FORMULAIRE DES HYDROPISIES
Racine de cdinca.
Très-employée il y a quelques années ; elle est presque inusitée aujourd’hui; cependant c’est un diurétique drastique assez énergique, et qui peut être utile dans les hydropisies. On la donne en poudre,
1 à 5 grammes en pilules, en extrait, 5 décigrammes à 5 grammes en pilules, ou enfin en teinture, 20 grammes dans une potion.
Vin de cdinca.
Ca'üica .............. 50 grammes.
Vin de Malaga . 500 id.
Faites macérer pendant huit jours, filtrez.- A prendre par cuillerées dans la journée f+1.
Tisane de caïnça composée.
Caïnea. . . 10 grammes.
Faites infuser dans
Eau . 1000 giaumes
Passez, ajoutez :
Oxymel colchique. ....... 20 grammes.
Sirop de gomme . 50 id.
A prendre par verres dans la journée [3,
Sirop des cinq racines.
Uaciue d’ache . \
Racine de fenouil . I
Racine de persil. ..... > kk 125 grammes.
Racine d’asperge . I
Racine de petit-houx . . . /
Sirop simple . 5750 id.
S’emploie très-souvent à la dose de 100 grammes pour édulcorer les tisanes diurétiques Q-
Vin de colchique.
Bulbes de colchique frais. ... 100 grammes.
Vin de Malaga . 50 id.
Alcool à 22” . 20 id.
Vingt à quarante gouttes dans une potion. On élève successivement la dose [±]. (Bulber.)
Looch purgatif à Vépurge.
Huile d’épurge . -iO gouttes.
Huile d’amandes douces .... 20 grammes.
Versez sur :
Gomme en poudre . . . 10 grammes.
Ajoutez peu à peu :
sirop de -sucre . 20 CTamme-.
Eau . 400 ' “ id.
Aicoolaî de citron. ....... 10 gouttes.
-A prendre eu une seule fois comme purgatif. Eu
756 IlïWt
remplaçant les dix gouttes d’cpurgc par une goutte d liuilc de croton, on obtiendra le looch purgatif au crofon.
Extrait d’élatériuni.
Coupez les fruits mûrs de concombre, exprimez légèrement le jus dans un tamis de crin seiTc ; recevez le liquide dans un vase de verre, laissez reposer, rejetez la partie supérieure, faites évaporer l’autre à une douce chaleur en consistance convenable
(Ph. Lond.)
Poudre d'élatérium.
Élatérium . 2 Jécigrammes.
Tartrate de potasse . 5 grammes.
Gingembre . 1 id.
Divisez en douze paquets. En prendre un tous les quarts d’heure jusqu’à effet purgatif I I.
Granules de digitaline.
Pigitaline . 500 grammes.
Sucre blanc . 24 kilogr. 500
Pour cinq cent mille granules, que l’on préparera à la manière des anis de Verdun. Chaque granule renferme 1 milligramme de digitaline, et équivaut à 10 centigrammes de poudre de digitale, pour l’action thérapeutique. (Homolle et Quevenne.)
Dose : deux à quatre et cinq granules dans les vingt-quatre heures, rarement plusi-t- -hI; mais il faut suspendre l’usage du médicament, si l’on voit survenir des nausées ou quelque autre signe d’intolérance trèsmarqué. (Bouchardat.)
Remède purgatif de Leroy.
Scammonée d’Alep . 60 grammes.
Racine de turbitli . 30 id.
Jalap . 250 id.
Faites digérez pendant vingt- quatre heures au moins les trois substances précédentes dans :
Alcool à 20" Cartier, . 6000 grammes.
Passez ; ajoutez un sirop fait avec
Séné . 750 grammes.
Infusez dans eau q. s. pour obtenir :
Colature . 1000 grammes.
. Faites fondre :
Sucre . . . .1250 grammes.
A prendre comme purgatif drastique à la dose d’une à quatre cuillerées par jour — le matin à jeun m.
Mixture nitreuse.
Nitrate de potasse . 10 grammes.
Miel pur . 20 id.
Faites dissoudre dans
Eau . 300 grammes.
A prendre par demi-tasses dans la journée, comme boisson tempérante et diurétique FH.
Boisson tempérante.
Nltre . 5 graiames.
Sirop de groseilles . 100 ^ id.
Eau. . 1000 id.
A prendre par tasses dans la journée comnie bei:son diurétique Q.
U Y un
Emulsion nitrée.
Émulsion sucrée aromatisée . . 1000 grammes.
Nitre . 5 id.
A prendre par tasses comme diurétique [3.
Vin scillitique.
Squames de scille sèches .... 32 grammes,
vin de Malaga . 500 id.
Contusez les squames de scille, faites-les macérer pendant douze jours; passez et filtrez (Bouchardat), Dose : 10 à 50 grammes par jour à jeun [+].
On préparera de la même manière les vins de bulbes de colchique et le vin de semences de colchique, (Bouchardat.)
Eau diurétique camphrée.
' Nitrate de potasse . 60 grammes.
Faites dissoudre dans
Eau de pariétaire . 500 grammes.
Acide acétique . . . 60 grammes.
Camphre . 10 id.
Dissous dans
-Vlcool . 120 grammes.
Agitez le mélange pendant plusieurs minutes, et filtrez. — Par cuillerée à bouche d’heure en heure contre les hydropisies [+]. (Fuller.)
Pilules hydragogues.
Extrait de coloquinte . . . l , .,
Poudre de digitale . / ^
Mêlez et faites vingt pilules. Deux toutes les trois heures, dans les hydropisies symptomatiques [+].
Électuaire hydragogue.
Scammonée d’Alep. ■ ■ ■ ■ \ ââ 15 grammes.
Scille en poudre . 10 id.
Résine de jalap . 5 id.
Mêlez et ajoutez
' sirop de nerprun. . q. s.
A prendre à la dose de 6 à 13 décigrammes par jour (Fouquier.)
Liniment diurétique.
Feuilles de digitale . 10 grammes.
Eau bouillante . 50 id.
Faites infuser jusqu^à refroidissement, passez et ajoutez, s. a. :
Essence de térébenthine . 30 grammes.
Extrait de scille . 5 id.
Jaune d’œnf . nO 2.
Contre l’hydropisie, en frictions sur l’hypogastre et rintérieur des cuisses (Schubarth.),
Onguent diurétique.
Scille en pondre . 2 grammes.
Onguent mercuriel . 5 id.
Mêlez. En frictions sur les lombes I I.
Scammonée.
Purgatif drastique hydragogue, d'un emploi aussi
IIYDR
HYDR 757
sùr que commode toutes les fois qu'il est utile de provoquer d’abondantes et faciles évacuations alvines séreuses^ comme dans les cas d’anasarque ou d’autres hydropisies passives.
Dose : 50 centigrammes à 1 gramme, en poudre ou dans un biscuit, pour un adulte |3-
Mixtw'e purgative.
Huile de croton . 5 centiarammcs.
Triturez avec
Jaune d’œuf . 10 centigi’ammo».
Eau de menthe . 50 centigrammes.
Sirop de fleur d’oranger . 20 id.
A prendre en une fois à jeun, le matin [+]•
Potio7i au croton.
Huile de croton (2 gouttes). ... 1 décigramme.
Triturez dans un mortier avec :
Sucre blanc . 20 grammes.
Gomme arabique pulvérisée ... 15 id.
Ajoutez peu à peu :
Teinture de cannelle . 2 grammes.
Eau distillée . 50 id.
Par cuillerée à café, toutes les heures S-
Pilules purgatives diurétiques.
Extrait de coloquinte comp.
Poudre de gomme gutte . .
Calomel pulvérisé .
I ââ 1 gramme.
... 5 décigrammes.
Mêlez, et avec q. s. de sirop de gingembre faites douze pilules, si.x le matin et six le soir, dans l’hydropisie [+]• )(Frank.)
Poudre d’Aligaut.
Scammonée Suie ....
Colophane. .
. 5 grammes,
ââ 10 id.
Mêlez. A prendre à la dose de 2 grammes comme purgatif drastique.
Iris de Florence . .
Ecorce intérieure de sureau.
Racine d’.aunée .
Feuilles de séné .
Racine de jalap .
Vin blanc généreux .
âà 30 ûâ 50
grammes.
Potion diurétique ou scillitique.
Oxymel scillitique . 20 grammes.
Eau distillée d’hyssope ..... 100 id.
Eau distillée de menthe . 30 id.
Alcool nitrique . 2 id.
Mêlez. A prendre en deux fois le matin à jeun RI.
{Codex}}
Potion diurétique.
lufution de raifort . 150 grammes.
Oxymel scillitique . 30 id.
Teinture de digitale . 25 gouttes.
Mêlez. A prendre eu deux ou trois fois dans la journée [+]. (F. H. Lyon.)
Tisatie diurétique.
Digitale fraîche. ......... 10 grammes.
Sucre blanc . • . 15 id.
Triturez le tout ensemble, et versez dans ;
Eau bouillante . . 1000 grammes.
Passez, ajoutez ;
Sirop de sucre. . . . 100 grammes.
A prendre par petites tasses dans la journée [+]• Bière diurétique a^iglaise.
Graines de moutarde entières. 1 ..la-
Baies de genièvre concassées./ grammes.
Graines de carottes . 100 id.
Faites macérer pendant deux ou trois jours dans
Ale . 20 kilogr.
A prendre trois ou quatre verres par jour dans les hydropisies RI.
Tisane de mouiat'de.
Graine de moutarde noire .concassée . . . 50 grammes.
Faites bouillir une minute dans
Petit-lait . 1 litre.
Passez. A prendre par verres dans la jom*née. Contre l’hydropisie ascite consécutive aux fièvres intermittentes. (Bouchardat.)
Exti'üit de coloquinte.
Pulpe de coloquinte . 180 grammes.
Extrait d’aloès purifié . 370 id.
Scammonée concassée . 120 id.
Cardamomûm . 30 id.
Savon dur . 90 id.
Esprit faible . 4 litres.
Faites macérer pendant huit jours ; filtrez. Un verre le matin à jeun contre les hydi’opisies. (A. f. H.-D.)
Seconde écorce de sureau.
Ce pnrçatif drastique, hydragogue assez précieux, était jadis très-employé mais il est un peu délaissé aujourd'hui.
A prendre à la dose de 30 à 150 grammes de suc, par cuillerée à bouche i-i- -n.
Potion hydragogue.
Sue d’écoBC-e fraîche de sureau. . 30 grammes.
Sirop de violettes . 15“ id.
Cette potion a été employée contre l’hydropisie par Boerhaave [3. Gaubius.)
Faites macérer dans l’esprit la pulpe de coloquinte pendant trois jours, passez la liqueur, ajoutez l’aloès, la scammonée et le savon ; faites évaporer en consistance convenable, en ajoutant le cai'damomum sur la fin (Bouchardat) .
On prépare avec cet extrait des pilules de 2 décigrammes et l'on en prescrit depuis une jusqu’à six RI.
Poudre de coloquinte.
A prendre à la dose de 3 décigrammes à 1 gramme conune drastique, dans une poudre inerte RI.
On a aussi employé cette poudre conune purgative par la méthode endeimique, à la dose de 30 centigrammes I I.
Cette substance se donne aussi en extrait, à la dose de 4 à 3 décigrammes en pilules.
HYDR
Pilules antihilieuses de Barclay .
Extrait de colo(piiijte composé . . 8 grammes.
Résine de jalap . i id.
Savon amygdalin. ........ 6 id.
Gaïac . 12 id.
Émétique . 4 décigrammcs.
Essence de genièvre, de carvi,
de romarin ; de chaque .... 4 gouttes.
Mêlez, et avec quantité suffisante de sirop de nerprun, faites des pilules de 2 décigrammes. — A prendre cinq à six par jour comme purgatives hydragogues É-
Pilules de Bontius.
Aloès socotrin . 1
Gomme gutte . > ùfi 32 grammes.
Gomme ammoniaque. .... !
Vinaigre de vin blanc, ..... 192 id.
F. s. a. des pilules de 20 centigrammes. Deux à six par jour S.
Pilules contre Vhydropisie.
Calomel . 5 décigrammes.
ISarbe’. ! ! ’ ’. '. ‘. 1 ^
Sirop de cinq racines . q. s.
Faites quatre pilules que l’on donnera dans la journée S.
Potion diurétique.
Digitale fraîche . S grammes.
Faites infuser dans
Eau . thO grammes.
Passez, ajoutez :
I âû 20 grammes.
Oxymel scillitique Sirop d’éther . . .
A prendre par cuillerées dans la journée [3. Vin diurétique anglais.
Cannelle en poudre . 12 grammes.
Racine de zédoaire . 8 id.
Carbonate de potasse . 6 id.
Squames sèches de seille ■ ■ \
Rhubarbe en poudre . i âà 4 id.
Baies de genièvre broyées. . j
HYDR
Petit-lait nitré.
Sel de iiitre . 1 gramme.
Petit-lait clarifié . 1000 grammes.
A prendre par tasses dans la journée FTI. Lavement diurétique.
Faites bouillir pendant dix minutes dans
Passez, ajoutez
Laudanum de Rousseau . 6
A prendre tous les jours I I.
Cataplasme diurétique.
Pulpe de seille . 100 grammes.
Nitrate de potasse, ....... 10 id.
Mêlez. Appliquez sur le ventre, dans l’ascite Q. Frictions diurétiques.
\ âà 50 grammes.
Mêlez. En frictions sur l’abdomen ou sur les cuisses dans Vhydropisie
Pilules toniques de Bâcher.
Racine sèche d’ellébore noir , . 500 grammes.
Carbonate de potasse purifié . . 125 ^ id.
Alcool à 21° . . 2000 id.
Vin blanc . '2000 id.
Faites de tout ceci un extrait ferme et prenez alors :
Extrait ci-dessus. . . . 64 grammes.
Extrait de mj'vrbe . 54 id.
Poudre de chardon-bénit . 52 id.
Faites une masse pilulaire que l’on divisera eu pilules de 2 décigrammes, et que l’on tiendra renfermées dans un flacon bien bouché. — ^ prendre une ou deux par jour comme tonique, trois à cinq comme drastique [3- (Bouchardat.)
Gomme-gutte.
Faites macérer dans un litre de vin blanc vieux et filtrez.
A prendre trois ou quatre verres par jour dans ’hydropîsie El-
Tisane apéritive.
- Espèces apéritives . 12 grammes.
Eau bouillante . 1000 id.
Faites infuser pendant quatre heures et passez.
On y ajoute assez souvent :
sirop des cinq racines apéritives. 100 id.
A prendre dans la journée comme diurétique El.
Vin nitré.
Vlnld&ae de rKaBUg . 500 grammes.
id.
A prendre dans la journée, pnr ou étendu d'eau.
Ane. F. H. t).)
On peut la prescrire seule en pilules, à la dose de 1 à 5 décigrammes, mais on peut aller jusqu’à 1 gramme ou 1 gramme et demi El-
Pilules de gomme-gutte.
Gomme-gutte . 5 clécigrammi
. î aa 2 id.
Gingembre . )
Sirop de sucre . q. s.
A prendre six pilules par jour jusqu'à effet purgatif El-
Décoction de racine de Paianelli, h grammes par litre d’eau □- (flay.)
Suc de citron à haute dose pendant plusieurs mois I I. (Cohen). Dans les hydropisies essentielles.
Poudre d’écorce de racine de Chiococca, comme diurétique. — 8 ou 15 grammes par jour, macérée dans 400 grammes d’eau, bouillie pendant dix minutes et bue en deux foisj — employée au Brésil [?1 ■'François). Dans les hydropisies essentielles.
