V. ce mot
L’hydrocèle du cordon communiquant avec la tunique vaginale sera traitée comme 1 ’hydrocèle acquise de la tunique vaginale. V. ce mot.
L’incision convient seulement dans les cas où le kyste est multiloculaire, lorsque les ponctions et l’injection ont échoué. Les hydrocèles avec épanchement de sang seront traitées par l’incision et l’on pansera à plat.
Hydrocèle du cou. L’hydrocèle du cou est un kyste du corps thyroïde, ou un kyste glanglionnaire dans la bourse séreuse sous-hyoïdienne [V. Thyroïde (Lésions de la glande), Adénite crhonique, Hygroma soüs-hyoïdien] . Les kystes de la bourse séreuse se distinguent parce qu’ils sont en général sur la ligne médiane, qu’ils ne s’élèvent pas avec la trachée pendant les mouvements de déglutition; les kystes ganglionnaires succèdent à des adénites ; ils ne sont jamais aussi anciens que les kystes du corps thyroïde ; ils coïncident souvent avec des signes antérieurs d’adénite.
Hydrocèle de la femme (Reglioli). Ull épanchement de sérosité autour du ligament rond, ou dans une bourse séreuse située dans la grande lèvre (Broca), un kyste séreux dans un vestige du canal de Nuck ou peut-être dans le canal de Nuck, dont l’orifice de communication avec le péritoine est oblitéré, ou dans un ancien sac herniaire inguinal, sont des tumeurs observées chez les femmes analogues aux hydrocèles chez l’homme.
Une tumeiir arrondie, molle, fluctuante, transparente, siégeant dans la grande lèvre ou près de l’anneau inguinal, réductible ou non, susceptible quelquefois d’être refoulée par l’anneau, est une hydrocèle ou un kyste séreux.
Thérapeutique. — Tous les kystes séreu.t seront traités par la ponction et les injections ou le séton perforé, et les injections iodées.
Hydrocèle du sac bernîaire. Une hydrocèle du sac herniaire, ou hernie déshabitée (Ghassaignac), est l’accumulation de sérosité dans un sac herniaire, avec ou sans communication du sac avec la cavité abdominale.
L’bydrocèle d’un sac herniaire a les caractères d’une hydrocèle ordinaire, sauf que la . tumeur descend plus ou moins bas dans le scrotum, qu’elle est pédiculée au niveau de l’anneau inguinal, où l’on sent les vestiges d’une hernie, et que le testicule peut être reconnu distinctement dans le scrotum.
Dans l’hydrocèle d’un sac herniaire, le liquide peut quelquefois refluer dans la cavité abdo-
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niinale. L’existence d’une hernie dans les antécédents des malades est un signe pathologicjue qui met immédiatement sur la vole du diagnostic.
Les hydrocèles des sacs herniaires peuvent s’enflammer et donner lieu à des accidents assez graves de suppuration. V. Hernie crurale.
On ne peut confondre une hydrocèle d’un sac herniaire qu’avec une hydrocèle congénitale, mais dans la première seule on peut sentir facilement le testicule, et dans la seconde on ne sent point la tumeur limitée en haut.
Thérapeutique. — Même traitement que l’hydrocèle congénitale. — S’il survient une inflammation, on ouvrira largement le kyste et on le. laissera suppurer, ou bien on passera un tube perforé, et l’on fera de temps en temps des injections iodées.
Hydrocèle enkystée du testicule. Curling, Hydrocèle épididym.aire (Velpeau). Une cavité accidentelle formée entre l’épididyme et le corps du testicule, et contenant le liquide citrin de l’hydrocèle, est une hydrocèle spéciale, n’acquérant jamais un très-grand volume.
L’hydrocèle enkystée du testicule coiffe la glande, pour ainsi dire, et donne à la tumeur la forme d’une brioche renversée (Velpeau), et présentant d’ailleurs tous les signes d’une hydrocèle.
