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IX.L

terniédiaire de la consrience, l’influence des choses extérieures sans qu’il s’agisse des stimulants.

Au XVIII® siècle l’incitabilité a fait la base du système médical de Brown, qui eut en Angleterre et en Europe un grand retentissement. Celte faculté était l’attribut de l’être vivant.

De sou augmentation ou de sa diminution, dépendait l’état morbide, Ilsuffisait alors d’abaisser ou d’augmenter à propos l’incitabilité pour guérir les malades.

Tout le monde reconnaît icile système dichotomique, de Thémison, sur le strictum, \q laxum et le mixtum des tissus, système un instant remis en honneur par P. Alpin, et de nos jours par Broussais, sous le nom à' irritation.

Ainsi chargée de recevoir l’influence des stinmlauts, l’incitabilité n’existe pas comme propriété de la vie distincte de la sensibilité, ce n’est {{u’une hypothèse, et il n’y a en dehors de la sensibilité consciente que cÆt attribut de la vie désigné sous le nom d’impréssibilité, en vertu duquel toute matière vivante subit à sa manière les influences extérieures et réagit contre elles.

IIVCITATÏ©^. V, liXGITABlLITÉ.

ii\^CLU!giOAi§ FOETALES. Une tumeur ou un kyste rempli par les débris d’un fœtus rudi- ! mentaire est une inclusion fœtote.

L’imprégnation simultanée de deux ovules incomplètement formés, avec avortement de l’un d’eux, entraîne une lésion originelle connue sous le nom d’inclusion fœtale (Geoffroy Saint-Hilaire, Ollivier (d’Angers), Cruveilhier), et alors il y a une monstruosité incomplète appartenant à l’ordre des monstruosités doubles parasitaires. Un germe suit son évolution complète et l’autre s’atrophie, quoiqu’il semble vivre pendant un certain temps au moins de la vie végétative.

Les inclusions fœtales siègent dans les viscères ou sous la peau. Il y a des inclusions qui, primitivement viscérales, deviennent sous-cutanées.

Les débris de fœtus sont plus complets dans les inclusions viscérales cpie dans les inclusions sous-cutanées.

I. Inclusions viscérales. — I.es inclusions viscérales ont été observées dans l’abdomen au milien du mésocôlon transverse ( Bissieu , Young); dans le mésentère (Scliuelzer, Prochaska), dans I hypochondre gauche (Philipp), dans la cavité abdominale au milieu d’un kyste adventice (Haller, Highmore); on en a rencontré dans le poumon (Mohr de Berlin, 1829), dans le médiastin antérieur (Gordon), dans l’orbite (Barres), dans l’ovaira [V. Ovaires (Kystes)]. L’utérus n’a été trouvé rempli par un fœtus que d’après des historiens légendaires (Isobord

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de Amelluxen, Gabriel Clauderius), cités | ar Bartholin. V. Grossesse extra-utérine.

Les inclusions viscérales sont presque toujours méconnues ; on reconnaît quelquefois une tumeur solide, dont la nature ne peut être précisée c(ue sur le fait de son existence au moment de la naissance. Les douleurs sont milles, la ponction exploratrice donne c|uelc[iiefois de la sérosité et plus souvent du sang. Plus tard des signes d’inflammation de la tumeur apparaissent, des abcès se forment, une. fistule consécutive donne issue à des dents, des os, des poils et des tissus dans lesquels on retrouve quelquefois des tissus organic|ues, tels que du tissu musculaire et des poils (Haller, Hufeland, Reiter, Pacini), puis vient une complication grave du côté des viscères et la fièvre hectique. Un seul cas de guérison spontanée radicale existe (Hufeland). Quelquefois le kyste se vide dans les viscères, dans les intestins, et les malades rendent des débris de fœtus par les selles.

Thérapeutique. — Presque toujours on ouvre une inclusion viscérale enflammée en la considérant comme un abcès. Dans le cas où le diagnostic est certain, on ouvrira suivant le siège de la tumeur, soit avec le bistouri, soit avec les caustiques.

Pour faciliter l’expulsion des débris du fœtus, on débridera ou on dilatera l’ouverture. On préviendra la putridité en injectant dans le foyer de l’eau de Labarraque, mêlée avec partie égale ou deux parties d’eau, et mieux une solution iodée* au cinquième ou au dixième.

On traitera les complications qui surviendraient du côté des cavités splanchniques. V. Péritonite.

IL Inclusion sous-cutanée. —Les inclusions sous-cutanéessiégent au sacrum (Ollivier (d’Angers), Himly, Prochaska,’Wedemeyer, Wolfart), ordinairement sous la peau, et comprimées entre elle et les os ; elles siègent quelquefois dans le canal rachidien, et même dans l’échancrure sciatique (Himly). Ces inclusions sont les plus fréquentes ; on les désigne sous le nom de inclusion sacro-coccygienne et sacro-'pelvienne..

Il y a des inclusions scrotales où le fœtus parasite s’est développé sur place (Cruveilhier, Isokalski, Peigné), et d’autres qui sont dues à la migration du testicule entraînant avec lui une inclusion viscérale (Ollivier (d’Angers), Velpeau) ; le scrotum, le périnée, et le testicule même, peuvent être occupés par le fœtus parasitaire.

Dans les inclusions cervicales (Joube, Wutzer et Gilles Giraldès) la tumeur est située dans le tissu cellulaire ou sous l’aponévrose, et la tumeur acquiert en général un assez grand volume.