Eau de Spa. Trois à douze verres par jour dans du
HVDR
lait. Dausies hydropisies essentielles et cachectiques.
Poudre de moutarde à l’intérieur, à la close de 50 centigrammes à 1 gramme I I.
Décoction de Pirola umbellata ou her be à pisser, 30 à 50 grammes par litre d’eau I I.
Infusion de Peziza auricula {oreille de Judas), dans du vim 4 grammes par litre [3.
Huile phosphorée, deux à six gouttes; Dans les hydropisies atoniques. (Gaultier de Claubry.)
Infusion de semences de clématite sauvage, 10 gr. par litre d’eau; comme diurétique
Acides végétaux. On emploie le vinaigre, une grande cuillerée toutes les heures, ou 180 grammes par jour. — Quand le vinaigre répugne, on le remplace par le suc de citron ÇH. (Beyer.)
Embrocation de feuilles sèches de bouleau (Jeaunet des Longrois),
P>uc d’oignon blanc. Deux fois par jour, un demiverre dans du lait Q. (Serre, d’Alais.)
Huile essentielle de genièvre, cinq à dix gouttes toutes les deux heures {Dictionnaire des sciences médicales, t. XXII, p. 407, Alexandre), ei baies de genièvre, dix à douze en décoction vineuse, ou dans de la bière S.
Acétate de potasse, 15 à 30 grammes par jour, dans un litre de décoction de chiendent [3- (Alibert.)
Teinture de cantharides. Par jour, autant de gouttes que d’années (Autenrieth).
Poudre de cantharides, en commençant par 25 centigrammes, pour aller à 1 et 2 grammes Fl.
Ellébore noir en pilules, en poudre, 50 à 120 centigrammes, et en extrait, 50 à 75 centigrammes f+|.
Nitrate de potasse, 15 à 30 grammes par jour, dans un litre de tisane (3- (Bally.)
Asarum europœum en décoction, 3 grammes par litre d’eau (Becker).
Polygala de Virginie, en décoction, 10 grammes par litre d’eau (Bouvart.)
Compression des parties hydropiques, dans certaines hydropisies des membres inférieurs par cause mécanique [3- (Bricheteau.)
Décoction de quinquina et préparations de quinquina dans les hydropisies cachectiques m.
Térébenthine avec poudre de réglisse, en pilules de 20 centigrammes. Dans les hydropisies essentielles. Une toutes les heures 3- (Dehaen.)
Chlorure d'or, 5 à 10 milligrammes en pilules par jour P-
Arséniate de soude, 10 à 25 milligrammes par jour, dans les hydropisies cachectiques 1+1.
Décoction de tabac, 1 gramme en infusion dans 30 grammes d’eau, avec addition de 2 grammes d'alcool. — Quatre-vingts gouttes par jour, dans une potion O- (Fowler.)
Racine d’Ononis spinosa, en décoction, 4 grammes par litre d’eau Q. (P. Frank.)
Extrait de chanvre indien, 2 à 3 grammes par joar[3. (Griscom.)
Crème de tartre, 15 à 30 grammes par jour, dans un litre de tisane [3- (Home.)
lodure de potassium, 2 à 4 grammes ou teinture d'iode à l’intériem' (John, Hoffmann.)
Fleurs de genêt, en infusion, 10 grammes par litre d'eau (Itard) ou en sirop I I.
Suc dépuré de plantes apéritives, 200 grammes par jonr, additiomiés de 2 grammes de nitrate de
potasse 13- 'Itard/
HYüR 759
Acupuncture dans l’hydropisie suite de scarlatine I I (Lohmeyer) et dans l’anasarque.
Eau chlorurée à l’intérieur, 1 litre d’eau par jourQ. (Merzdorf.)
Frictions d’huile d’olive, matin et soir, pendant une heure [3. (Oltver.)
Calomel associé à la rhubarbe etala scille. (Plenziz.)
Coloquinte en décoction, 8 grammes pour 500 grammes d’eau avec 60 grammes dé .sirop d’écorce d’orange et 10 grammes d’éther alcoolisé. A prendre une seule fois dans la matinée 3- (Richter.)
Racine de Cynanchum vincetoxicum, en infusion, 10 grammes par litre d’eau, avec 8 grammes de sel de nitre. — Passez et faites prendre dans les hydropisies symptomatiques, par verrées, dans les vingtquatre heures p. (Schlesier.)
Hépatique en infusion , 4 grammes par litre d’eau 3- (Short.)
Teinture de semences de colchique, à l’intérieur, 20 à 40 gouttes par jour 3- (Ettrauller.)
Fumigations de chlore sur la peau , dans une hydropisie par maladie du foie 3- (Wallace.)
Fumigations avec vapeur d'eau bouillante et quel~ ques poignées de fourmis jetées dans le liquide avec le sable qui les contient 3- (Weber, Harcke.)
Ferrugineux sous toutes les formes et eaux minérales ferrugineuses, dans les hydropisies cachectiques 3-
Ballota lanata, en décoction, 30 grammes par litre d’eau. Une demi-tasse toutes les deux heures I I.
(Weisse.)
Infusion de racines d’asperge, 10 à 15 grammes par litre d’eau 3"
Eau minérale d’Audinat (Ariége), diurétique et légèrement purgative ; boisson et bains 3.
Limonade nitrique, 2 à 4 grammes d’acide nitrique par litre d’eau {Journal médical àe, Leroux, XV, ' 31; ibid., XVII, 447) 3.
Esprit de nitre dulcifié (alcool et acide nitrique), six à douze gouttes par verre de tisane ou 2 à 3 gr. en potion 3.
Décoction de racines de chardon Notre-Dame {Cardans marianus), 4 grammes par litre d’eau 3*
Suc de chélidoine, trente-six gouttes dans de l’eau sucrée à prendre tous les jours 3-
Racine de raifort en décoction, 4 4 8 grammes par litre d’eau 3- (Sydenham.)
Huile de Croton tiglium, depuis un quart à une demi-goutte, dans une cuillerée d’huile ou de sirop 3.
Sulfate de cuivre, jusqu’à 20 centigrammes chez les enfants et 45 centigrammes chez les adultes S-
Eqmsetum (prêle). Décoction de la plante sèche, 350 centigrammes à 5 grammes par litre; 90 à 180 grammes toutes les deux heures 3? enfants, par cuillerée à bouche. {Archives générales de médecine, XVI, 455.)
Racine d’eupatome en poudre, 3 grammes et plus à prendre tous les jours 3.
Gratiole {Gratiola officinalis), 2 à 4 grammes en infusion 3- (Stoert.)
Iris de Florence, quatre cuillerées de son suc dans six cuillerées de vin blanc, tous les matins 3-
Marrubium album, 3 à 7 grammes en poudre; le double en infusion: extrait, 15 à 25 centigranimes3.
Menthe poivrée en infusion, ou huile essentielle, six à douze gouttes dans une potion 3.
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E:tiraii d'elaterium, 5 à dô poiitigrammos par jour, le matin à jeun Q*
Hydropisie enkystée du péritoine (Morgagni). Des épanchements sanguins enkystés soit dans la cavité péritonéale, soit dans le tissu cellulaire sous -péritonéal; des kystes développés dans l’épiploon, et adhérents au péritoine pariétal ; peut-être un kyste hydatique (Degner, Ëphéméride des curieux de la nature, t. V.) ; un abcès des ganglions transformés en kystes, constituent l’hydropisie enkystée du péritoine.
La grossesse extra-utérine (V. ce mol) ou une hydropisie enkystée de l’ovaire, ou mi kyste de l’ovaire, sont des hydropisies enkystées dans le péritoine. V. Ovaires (Kystes des).
Une tumeur fluctuante de l’abdomen, mobile avec la paroi abdominale, qui est un peu sonore à la percussion, est une hydropisie enkystée ou kyste du péritoine. — Le diagnostic est très-difficile si la tumeur a pris un grand développement, mais en faisant presser avec le bras d’un aide tout le long de la ligne médiane, si l’on trouve la fluctuation d’un côté à l’autre, il s’agit d’une ascite, si le signe manque, une hydropisie enkystée est probable (Piécamier). Ce signe est de peu de valeur.
Les hydropisies enkystées peuvent guérir en s’ouvrant par l’ombilic (Boyer) ; mais elles ! peuvent se romi re dans le péritoine (Tulpius, Tavernier, Ledraii), et alors cet accident est toujours suivi de péritonite et de la mort.
Thérapeutique. — Ici, il faut appliquer le traitement des kystes de l’ovaire ; — lorsque le kyste est peu volumineux, on fera la ponction simple et les injections iodées, ou bien on placera une canule à demeure ou un séton perforé. Mais ces traitements ne devront être faits que si la tumeur est véritablement mobile avec la paroi abdominale. \ pour les soins. Ovaire (Kystes de l’).
HTDRORACHIS, OU SP11\ A-RIFIDA. L’hydrorachis est un vice de conformation du canal vertébral, ou de la moelle et du canal vertébral, dû à un arrêt de développement en vertu duquel les arcs des vertèbres et les deux moitiés de la moelle ne sont pas réunis dans une étendue variable. — Il n’y a jusqu’ici qu’un exemple d’hydroraebis accidentelle due à une destruction des lames des vertèbres (Genga).
L’hydrorachis est constituée par une scissure plus ou moins étendue du canal vertébral, recouverte par la peau et formant une ou deux tumeurs distinctes (Brewerton). La peau manque quelquefois, et alors la tumeur est recouverte par les enveloppes de la moelle où les nerfs sont disposés en éventaiL
L’hydrorachis occupe indis-inctement tous lœ points de la colonne vertébrale, mais elle est peut-être plus fréquente à la région cervicale et à la région lombaire.
Dans quelques cas, l’hydrorachis est con-
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stiluée par la scissure du canal vertébral sans formation de tumeur dorsale (Bidloo, Valsalva, Riclîter), mais cela est très-rare.
La tumeur formée par l’hydrorachis est remplie par une collection de liquide séreux contenu dans la cavité arachnoïdienne ou dans le canal central de la moelle (Malgaigne), ou môme à la région lombaire, et la moelle a été vue descendant jusqu’au sacrum (Bardinet).
Des adhérences qui ont empêché la réunion des moitiés latérales de la colonne vertébrale pendant la vie intra-utérine (Craveilhier), une action traumatique (Geoffroy Saint -Hilaire), ou un excès de pression du liquide sous-arachnoïdien (Morgagni), et une compression de dedans en dehors sur les lames des vertèbres, sont les causes de l’arrêt de développement qui produit l’hydrorachis ou spinabifida.
Une fente dorsale sous-cutanée, appréciable au toucher le long du rachis, donnant lieu à une tumeur faisant saillie pendant les cris et les efforts, caractérise l’hydrorachis par simple division des lames vertébrales.
Une tumeur régulièrement globuleuse, quelquefois transparente, molle, fluctuante, recouverte d’une peau amincie ou d’une membrane anhyste non vasculaire, réductible sans causer de phénomènes de compression du cerveau ou de la moelle, après la réduction de laquelle on sent, à la base, un anneau osseux (Ollivier d’Angers, Billard), animée de soulèvement à chaque inspiration ou expiration, présentant de faibles battements isochrones à ceux du pouls, est un spina-bifida.
Certaines tumeurs de la colonne vertébrale, lentement réductibles, présentant d’ailleurs les caractères de mollesse, et de fluctuation du spina-bifida, ayant leur siège exactement sur la ligne médiane, sont des spina-bifida, dont la communication avec le canal vertébral n’existe plus.
Une tumeur du raebis, flétrie au moment de la naissance, et laissant suinter par une fistule un liquide séreux, contenant des flocons albumineux et ayant une saveur saloe est un spina-bifida qui s’est spontanément rompu un peu avant la naissance.
Une ulcération ou plutôt une cicatrice au milieu de laquelle existe une rainure avec élévation du tégument, et où l’on constate les caractères d’une hydrorachis, est un spina-bifida qui s’est rompu pendant la vie intra-utérine.
On ne confondra pas les spina-bifida avec des tumeurs érectiles, parce que les tumeure érectiles sur la ligne médiane en arrière sont très-rares, et parce que, dans le spina-bifida, U y a des battements évidents qui correspondent à la respiration et k la circulation, j Les spina-bifida qui ont cessé de coin-
IlïÜll
raullicper avec le canal vertébral, sont de véritables kystes que l’on diagnostique par voie d’exclusion, et, après des examens minutieux et répétés, on trouve presque toujours dans ces cas une dépression au niveau des apophyses épineuses lorsqu’on presse à la base du kyste.
Le spina-bifida peut guérir spontanément, mais ce fait est extrêmement rare. Le plus souventil se rompt eluiieméniugite cérébro-spinale ou une myélite entraînent la mort; une paralysie des extrémités inférieures au moment de la naissance est toujours l’indice d’une terminaison fatale prochaine. Les hydrorachis recouvertes par la peau et qui ne s’accroissent pas après la naissance peuvent permettre la vie pendant de longues années.
Thérapeutique. — Les Yésicaloires , les cautères placés autour de la tumeur, sont impuissants à la guérir ; il en est de même des bains de sable cbaud et des frictions.
La compression est un bon moyen. Pour les spinabifida limités, on se sert d’un bandage roulé et une plaque de gutta-percba, ou, aubesoin, d’un moule en plâtre rempli de charpie (A. Cooper). Ce procédé sert au moins à protéger la tumeur contre les traumatismes et à prévenir sa distension et sa rupture. Elle peut amener une oblitération de la communication du spina-bifida avec le canal vertébral, si la solution de continuité des lames vertébrales n’est pas très-étendue.
Lorsque la tumeur augmente incessamment de volume, on la ponctionnera avec un trocart explorateur, et l’on renouvellera la ponction, s’il est nécessaire ; la tumeur sera ensuite recouverte de compresses d’eau glacée. Des cas de succès ont été obtenus par cette méthode (A. Cooper, Velpeau, Labonne, Probart de Hawarden, Rozetti). — Ruysh avait vanté ce traitement, mais Breschet disait ne l’avoir jamais vu réussir.
L’incision (Tulpius) et l’application d’une mèche (Boyer), — le séton (Chopart et Dcsault), — la ligature (Trowbridge), — rexcision(Brunncr), — l’excision suivie de réunion par première intention (Trowbridge, Dubourg de Marmande), ne peuvent réussir, et l’exemple le prouve, que si la communication du spina-bifida avec le canal rachidien est totalement ou en partie oblitérée, et quand la tumeur est bien isolée (Malgaigne).
Lorsqu’on se décide à ne pas opérer le spinabifida, on protégera la tumeur en l’enduisant d’une couche de collodion élastique, ou en la recouvrant d’un bandage compressif, par-dessus un moule en gutta-percba ou en cuir bouilli. On changera souvent l’appai-eil, afin de prévenir les excoriations.
HVDRO’rHÉRAPiE. L’hydi'othérapie, ou ti-aitement par l’eau froide, est une méthode curative au moyeu de laquelle on excite les fonctions de la peau ainsi qne sa calorification, de manière à opérer une dérivation extérieure salutaire (Priessnitz). V. Dérivation.
L’eau froide, momentanément appliquée sur la peau, agit sur les nerfe vaso-moteurs, fait contracter puis dilater le système capillaire, et
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augmente ainsi la température de la peau. Oji produit de celte façon par l’eau froide ce que l’hiver les enfants se font eux-mêmes dans leurs jeux, en se frottant les mains avec la neige.
De l’action exercée sur le système nerveux par le froid et de la réaction opérée par le système des vaisseaux capillaires dépendent les bons résultats de l’hydrothérapie, car ceux qui n’ont pas de réaction ou qui réagissent mal ne tirent rien de bon de cette méthode curative.