Au début de l’hydrocèle épididymaire on sent le testicule bien isolé, comme dans les hydrocèles d’un sac herniaire, ce qui pourrait occasionner une erreur, mais l’hydrocèle épididymaire est très-éloignée des anneaux et ne semble avoir aucun rapport avec eux, de plus, l’hydrocèle d’un sac herniaire a toujours un pédicule aux orifices de sortie des hernies.
Les kystes du testicule restant toujours longtemps très-petits, et existant ordinairement sur l’épididyme, ne seront pas confoiiGlus avec l’hydrocèle épididymaire.
Thérapeutique. — Même traitement que l’hydrocèle simple.
Hydrocèle traamatiqne (Morel -Lavallée). Un coup, un froissement entraînant un décollement de la peau sans rupture de vaisseaux importants, détermine une accumulation de liquide séreux dans le tissu cellulaire, ou bien parce qu’il y a une exsudation immédiate, ou bien parce qu’il y a épanchement sanguin et résorption des^ globules. Ces hydrocèles traumatiques n’ont pas de tendance à s’enflammer et elles se résorbent seules.
On reconnaît l’épanchement séreux à une tuméfaction indolente, molle, fluctuante, quelquefois transparente. On ne le confondra pas avec un épanchement sanguin, à cause d’une absence de transparence, d’ecchvTnose et de
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crépitation sanguine, qui sont le propre des épanchements de sang.
Thérapeutique. — Compresses d’eau blanche et d’eau-de-vie camphrée sur les membres, — compression aveejun bandage roulé; — vésicatoires volants répétés en cas de persistance de la tumeui’, — ponction simple et compression.
Hyürocèle acquise de la tunique vaginale. L’accumulation de sérosité dans la tunique vaginale, soit spontanément, c’est-àdire en vertu de causes qu’on ne peut préciser, soitsous l’influencede violences extérieures, de refroidissements ou fatigues, soit après une inflammation guérie du testicule, est une hydro- ,cèle.
*^*Presque toutes les hydrocèles sont doubles, car une petite hydrocèle existe du côté opposé à l’hydrocèle principale.
Les tumeurs des testicules et surtout celles de l’épididyme se compliquent presque toutes d’hydrocèle, eu égard surtout à la rapidité de leur développement et à la compression exercée par la tumeur sur les vaisseaux qui passent de l’épididyme sur le testicule.
Le liquide de l’hydrocèle estdela sérosité claire, de la sérosité sanguinolente, quelquefois de la sérosité lactescente, provenant du liquide spermatique d’un kyste ouvert dans la tunique vaginale (Robin), ou des flocons albumineux en dissolution dans la sérosité (A. Gooper). Cette variété d’hydrocèle a été improprement appelée galactocele.
L’hydrocèle est une tumeur du scrotum piriforme ou réniforme, ayant une forme approchée de celle de la tunique vaginale, présentant quelquefois une sorte d’étranglement dû à un rétrécissement normal de la séreuse à son sommet (Béraud); elle est molle au début, transparente, dure et tendue, lorsqu’elle existe depuis longtemps.
%*Dans l’hydrocèle fortement tendue, on perçoit sur les tumeurs tendues une sorte de tremblotement à la percussion.
Malgré l’épaisseur de ses parois, l’hydrocèle est toujours dépressibie, mais le testicule ne peut être senti et apprécié cpie dans les hydrocèles peu volumineuses.
- *** Les hydrocèles à parois épaisses ou à liquide coloré ne sont pas transparentes, mais elles ont les autres signes anatomiques de l’hydrocèle. L’hydi’ocèle à parois épaisses est dure, élastique avec points dure et quelquefois saillies irrégulières. Toutes les hydrocèles sont indolentes.
Les violences extérieures, le séjour dans les pay^s où les nuits sont froides, une blennorrhagie suivie d’orchite aiguë ou chronique, les professions où l’on est toujours debout et l’équitation sont des antécédents qui doivent faire songer à une hydrocèle.
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%* Il y a des hydrocèles qui augmentent et diminuent de volume ; il en est même qui, peu développées, se résorbent seules, et ce sont ces hydrocèles que l’on a considérées comme appartenant à la diathèse rhumatismale.