On reconnaît une inclusion sacrée à une tumeur indolente sans altération de la peau, irrégulière, bosselée, fluctuante en plusieurs points, dure en d’autres, existant à partir de la naissance. Ou ne la confondra pas avec un spina bifida qui est animé de battements, ni avec

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un spina bifida traiisfonric en kyste, car celte tumeur est toujours régulière et d’une égale consistance en tous les points. La congénitalilé distingue l’iuc'usioii de toutes les autres tumeurs. L’exploration du sacrum par le toucher rectal apprendra quelles sont les limites intérieures de la tumeur (Blizard).

Les inclusions scrolales se reconnaissent par l’existence d’une tumeur dure, bosselée, indolente, sans lésion du tégument, avec quelques adhérences dans le voisinage. Il y a des kystes séreux, quelquefois transparents (Verneuil), le testicule est libre ou adhérent à la tumeur, suivant que cet organe est le siège du fœtus parasitaire ou que 1 inclusion siège dans les bourses. On ne confondra pas l’inclusion avec une hernie congénitale, car celle-ci n’existe jamais au moment de la naissance, et elle est réductible. D’un autre côté, dans l’hydrocèle congénitale, le testicule peut être senti, puis la tumeur est transparente et d’une consistance égale dans tous les points, l es kystes dermoïdes sont trèsdurs, et l’on ne peut les diagnostiquer d’une inclusion fœtale que par l’absence de bosselures et de dureté de là tumeur.

Les inclusions cervicales sont caractérisées par une tumeur mollasse, irrégulière, contenant des corps durs. Une ponction exploratrice donnera dans quelques cas issue à un liquide muqueux et à une matière granuleuse contenant de l’épithélium. La tumeur est adhérente aux parties profondes. — Jusqu’ici les indu sions cervicales ont offert un caractère spécial, elles comprimaient en se développant les coii duits qui traversent le cou. On ne peut confondre l’inclusion cervicale qu’avec un kyste du cou congénital, mais dans ceux-ci la consistance est uniforme et ils sont réguliers, même quand ils sont multiloculaires.

Toutes les inclusions passent par deux périodes (Moussaud) ; une qui peut durer plusieurs années, pendant laquelle le kyste qui contient le fœtus parasite s’accroît (il reste parfois stationnaire, et dans ces cas la congénitalilé peut être méconnue)^ et des liquides se produisent dans le kyste. L’inflammation survient ensuite et le kyste s’ulcère et se vide au dehors; tantôt l’ulcération donne issue à de la sérosité et se cicatrise, tantôt il s’établit une fistule; c’est à ces moments que l’on voit quelquefois des dilatations variqueuses sous la peau et des platpies de tissu cellulaire indurées, ce qui peut jeter dans l’erreur les chirurgiens non prévenus.

I.es iccl usions fœtales sous-cutanées en- Gammées et terminées par ulcération peuvent gnérirspontauémeut après l'expulsion des débris de fœlus.

inclusions ne d^énèrent pas en tumeurs c’e mauvaise nrturo.

LNCO

ThérapeuUqud. — On doit opérer la tumeur lorsqu’elle a un pédicule et qu’elle n’est pas située trop profondément, et lorsqu’elle jouit d'une certaine mobilité (Von Ammon). On opérera les enfants à un âge peu avancé. On enlèvera les tumeurs du scrotum par incision et rescision de la tumeur (Velpeau). Si le testicule est le siège de l’inclusion, on fera la castration. Les tumeurs du cou seront extirpées en un temps, lorsqu’elles seront peu volumineuses, ou en plusieurs temps dans le cas contraire (Wutzer). Les tumeurs de la région sacro-coccy- ' gienne ont été traitées par le même procédé (Pytha, Blizard, Shuh).

Lorsque la tumeur est ulcérée, on extraira les débris du fœtus, on débridera s’il est nécessaire, et l’on pratiquera des injections iodées dans le kyste.

Lorsqu’une inclusion reste stationnaire, il faut se borner à surveiller ; s’il y a menace d’accroissement, il sera toujours temps d’opérer.

i\coERCiBLE. V. Vomissement nerveux et Grossesse (Accidents de la).

lNlcoiVTlNiiE\CE. La difficulté de retenir les produits de sécrétion ou d’excrétion, tels que la salive, les excréments. Je sperme, les urines,' constituent l’incontinence, mais ce mot s’applique particulièrement à l’incontinence des urines.

Incontinence des urines. L’écoulement involontaire des urines s’observe surtout chez les enfants comme maladie essentielle, et chez l’adulte comme maladie symptomatique.

Chez les enfants, l’incontinence urinaire est diurne, continue, en rapport avec une lésion de la vessie ou de la moelle, et nocturne intermittente, sous la dépendance d’un spasme de la vessie.

L’atonie du col de la vessie avec spasme du réservoir urinaire, est la cause habituelle de l’incontinence des urines, et alors l’écoulement a lieu la nuit, pendant le sommeil.

Lorsque l’incontinence urinaire est symptomatique et dépend d’un calcul de la vessie, d’une lésion de la prostate ou d’une paralysie de la vessie, qui dépend d’une maladie de la nioelle, elle a lieu la nuit commode jour, et l’écoulement se fait en quelque sorte goutte à goutte.

Dans les paralysies de vessie, l’incontinence des urines a presque toujours lieu par regorgement.

L’incontinence nocturne des urines chez les enfants est souvent la suite d’une maladie aiguë qui produit une atonie de la vessie.

%*' Chez les jeunes garçons, la longueur du prépuce est souvent la cause de l’incontineuce des urines.

L’incontinence nocturne des urines se reproduit toutes les nuits, offre des iuterniitlencesde quelques jours, cesse momentanément sous l’influence de l’intimidation, et dure de quelques mois à quelques années.

Thérapeutique de F incontinence nocturne. — Les moyens moraux, tels que la frayeur et l’intiniidation,

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