La plupart des maladies chroniques sont améliorées ou guéries par l’hydrothérapie.
Quand on veut bien faire l’hydrothérapie,
11 ne faut se servir que d’eau froide à 10 ou
12 degrés centigrades, sans cela pas d’action ni de réaction suffisante.
*** Les séances d’hydrothérapie doivent être très-courtes et ne pas dépasser une minute.
L’hydrothérapie se fait simplement sans appareils spéciaux par l’immersion dans l’eau à 12 degrés ; par une simple affusion, par l’eiiveloppement dans un drap mouillé ou au moyen d’appareils qui permettent d’associer la percussion de l’eau à l’effet de la basse température. Cette dernière forme d’hydrothérapie ne peut se faire qjie dans des établissements particuliers et sous la direction de médecins spéciaux.
. Affusion. — La plus simple des pratiques d’hydrothérapie peut se faire à domicile. Le malade étant assis dans une baignoire vide, reçoit sur les épaules et sur le corps le contenu d’un seau d’eau froide, puis il s’essuie rapidement, fait une course rapide pendant un quart d’heure pour amener la réaction et revient déjeuner.
Drap mouillé. — Au sortir du lit, un domestique enveloppe rapidement le corps chaud du malade avec un drap mouillé préalablement tordu, et il frotte le dos, la poitrine, les fesses et les membres avec la main à plat pendant trois ou quatre minutes. Quand le drap commence à s’échauffer, il le retire, le remplace par un drap sec de grosse toile, recommence vigoureusement la friction et ne s’arrête que lorsque l’individu est bien essuyé et bien réchauffé. Comme l’affusion à domicile, ce moyen est excellent, si l’on obtient la réaction.
Maillot humide. — Sur un lit garni d’une couverture de laine on étend un drap mouillé suffisamment exprimé, et on enveloppe le corps nu du malade en le recouvrant de trois ou quatre couvertures de laine et d’un édredon. Quand le corps est réchauffé, ce qui exige un temps variable, on le démaillote et on lui administre i l’espèce de douche nécessaire ou on le met à la piscine.
Maillot sec. — Le maillot sec se fait comme [ le maillot humide, sans drap mouillé, avec deux couvertures de laine, et le corps est ensuite
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chargé de trois'couvertures, avec édredon, pendant un temps variable, jusqu’à transpiration. On conduit ensuite le malade à la douche ou à la piscine. Ce moyen est fatigant, énervant et peu employé. Il vaut mieux le remplacer par un bain d’étuve sèche (Fleury).
Douches. — Quand le malade est échauffé par un bain d’étuve sèche, par l’enveloppement dans le maillot sec, on le conduit h la douche en pluie, qui tombe pendant une minute sur les épaules et sur le corps, la tête étant recouverte d’une serviette ployée en plusieurs doubles pour protéger l’encéphale.
Pendant le temps que dure la douche en pluie on se sert de la douche en jet latéral pour frapper sur les jambes et sur les pieds. Si l’on veut agir sur le foie et sur la rate, c’est sur ces régions que la douche devra être appliquée.
II y a aussi les douches en cercle, qui se donnent au moyen d’ûn appareil spécial dans lequel se place le malade. A l’instant voulu, des milliers de petits jets d’eau concentriques, échappés de canaux circulaires ou cercles superposés, frappent sur le corps et y opèrent une action révulsive considérable.
Les douches en lame s’administrent dans une piscine où le malade vient recevoir une énorme quantité d’eau sous forme de lame projetée avec force sur le dos ou sur les reins. Ici comme en beaucoup, d’autres procédés d’hydrothérapie, la percussion du corps par la douche vient s’ajouter à l’action de l’eau froide, dont elle augmente la puissance.
Les bains de siège à eau courante sont des bains de siège percés à l’intérieur d’une myriade de petits trous par lesquels s’échappent autant de jets d’eau concentriques destinés à frapper sur les fesses, la partie supérieure des cuisses et sur les parties génitales. C’est le procédé d’hydrothérapie convenable pour les affections chroniques de l’utérus.
Douche vaginale. — H y a une douche de un demi-centimètre à 1 centimètre d’orifice qu’on administre dans le vagin pendant cinq h (lix minutes. C’estuu excellent moyen à employer dans les leucorrhées chroniques, dans les névralgies et dans les abaissements de l’utérus. V. Douche.
Douche rectale ascendante. — ziu moyen d’un appareil spécial en forme de chaise percée, l’hydrothérapie lance dans le rectum un jet d’eau considérable à 12 ou 20 degrés centigrades, qui s’élève dans le côlon, le remplit jusqu’au cæcum, en chasse toutes les matières et ranime la contractilité éteinte de ces parties. C’est un excellent moyen à employer deux ou trois fois la semaine pendant dix minutes, dans certaines dyspepsies et dans certains cas de constipation.’ V. Douche. Co.\stipatio>'.
IIIDU
il'S'lnlOTîïORAX. L’hydrothorax, ou épanchement de sérosité dans la cavité pleurale, dépend de l’inflammation des plèvres, d’un obstacle à la circulation du cœur et des poumons, de certaines altérations du sang dans les cachexies, enfin des métastases dartreuses, rhumatismales et goutteuses.
Dans l’hydrothorax, il y a au milieu de la plèvre de la sérosité limpide en quantité plus ou moins considérable, et sur la séreuse quelques fausses membranes plus ou moins épaisses, mais ces productions se remarquent surtoutdans l’état inflammatoire.
La quantité de sérosité observée dans l’hydrothorax varie de un à plusieurs litres.
Un petit hydrothorax engendre une toux sèche avec peu d’expectoration, de la dyspnée, et donne lieu à la dilatation de la poitrine, à de la matité dans le point correspondant au liquidé épanché, à de la résonnance sous la clavicule, à l’affaiblissement du murmure respiratoire vésiculaire, à du souffle vers la racine des bronches, enfin à une égophonie très-prononcée (Laennec, Landouzy).
Dans l’hydrothorax qui remplit toute la cavité pleurale, le côté malade est dilaté, fluctuant sur l’espace intercostal, donne un sou mat dans toute son étendue, ne communique plus à la main les vibrations de la voix et ne laisse plus entendre de bruit respiratoire, si ce n’est du souffle et de l’égophonie vers le bord spinal de l’omoplate,
La dilatation et la fluctuation des espaces intercostaux annoncent un épanchement liquide très-considérable dans la plèvre (Laennec).
*,5-* Dans les hydrothorax les vibrations thoraciques normales produites par la voix cessent de se faire sentir à la main, tandis qu’au contraire elles sont augmentées par la pneumonie.
La dilatation d’un côté du thorax et l’immoffllité des côtes pendant la respiration annoncent un énorme hydrothorax.
Matité d’un côté du thorax et résonnance tympanique sous-claviculaire, absence de murmure respiratoire, souffle à la racine des bronches, égophonie, tels sont les signes physiques d’un épanchement de sérosité dans la plèvre.
L’hydrothorax du côté gauche refoule le cœur à droite sous le sternum, déplace le siège de ses battements et empêche de voir le choc de la pointe au-dessous du mamelon gauche.
Par le déplacement du cœur à droite, l’hydrothorax abondant du côté gauche est infiniment plus grave que l’hydrothorax droit, car il expose à la mort subite (Monneret).
Les battements du cœur sous l’appendice xiphoïde et une matité sternale inférieure dépassant à droite le bord de cet os annoncent souvent un hydrothorax gauche.
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L'hydrolhorax peu abondant guérit presque toujours par résorption.
Ün énorme hydrothorax remplissant toute la plèvre disparaît rarement par résorption et fait presque toujours périr les malades par étouffement ou par syncope.
Un hydrothorax peut se déplacer et envahir l’autre côté de la poitrine ou la tête, alors il est de nature goutteuse.
On a vu le liquide des hydrothorax se frayer un chemin au dehors en formant des fistules pulmonaires ou cutanées, mais cela est rare.
L’hydrothorax ne produit qu’un petit nombre de phénomènes généraux et, sauf la toux, un peu d’essoufflement, et une fièvre ordinairement peu intense, il n’engendre qu’une faible réaction.
Thérapeutique, — Dans l’hycîrothoi’ax, le malade doit garder la chambre, quelquefois le lit, et ne prendre que peu de nourriture. S’il a de la fièvre, on emploiera en outre les diurétiques, les révulsifs gastriques ou cutanés, les boissons acides et enfin la thoracocentèse.
Révulsifs cuiandi’.— Larges vésicatoires volants sur le thorax, — pointes de feu souvent répétées, moxas, — cautères, — séton, — onctions avec la pommade stibiée ou avec l’huile de croton tiglium.
Révulsifs de l’intestin. — Purgatifs salins, et dans quelques cas les drastiques.
Tisanes acidulées ou diurétiques, avec la scille, la digitale, le nitrate et l’acétate de potasse, etc., aux doses ordinaires.
Thoracocentèse. — Si l’épanchement de sérosité depuis longtemps stationnaire remplit la plèvre et menace d’amener la suffocation, il faut faire la ponction du thorax avec un trocart garni de baudruche mouillée, pour éviter l’entrée de l’air dans la poitrine.
(Reybard.)
11 faut faire la ponction au milieu du sixième et du septième espace intercostal compté de la première côte et sur le point d’intersection d’une verticale descendant de l’aisselle. — , Le malade est assis sur son séant. On se sert d’un trocart de moyen volume, garni d’un cylindre de baudruche mouillée et pénétrant sur le bord supérieur de la côte pour éviter les vaisseaux qui sont au bord inférieur de la côte précédente. On fait un pli à la peau, puis une ponction à la peau avec une lancette et l’on ferme le trocart horizontalement. — Une sensation de résistance vaincue annonce l’entrée dans le thorax et l’on ôte le dard. — Le liquide s’écoule et la baudruche, faisant l'office de soupape, ferme l’ouverture du trocart à chaque inspiration, de manière à empêcher l’air d’entrer dans la plèvre. Quand on a retiré la moitié du liquide, on retire subitement le trocart en appuyant le doigt sur la piqûre de la peau qui ne correspond plus à celle de la plèvre en raison du pli fait à la peau, et l’on ferme avec du taffetas d’Angleterre et une large bande de sparadrap faisant le tour du corps.
L’opération peut èti*e répétée trois jours après dans un endroit voisin et autant de fois que cela est nécessaire. V. TeoaACOcæyrÈSE.
BTeBO.vi.4. lûüammatioii de certaines bourses séreuses. V. Bourses séreuses.
11 La bourse muqueuse hyo-thyroïdienne est parfois atteinte d’hygroma (Boyer). Il en résulte une petite tumeur semblable à un abcès froid qui s’ouvre seule et qui est suivie de la production d’une fistule extrêmement rebelle, parfois incurable (Malgaigne).
On reconnaît l’hygroma hyo-tliyroïdien à une tumeur arrondie, fluctuante, sans changement de coloration à la peau, tenant par une base large à la région hyoïdienne et ne causant aucune douleur. V. pour le diagnostic. Glandes SOUS-MA.XILLATRES (MALADIES DES).
Thérapeutique. — Lorsque la tumeur n’est pas ouverte , on la traitera comme les autres hygromas (V. Boürses séreuses). Détruire le trajet par les injections iodées, par la cautérisation avec la pâte au chlorure de zinc, ce n’est que pallier. Mieux vaut enlever avec le bistouri le trajet fistuleux, mettre à nu le foyer de l’hygroma, et le cautériser à plusieurs reprises avec la pâte au chlorure de zinc, (Nélaton.)
HïîrSEI«(rMPERFORATION DE L’). V. AtRÉSIE DE LA TULVE.
MïPEBCRiRIiE. Augmentation des sécrétions de la peau ou des muqueuses. V. Flux, Éphidrose; Diarrhée, Bronchorrêe, etc.
mfPÉRÉîaiE. Accumulation du sang dans les vaisseaux capillaires d’une région ou d’un organe (V. Congestion).
L’hypérémie est parfois suivie de véritables lésions inflammatoires, et dans ce cas l’accumulation du sang n’a été que le prodrome de l’inflammation (Andral).
%.* L’hypérémie conduit à la congestion, lorsque les vaisseaux capillaires sont paralysés (Marey).
L’hypérémie des muqueuses longtemps prolongée amène les catarrhes ou des inflammations subaiguës à répétition, tandis que la congestion ne conduit jamais qu’à des phlegniasies chroniques. V. Pneumonie, Entérite.
En principe, il y a entre l’hypérémie et la congestion cette différence (pie l’hypérémie est le résultat d’une irritation locale ou d’une irritation transmise au système des nerfs vasomoteurs (Cl. Bernai’d), et (pie la congestion est due à un trouble mécanique de la circulation.
Hi'PEBESTHÉsiE. Augmentation de la sensibilité d’un organe (Beau). V. Sensirilité (Troubles de la).
HYPERnÉTBOPlE. V. RÉFRACTION (AL¬ TÉRATION DE la).
IIYPEROSTOSE. V. OS (HYPERTROPHIE
des).
HTPEBSTHÊxiE. État général ou partiel dans lequel existe une suractivité du mouvement nutritif et fonctionnel en rapport avec la santé ou avec la maladie. Ici, c’œt de la pléthore, et là, c’est de la congestion active, de la fluxion ou
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lin Térilable état plilegniasiqiic, accompagné d’une réaction fébrile intense.
L’bypersthénie est l’attribut des maladies pléthoriques et inflammatoires, et son degré donne la mesure de l’acuité ou de la chronicité des maladies.
Thérapeutique, — Dansles maladies, le médecin doit tênir compte de l’élément hypersthénie qui les accompagne s’il Teut diriger sa thérapeutique d’une façon rationnelle et conforme aux besoins du malade. — Si cette complication existe, il doit la combattre par la diète absolue ou végétale, féculente et lactée, — par les boissons acidulées rafraîchissantes, — par les bains, — par les saignées ou par les sangsues, — quelquefois par des purgatifs et selon les organes affectés d’hypersthénie, par des remèdes hyposthénisants ayant une action plus spéciale sur un tissu que sur un autre. V. Hyposthéî^ie.
HYPERTROPHIE. L’accroissement de volume d’nn organe par l’addition d’éléments constitutifs normaux, hypertrophie,
c’est-à-dire l’excès de nutrition (Ch. Robin).
V" Selon la nature du tissu et des organes hypertrophiés, apparaissent des symptômes trèsvariables et qui sont en rapport avec le genre de fonctions de la partie affectée. Aussi voit-on la gène de la circulation se produire dans l’hypertrophie du cœur, la dyspepsie dans les maladies du foie, l’idiotie ou l’épilepsie dans l’hypertrophie du cerveau, etc.
Presque tous les organes peuvent être le siège de l’hypertrophie. On connaît celle des amygdales (V.' Amygdalite), — du corps thyroïde (V. Goitre), — du cœur et du cerveau (V. ces mots), — du foie (V. Hépatite), — des ganglions lymphatiques (V. Adénite, Carreau), — de la lèvre (V. Scrofule), — de la langue, du tissu adipeux (V. Obésité, Polysarcie), — de la mamelle (V. ce mot), — de la prostate (V. ce mot) — de la peau (V. Élé- PHANTiASis), — de Tutérus, etc.
L’hypertrophie d’un organe ou d’un tissu n’est pas nécessairement la conséquence d’une suractivité de nutrition dans tout l’individu, et elle peut résulter d’une simple exagération de la nutrition locale.
*** L’excès de nutrition du cœur ou d’un muscle en particulier, de la rate, du foie, de la prostate, etc. , dépend, soit de l’exercice exagéré de la partie, soit de la congestion sanguine atonique, dont elle est le siège, soit enfin d’un état inflammatoire partiel qui y fait affluer le sang.