%* Une hydrocèle peut exceptionnellement guérir par suite de rupture de la tunique vaginale et du passage de la sérosité dans le tissu cellulaire où elle résorbée. Les hydrocèles s’enflamment spontanément ou après une violence; alors aux signes de l’hydrocèle se joignent ceux d’une vaginalite aiguë. Y. Vaginalite.
Quand une hydrocèle ancienne s’enflamme, elle peut s’ouvrir à l’intérieur et causer une fistule qui est toujours longue à guérir sans être incurable.
On ne confondra pas l’hydrocèle simple avec une hernie, avec une tumeur cancéreuse du testicule et une vaginalite chronique, tant qu’il y a de la transparence. Quand la transparence n’existe pas, les signes tirés de la durée de la maladie, des bosselures dans les tumeurs cancéreuses et tuberculeuses, la cause probable du mal et des douleurs qu’il occasionne, éclaireront le chirurgien. Dans les cas difficiles on aura recours à une ponction exploratrice. [V. Testicule (Lésions des), Vaginalite, Hydrocèle DES SACS HERNIAIRES.] Quant au diagnostic de l’hydrocèle avec une hernie, on se rappellera que celle-ci, à un moment donné, a toujours été irréductible. V. Hernie inguinale.
Thérapeutique. — Les révulsifs sur le tube digestif, — les topiques, tels que le vin rouge ; la solution concentrée de chlorhydrate d’ammoniaque , 15 grammes pour 150 grammes d’eau; les frictions avec l’onguent napolitain ; les vésicatoires ; les frictions avec la teinture d’iode, peuvent amener la disparition d’une hydrocèle, mais seulement au début, et encore ce n’est que dans un très-petit nombre de cas. — La compression avec un bon suspensoir et des ponctions répétées sont de bons moyens palliatifs, et c’est quelquefois la seule ressource du chirurgien qui a à traiter des malades pusillanimes.
L’hydrocèle peu volumineuse et qui reste stationnaire ne doit pas être opérée.
L’hydrocèle volumineuse sera ponctionnée. Si l’inflammation survient, elle peut être l’occasion d’une guérison radicale ; on traitera l’inflammation et l’on attendra ; s’il se forme un ahcès, on l’ouvrira.
La ponction avec le trocart et une injection immédiate (Monro, chirurgien du régiment de Hume ; A. ilonro, Sharp) d’alcool de viu, et beaucoup mieux de teinture d’iode pure ou mélangée avec un tiers d’eau (Velpeau), sont ce qu’il faut employer. Règle générale, les injections d’iode ne déterminent pas l’adhérence et provoquent une inflammation moins vive que les injections avec le vin et l’alcool.
£au distillée . 100 grammes.
Teinture diode . 50 îd.
ty elpeau.)
Pour opérer Tinjection iodée, chercher la position du testicule, saisir autant que possible cet organe
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avec la main gauche et faire saillir en avant la tunique vaginale distendue. Le doigt, placé siu- le trocart tenu à pleine main à une distance de 2 centimètres environ de la pointe, sert de point d’arrêt pour limiter l’introduction du trocart. Le chirurgien place la pointe sur le tégument et l’enfonce par un coup sec. Il retire ensuite le poinçon en laissant la canule en place et laisse couler le liquide seul sans presser les bourses. Lorsque tout le liquide est écoulé, il injecte environ une ou deux cuillerées de la solution iodée et plus lorsque la tunique vaginale était très-distendue par l’hydrocèle, il agite pendant trois à six minutes le liquide injecté par des malaxations, pendant que le robinet cfe la canule est fermé, puis il fait sortir le liquide injecté, il retire la canule en pressant la peau autour de la canule ; une plaque de diachylon referme la plaie. Le malade reste au lit; les bourses sont soulevées par une plaque de gutta-percha échancrée qui maintient les bourses élevées ; on place des cataplasmes sur celles-ci.
Lorsque l’hydrocèle est double, on peut faire les deux opérations le même jour.
