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— sirop des cinq racines, même dose ; — teinture de scille ou de digitale, dix à trente gouttes ; — poudre de digitale, 5 à 25 centigrammes ; — oxymel scillitique, 5 à 10 et 15 grammes en potion.
Les purgatifs. Calomel, 5 à 10 centigrammes par jom-; — séné, 10 à 20 grammes dans du café;
— huile de ricin, 10 grammes.
Les exutoires au cou et sur le crâne ; — séton, moxa, — vésicatoire, — frictions stibiées.
Les altérants. Frictions sur la tête avec l’onguent mercuriel et recouvrir le crâne avec un bonnet de laine. — Calomel, 5 centigrammes par jour avec bains alcalins quotidiens ; — iodure de potassium, 3 grammes pour âOO grammes d’eau sucrée, une cuillerée à café toutes les heures.
La compression. Faire la compression de la tête avec des bandelettes de sparadrap.
La ponction du crâne. Faire la ponction sur les côtés de la ligne médiane et comprimer le crâne (Hippocrate, Celse, Monro, A. Cooper). Quelques cas de succès. — La ponction du crâne peut être combinée avec les injections iodées (Brainard). C’est une opération téméraire dont les résultats sont rarement heureux. Dans ces cas, faire la ponction et une évacuation modérée de liquide, injecter 2 milligrammes d’iode et 5 centigrammes d’iodure de potassium pour 30 grammes d’eau, puis réitérer tous les dix jours environ. — Le docteur Tournesko cite un cas de guérison au trente-huitième jour.
HTDROCOTÏLE ASiATl^üE. Plante exotique de l’Asie, de la famille des ombellifères, employée en infusion à la dose de 6 grammes pour 2000 grammes d’eau réduite à 1000 par ébullition. On l’emploie contre la lèpre □, contre la syphilis □, contre la scrofule □.
HYURO-ÈLECTfSiQlJE. Application particulière de l’électiicité au moyen de piles inventées par Pulvermacher, qui marchent avec de l’eau ou avec de l’eau aiguisée de vinaigre. Les piles hydro-électriques sont des chaînes composées d’un grand nombre de petites piles en communication les unes avec les autres et qu’on peut enrouler autour d’un membre de façon à agir sur les tissus par un courant non interrompu. Plongées dans le vinaigre ou de l’eau vinaigrée pour imbiber leurs éléments, et appliquées sur la peau elles produisent un courant très-énergique, susceptible de cautériser, et dont la force est proportionnée au nombre des éléments et à l’acidité du vinaigre. On peut appliquer plusieurs de ces chaînes hydro-électriques pour obtenir des effets plus intenses, et l’on s’arrange de façon que le courant traverse la partie malade ou les nerfs qui se distribuent dans cette partie. V. Électrisation.
HYDROFÈRE. Système de balnéation qui consiste à mettre le malade à nu dans une caisse, sa tête seule restant au dehors, pour recevoir un jet d’eau simple ou minérale pulvérisée, formant autour de lui un brouillard intense (Mathieu, de la Drôme). La poussière d’eau mouille le corps comme un vrai brouil-
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lard, et de la sorte, avec 2 litres d’eau réduite en poussière, on peut remplacer un bain pour lecpel il faut 200 litres d’eau. C’est une économie considérable, surtout lorsqu’il s’agit de l’emploi des eaux minérales. Malheureusement la pulvérisation des eaux minérales leur fait perdre une partie de leurs principes minéralisateurs, et elle abaisse la température d’une façon désagréable pour le malade. On donne ainsi des bains d’amidon dans l’eczéma S, des bains d’eau iodée ou mercurielle, des bains d’eau de mer, d’eau de Vichy, d’eau de Kreutznacb, etc.
Hf»R0-HÉ5iATOCÈLES. Une hydrocèle récidivée après piqûre du testicule, une hydrocèle contuse et reiffermant du sang coagulé ou mêlé au sérum, avec ou sans lésions de la tunique vaginale, sont des hydro-hématocèles traumatiques.
A la longue, les hydro-hématocèles se compliquent d’épaississement de la tunique vaginale :
1° Vhématocèle dans une hydrocèle ponctionnée se reconnaît à une tumeur fluctuante affectant la forme d’une hydrocèle et ne tardant pas à augmenter et à présenter les signes d’une hydrocèle; le testicule est toujours difficile à sentir.
Il y a eu une douleur vive au mopient de la ponction de l’hydrocèle, et la tumeur s’est reproduite en peu de temps. Jamais on ne trouve d’ecchymose (J. L. Petit) sur le scrotum. Le souvenir de l’issue de sang au moment de la ponction, doit faire soupçonner qu’il y a une hydro-hématocèle ; une ponction exploratrice lève tous les doutes.