Thérapeutique. — II bien difficile de dire quel doit être le traitement général de l’hypertrophie, car il n'y a pas de médication qui convienne indistinctement à tous les cas où existe ce \ice de nutrition. — L h J pertrophie est une suractivité nutritive locale sous la dépendance de causes diverses qu’il faut combattre par des moyens également divers : ici c’est le repos comme dans l'hypertrophie du cœur ou des
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muscles en mouvement -, ailleurs, c’est la compression, lorsque l’organe est facile à entourer de tonte part. Exemple : l’élépliantiasis des Grecs, l’hv-pertrophie mammaire, etc. — Chez d’autres on peut employer les émissions sanguines locales, et répétées, en cas d’inflammation antérieure ; les mercurma, s’il y a syphilis constitutionnelle j les préparations iodées en cas de scrofule ou de phlegmasie chronique des tissus ; la diète lactée, si l’individu est trop vigoureux ; l’hydrothérapie, la fatigue corporelle, la svMtion et l'entraînement, quand on veut £^ir d’une manière générale sur l’hypertrophie de tout le tissu adipeux dans l’obésité (V. ce mot); enfin l'excision' des parties hypertrophiées, quand la lésion est toute locale. Exemple : l’amputation de la mamelle, du col de l’utérus ou l’amputation d’un membre.
Divers moyens empiriques ont été employés contre l’hypertrophie, ce sont :
Les préparations de digitale dans l’hypertrophie du cœur. Alors on donne la poudre. C’est la prépai-ation qu’on prescrit le plus souvent à l’intérieur sous forme de pilules. Elle s’administre à la dose de 5 centigrammes à 6 décigrammes. Chez d’autres malades, on a recours à la teinture éthérée, 1 à 2 gr. dans une potion, préparation infidèle, parce que l’éther ne se charge du principe actif de la digitale que d’une manière très-inégale : s’il est pur, il n’en dissout presque pas, il en enlève davantage s’il retient de l’eau ou de l’alcool. Cette teinture, toujours peu chargée de principe actif, varie donc en énergie suivant la qualité de l’éther employé à la préparer (Bouchardat) .
L'acétate de plomb, qui a été également employé dans l’hypertrophie du cœur par M. Fouquier :
Potion sédative d’acétate de plomb.
Poudre de digitale . . 2 décigrammes.
Sous-acétate de plomb liquide. 5 gouttes.
Sirop de fleur d’oranger. ... 40 grammes.
Triturez le tout ensemble dans un mortier de verre ; ajoutez peu à peu, infusion de coqueücot, 200 grammes.
Par cuillerées dans la journée. Agitez la bouteille chaque fois I I.
La poudre d’ergot de seigle dans les mêmes circonstances, à 1 et 2 grammes par jour I I.
L’iodure de potassium, à l’intérieur, contre toutes les hypertrophies glandulaires et organiques, et à l’extérieur en pommade.
Solution atrophique..
lodure de potassium . 13 grammes.
Sirop de guimauve . 50 id.
Eau de laitue . 250 id.
Eau de fleur d’oranger . 5 id.
Teinture de digitale . 10 id.
Une cuillerée à café matin et soir m.
(Magendie.)
Le Fucus vesiculosus dans l’ohésité (V. ce mot).
Le chlorure d'or et de soude, à 1 ou 2 milligrammes pai’ jour dans Finduratiou chronique I 1.
L'extrait de ciguë et la cicutine dans les engorgemeuts glandulaires I I.
Le fiel de bœuf dans toutes les hypertropliies, et cette substance a été employée :
1° Dans l'hypertrophie des amygdales. — Toucher deux ou trois fois par- Jour les amygdales avec us pinceau trempé dans du fiel de bœuf □.
IIYPO
2“ hypertrophie de la peau, en fiictions matin et soir avec la maiu □ ;
0° Dans l’hypertrophie des lèvres, en frictions avec la main □ ;
!i° Dans V hypertrophie des grandes et des petites lèvres, — en frictions avec la main □ ;
5 ’ Dans l’hypertrophie de l’œil, — en instillation sous les paupières fl.
HïPXOTiQrES. V. Narcotiques.
HïPXOTiSME. L’hypiiolisme est un état morbide passager de catalepsie et d’insensibilité de la peau produit par la fixité du regard sur un corps brillant placé à 20 ou ùO centimètres au devant de la racine du nez (Braid, Esdaile).
Ou a voulu faire de l’hypnotisme un moyen anesthésique bon à substituer à l’action du chloroforme, mais la tentative n’a pas réussi.
Au sujet qu’on veut hypnotiser on fait regarder fixement un objet brillant que l’on tient avec la main gauche à 20 centimètres des yeux. Les pupilles ne tardent pas à se contracter, puis à se dilater. Alors en portant deux doigts ouverts de la main droite de l’objet vers les yeux, les paupières se ferment convulsivement, et si au bout d’une minute on soulève doucement le bras et qu’on l’y fasse rester, il ne tarde pas à devenir cataleptique et le corps insensible.
Il faut cinq à dix minutes quand l’expérience réussit, pour amener le sommeil. Le seul repos suffit pour remettre les choses dans leur état habituel.
L’hypnotisme est la conséquence de la fixité du regard et de la fatigue des yeux qui, par action réflexe, agissent sur le cerveau et en modifient les fonctions de manière à produire l’anesthésie.
Les sujets qui ont subi l’iiypuotisme à plusieurs reprises peuvent s’endormir euxmêmes en regardant leur doigt ou un corps quelconque placés à une petite distance au devant des yeux, de façon à produire le strabisme convergent
L’insensibilité produite par l’hynoptisme est telle, dit-on, qu’on peut Inciser la peau et faire des opérations chirurgicales sans produire de douleur. Si les tentatives faites à cet égard n’ont pas réussi, il est certain qu’il y a quelque chose de réel dans les faits énoncés par Braid.
L’hypnotisme et l’anesthésie qui en résulte sont des phénomènes réflexes dus à la fatigue du cerveau par la gêne imposée aux yeux qui fixent un objet brillant. — Il se produit rapidement sur les animaux, particulièrement sur les gallinacés, qu’on endort et qu’on rend insensibles en leur tenant le bec sur une planche à l’extrémité d’une raie blanche faite avec de la craie. Y. Anestbésie, Chloroforme.
HTPOCHO\DRîE. Quiconque se préoccupe sans cesse de douleurs réelles ou imaginaires est atteint d’hypochondric.
L’hypochondrie est une hallucination de l’homme malade sur sa santé.
Si dans quelques cas l’hypochondrie a sa raison d’être dans la lésion d’nn viscère dont elle estla complication, ailleurs c’est une névrose mentale, d’où résulte l’idée fixe de maladies qui n’existent point, de manière à constituer une véritoMe nosomanie.
Le véritable hypochondriaque est celui qui, sans motif, se préoccupe vivement d’une maladie qui n’existe pas, tandis que l’iiypochondrie causée par une lésion viscérale ne doit être considérée que comme une complication.
Il y a des hypochondriaques du cœur, de l’estomac, de la vessie, du cerveau, de la colonne vertébrale, du foie, de la syphilis, de l’hydrophobie, mais le type ordinaire de l’hypochondrie est celui dans lequel les malades s’attribuent un cancer de l’estomac.
Entre toutes les maladies organiques, celles qui se compliquent le moins souvent d’bypoçhondrie, sont les lésions du poumon.
On reconnaît vite un hypochondriaque, à son air triste et au teint jaunâtre de son visage, à ses douleurs de tête et aux troubles qu’il accuse dans les sens, à l’exagération de son langage, à la dyspepsie dont il se plaint toujours, à son égoïsme excessif, enfin à ses plaintes et à un découragement qui peut aller jusqu’à la folie.
C’est dans l’hyponchondrie qu’on rencontre le plus souvent, et sans folie, les illusions sensoriales et les hallucinations de tous les organes des sens.
La peur non motivée de la mort et la crédulité à tous les remèdes sont les symptômes les plus communs de l’hypochondrie.
L’hypochondriaque se croit successivement atteint de toutes les maladies, car dans son état de tristesse qui lui appauvrit le sang, il a toutes les névralgies de la chlorose, et chaque douleur de tête, de côté ou du ventre qu’il éprouve, est pour lui la plus vive de toutes les douleurs et le signe de la plus grave des maladies extérieures.
L’hypochondrie entraîne toujours un certain degré de chloro-anémie, et avec cet état des troubles nerveux variés, de la dyspepsie, de la constipation, des névralgies, etc., qui sont la terreur de ces pauvres maJades.
La dyspepsie simple ou flatulente et la constipation, ou les alternatives de constipation et de diarrhée, sont les symptômes ordinaires de l’hypochondrie.
Dans leurs nosomanies les malades ont horreur de coux qui ne prennent pas au sérieux leurs souffrances et qui les considèrent comme des malades iraa^aires.
Il V a trois degrés dans l’hypochondrie :
le premier, caractérisé par les troubles de l’intelligence et les désordres commençants des viscères ; le second, où s’observent les névroses des appareils digestif, cardiaque, respirateur, ou des organes des sens; et le troisième, où se produisent des maladies organiques variées, tant il est vrai qu’un trouble fonctionnel prolongé peut occasionner une lésion matérielle de l’organe correspondant.
La variété, la multiplicité et la mobilité des troubles fonctionnels, réunies à une intensité de souffrance que ne justifient pas l’examen ni l’apparence extérieure des malades, sont le type de l’bypocbondrie.
La distraction, le plaisir, les révolutions sociales ou personnelles qui détournent l’esprit de la contemplation du corps et le dirigent vers des pensées différentes, guérissent | souvent les premières périodes de l’hypochondrie.
Il suffit souvent d’être forcé de penser a autre chose qu’à soi-même pour cesser d’être hypochondriaque.
L'hypochondrie est la maladie des riches inoccupés ou des personnes qui, par leur beauté ou leur position, ont joué dans le monde un rôle important, que l’âge et les événements ont ensuite donné à de nouveaux favoris de la nature et de la fortune.
Tous ceux qui ont l’esprit cultivé et qui, dans leurs travaux littéraires, donnent libre carrière à leur imagination, sont très-disposés à l’hypochondrie.
L’hypochondrie à sa dernière période est incurable et conduit souvent à la folie mélancolique ou au suicide.
La diarrhée chronique, chez les hypochondriaques, est une chose très-fâcheuse.
Thérapeutique. — Quand l’hypochondrie est symptomatique d’une lésion viscérale, il faut guérir cette lésion, et l’on voit peu à peu disparaître l’hypochondrie.
L’hypochondrie est si souvent la conséquence d’une phlegmasie chronique de l’estomac ou des intestins, de la constipation et de la dyspepsie, que si l’on sait combattre ces maladies généralement méconnues, on guérira l’hypochondrie.
Pour guérir les hypochondriaques, dont l’humeur est aussi difficile qu’est grande leur versatilité, il faut captiver leur confiance et ne jamais les humilier en les considérant comme des malades imaginaires.
Dans l’hypochondrie le traitement moral vaut souvent mieux qu’un traitement pharmaceutique, et en éloignant les causes morales qui ont engendré le mal, en changeant la manière de vivre des malades, en leur créant des occupations, en donnant à leur esprit et à leur cœur le repos, la sécurité et la distraction dont ils ont tant besoin, on peut guérir ou au moins améliorer cette névrose.
Le régime est une chose très-importante chez les hypochondriaques, et il doit se composer de viande en petite quantité, de légumes herbacés bien cuits, de
poisson, de fruits, de laitage, d’eau rougie, à l’exclusion d’excitants et de boissons fortes alcooliques.
Les voyages aux eaux minérales, salines ou légèrement laxatives de Plombières, de Bourbonnes, de Bagnères-de-Bigorre, de Niederbronn, de Wiesbaden, de Baden-Baden, du Mont-Dore, de Kissingen, en se baignant beaucoup et buvant peu ; — les eaux de Spa; — quelques eaux sulfureuses : Enghien, Luchon, Gauterets, si le malade a eu des affections cutanées, des bains de mer ; l’hydrothérapie à la campagne ; les bains russes et les douches écossaises ; les bains de rivière en été ; — les frictions sèches et le massage au sortir du bain ; — les bains de valériane, — les bains camphrés, les douches ascendantes du rectum, et les lavements froids, sont des choses très-utiles aux hypochondriaques.
Quand l’hypochondrie est compliquée de chlorose ou d’appauvrissement du sang, il faut, avec les moyens généraux indiqués précédemment, donner quelques préparations de fer, de manganèse, d’arséniate de soude, de quinine ou de quinquina, et conseiller les eaux de Bussang, de Spa et du Mont-Dore.
Les névralgies d’un hypochondriaque doivent être, comme toute névralgie, traitées par l’opium et la morphine à petites doses, — par la codéine qui endort moins que l’opium, — par la belladone et les inoculations d’atropine, — par la teinture d’aconit, par l’extrait de jusquiame, — par l’eau de lauriercerise et l’acide prussique médicinal, — par l’acupuncture, par les vésicatoires volants saupoudrés de morphine, enfin par les injections hypodermiques calmautes, par les cautères, le séton ou la cautérisation au fer rouge.
L’éta't spasmodique de l’hypochondrie est souvent assez prononcé pour exiger une médication spéciale, et alors il faut employer le camphre, Basa fœtida, le musc, la valériane et ses composés (valérianate d’ammoniaque ou valérianate de zinc), l’acétate d’ammoniaque, l’oxyde de zinc, le sirop d’éther, le sirop de chloroforme, enfin, s’il y a des palpitations, la digitaline, la poudre et le sirop de digitale, mais tous ces moyens ne valent pas la distractiouj j le voyages, l’hydrothérapie et le régime.
La constipation de l’hypochondrie doit être traitée par les mèches belladonés dans le rectum, par les suppositoires, mélangés de 2 centigrammes d’extrait de belladone, par les pilules de belladone, par le régime végétal et lacté, par les eaux laxatives et exceptionnellement par les purgatifs.
La dyspepsie ascescente ou flatulente de l’hypochondrie exige l’emploi du sous-nitrate de bismuth, de la magnésie calcinée en poudre ou en pastilles et de l’arséniate de soude, 5 milligrammes par jour.
FORMULAIRE DE l’hYPOCHOSDRIE.
Teinture d’aloès composée.
(Élixir de longue vie.)
Aloès socotrin . 36 grammes.
Racine de gentiane . . . . X
RLnbarbe . j
Agaric blanc . . 1
Thériaque . J
-Alcool à 21o Cart. ....... 1728 id.
F. S. a. Dose, 10 à 50 grammes, comme purgatif et stomachique. Dans l’hypochondrie par constipation ou par engorgement du foie [+]•
HÏPO
Hier a picra.
(Electuaire d’aloès.)
Aloès . 125 grammes.
Cannelle . \
Macis . I
Racine de cabaret . > ûà 8 id.
Safran . l
Mastic . . . J
Miel . SCO id.
F. S. a. Vieil électuaire utile comme purgatif à la dose de 2 grammes. Dans l’hypochoudrie par constipation f+l.
Eau fondante.
Sulfate de soude . 30 grammes.
Nitrate de potasse . 5 décigrammes.
Émétique . . 25 milligrammes.
Dissolvez dans
Eau . 1000 grammes.
Par verre d’heure en heure; pour purger doucement. Dans les engorgements du foie et dans la constipation [+]•
Eau de Vais artificielle.
Carbonate de soude . 7 grammes.
Sulfate de soude . 5 centigrammes.
Sulfate de fer. . 4 id.
Magnésie blanche . 1 déoigramme.
Chlorure de calcium . 25 centigrammes.