Les accidents de la ponction de l’hydrocèle et de l’injection iodée sont une piqûre du testicule et un écoulement de sang peu grave, une inflammation violente des bourses pouvant aller jusqu’à la gangrène, la phlébite des veines du cordon (Blandin), une reproduction de l’hydrocèle avec liquide rose, brun ou chocolat, une orchite aiguë et chronique. Enfin l’introduction de l’injection iodée dans la cavité péritonéale, lorsqu’on a méconnu qu’il s’agissait d’une hydrocèle, d’un sac herniaire ou d’une hydrocèle congénitale, la mort est presque toujours la conséquence de cet accident.
Lorsqu’il coule du sang par la canule après le liquide séreux catactéristique, il est contre-indiqué de faire une injection iodée.
On traitera les inflammations par les moyens appropriés. V. Orchite et Vaginalite.
On évitera sûrement la gangrène du scrotum qui est presque toujours due à une injection maladroite d’iode dans le tissu cellulaire et le dartos en se conformant aux règles prescrites.
En dehors de toute complication, la conséquence ordinaire de l’injection iodée est une vaginalite aiguë avec œdème du scrotum, qui se résout peu à peu. Quoiqu’il y ait du liquide reproduit dans la tunique vaginale, il ne faut pas croire à une récidive, le liquide s’absorbe ordinairement dans le courant du mois qui suit la ponction.
L’usage et l’expérience ont fait préférer la teinture d’iode pour les injections de l’hydrocèle ; depuis on s’est servi de solutions faibles de nitrate d’argent, de sulfate de zinc, 30 à 50 centigrammes pour 100 grammes d’eau ; on s’est servi d’alun; mais tous ces liquides sont dangereux à appliquer. — Le liquide de l’hydrocèle réinjecté n’a pas assez d’énergie pour produire une inflammation subaiguë qui est seule capable de guérir radicalement l’hydrocèle.
L’électricité (Rodolphe Rodolphi), appliquée à l’aide d’aiguilles à acupuncture traversant la tunique vaginale et à travers lesquelles on fait passer un courant électrique, est insuffisante.
La cautérisation de la tunique vaginale à l’aide d’un porte-caustique de Lallemand porté sur la séreuse à travers la canule d’un gros b-ocart (Defer de Metz, Maisonneuve) est une opération extrêmement
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(louloiu'euse quïl ue faut pas préférer à la ponction et aux injections iodées.
Uincision simple (procédé ancien), l’incision et l'application d’une tente (Franco), le séton (Guy de Chanliac), la canule d’argent à œil latéral à la partie moyenne laissée à demeure (Baudens), sont des procédés compliqués et qui n’ont d’effet qu’en déterminant une inflammation violente qui peut produire aussi bien la gangrène du scrotum que la guérison de l’hydrocèle ; ils doivent être repoussés de la pratique.
La canule du trocart laissée à demeure pour irriter la tunique vaginale (Monro), est quelquefois suffisante, mais ce moyen est peu sûr.
Il faut proscrire de la thérapeutique chirurgicale l’excision faite autrefois (Gelse, Albucasis, Fallope, Douglass et Louis), l’ouverture de la tumeur par le fer rouge et les caustiques (Paul d’Egine, Guy de Chauliac,Wiseman). L’incision simple (Gelse, B. Bell) n’est pas toujours efficace et est très-douloureuse ; elle ne convient que pour les hydrocèles enflammées.
FORMULAIRE DE l’HYDROCÈLE.
Injection iodée.
Teinture d’iode . 50 grammes.
Eau distillée . 100 id.
Dans les cas d’hydrocèle. (Velpeau.)
Solution iodée contre V hydrocèle.
Eau . .' . 40 grammes.
Iode . 5 id.
lodure de potassium . 10 id.
Mêlez dans un mortier de verre l’iode et l’iodure. Ajoutez l’eau peu à peu. La quantité de liquide à injecter ne doit jamais dépasser celle du liquide que l’on peut faire sortir du genou. (Bonnet.)
Solution iodée pour injection.
lodure de potassium . . . } ^^ ^ grammes.
Alcool à 90° centigrades .... 50 id.
Eau distillée . 100 id.
F. S. a. (Guibourt.)
Injection irritante.