2° Vhématocèle dans une hydrocèle contusionnée est constituée par une tumeur volumineuse, dure, tendue, d’unè consistance égale en tout point, et ayant toujours la forme d’une hydrocèle. Le liquide évacué à la ponction exploratrice a la coloration de la gelée de groseilles, ou est rouge comme du sang puiv La tumeur s’est accrue après un coup reçu sur une tumeur reconnue pour une hydrocèle. Une ecchymose du scrotum ne peut être le plus souvent que la trace du coup reçu.
Les hydro-hématocèles sont susceptibles de s’enflammer et se révèlent alors par des signes de vaginalite aiguë ou chronique, surajoutées aux signes de l’hydro-hématocèle.
Thérapeutique. — On traitera les hydro-hématocèles sans inflammation comme l’hydrocèle. Les hydro-hématocèles enflammées seront traitées par l’incision et l’on fera des laxages avec la décoction de quinquina ou la solution : eau, 2 parties ; teinture d’iode, 1 partie, et l’on pansera avec des cataplasmes.
H YS BOUEE. Boisson rafraîchissante formée d’eau, 500 grammes, et de miel, 30 grammes. On l’emploie comme moven légèrement laxatif Œl.
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HYDRO]\'£PiiBO$)E. La dlstCDsioii leiile et progressive des bassinets, du rein, lorsque l’uretère est obstrué par un calcul ou par une tumeur quelconque, constitue l’hydronéphrose.
Dans l’hydronéphrose, le rein se détruit quelquefois d’une façon complète, il' se distend de manière à n’être plus qu’une coque fibreuse formant une tumeur plus ou moins considérable. V. Calculs du rein.
Thérapeutique. — Contre l’iiydronéphrose duc à des calculs des reins, il n’y a pas autre chose d’utile à faire que la néphrotomie. En dehors de ce moyen de salut, on ne peut employer que des palliatifs. Quant à l’hydronéphrose due à la pyélite et aux tumeurs cancéreuses du rein, toute médication sérieuse est inutile.
HYDROPATHIE. V. HYDROTHÉRAPIE.
HYDROPÉRICABDE. Il y a des péricardites avec épanchement, et enfin des épanchement de sérosité sans péricardite.
L’épanchement de sérosité dans le sac fibro-séreux qui entoure le cœur constitue ce qu’on appelle l’hydropéricarde (Bouillaud).
C’est ordinairement une péricardite chronique ou latente qui produit l’hydropéricarde.
On voit de temps à autre l’hydropéricarde se produire sous l’influence des obstacles mécaniques à la circulation du cœur et des poumons, sous l’influence des nosohémies chloro-anémiques, et enfin dans certains cas de métastase goutteuse et rhumatismale.
L’hydropéricarde, même abondant, détermine peu de phénomènes généraux, rarement de la douleur, de l’essoufflement et de la fièvre.
%* Une voussure de la région précordiale, avec dilatation et fluctuation des espaces intercostaux correspondants, sans impulsion du cœur sous la main, annonce l’hydropéricarde.
Une matité précordiale circonscrivant une surface, ayant la forme d’un cône tronqué par en haut et dont la base reposerait sur le diaphragme (Piorry), est la conséquence d’un hydropéricarde.
%* L’affaiblissement excessif et l’éloignement des bruits du cœur, dont le second temps semble dédoublé, annoncent un épanchement de sérosité dans le péricarde, entre le cœur et l’oreille de celui qui l’écoute.
Un hydropéricarde développé rapidement produit toujours des phénomènes de suffocation, d’étouffement, de syncope, pouvant aller jusqu’à la mort, mais si l’épanchement se produit avec lenteur, d’une façon latente, sa pr&ence à ^ale quantité d’eau ne détermine pas beaucoup de réaction.
Sirhydropéricarde peut se terminer par la résorption du liquide épanché, dans la plupart des cas il entraîne l’asphrae et la mort.
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Thérapeutique. — S’il y aune forte inflammation, il faudra recourir à la saignée du bras ou aux ventouses scarifiées sur la région du cœur (V. PÉBiaadite), mais si l’état inflammatoire a cessé, il faut prescrire les diurétiques (V. ce mot) et les sudorifiques. — De larges vésicatoires volants, répétés sur la région précordiale, sont ce qu’il y a de mieux à faire dans l’hydropéricarde causé par une phlegmasie dont l'acuité a entièrement disparu.
Quand un hydropéricarde, dont la cause inflammatoire a disparu, reste stationnaire et que, par sou abondance, il expose à la mort, il faut faire l’ouverture du péricarde et donner issue au liquide épanché par l’incision ou par la ponction (Senac, Pigeaux) ou faire la trépanation du sternum (Laenncc). Si l’on fait la ponction du péricarde, on incise le cinquième et le sixième espace intercostal, un peu à gauche du sternum, et l’on enfonce un gros trocart obliquement en bas en le dirigeant sur la droite. — Richerand a proposé de joindre l’injection irritante à la ponction du péricarde comme dans l’hydrocèle, mais cela n’a pas donné de bons résultats. — Si l’on pratique la trépanation du sternum, on opérera audessus de l’appendice xiphoïde, sur la moitié gauche du sternum, et une fois la couronne de trépan réalisée, le doigt indicateur ayant senti la fluctuation au fond de la plaie sert de guide au bistouri qui incise le péricarde. — Après la ponction, on place le malade sur le côté gauche, presque assis, afin de favoriser l’écoulement du liquide. V. Paiucextése.