Eau . 125 grammes.
Acide carbonique . . . 5 volumes.
Opérez comme il est dit au-dessous pour la fabrication de l’eau de Vichy artificielle.
Eau de Vichy artificielle.
Carbonate de soude . 7 grammes.'
Chlorure de sodium . 17 milligrammes.
Chlorure de calcium ....... 6 décigrammes.
Sulfate de soude . 3 décigrammes.
Sulfate de magnésie . 15 id.
Sulfate de fer cristallisé . 17 milligrammes.
Faites à part une solution des sels de soude, une solution des sels de magnésie, une solution de chlorure de calcium. Mélangez ces liqueurs et chargez d’acide carbonique. — On versera ensuite Feau gazeuse dans des bouteilles où l’on aura mis préalablement le sulfate de fer dissous dans un peu d’eau.
Teinture de Croton tiglium.
Huile de croton . 1 gramme. .
Alcool rectifié ........... 30 id.
F. S. a. Vingt gouttes dans une tasse de gruau; quinze à vingt-cinq gouttes dans un véliicule convenable; vingt gouttes ne contiennent pas tout à faitunc goutte d’huile.
Oxyde de zinc, de 5 centigrammes à 1 gramme. Dans rhypoclioiidrio essentielle f+l.
Èiher sulfurique, de dix à quarante gouttes- Dans l'hypochondrie essentielle.
Chloroforme (en potion), quelques gouttes. Dans l’hypochondrie essentielle.
Camphre, de 5 à 50 centigrammes. Dans l’hypochondrie essentielle.
Valériane. — Poudre, de 1 à 10 centigrammes. — Extrait, de i à 10 centigrammes. — Teinture (potion), de 2 à 30 centigr. — Sirop, 20 grammes- Dans l’hypochondrie essentielle.
Mme. Poudre, de 10 centigr. à 4 grammes. —
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Teinture, de 50 centigr. à 5 grammes. Dans l’iiypochondrie essentielle.
Tilleul et feuilles d'oranger, en infusion, 4 gram. Fleurs de Chenopodium, en infusion, 4 grammes. Poudre de vanille, 1 à 4 grammes par jour I I. Décoction de poudre de gland torréfié, 4 à 8 grammes pour 100 grammes d’eau Q*
Graine entière de moutarde noire, une à 2 cuille ■ rées par jour (Dioscoride) [+]•
Cure de petit-lait, 1 à 2 litres par jour à la campagne, le matin à jeun, ou mieux en Suisse, à Interlaken (Carrière).
Acétate de plomb, 5 à 15 centigrammes par jour (Ettmuller, Tachenius) □-
Palétation de toute la surface du corps avec une palette de bois pour produire une forte hypérémie cutanée S-
Poudre de noix vomique, 20 à 30 centigrammes. Dans l’hypochondrie avec dyspepsie Q.
Eau de laurier-cerise, de 4 à 30 grammes par jour. Dans l’hypochondrie avec dyspepsie □.
Poudre de Paullinia, 2 à 5 grammes par jour Ambre gris, à l’intérieur (20 centigr. à 1 gramme), ou en vapeurs.
Pilules de feuilles de chanvre, 10 à 20 centigrammes chaque soir; augmenter graduellement.
Écorce de dictamne en poudre, de 3 à 6 grammes (Stork).
Bouillon gélatineux, dans l’hypochondrie par entérite chronique.
Asa fœtida, 50 à 60 centigrammes, trois à quatre fois par jour, en pilules; 38^,50 en lavement. Dans l’hypochondrie avec gastralgie O- ,
Gentiane. V. Dyspepsie.
Extrait de jmquiame, depuis 10 centigrammes. Dans l’hypochondrie avec gastralgie f+l.
Thridace, 10 à 15 centigrammes plusieurs fois par jour, en pilules. Dans l’hypochondrie avec gastralgie |T].
Sous-carbonate de magnésie en poudre, quatre à six cuillerées à café par jour. Dans l’hypochondrie avec aigreurs S-
Mélisse, plante entière, 3 à 7 grammes en infusion. — Huile essentielle, quelques gouttes. Dans l’hypochondrie flatulente FFl.
Menthe poivrée en {alo&ïon’, — en huile essentielle , six à douze gouttes dans une potion. Dans l’hypo chondrie flatulente S-
Muscade en poudre, depuis 40 centigrammes; huile essentielle par goutte. Dans l’hypochondrie flatuleute S-
Eau saline de Niederbronn (Bas-Rhin) ; boisson et bains.
Eaux Æ Aix-la-Chapelle. Hufeland leur accorde une sorte de prédilection.
Eau salino-ferrugineuse de Bagnères-de-Bigorre ; (Hautes-Pyrénées); boisson, bains, douches.
Eau sulfureuse de Baréges (Hautes-P jTén ées), bains . Eaux sulfurâmes de Castéra - Verduzan (Gers) ; boisson et surtout bains.
Eausulfureme deGréoulx (Basses- Alpes) ; boisson, bains et douches.
Eaux salines acidulés de Wildune (près de Cassel, en Westphalie).
Eaux de Spa, trois à douze verres par jour.
Eatix de Stackelberg, en Suisse,
Eaux de Syicanès (Aveyron) .
Eaux salines tiècles, amères, de Pouillon, près Dax (Landes;.
Douches ascendantes d’eau ordinaire ou minérale de Vichy, à’Ems, etc.
Douches d'eau froide sur le foie.
Mouvement rotatoire du malade attaché sur une chaise bien suspendue I I.
HYPOC'ISTE. Suc épaissi du Cytinushypocislis de la famille des aristolochiées employé comme astringent etfaisant partiedela ihériaque.
HlFOBERiŸÎIQîJE (MÉTHODE) OU I\^JEC- TIOXS SîÉaîCASIEK'S'EESES SOES-CETA- KÉES. En thérapeutique la méthode hypodermique consiste essentiellement à introduii'c sous la peau, dans le tissu cellulaire sous-dermique, par incision ou par injection sous- cutanée, certains médicaments solubles, Irès-aclifs sous un petit volume, et qui sont ainsi p(îus sûrement et plus facilement absorbés que s’ils étaient ingérés à l’état de potions, pilules, bols, etc. V. Endermique.
Cette manière d’administrer un médicament, de date toute récente, appartient h M. Wood, et c’est dans ces dernières années qu’elle s’est étendue cl pour ainsi dire généralisée (Béhier, Jousset de Bellesmes).
Pour qu’une substance toxique ou médicamenteuse puisse être donnée en injection, il faut : 1° que celte substance active soit plus ou moins soluble, sans qu’il soit nécessaire d’employer un dissolvant acide irritant ; 2° que cette substance ne soit point par elle-même irritante ou corrosive; 3“ enfin il est un point de détail sur lequel on n’a pas insisté autant qu’on aurait dû le faire : il ne faut jamais injecter soüs la peau une substance soluble qui puisse être précipitée soit par les chlorures alcalins, soit par les ma tières albuminoïdes : caria sérosité albumineuse, exhalée dans les mailles du tissu cellulaire, amènerait cetie double précipitation dès les premières gouttes injectées et s’opposerait h toute action (Jousset de Bellesmes).
Quant à la fixation des doses, elles doivent être toujours moindres que si le médicament était ingéré en potions ou en pilules ; la raison d’être en est très-simple. L’absorpiion souscutanée étant plus sûre et plus rapide, il y a plus de substance active réellement inti’oduite, réellement agissante : il faut donc une moindre dose que si l’on donnait le médicament en potion; car, dans ce dernier cas, une partie du médicament échappe à l’absorption et est rendue avec les excrétions.
Pour employer la méthode hypodermique, il faut se servir d’uue petite seringue graduée de Pravaz, comme celle qu’on emploie dans li traitement des anévrysmes par l’injection du perchlorure de fer (V. Anévrysmes, fig. 2n). Ayant fait une ponction avec un trocart capil- Icire s'ajustant à la canule de la seringue, ou
avec une aiguille -d’or perforée ’a l’intérieur et tenant h la seringue, on injecte cinq, dix, vingt on vingt-cinq gouttes de la solution médicamenteuse. — On fait une ou deux injections chaque fois, selon la quantité de liquide à faire pénétrer, et l’on injecte à l’épigastre, au cou, dans la gouttière vertébrale, eu pénétrant obliquement sous la peau, à un centimètre de profondeur.
Voici la liste déjà longue des médicaments injectés sous la peau :
Atropine. — Dans les névralgies, à la dose de 1 à 5 milligrammes, pour éviter des accidents d’intoxication (Wood, Béhier, Moutard-Martin). Solution normale au centième — 30 centigrammes de sulfate d’atropine pour 30 grammes d’eau.
2“ Morphine. — Les sels employés sont : le chlorhydrate et le sulfate. On peut commencer par le chlorhydrate ’a la dose de 5 à 10 centigrammes jusqu’à 50 centigrammes et même au delà, suivant le degré de tolérance. — Dans la migraine, les névralgies, la chorée, la toux nerveuse, etc.
3° Narcéine. — La dose de chlorhydrate de uarcéine à injecter peut être portée sans danger de 1 0 à 40 centigrammes (Debout, Béhier).
Les solutions au dixième, au cinquième, etc., convient très-bien pour cette substance, en supposant qu'on puisse faire une solution non irritante de ce remède, ce qui est fort douteux.
La codéine n’a pas encore été employée chez l’homme en injection sous-cutanée.
4“ Stryehnine. — Il convient de commencer avec prudence et de procéder par doses progressives de 2 à 3 milligrammes jusqu’à 1 conligramme. Pour ce qui est du lieu d’élection, le but qu’on se propose répond à cette question : ^ii l’on veut produire une action générale, il n’y a point de règle à ce sujet ; mais il est évident que si l’on veut traiter une paralysie locale, il convient de faire i’injcclioii directement sur le trajet du nerf paralysé. Elle s’emploie dans les paralysies.
0° Aconit i ne. — Elle agit énergiquement à la dose de 1/2 à 2 milligrammes; il ne serait pas prudent de dépasser cette dose (Gubler).
6“ Curare. — La dose ne peut être précisée qu’après expérience faite sur un animal (un lapin, un jeune chien), pour apprécier le degré d’activité, d’énergie du curare que l’on a pu se procurer : agir autrement serait dangereux, car rien n’est moins variable que la nature et l’énergie de ce poison; elles dépendent essentiellement de sa provenance.
La solution au dixième est très-commode, bien que déjà un peu épaisse.
7° Sulfate de quinine. — De 10 à 15 cealigrammes (Schachaud, Pihan-Dufeilhay, Bourdon). Dans le rhumatisme articulaire et daus les
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fièvres intermittentes simples ou pernicieuses. La solution acide jusqidici employée (sulfate dans l’eau acidulée par quelques gouttes d’acide sulfurique) a de sérieux inconvénients; et elle a été remplacée avec avantage par la solution suivante de Bourdon et Dodeuil :
Eau distillée . 40 grammes.
Sulfate de quinine bibasûiue. . . 1 id.
Acide tartrique . 50 centigrammes.
8“ Vérafrine. — Nitrate de vératrine injecté à la dose de 1 jl à 1 milligramme (Bois). Médicament infidèle, dangereux et jusqu’ici imparfaitement étudié.
9'’ Colchicinê. — Essayée une fois seulement sur un goutteux, et à la dose de 2 milligrammes, elle amena de très-vives douleurs sans modification utile ; on dut y renoncer.
10° Daturine. — Six à quinze gouttes d’une solution ainsi formulée, 0^'%05 de daturine pour h grammes d’eau distillée (Lorenz).
11° Conicine. — Employée par Lorenz (de Brême) pour faire tomber le pouls dans It'S maladies inflammatoires. Doses de 1 à 6 et 7 milligrammes □.
12° Nicotine. — Employée avec succès par par Erlenmeyer à la dose suivante, cjuatre gouttes de solution de 25 milligrammes de nicotine dans 7 grammes d’eau.
13° Acide cyanhydrique. — Injection de deux à six gouttes dans un cas d’éclampsie (M’Leod, Med. Times, mars 1863).
14° Digitaline. — Dose de 1 à 3 milligram. ; à peine employée (Jousset).
15° Ergotine. — Essayée par Eulenberg, sans succès, dans un cas de toux convulsive, opiniâtre, chez un enfant de trois ans. 3 à 6 milligrammes par jour en solution dans un mélange d’alcool et de glycérine.
16° Caféine. — Injections à la dose de 1 à 2 centigrammes, au point douloureux dans la migraine (Erlenmeyer, Eulenberg).
17° Teinture de haschisch. — 30 à 60 centigrammes d’un mélange, en parties égales, de teinture de baschiscli et' d’eau distillée (Tamhayn).
18° Acide valériunigue dissous au trentième. On peut en injecter 1 gramme, c’est-à-dire vingt gouttes tous les deux jours, dans l’épilepsie et dans la chorée Œl.
Des injections ont été essayées avec V émétine, le tartre stibié, l’huile de crotou, le chloroforme, etc. ; elles sont irritantes, amènent de l’inflammation, dis abcès, et doivent être entièrement bannies de la pratique.
Telles sont, avec l’indication des doses et des solations, les substances toxiques ou médicamenteuses essayées en injections hypodermiques ; elles sont nombreuses et variées ; pour le plus grand nombre d’entre elles les effets phy-
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siologiques ont été à peine déterminés et les résultats thérapeutiques se ressentent du peu que l’on sait sur ces effets.
Ou ne saurait donc trop engager les observateurs, non point à ajouter à cette liste déjà trop longue, une ou plusieurs substances nouvelles, mais bien plutôt h étudier mieux qu’on ne l’a fait jusqu’ici l’effet utile des injections faites avec des substances telles que le sulfate de quinine, la digitaline et quelques autres qui se prêtent merveilleusement à ce mode d’absorption.
HYPOIÎÆ91A. On appelle hypohæma l’épanchement de sang dans la chambre antérieure de l’œil, soit après une opération de cataracte, soit après une plaie de l’iris ou une contusion de l’œil, soit mêmeàla suite d'une iritis et d’une irido-choroïdite; — il y a des hypohæma après une rupture de l’iris pendant la toux, après une hémorrhagie supplémentaire aux époques des règles (Lavvu’ence, J. Meyer, Guépin fils).
L’hypohæma se résorbe seul dans la plupart des cas; quelquefois il devient une cause d’inflammation et donne lieu à une hypopion. )) On ne peut confondre un hypohæma qu’avec un décollement complet de l’iris ou une déchirure de l’iris (Mackensie, Ammon), mais dans les cas de déchirure de l’iris sans épanchement de sang, la vue est conservée, quoique affaiblie ; elle est nulle dans l’épanchement de sang. Puis la déchirure de l’iris affecte une forme assez régulière. L’épanchement sanguin récent a une coloration rosée, et le décollement de l’iris laisse voir une tache noire.
Tlmripeutique. — Fermer l’œil, — compresses froides, — deux sangsues ou une application de sangsue artificielle à la tempe. — Tous les matins, instillation de collyre mydriatique pour prévenir les adhérences de l’iris. V. Collyre.
Si une iritis menace, on traitera par les moyens appropriés (V. Iritis), s’il y a un hypopion, on fera la paracentèse répétée de la cornée, et l’on tâchera d’obtenir une fistule de la cornée. V. Hypopiox.
HYPOAiARTMÉCIQUES (APPAREILS). Le mot hyponarthécique (Mayor de Lausanne), de ÛTTo, sous, et de vâ&Qu?, attelle, désigne une série d’appareils où la partie solide qui soutient les membres laisse à découvert une partie de la région.
Les gouttières métalliques, la boîte de Baudens, l’appareil polydactyle de J. Roux, sont des types d’appareils hyponarthéciques. V. Fractdres et Fractcres de jaüre.