Vin chaud . 500 grammes.
Alcool rectifié . 50 id.
Mêlez.
Lotion ou fomentation de vin.
Vin . lOCO grammes.
Miel . 120 id.
Faites dissoudre à froid. (F. H. P.)
Fomentation de teinture d’iode affaiblie.
Eau distillée . 150 grammes.
Teinture d’iode . 5 id.
On peut augmenter la dose de teinture jusqu’à 25 granunes pour la même quantité d’eau. Employée dans le traitement des bubons, de l’hydrocèle qui accompagne l’épididymite, etc. (Ricord.)
Hydrocèle chez les exfasts. — Application dun emplâtre de protoiodure de mercure, 1 partie, et onguent citrin 8 parties, à mettre sur le scrotum. On lève et réapplique l’emplâtre pour voir l’état des parties, et en un mois l’hydrocèle est guérie. 2 cas (Lillenius)
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Hydrocèle chez les adultes. — Application d’un emplâtre de hiiodure de mer cure, i partie, pour S parties d'onguent citrin. Plus douloureux que le protoiodure de mercure (Lillenius) I I.
Emploi topique de cyanure de mercure. — 30 centigrammes pour 15 grammes d’axonge. Six à huit frictions jusqu’à érythème douloureux qu’on panse avec un linge graissé ; guérison en trois à six semaines (Koch) □.
Ponction avec un trocart assez fort, et par la canule introduire au moyen d’une sonde huilée et couverte de quelques grains de précipité rouge, — L’introduction de cette sonde deux ou trois fois laisse assez de précipité pour faire naître une inflammation qui guérit radicalement l’hydrocèle (Lloyd) □.
Nous ne conseillons aucun de ces derniers moyens.
HYDROCÉPHA^LIE. Lorsque la sérosité en grande abondance se dépose à l’intérieur ou à l’extérieur du cerveau, dans les ventricules ou dans la cavité arachnoïdienne, elle forme ce qu’on appelle l’hydrocéphalie.
L’hydi’océphalie est une maladie de l’enfance.
Chez les adultes il se dépose quelquefois de la sérosité dans les méninges ou dans la substance cérébrale, mais c’est plutôt de l’infiltration séreuse ou de l’oedème que de l’hydrocéphalie.
Le mot d’hydrocéphalie aiguë s’appliquait jadis à tous les épanchements ventriculaires de sérosité causés par l’encéphalite aiguë ou par la méningite simple et granuleuse, mais aujourd’hui comme ces maladies sont l’objet d’une description particulière (Y. Méningite et Encéphalite), la dénomination d’hydrocéphalie s’emploie surtout pour désigner les épanchements séreux du cerveau qui ont une marche chronique.
Il y a une hydrocéphalie aiguë et une hydrocéphalie chronique, mais l’une comme l’autre sont très-rares à l’état essentiel, tandis qu’elles sont très-communes comme maladie symptomatique.
L’hydrocéphalie chronique est une maladie particulière, quelquefois héréditaire ccmgénitale ou acquise, produite par le compression exagérée du ventre pendant la grossesse, par les chutes sur le ventre pendant la gestation, par l’entortillement du cordon ombilical autour du cou, par la compression du forceps sur la tête, par des chutes sur le crâne, par la méningite chronique, et enfin par l’hémorrhagie méningée.
On reconnaît l’hydrocéphalie à un développement excessif, régulier du crâne, dont le volnme est très- considérable relativement aux dimensions de la face et dont les parois molles, fibreuses, sont en grande paitie dépourvues d’éléments de tissu osseux.
Le volume de la tête est quelquefois si considérable, que les enfants, ne pouvant eu
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supporter le poids, sont obligés de rester au lit, et le crâne très-mou s’aplatit et se déforme eu appuyant sur l’oreiller.
Le crâne des enfants atteints d’hydrocéphalie a une circonférence qui varie de 50 k 150 centimètres.
C’est une énorme quantité de sérosité claire, liquide, k peine chargée de sels ou d’alhumine, composée de 9900 parties d’eau sur 1000 (Marcel), déposée dans les ventricules latéraux ou dans la cavité arachnoïdienne, qui donne lieu au développement du crâne des hydrocéphales.
