du péritoine, même si la femme est pléthorique, et si la perle abondante a soulagé la malade.
L’avortement ou l’accouchement prématuré n’est pas nue conséquence forcée de l’hémorrhagie interne, mais il n’en est plus de même
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des hémorrhagies par fausse insertion du placenta.
Tkérapeutigue. — Une femme atteinte d’hémorl’hagie puerpérale sera placée la tête basse sur un lit un peu dur^ sans oreiller ni traversin, dans une chambre aérée et peu éclairée. — On rassurera la malade sur les conséquences de son accident et l’on évitera toute émotion morale. — On donnera les boissons froides, acidulées avec le citron ou le vinaigre, et l’on ordonnera d’éviter les efforts pour aller à la garderobe en administrant des lavements huileux. Si la femme a de la peine à uriner, elle sera sondée tous les jours. Ces moyens simples peuvent arrêter les hémorrhagies légères.
Une hémorrhagie légère pendant les trois derniers mois de la grossesse réclame les soins généraux indiqués. — - Saignée de 300 ou 400 grammes si la femme est pléthorique. — Potion opiacée avec 5 centigrammes d’extrait d’opium ou lavement avec dix j gouttes de laudanum. — Diète. — Après que l’hémorrhagie est arrêtée, huit jours de repos; peu d’aliments sont nécessaires et l’on continuera les soins généraux.
Dans une hémorrhagie grave, pendant les trois derniers mois de la grossesse, avec perte externe, on se comportera comme pour les hémorrhagies légères, sauf que l’on n’aura pas recoui’s à la saignée. On donnera la potion :
Acétate de plomb . 80 centigrammes.
Teinture d’opium . * 4 grammes.
(Laidlow.)
Une cuillerée toutes les quatre heures □.
On ajoutera les compresses froides sur les cuisses, les aines, le siège, et si ces moyens ne réussissent pas, on emploiera des bains de mains sinapisés (Baudelocque), des sinapismes sur le dos (Velpeau), des ventouses sur la poitrine (Hippocrate), et moins bien sur les mamelles. On donnera 2 grammes de seigle ergoté en trois doses l-t- -h| (P. Dubois).
Si la perte continue toujours, on tamponnera le vagin avec du linge (Leroux) que l’on peut tremper dans un mélange astringent (Desormeaux), ou bien on introduira un petit tampon dans le col s’il est dilaté (Moreau). Le tampon ne doit être appliqué que s’il s’agit d’une déchirure du col, et dans le cas d’insertion du placenta sur le col, centre pour centre. L’avortement ou l’accouchement prématuré seront presque toujoui*s le résultat de l’application du tampon.
Lorsque l’hémorrhagie continue toujours, on rompra les membranes. Les doigts introduits dans le col le dilateront, et l’on déchirera les membranes (Puzos), puis, pour faciliter l’écoulement des eaux, on repoussera la tête. En cas d’insertion du placenta sur le col, on se comportera comme il est indiqué. V. Pla-
CEXTA (IXSERTIOS AXORMALE Dü).
S’il y a hémorrhagie avec perte interne, im peu avant terme, on attendra que le col soit un peu dilaté, on favorisera la (Hlatalion par le dilatateur à boule de caoutchouc (Barnes, Tarnier). On administrera 2 grammes de seigle ergoté en trois ou quatre doses, et l’on terminera l’accouchement par la ponction des membranes, puis la version ou le forceps.
Si le terme de la grossesse est encore éloigné, on provoquera les contractions par la titiUatioa du col, et mieux par les douches froides et les dilatateurs.
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ou l’éponge préparée, on débridera le col au besoin.
Les membranes seront perforées, et l’on terminera vivement l’accouchement.
Une hémorrhagie légère pendant le travail sera traitée comme les hémorrhagies pendant les derniers mois de la grossesse. Mais on ne saignera pas et l’on ne donnera pas d’opium, lorsque l’orifice n’est pas dilaté; lorsqu’au contraire il est dilaté, on rompra les membranes, et si les contractions utérines sont affaiblies on donnera 2 grammes de seigle ergoté, même chez les primipares.
Qu’elle soit interne ou externe, une hémorrhagie grave pendant le travail qui résiste aux moyens précédents sera traitée par les réfrigérants, par l’ergot de seigle, par la rupture des membranes, si l’orifice est dilaté; par la dilatation du col avec les douches froides, si l’orifice n’est pas dilaté. — En dernier ressort, on aura recours à l’accouchement forcé par la version ou le forceps. L’insertion du placenta sur le col exige des manœuvres locales. V. PLACEm(lx-
SERTION ASORMALE DU).
Aucun moyen médical ne doit être préféré à eelte thérapeutique, ce serait perdre inutilement du temps et mettre en danger à la fois la mère et l’enfant.
Mérasorrhagie puimoiaali’e. V. HÉMO¬ PTYSIE.
i§émoi*i*hsgie des reiiss. V. HÉMATURIE.
liéma£>r!iagles des piqûres de sangsues.
L’application des sangsues entraîne tjuelquefois, par une ou plusieurs des piqûres, une hémorrhagie considérable, inquiétante si elle est excessive, et de nature à entraîner la mort lorsqu elle a lieu chez un jeune enfant.
Thérapeutique. — Pour arrêter l’hémorrhagie d’une piqûre de sangsue, on appliquera de l’amadoa maintenue avec le doigt, avec un bandage, avec la pointe d’un couteau chauffé à la flamme, ou avec une cuiller contenant un charbon allumé. — On appliquera du chiffon brûlé, des toiles d’araignées, de la poudre de colophane et d’alun, parties égales. On cautérisera avec le nitrate d’argent, ou mieux avec le perchlorure de fer sur un brin de charpie appliquée sur la piqûre ; enfin, et c’est le meilleur moyeu , ou appliquera une serre-fine de Vidal. V. Saxgsues (Applicaïiox des).
Hémorrliagie traumatlqne. V. PLAIES
(Accidents et complications des) ; Ulcérations (Complications des) ; Cancer.
Mémorrliagses traumatiqaes coaséeutîTcs. Les hémorrhagies consécutives sont toujours le résultat d’une plaie ou d’une ulcération des vaisseaux capillaires ou même d’une artériole, ou d’une grosse artère. Elles se produisent en vertu d’une destruction ou d’une élimination des tissus mortifiés et d’une ouverture de vaisseaux, ou enfin d’une destruction de la cicatrisation commençante d’une plaie artérielle ou veineuse. V. Plaies.
Thérapeutique. — Les hémorrhagies consécutives réclament le même traitement que les hémoivliagies primitives. Toutes les fois que cela est possible, on iiera le vaisseau artériel qui doime du sang (Néb-