HYPOPEôX. L’hypopion est un épiphénomène de plusieurs maladies de l’œil :
Une kératite parenchymateuse, une iritis, une irido-choroïdite, peuvent causer un épanchement de pus dans la chambre antérieure de l’œil, désigné sous le nom d’hvpopion.
Une demi-circonférence d’un blanc jau-
nâtre, apparaissant â la partie inférieure de la cornée, augmentant insensiblement, accompagnée de contraction de la pupille, d’un état dépoli des lames superficielles de la' cornée, d’une congestion de la conjonctive, et quelquefois d’un chémosis séreux de la conjonctive, caractérisent l’iiypopion, compliquant les lésions inflammatoires des membranes de la chambre antérieure de l’œil.
Il est rare que l’hypopion se résorbe, à moins qu’il ne s’agisse d’iritis séreuse chez les vieillards et chez des sujets scrofuleux. V. Iritis.
Thérapeutique. — Il faut d’abord s’occuper de guérir des maladies qui peuvent donner naissance à l’hypopion, mais lorsque le traitement a échoué, on emploiera le collyre suivant :
Eau distillée. . 30 grammes.
Laudanum . 1 id.
ou le collyre mydriatique avec le sulfate d’atropine :
Eau distillée . 30 grammes.
Sulfate neutre d’atropine . 5 centigrammes.
Et l’on placera des compresses- d’eau tiède sur les paupières. (Nannoni).
, Si la cornée menace de se sphaceler ou simplement si l’hypopion s’accroît sans cesse (Maître Jean), on incisera la cornée avec le couteau à cataracte, sans chercher à évacuer le pus en une seule fois (Richter) . — La succion (Leclerc, Adelman) est un moyen inutile et dangereux. — Les injections (Saint-Yves, Garron du Villards) n’ont pas d’avantages sérieux et exposent à un redoublement de l’inflammation.
Les ponctions répétées de la cornée avec l’aiguille à cataracte et l’établissement de fistules à la partie inférieure de la cornée (Mackensie, Sperino), sont le meilleur moyen à mettre en usage . L’humeur aqueuse, eu se reproduisant, entraîne avec elle tous les jours un peu de pus. L’occlusion de l’œil et le décubitus dorsal, la tête un peu élevée, sont les soins consécutifs indiqués après les ponctions de la cornée.
HTfPOSPADïAS. Lorsque l’urèthre formé de deux moitiés latérales juxtaposées est arrêté dans son développement, il arrive que le canal manque au niveau du gland, et alors l’urèthre s’ouvre anormalement à la face inférieure du gland ; ou bien il y a ouverture normale au gland et une ouvertnre anormale à la face inférieure du gland, et dans ces cas le gland et le prépuce sont toujours plus ou moins déformés ; le filet du prépuce peut manquer, le gland peut avoir subi un mouvement de torsion (Godard), s’être recourbé en dessous par des adhérences du prépuce au scrotum (Bouisson) , être bifide (Sixtus). Ces lésions constituent Vhypospadias balaniqiie. Des vices de développement du scrotum coïncident rarement avec lui.
D’autres fois il y a hypospadias pénien ; alors une ouverture existe sur Turèthre à la face inférieure de la verge, avec ou sans conservation du canal entre la figure congéniale et le gland. Dans le cas de conservation du canal oblitéré au méat seulcmeal, peut-être faut-il penser
qu’il y a fistule congénitale plutôt qu’hypospatlias (Guyon); quand le canal manque il y a ordinairement une gouttière sur la face inférieure de la verge entre l’orifice anormal et le gland. Il y a des cas où l’hypospadias est double, où deux ouvertures existent. La courbure de la verge, la bifidité du pénis, sont les complications ordinaires de l’hypospadias pénien,
Vhypospadias scrotal est une division complexe dans laquelle l’ouverture de l’urèthre est entre le scrotum divisé. Dans ce vice de conformation il n’est pas rare que les testicules soient atrophiés ; la verge est recourbée comme un clitoris, et il y a un état désigné sous le nom d’hermaphrodisme mâle.
L’hypospadias coïncide quelquefois avec d’autres arrêts de développement. Il cause un trouble dans l’excrétion urinaire quand, par le fait de l’incurvation de la verge, l’urine coule sur le scrotum; dans certains cas l’orifice fistuleux étant très-petit il y a rétention d’urine.
Lorsque les individus sont arrivés à l’âge de puberté, sauf le cas d’hypospadias balanique, les érections sont imparfaites, et d’autant plus vicieuses que le gland est plus déformé. La génération ne peut avoir lieu, même en supposant une intégrité de la sécrétion des testicules, que quand il y a une gouttière uréthrale et une incurvation médiocre de la verge. — Dans la majorité des cas d’hypospadias balanique, la fécondation est possible, mais elle ne peut avoir lieu quand il y a hypospadias scrotal avec ouverture sous le pubis.
Thérapeutique, — Si l’bypospadias balanique ou l’hypospadias pénien sont compliqués d’une imperforation du méat urinaire avec ou sans canal au devant de la fistule, on traitera comme les atrésies de l’urèthre (V. Atrésie de l’urèthre) . Lorsque l’urèthre sera rétabli, on traitera l’hypospadias comme une fistule urinaire. V, Fistules urixaires uréthrales.
Si la verge est adhérente au scrotum, si elle est coudée (Bouisson), on sectionnera les adhérences de la verge, et si malgré cela la verge restée coudée, on fera un pli à la peau, puis une petite incision et un ténotome sera conduit sur la face inférieure de la verge fortement redressée, au milieu de l’espace qui sépare le méat anormal du gland on divisera tranversalement l’enveloppe du corps caverneux, puis le ténotome sera introduit entre les deux corps caverneux et les séparera dans l’épaisseur de la verge (Bouisson).
Contre l’hypospadias pénien compliqué de bifidité de la verge, et d’absence de rigole simulant un canal, il n’y a rien à faire.
S’il y a des traces de canal, aû contraire, on avivera les bords de la rigole glandaire et l’on réunira par-dessus une sonde passée dans l’urèthre (Velpeau, Dieffenbach), ou l’on avivera deux lambeaux sur le prépuce et on les réunira par suture entortillée pour former ime paroi inférieure au canal (Dieffenbach).
On pourra tenter les procédés d’avivement et de réunion des fistules urinaires dans les cas où l’on aura préalablement formé un canal, mais en général il vaut mieux s’abstenir. de pratiquer une opératiou
HYST
qui a été suivie de mort et n’a jamais donné un résultat réellement digne de justifier des tentatives dangereuses.
HTPOSTiiÉ!%iE. État général de l’économie qui abaisse l’activité vitale des organes et des tissus, de façon à créer une langueur générale ou un affaiblissement partiel de la contractilité capillaire favorable à la production des maladies chroniques.
L’hyposthénie succède quelquefois à l’hypersthénie, mais elle peut se montrer d’emblée, et c’est elle qui est la cause des phlegmasies chroniques et de toutes les transformations de tissu qui caractérisent les nosorganies, V. ce mot.
Thérapeutique. — Contre l’hyposthénie primitive ou secondaire^ élément très-défavorable des maladies^ il faut prescrire les tisanes stimulantes, toniques et amères, — les vins affaiblis, une nourriture faible et proportionnée à l’état maladif, — les bains froids, les bains de mer et de rivière, l’hydrothérapie, le fer, le quinquina, l’arsenic, etc. V. 'Toniques, StimotASTs, etc.
HYRJtcÉElJiVi. Substance aromatique solidifiée et fourni par l’urine d’un quadrupède du cap VHyrax capensis. Cette matière jouit des propriétés du castorinus.
H¥S§oPE, Plante indigène de la famille des labiées, dont les fleurs, en infusion, 5 à 10 gr. par litre d’eau, servent d’expectorant dans la bronchite chronique Q.
Fig. 280. — Hyssope.
HYsiTÉRiE. Des spasmes apyrétiques, avec sensation de boule épigastrique ou laryngée, et des accès convulsifs, avec perte incomplète de connaissance, suivis de larmes, caractérisent l’hystérie.
L’hystérie semble être l’effet réflexe des troubles fonctionnels ou des maladies de l’utérus et de ses annexes, ce qui explique pourquoi on ne l’observe que chez la femme : Proptet' utenim millier est id quod est.
HYST 771
C’est de douze à quarante ans qu’on observe l’hystérie, sous l’influence du travail de la puberté, de la menstruation, des maladies de l’ovaire ou de l’utérus, de la chlorose, de la dysménorrhée, de la convalescence, des maladies aiguës et enfin des impressions morales vives.
L’amour contrarié ou non satisfait et la continence sont des causes occasionnelles fréquentes de l’hystérie.
Rien n’est commun comme la contagion de l’hystérie dans sa forme convulsive, spasmodique ou mentale, et toutes les épidémies de folie démoniaque observées au moyen âge n’ont pas d’autre origine.
L’homme éprouve quelquefois des attaques convulsives semblablesà celles de l’hystérie, mais cela est rare, et ces convulsions ne sont pas autre chose que l’épilepsie modifiée.
Il y a une hystérie spasmodique que révèlent des étouffements, des spasmes, la boule épigastrique, la toux nerveuse, des névralgies de toutes sortes, l’excitabilité et la mobilité de l’esprit, les larmes non motivées et l’analgésie générale ou partielle de la peau.
L’hystérie convulsive est caractérisée par des malaises, de l’oppression, une demi-perte de connaissance avec strangulation, des convulsions violentes des membres et du bassin pendant vingt ou trente minutes, le tout suivi de larmes et d’une courbature plus ou moins prononcée.
La présence de malaises prodromiques pendant plusieurs heures, et l’absence de coma ou d’aliénation après l’attaque, font distinguer l’hystérie de l’épilepsie.
La fin de l’attaque d’hystérie est ordinairement marquée par une sécrétion peu abondante de mucosités utérines ou vaginales.
L’hystérie en attaques produit souvent des pneumatoses gastro-intestinales excessives avec contractions de l’intestin, borborygmes et sensation de boule remontant de l’estomac à la gorge, sous l’influence de l’œsophagisme.
Une femme qui se plaint d’étouffement sans motifs et qui pleure sans raison a de l’hystérie.
Une petit toux sèche, continuelle, exaspérée par les émotions morales, est un phénomène d’hystérie. V. Toux nerveuse.
Les attaques d’hystérie produisent souvent la catalepsie, la folie, l’amaurose, la surdité, l’analgésie de la peau et des paralysies musculaires partielles ou générales qui guérissent aisément sous l’influence des grandes perturbations morales. ,
Dans l’hystérie les attaques convulsives reviennent aisément sous l’influence des contrariétés éprouvées par Ifâ malades.
I L’hystérie convulsive disparaît à mesure
1 qu’on avance en âge, et elle est remplacée par
772 HYST
Tétât nerveux ÇV. ce mot et jServosisme) ou
quelquefois même par la folie.
Thérapeutique. — Moyens à employer dans les attaques d'hystérie. — Dans les attaques d’hystérie, il faut contenir les malades, détacher leurs vêtements, les mettre à l’air et les coucher à terre sur un matelas.
Il faut leur faire respirer de l’éther sulfurique ou acétique, du vinaigre, du chloroforme, leur donner à hoire du sirop d’éther ou de chloroforme, des potions gommeuses avec la liqueur d’Hoffmann, avec la teinture de musc, de valériane, de castoreura, de succin, ou avec de l’ambre gris.
Traitement dans Vintervalle des attaques. — En dehors des attaques convulsives et pour en prévenir le retour, il faut que les malades fassent beaucoup d’exercice en plein air, de la gymnastique, fuient les lectures énervantes ou sensuelles, les spectacles et les tracas du monde et la vie contemplative ou mystique.
S’il y a chlorose, suppression menstruelle ou aménorrhée, il faut recourir à l’emploi des toniques et des ferrugineux, de l’arsenic, des bains de mer et de rivière, des infusions de safran, d’armoise, et à tous les excitants généraux de la vitalité organique. V. Chlorose.
Quand l’hystérie résulte de la contagion ou de l’imitalion, il faut isoler les malades et les punir de leurs attaques de façon à faire réagir le moral sur la constitution physique.
C’est dans les intervalles des attaques que des lavements froids d’eau simple, de décoction de valériane, d’asa fœtida et de chloroforme, sont très-utiles, à administrer tous les jours. 11 faut aider à leur action par l’emploi de la poudre de valériane, 2 à 5 grammes par jour; de camphre, 1 à 4 grammes; ou d’oxyde de zinc, 2 grammes; de la teintui-e d’opium, dix à douze gouttes; d’ambre, vingt gouttes; de castoreum, trente gouttes; de musc, 1 à 4 grammes ; de valériane, de l’acétate, du carbonate, du succinate ou du valérianate d’ammoniaque, 50 centigrammes à 1 gramme; du valérianate de zinc, 25 centigrammes à 1 gramme; de l’extrait d’aconit ou de belladone, 5 à 10 et 15 ou 35 centigrammes; — de pilules de Smith, de Richter, des pilules d’aloès et d’asa fœtida, de galbanum composées, — des pilules d’asa fœtida hyoscyamé, d’asa fœtida musqué, toniques de Wbytt, bénites de Fuller, etc., des bains de valériane, des bains de mer, de rivière, par des lotions froides et le traitement régulier de l’hydrothérapie.
FORMULAIRE DE l’HYSTÉRIE.
Bols antispasmodiques de Buchan.
Serpentaire de Virginie pulr . . 10 grammes.
A^nda: : : : : : ; : : } ^ déeigrammes.
Extrait aqueux d’opium . 5 centigrammes.
Rob de sureau . q. s.
F. s. a. Vingt-quatre bols. — A prendre trois ou quatre toutes les six heures. Dans les vertiges hystériques et dans l’hystérie FH.
Pilules de galbanum composées. (Murray.)
Galbannizi. 30 graxniaes»
Asa-fœtida . 13 id.
Triturez toutes les substances ensemble, et, avec quantité de sirop simple, faites des pilules de 20 centi grammes.
HYST
Trois ou quatre par jour, dans l’hystérie [+].
(Ph. Lond.)
Mixture antispasmodique.
Teinture de valériane . 2 grammes.
Teinture de castoreum . 5 id.
Ether sulfurique . 15 gouttes.
Eau d’aneth . 100 grammes.
Mêlez.
Par cuillerées à bouche, dans l’aphonie hystérique 0. . (Sydenham.)
Gouttes céphaliques anglaises.
Esprit de suie crue . 150 grammes.
Essence de lavande . 5 id.
Alcool à 30* . 20 id.
Mêlez et introduisez dans une cornue pour distiller jusqu’à siccité.
Cinq à dix gouttes dans un véhicule convenable [+1. Pilules d’asa fœtida et diodure de fer.
A sa fœtida . )
Valériane en poudre . . . . v âù 5 grammes, lodure de fer . )
F. s. a. cent pilules. A prendre cinq à six par jour dans la chlorose compliquée d’accidents hvstériqucs
Pilules dasa fœtida.
Asa fœtida . 10 grammes.
E.xtrait de laitue . . 3 id.
Mêlez et faites cinquante pilules. A prendre dans l’hystérie. Une toutes les deux heures fn^.
Bière céphalique anglaise.
Racine de valériane . 160 grammes.
Semences de moutarde entières 96 id.
Fleurs de romarin . 1 jq -a
Fleurs de sauge . / '‘‘•
Serpentaire de Virginie . 32 id.
Faites macérer le tout tendant deux ou trois jours dans :
Bière blanche nouvelle . 20000 grammes.
Filtrez et conservez. Dans l’hystérie, etc, f+l. Potion dasa fœtida.