L’hydrocéphalie arachnoïdienne résulte souvent d’une hémorrhagie méningée cjui se résorbe et se transforme en un kyste séreux qui comprime le cerveau et peut arriver k le refouler entièrement sur la base du crâne.
L’hydrocéphalie ventriculaire dilate quelquefois les ventricules au point de convertir les hémisphères en deux poches juxtaposées dont les parois supérieures n’ont plus €j[u’un demi-centimètre d’épaisseur, mais on comprend que la maladie, avant d’arriver Ik puisse offrir une foule dedegrés dans son développement.
On trouve dans l’hydrocéphalie chronic[ue une quantité de sérosité différente, suivant les cas, et qui varie de 500 grammes k 10 kilogrammes.
Un enfant subitement atteint de convulsions, et chez lequel se développe une hydrocéphalie chronique au bout de quelques mois, a probablement une hydrocéphalie arachnoïdienne, suite d’une hémorrhagie méningée (Legendre).
L’hydrocéphalie chronique qui se développe par degrés ou k la suite de symptômes aigus de méningite est en général une hydrocéphalie ventriculaire.
L’hydrocéphalie conduit peu k peu les enfants k la paralysie du mouvement et des organes des sens ; la vue est faible et les yeux divergents, dont les pupilles sont dilatées, oscillent sans cesse, l’ouïe et l’odorat sont abolis, la parole est retardée ou absente, la marche est chancelante ou impossible, les digestions restent bonnes, mais les déjections restent involontaires et il y a souvent des vomissements ou des convulsions que l’on provoque par le mouvement ou par la compression du crâne.
Un commencement d’hydrocéphalie chronique peut être aisément confondu avec le rachitisme du crâne, mais, dans cette dernière affection, il n’y a pas de troubles visuels ni d’accroissement du nombre des vaisseaux de la rétine, tandis que, dans l’hydrocéphalie, les lésions de circulation du fond de l’œil, produites par la compression intra-crânienne, permettent souvent de reconnaître le mal V. Cérêbroscopie.
En général, dans l’hydrocéphalie chro-
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nique il y a une excessive quantité de grosses veines sur la rétine, ce qui est en rapport avec
la compression intra-crânienne, gênant la rentrée du sang veineux de l’œil dans le sinus caverneux. V. Cérébroscopie et Rachitisme.
Si l’hydrocéphalie excessive est au-dessus des ressources de l’art, il en existe de trèspeu abondantes qui peuvent guérir ou qui laissent vivre les malades jusqu’k vingt, trente et cinquante-quatre ans. .
L’hydrocéphalie chronique, chez de trèsjeunes enfants, peut être confondue avec le rachitisme qui arrête le développement des os du crâne, en ramollit les parois et en augmente les dimensions, mais l’absence de tout désordre dans les organes des sens, et l’existence de déformations osseuses sur d’autres points du corps (V. Rachitisme), dans le cas de rachitisme, doivent faire distinguer ces deux maladies l’une de l’autre.
L’hydrocéphalie chronique accompagnée de strabisme, d’oscillation des yeux et de convulsions, est inévitablement mortelle.
L’hydrocéphaüe peut guérir exceptionnellement ; alors les os du crâne subissent une hypertrophie plus ou moins considérable qui donne au crâne une grande épaisseur (A. Andral).
Thérapeutique. — Empêcher la formation d’mie nouvelle quantité de liquide dans le crâne et faciliter l’absorption ou la sortie de celui qui s’y trouve déposé,. teUes sont les indications de l’hydrocéphalie aiguë ou chronique.
Appliquer de lai-ges compresses imbibées de vinaigre sciUitique, de vin aromatique, de larges vésicatoires volants sur le crâne, ou enfin des cautères à la nuque. On peut employer aussi :
Les diurétiques. Nitrate de potasse, 1 à â grammes par jour; — acétate de potasse, même dose ; — sirop de pointes d’asperges, 150 grammes par joui-;