HYDROPHf^BiE. L’iiydrophobie est une névrose convulsive caractérisée par la frayeur des liquides ou des corps brillants et par le spasme douloureux de tous les muscles de la respiration.
Il y a deux espèces d’hydrophobie, l’une qui est essentielle et produite soit par l’hystérie ou par l’hypochondrie, et l’autre qui résulte de la présence du virus rabique dans le sang (Cælius Aurelianus).
*** L’hydrophobie essentielle est très-rare, tandis que l’hydrophobie rabique est assez commune et plus connue sous le nom de rage.
La rage n’est jamais spontanée chez l’homme, et lui est toujours communiquée par le chien, le chat et le loup enragés, au moyeu de l’inoculation par morsure ou par contact accidentel de la bave rabique sur la peau excoriée.
Entre l’inoculation et le développement de l’hydrophobie rabique il y a toujours une période d’incubation qui varie de quelques heures à quelques mois et, dit-on, à plusieurs années.
Les deux tiers seulement des personnes ou des animaux mordus par un chien enragé prennent la rage (Renault).
Après quelques malaises et quelques symptômes d’angine pharyngée, l’homme atteint de rage éprouve de l’auxiété précordiale, avec ûtouffements, soupirs et spasmes douloureux ; dès qu’il veut boire, dès qu’on lui montre des corps brillants ou dès qu’on agite l’air en par-
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lant l’aut, en sc remuant trop vite ou en formant brusquement les portes.
La rage est constituée par une série d’accès nerveux rabiques cpii se succèdent à des distances plus ou moins rapprochées, juscpi’à ce que le malade, asphyxié par le spasme et par l’écume bronchique, épuisé par la douleur, tombe dans une prostration mortelle, tout en conservant son intelligence presque jusqu’au dernier soupir.
Une personne atteinte d’hydrophobie rabiqiie est inévitablement vouée à la mort.
Thérapeutique. — Les animaux enragés doivent être immédiatement abattus.
Toute morsure faite par un animal enragé doit être sur-le-champ cautérisée par le fer rouge pour prévenir le développement de la rage. La cautérisation au beurre d’antimoine et au nitrate d’argent est in- ] suffisante.
Bien qu’il soit très-rare de voir guérir la rage confirmée, il faut cependant tout entreprendre pour sauver les malades. — Cette maladie doit être traitée par \ opium à dose progressivement plus forte, en commençant par 5 centigrammes, par la morphine, depuis 2 centigrammes, et par la belladone ou V atropine. Mais ce serait le cas, si les malades ne pouvaient point avaler, de recourir aux injections hypodermiques. On a aussi conseillé de recourir aux inhalations de dix gouttes de 'chlorofoi me toutes les quinze minutes, afin d’empêcher les accès, ou bien au sommeil chloroformique, afin d’injecter de la nourriture dans l’estomac au moyen de la sonde œsophagienne, ou bien au hachisch, à la dose de 1 à 2 grammes, enfin aux injections d’eau dans les veines. (Magendie.)
L’électricité a été employée avec succès dans l’hydrophobie par le docteur Lassing. Dans un cas où tous les remèdes employés en pareil cas avaient échoué, le malade, en proie à une surexcitation clîrayante, essayait de mordre toutes les personnes qui l’approchaient. On finit par l’attacher sur un matelas, et l’on entoura ses pieds d’un fil de cuivre. Le pôle négatif d’un appareil électro-médical fut mis en communication avec ce fil, et le pôle positif avec la gorge et l’épine dorsale du malade ; à ce pôle, le courant passait à travers une éponge imbibée de vinaigre et d'eau salée.
Dès que la communication fut établie, les tressaillements cessèrent, et sous cette influence le malade put boire sans éprouver cette horreur pour les liquides particulière aux hydrophobes. Sitôt qu’on cessait de faire passer le courant, les spasmes reparaissaient ainsi que les divers symptômes de la maladie. L’application du courant a été maintenue pendant une demi-heure et l’on a renouvelé l’opération plusieurs fois dans la journée, pendant une demi-heure chaque fois, eu laissant un intervalle d’une heure entre deux expériences consécutives. Au hout de douze heures de ce traitement, le malade, loin d’être furieux, présentait au contraire tous les indices de la faiblesse la plus grande. La transpiration était rétablie, on le purgea, et il s’endormit pendant deux heures. Huit jours après, il eut une nouvelle attaque très-légère qm cessa pai- une nouvelle application de l elec-
tricité.
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