Asa fœtida . 8 grammes.
Acétate d’ammoniaque . 30 id.
Eau de pouliot . 90 id.
Sirop de sucre . 30 id.
F. s. a. à prendre par cuillerées à bouche, dans l’hystérie [+1- (Millar.)
Poudre Tonquin.
Musc pulvérisé . 16 grammes.
Poudre do valériane . 24 id.
Camphre en poudre . 8 id.
Contre l’hystérie, l’épilepsie, 2 à 3 déeigrammes par jour dans de l’eau, ou en bois ou pilules [+1.
Esprit d’ammoniaque fétide.
Asa fœtida . 32 grammes.
Faites macérer pendant douze heures dans : ïAprit d’ammoniaque . 250 grammes.
Distillez au bain-marie, et recevez la liqueur dans un récipient entouré de glace.
Dix à trente gouttes, sur du sucre ou dans un verre d’eau FF]. (Ph. Lond.)
Ether sulfurique.
Il s’emploie sous formes de perles (Glertan) ou en sirop et en gouttes, dix à douze sur du sucre.
Éther sulfurique alcoolisé.
(Liqueur d’Hoffmann.)
Mélangez exactement, et conservez dans un flacon bien bouché. S’emploie comme l’éther et aux doses de 1 à 3 grammes.
Sirop d’éther.
Sirop simple blaac . 500 grammes.
Etlier sulfurique . 32 id.
Alcool . 5 i J .
Mêlez, A prendre par cuillerée à café, toutes les heures, dans l’hystérie [3. (Boullay.)
Sirop de chloroforme.
Pilules d’asa fœtida et de valériane.
Sirop de gomme . q. s.
F. s. a. cent pilules. Cinq à six par jour dans l’état nerveux et dans l’hystérie S-
Mixture antispasmodique.
Ammoniaque liquide . 5 grammes.
Teinture de castoréum ... t an ^ • 1
Teinture d’asa-fœtida >'!•
Une demi-cuillerée à café dans un verre d’eau sucrée ; à prendre par cuillerées dans l’hystérie O.
Lo.vement au musc et au camphre.
Chloroforme pur Alcool. . . . . .
Sirop simple. . ,
On administrera par cuillerées à bouche RH. Lavement d’asa fœtida.
Délayez dans un jaune d’œuf.
Ajoutez :
Mêlez le chloroforme et l’alcool, puis ajoutez le sirop et agitez. A prendre par cuillerées avec de l’eau [+]. (Bouchut.)
Éthers nitrique^ acétique , hydrochlorique.
Mêmes propriétés, mêmes usagâ3, mêmes doses, mêmes formes que l’éther sulfurique; très-rarement employés.
Pilules d’asa fœtida et de camphre.
. A prendre tous les jours.
Élixir fétide de Fulde.
Alcool rectifié. .
Castoréum. . .
Asa fœtida . .
Esprit de corne Opium .
Faites digérer pendant quatre jours, filtrez. — 4 grammes dans un véhicule convenable. Dans l’hystérie [3.
Pilules antispasmodiques.
F. s. a. Trente-six pilules. Cinq à six par jour dans ] l’hystérie (3-
Potion calmante antispasmodique.
Eau distillée de laurier-cerise . 10 grammes.
Eau distillée . 100 id.
Sirop de fleur d’oranger . 30 id.
Extrait de suc dép. de belladone 5 centigrammes. Ether sulfmique . 2 grammes.
Mêlez. A prendre par cuillerée, toutes les heures, dans les spasmes.de l’hystérie m.
Potion antihystérique.
Cyanure de potassium . 5 centigrammes.
Eau de laitue virense . 60 grammes.
Sirop de flem* d’oranger . 30 id.
Pour, douze pilules ; une matin et soir dans les spasmes et dans l’hystérie [3.
I (Maunoir.)
Pilules musquées composées.
F. s. a. — Conseillé par Millar dans l’augine stridideuse et dans l’hystérie [3- (Millar.)'
Potion calmante.
Eau distillée de laitue . 100 grammes.
Eau distillée de laurier -Cerise. . 10 id.
Sirop diacode . 30 id.
Mêlez. A prendre par cuillerées dans les spasmes hystériques [3-
Faites douze pilules, que l’on donne dans la journée comme antispasmodique dans l’hystérie f+l.
(Hunter.)
Pilules antihystériques
Valériane en poudre . 16 grammes.
Galbanum. sagapéaum ...)»* o . r ® > aa O grammes.
Asa fœtida . ) ®
F. s. a. des pilules de 2 décigranunes. Contre les accidents hystériques [3-
Poudre antispasmodique.
Mêlez : divisez en vingt paquets. A prendre un chaque heure dans l’hystérie Fël.
HYST
Zincater {éther zincé).
Chlorure de zine . 20 grammes.
Alcool rectifié . 40 grammes.
Ether sulTurique . 80 id.
Par gouttes (deux à quatre), deux fois par jour
dans de l’eau sucrée. Gomme antispasmodique dans les accidents d’hystérie [+]•
Teinture de suie fétide.
Suie . iO grammes.
Asa fœtida . 5 id.
Faites macérer, pendant huit jours, dans
Alcool . 100 grammes.
Filtrez, cinq à six gouttes dans un verre d'eau sucrée, contre les convulsions des enfants et contre les attaques d’hystérie m.
Carminatif de Dalby.
Teinture d’opium . 15 grammes.
Teinture d’asa fœtida . 10 id.
Essence de carvi . 5 id.
Essence de menthe . 10 id.
Magnésie calcinée . 5 id.
, Teinture de castoréum . 25 id.
Esprit-de-vin . 100 id.
Sirop de sucre . 125 id.
Une petite cuillerée à café dans un verre d’eau sucrée, dans l’hystérie avec pneumatose de l’estomac É*
Potion aromatique.
Essence d’orange . 6 gouttes.
Essence de romarin . 4 id.
Dissolvez dans
Alcool . 10 grammes.
Mêlez avec
Sirop de gomme . . . 50 grammes.
Eau . 150 id.
On prendra par cuillerées 1+1.
Frictions stimulantes.
Essence de romarin . 10 grammes.
Essence de citron . 20 id.
Alcool rectifié . 150 id.
Mêlez. Pour frictions sur la peau.
Tisane de valériane et de quinquina.
Quin.juina jautie royal . 20 grammes.
Faites bouillir dans :
Eau . 1200 grammes.
Réduisez à 1000 grammes.
Versez bouillant sur
Racine de valériane concassée. . 10 grammes.
Passez. Très-utile à la suite de longues convalescences chez les sujets débiles et nerveux ayant des spasmes ou de l’hystérie 1+1.
Pilules antispasmodiques.
F. s. a- vingt pilules. Dose : quatre à dix Hong 1 »s d’hystérie chlorotique |+]. (Honoré.)
HYST
Gouttes calmantes allemandes.
Teinture d’asa fœtida . 20 grammes.
Teinture de castoréum . 15 id.
Teinture d’opium . 5 id.
Dix à vingt gouttes dans une potion appropriée, ou dans un peu d’eau froide. Contre l’hystérie [+].
Pilules cuivreuses.
Mie de pain . . 3 grammes.
Sulfate de cuivre ammoniacal. . 4 déeigrammes.
Faites quarante-huit pilules de 2 déeigrammes.
Deux ou trois par jour dans l’hystérie □ et dans l’épilepsie [+]• (Swediaur.)
Bols carminatif s.
Extrait de petite centaurée. 1
Thériaque . . . /
Anis en poudre .
Racine de gentiane pulv. . 1 Racine d’angélique pulv. . . /
Castoréum . .
Huile essentielle d’anis ....
Huile essentielle de cannelle .
Sirop de menthé .
âà
ââ
2 grammes.
1 id.
5 déeigrammes.
“3 id.
10 gouttes.
4 id.
F. s. a. trente bols. Trois ou quatre en quatre heures. Dans l’hystérie avec flatuosités f+1.
(Desbois.)
Pilules du docteur Koop.
Acétate de plomb pulvérisé. . . 2 déeigrammes.
Semences de phellandrium pulvérisées • . 2 grammes.
Mêlez et incorporez dans :
Extrait de millefeuille . 4 grammes.
Faites des pilules de 1 décigramme. Dans le traitement de l’hystérie, deux par jour [+]•
Électuaire de valériane.
Valériane en poudre . ' . 50 grammes.
Sirop de sucre . q. s. '
A prendre gros comme une noisette matin et soir, dans du pain azyme, dans l’hystérie [3»
Électuaire antispasmodique.
Poudre de valériane. . . .
Poudre de feuil. d’oranger.
grammes.
Mêlez, et avec quantité suffisante de sirop, faites un électuaire. A prendre 4 à 10 grammes. Deux ou trois fois par jour dans l’hystérie [+1.
(Swediaur.)
Phosphore amorphe à 50 centigrammes et 1 gram. et demi en suspension dans un véhicule aqueux Fl-
Électuaire d’indigo, 4 à 20 grammes pour 30 gr. de miel (Moritz-Strahl.)
Suc de Senecio vulgaris ou séneçon, 15 à 30 gr. par jour Q. (Finazzi.)
Acétate de plomb, 25 milligrammes à 15 centigrammes par jom* □. Plusieurs succès.
(Levrat-Penotou.)
Eau de laurier-cerise, de 4 à 30 grammes par jour r+1.
Poudre de tanaisie. A prendre dans du pain à chanter 2 à 4 grammes par jour f+1.
Poudre de rue, 1 à 4 grammes par jour dans du pain à chanter
Décoction de poudre de gland torréfié, 4 à 8 gr. pour 100 grammes d’eau [+]•
HYSÏ
Gomme opopanax, 50 à 150 centigrammes, en plusieurs fois, dans les vingt-quatre heures f+1.
Infusion de fleurs et de feuilles de Passiflora fœtida,
10 grammes par litre d’eau [3- (Nicholson.)
Poudre de gui de chêne, 2 à 15 grammes par jourQ.
Poudre de noix vomique, 20 à 30 centigrammes
Esprit de suie de bois, potion avec dix à vingt gouttes rn.
Huile desuccin, 1 à 2 grammes en potion. — Teinture de succin, 4 à 8 grammes |3- La torsion forcée des parois abdominales inférieures avec la main arrête les attaques d’hystérie. Un exemple très-concluant (Thiry.)
Bouches ascendantes rectales d’eau froide, tous les jours, pendant cinq minutes I !.
Infusion de marum ou germandrée maritime I I. Sulfate de cuivre ammoniacal, depuis 25 milligrammes jusqu’à 25 et 40 centigrammes par jour 1+1.
(Guersant.)
Acide prussique médicinal (six fois sou volume d’eau), quatre à douze gouttes et ‘plus dans une potion pour vingt-quatre heures Ecorce de dictamne. A prendre en poudre, de 3 à
6 grammes par jour (Storck.)
Ellébore noir, 50 à 120 centigrammes en poudre;
CO à 75 centigrammes en extrait □.
Huile animale de Dippel, trois ou quatre gouttes dans une émulsion avec de l’éther, en augmentant la dose
Sommités fleuries de mille-pertuis,! 'o. 15 grammes en infusion. Huile essentielle, huit à dix gouttes RI.
Hacine d’impêratoire, 1 à 4 grammes en poudre ; — le double en infusion
Eau de lavande, 15 à 30 grammes ; — huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.
Écorce de tulipier. 2 à 7 grammes en infusion avec du laudanum
Matricaire, 1 à 2 grammes en nature, le double eu infusion, décoction d’une demi-poignée des feuilles pour lavement Q-
Marrubium album, 3 à 7 grammes en poudre ; le double en infusion; extrait, 15 à 25 centigrammes [+].
Menthe poivrée, en infusion 4 grammes par litre d’eau, ou huile essentielle, six à douze gouttes dans une potion [+1.
en poudre, depuis 30 centigrammes; en teinture, de dix à vingt gouttes, associé au camphre. Herbe-aux-chats {Nepeto lataria), sommités sèches,
7 grammes en infusion ; une petite poignée eu décoction pour lavements I |.
Sous-carbonate d'ammoniaque , 25 à 50 centigrammes, une ou plusieurs fois par jour
Camomille puante eu infusiou (une pincée de fleurs), ou en lavement (une poignée de la plante.
Infusion d'armoise, 30 grammes par litre d’eau; décoction d’armoise en lavement, feuilles ou racine.
Extrait de belladone, 35 grammes dissous dans ôOO grammes d’alcool; deux ou trois gouttes plusieurs fois par jour, dans une tasse de tisane Q- (P. G. Blakett.)
Camphre jusqu’à 30 ou 60 centigrammes en pilules, associé à l’opium, la jnscpiiame, le mercure, le gaîae, etcl |.
Safran 60 centigrammes à 2 grammes. en poudre;
lATR 775
— 50 grammes en infusion; — vingt à trente gouttes eu teinture |+].
Eaux ferrugineuses de Spa, de Bussang, de Passy, de Steben S-
Eaux de Sylvarès (Aveyron) |3-
Eaux salines d'Ussat près de Tarascon [+]•
Eaux minérales de Néris (Alliei’).
HÏSTÉROCÈLE. V. HERMES DE L’üTÉ- RUS.
IIVSTÉROMÉTRIE (Huguier). Exploration de l’utéras à l’aide des sondes utérines. V. Utérus (Maladie de l’).
HYSTÉROTOME. Oii a inventé beaucoup d’instruments pour inciser le col de l’utérus. Depuis une variété de bistouri à lame cachée, de Fleurant, on a imaginé beaucoup d’instruments, mais aucun d’eux ne vaut le simple bistouri boutonné.
MYSTÉiiOYOMlE. Opération chirurgicale qui a pour but de rétablir la perméabilité du col utérin oblitéré (V. Atrésie du col de l’utérus). C’est aussi une opération obstétricale qui est pratiquée sur le col utérin induré ou contracté et qui né se dilate pas assez pour favoriser le passage de la tête du foetus. Y. Dystocie PAR obstacle a la DILATATION DU COL.
L’ablation d’un col cancéreux, l’ablation de l’utérus, sont des variéiés d’hystérotomie. V. Utérus (Cancer de l’).
lATRALEPTlQEE (MÉTHODE). La iatraleptique ou médecine par frictions, est une méthode curative basée sur les propriétés absorbantes de la peau et sur la faculté que possède cet organe pour absorber les médicaments qu’on dépose à sa surface.
Laméthodeiatraleptiquea promis plus qu’elle n’a pu tenir, car il n’y a qu’un très-petit nombre de médicaments absorbés par la peau garnie de son épiderme, et il faut ordinairement mettre un vésicatoire et placer le remède sur le derme mis à nu par cette opération.
Jadis on faisait des frictions emménagogues, — des frictions purgatives, des frictions diurétiques contre les hydropisies, des frictions stomachiques avec l’aloès sur l’épigastre, des frictions vomitives, mais ces moyens sont abandonnés.
Quand on veut faire pénétrer un médicament par la peau il est préférable de le dissoudre dans de la salive, du lait ou de la bile que dans l’eau, dans l’huile et dans l’alcool.
La dose d’un médicament à introduire par la "peau garnie d’épiderme doit toujours être double ou triple de la dose du médicament administré dans l’estomac.
Par la peau se donnent : le mercure en frictions d’onguent napolitain ; — le muriate d'or
776 ICHT
contre la scrofule ; — Viode en teinture ou en iwnunades indurées ; — le camphre en solution huileuse, 50 centigrammes à 1 gramme ; dans la rétention d’urine, la cystite, les affections nerveuses, la cardialgie, etc. ; — la digitale unie à la scille sous forme de teinture alcoolique ; dans les hydropisies, l’orthopnée, les palpitations;
— le quinquina en teinture contre les fièvres ;
— les cantharides en teinture contre les rhumatismes, la sciatique et les paralysies; — l’emétique en pommade sur le ventre à titre de purgatif ; — la rhubarbe et le tabac dans le même but ; — la coloquinte à 1 ou 3 grammes dans les maladies nerveuses et l’aliénation ;
— VopAum, la morphine, la belladone et V atropine, à titre de sédatif dans les névralgies, de calmant et d’antispasmodique.
La méthode iatraleptique ressemble beaucoup à la méthode endermiqve, mais elle en diffère parce que dans celle-ci on fait absorber les médicaments sous la peau dépourvue d’épiderme au moyen d’un vésicatoire, ou à l’aide d’inoculations sous-épidermiques.
lATRO-CMiniE. V. CHIMIATRIE.
ICAQUIER. Arbrisseau de la famille des rosacées, cultivé en Amérique et au Sénégal. Son fruit ou drup>e, ou prune icaque, se mange avec plaisir et renferme une amande dont l’émulsion astringente est employée contre la dysenterie à ta dose de 100 grammes.
ICHTHYOCOLLS (Colle de poisson).
Substance gélatineuse préparée avec la membrane interne de la vessie natatoire du grand esturgeon. L’ichthyocolle sert à préparer les gelées, à clarifier les liqueurs, et à faire de la colle à bouche. On s’en sert pour mettre dans les bains ou pour donner des lavements émollients.
ICHTHYOSE. Des lamelles écailleuses, dures, nacrées, noirâtres, cornées ou piquantes, plus ou moins épaisses, étendues sur l’épiderme et quelquefois sur tout le corps, constituent l’ichthyose.
L’ichthyose, souvent héréditaire et congénitale, est presque toujours incurable.
L’ichthyose n’est pas autre chose qu’une hypertrophie de l’épiclerine.
Thérapeutique. — L’ichthyose est généralement incurable, cependant on peut l’amoindrir et améliorer l’état des malades par les moyens suivants :
Pommade de goudron
Goudron . . 400 grammes.
A^onge . 300 id.
(Emery.)
Mêlez. La dose de goudron peut être augmentée on diminuée suivant la susceptibilité de la peau.
Dans la pommade de Turner, il entre i de goudron et 2 d’axonge.
ICTE
Bains sulfureux ou de Baréges artificiels sans odeur.
Hydi'osulfate de soude cristallisé. Ci grammes. - Carbonate de soude cristallisé. . GO id.
Chlorure de sodium cristallisé . . 64 id.
Eau privée d'air . 320 id.
(Codex.)
Faites dissoudre les sels dans l’eau du bain. Bains sulfureux ordinaire.
Sulfure de potasse liquide ... 150 grammes. Eau tiède . q. s.
Mêlez. Dans les maladies de la peau et les rhumatismes.
Bains d'amidon, tous les jours pendant une heure; 500 grammes d’amidon par bain.
Glycérine pure, en frictions tous les soirs sur le corps E3-
Bams de glycérine, tous les jours ; 500 grammes par bain 1+ -H.
Pommade turbith et goudron.
Cérat soufré . 20 grammes.
Turbith minéral . 1 id.
Goudron . 4 id.
A étendre sur tout le corps tous les soirs 1+1.
Pommade goudron et calomel.
Cérat soufré . 30 grammes.
Calomel à la vapeur . 2 id.
Goudron . 4 id.
M. s. a. Pour frictions tous les soirS sur le corps.
A l’intérieur, il faut donner le sirop de salsepareille, 100 grammes par jour; — le sirop d'arséniate de soude, — 30 grammes ; — le sirop de fumeterre, l’eau de Vichy, etc.
ICTÈRE OU CMOLlHÉiRIE, JAEKÎSSE.
Il se produit sur la peau, dans l’état morbide, un grand nombre de colorations jaunes, mais la plus commune et la plus facile à reconnaître par sa nuance citron et par son extension aux conjonctives, c’est l’ictère.
Dans l’ictère il y a une coloration jaune brunâtre, tirant quelquefois sur le vert, étendue à la surface de la peau et des conjonctives ; à la face inférieure de la langue et visible dans le tissu cellulaire, fibro-séreux, osseux, etc. , dans le sang, dans les humeurs de l’oeil, dans le lait, la sueur et les urines, c’est la conséquence de la résorption de la bile dans le sang et de son transport au sein de tous les tissus.
%* Il y a deux espèces d’ictère, l’un symptomatique et l’autre essentiel. Dans le premier la cholihémie est la conséquence d’un obstacle matériel au cours de la bile, tel que des calculs biliaires engagés daus les conduits hépatique et cholédoque, ou une tumeur comprimaut ces conduits; d’une inflammation du foie ; d’une maladie grave infectieuse ou virulente, etc. ; dans l’autre, au contraire, elle résulte d’une affection morale qui ne laisse dans le foie aucune trace matérielle de son action.
ICTE
On trouve l'ictère à tous les âges, — chez le nouveau-né, où il est la conséquence d’une phlébite ombilicale, et cliez le vieillard, où il dépend d’une lésion organique, — dans tons les pays, mais surtout dans les climats chauds, en raison de l’excessive activité du foie et des nombreuses maladies de cette glande.
L’ictère se fait subitement et en quelques heures quand la maladie est essentielle ou provoquée par une cause morale ; il se produit par degrés avec ou sans douleur quand il dépend d’une altération mécanique organique ou d’un état général grave.
L’ictère, précédé momentanément de douleurs violentes à l’épigastre et dans la région du foie, est le résultat d’une colique hépatique causée par des calculs biliaires.
Dans l’ictère ordinaire il n’y a jamais de flèvre et le pouls est au contraire ralenti au point de descendre à 50 ou ùO par minute.
L’ictère est toujours accompagné de démangeaisons cutanées fort désagré.^bles.
Dans l’ictère, les matières fécales sont habituellement décolorées, grisâtres comme de l’argile, et les urines brunes, verdâtres, laissent précipiter la matière colorante de la bile par l’addition de quelques gouttes d’acide nitrique.
Il y a un ictère accompagné de fièvre, de prostration, d’adynamie, de délire et d’iiémorrhagies dans lequel il n’y a d'autre altération matérielle que la destruction des cellules hépatiques et des cellules d’épithélium pavimenteux qui tapissent les conduits hépatiques, la dissolution du sang et la présence dans le foie d’une certaine quantité de teucine et de tyrosine, c/est V ici ère grave, toujours suivi de la mort. V. Fièvre JAUNE SPORADIQUE OU ATROPHtE AIGUE DU FOIE.
l’ersonne ne confondra la coloration jaune-citron ou verdâtre de l’ictère avec la teinte jaunâtre de l’intoxication saturnine ou paludéenne, avec la coloration jaune-paille de la diathèse cancéreuse, ni avec la couleur bronzée que cause souvent la désorganisation des capsules suiTénalcs.
Thérapeutique. — L’ ictère essentiel guérit uatiirellemeut par le repos, les boissons émollientes et rafraîchissantes, et un régime doux composé de la moitié cuvii-on de ce qui compose l’alimentation habituelle.
Dans l’ictère essentiel, il faut donner de la tisane de cldcndent sucrée ou nitrée, de la décoction de carottes, de l’eau de groseilles, de la limonade, de l’eau de Seltz, des bains tièdes, et entretenir la liberté du ventre au moyen de lavements émollients ou purgatifs.
Quand la douleur du foie accompague l’ictère, il est boa d’appliquer des sangsues ou des ventouses scarifiées sur le point doulom'eux.
-A la fin de Fictère, les purgatifs salins et notam-
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ment le citrate de magnésie ou le sulfate de soude, à 60 grammes, sont très-utiles.
- I. Ictère symptomatique. — La bile passe clans le sang sons l’influence de l’embarras gastrique simple, de l’embarras gai:tri((uc qui complique les maladies aiguës, d’une légère hépatite, des fièvre.s graves dues à la résorption du pus et des virus, de l’atrophie aiguë du foie (V. ce mot), de l’obstacle au cours de la bile par des calculs biliaires (V. ce mot), de la cirrhose, du cancer, et de toutes les maladies organiques du foie.
L’ictère symptomatique a tous les caractères extérieurs de l’ictère essentiel, sauf la lésion gastrique, hépatique, ou la nosohémie f[ui l’engendrent. C’est toujours la coloration jamie des téguments et des produits de sécrétion, la démangeaison de la peau et la décoloration plus ou moins prononcée des excréments.
Thérapeutique. — L’ictère dû à un embarras gastrique doit être ti-aité par un vomitif : le tartre stibié,
5 centigrammes dans une cuillerée, à jeun, par des boissons acidulées et par des bains quotidiens.
L’ictère produit par l’embarras gastrique qui accompagne l’invasion de quelques maladies aiguës doit être traité par un vomitif en même temps qu’on attaque la maladie principale par les moyens appropriés.
L’ictère produit par les calculs biliaires et la colique hépatique doit être traité par les bains alcalins donnés tous les jours, — par l’eau de Yichy prise à la source |-h -él, — l’eau d’Ems, ou de Gontrexévillc ; — la potion de Durande et le sirop de chloroforme 1-4- -4-1 dont j’ai donné la formule dans le chapitre consacré aux calculs biliaires. V. Calculs bi-
LIAUîES.
L’ictère chronique dont la'cause est incertaine ou est rapportée à une obstruction indolente du foie ou à un cancer, doit être traité par le séjour à la campagne et aux eaux d’Ems ou de X^ichy, ^ — par l’hydrothérapie méthodique et les douches sur le foie ;
— par les boissons émollientes ou alcalines ; — par
les potions avec 3 grammes de soude [3 le
sel de nitre, 6 grammes par litre de tisane ; — par des pilules de fiel de bœuf desséché de 15 centigrammes, cinq à huit pilules par jour des
pilules de savon médicinal de 15 centigrammes, six par jour (3 5 — P^ir de légers purgatifs ; — par des pilules aloétiques, etc.
Aloès ôocolrin . \
Rlmbaiba en pondre. ... > âà 5 grammes.
Savon médicinal . 1
Sirop de sucre . q. s.
Pour faire des pilules de 15 centigrammes; dix à douze pilules par jour fTl.
Ou, bien .
Extrait de saponaire . 5 grammes.
Calomel . 3 id.
Pour cinquante pilules. A prendre trois ou quatre par jour F+l.
Dans l’ictère, le régime doit sc composer d’aliments végétaux, féculents on herbacés bien cuits, de viandes rôties maigres, de laitage, de poisson, de fruits eu compote et de vin coupé avec de l’eau légèrement alcaline. V. Foie.
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IL Icth'e des nouveau-nés. — L’ictère se montre chez presque tous les nouveau -nés au moment de la chute du cordon, et résulte d’une phlébite ombilicale légère ou grave, compliquée d’hépatite aiguë.
Il y a chez les nouveau-nés un ictère bénin qui guérit très- rapidement, et un ictère grave qui est prompiement mortel si la veine ombilicale s’est remplie de pus.
Thérapeutique. — Dans l’ictère des nouveau-nés, il faut donner des bains, faire des frictions avec la pommade alcaline sur la région du foie, du sirop de chicorée composé et des lavements avec le miel de mercuriale,
FORMULAIRE GÉNÉRAL BE l’iCTÉRE,
Sirop d’acide tartrique. 100 grammes pour 1 kilogramme d’eau à boire en tisane Q-
Oxymel simple, 64 grammes pour 1 kilogramme d’eau à boire en tisane S-
Acide citrique, de 2 à 5 grammes par litre d’eau sucrée à boire en tisane F+l,
Décoction de feuilles d’artichaut, trois tasses par j our . — Laxati f léger □ . (D elafontaine , )
Décoction de Senecio vulgaris ou séneçon, 4 à 8 grammes par litre d’eau f+l.
Infusion dalkekenge, 30 grammes dans un litre d’eau □, (Dioscoride.)
Décoction de saponaire, 30 à 60 grammes par litre d’eau {T|, ■
Suc de saponaire fraîche, 20 à 30 grammes, le matin à jeun [3-
Extrait de saponaire, 1 à 3 grammes, à prendre tous les jours dans du pain à chanter [Tl.
Emétique à haute dose El- (Vaidy, Journ. compl. du dict., XV, 233,)
Pilules fondantes.
Extrait de ciguë . 4 grammes.
Masse pilulaire de Belloste . . , 80 centigrammes.
Pour soixante pilules, A prendre pendant un mois. De une à deux par jour, dans l’ictère avec engorgement du foie □, (D"^ Stoerk,)
Pilules antiictériqnes.
Aioès socotria pulvérisé. . . )
Rhubarbe . J ââ 5 grammes.
Savon médicinal râpé. . . . ’
Mêlez et ajoutez q. s. de sirop de sucre pour faire des pilules de 3 décigrammes.
Cinq à six par jom*. Dans Tictère par engorgement du foie.
Èlectuaire de Kortiim.
Conserve de coehléaria . 100 grammes.
Extrait de chiendent .... 1 . .
Extrait de pissenlit . | aa a« id.
Acétate de potasse . 50 id.
Une cuillerée à café quatre fois par jour, pendant un mois, contre les obstructions qui produisent l iclère.
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Pilules antibilievMS d’Harvey.
Aloès .
Racine de jalap .
Rhubarbe .
Extrait de coloquinte. . . .
Sirop de nerprun .
F. S, a. des pilules de 20 centigrammes. Une à quatre par jour, comme purgatif, dans l’ictère par congestion du foie [+].
' Pilules d’ aloès composées.
Aloès en poudre . 30 grammes.
Extrait de gentiane . 15 id.
Huile de carvi . 40 gouttes.
Sirop . q. s.
Broyez ensemble jusqu’à ce que la masse soit identique. Faites des pilules de 15 centigi-ammes. A prendre dans l’ictère symptomatique d’une hypertrophie du foie □.
(Ph, Lond.)
Pilules d' aloès avec la myrrhe.
Aloès . 60 grammes,
Sirop . q. s.
Pulvérisez séparément l’aloès et la myrrhe, broyez le tout ensemble pour former une masse bien homogène.
Faites des pilules de 15 centigrammes, deux à six comme purgatif, dans les hypertrophies du foie accompagnées d’ictère □. (Ph. Lond.)
Pilules d’ aloès et de savon.
Aloès . 20 grammes.
Savon médicinal . 30 id.
Huile volatile d’auis . 5 décigrammes.
Sirop de nerprun . q. s.
Mêlez et faites des pilules de 5 décigrammes. Ou administre trois à quatre de ces pilules comme fondant des engorgements du foie qui produisent l’ictère [+]• {Codex.)
Pilules de Uufus.
Aloès . 20 grammes.
Myrrhe . 10 id.
Safran . 5 id.
Sirop d’absinthe . q. s.
Mêlez et faites des pilules de 2 décigrammes. Utiles comme toni-purgatives, cinq à dix par jour, dans certains cas d’ictère produits par l’hypertrophie du foie [3-
Suc d'herbes dépuratif.
Feuilles de chicorée .
Feuilles de fumeterre ....
Feuilles de bourrache ....
Feuilles de cerfeuil .
Q. S. pour obtenir 130 grammes de suc d’herbes. A prendre le matin à jeun, dans l’ictère symptomatique d’une maladie du foie f+l.
Mixture fondante.
Eau . 250 grammes.
Tarirate de potasse . . . . r
Extrait de gentiane . > ûa 10 id.
Extrait de centaurée . . . . )
F. s. a. 16 grammes toutes les deux heui’es, dans l’ictère avec obstructions du foie. (Mutzel.)
âff 10 grammes.
^ ââ parties égales.
mio