‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 358 sur 731 · IMPR · texte numérisé non relu

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petite vérole, et aujourd’hui il y a des sujets momentanément réfractaires à la vaccine. Il faut considérer l’immunité comme une idiosyncrasie donnant à ceux qui la possèdent la faculté de pouvoir vivre au milieu d'un foyer épidémique sans être atteints par la maladie.

Si l’immunité est en général un don naturel, il y a des immunités acquises. Le contact permanent avec les malades, ce qui arrive aux hospitalières et aux médecins, donne l’immunité contre toutes les maladies indigènes, et l’inoculation de la vaccine donne pour un temps variable l’immunité de la variole.

iiHPÉR.4TOiRE. Plante de la famille des ombellifères, dont la racine en poudre, à la dose de 1 à 3 grammes; en infusion, 10 à 15 gram. par litre d’eau, s’emploie comme carminatif. I.VIÎ'ERFOR.ITIOAL V. ATRÉSIES. i.viPÉTiCiO. Dartre cutanée voisine de l’eczéma (V. ce mot), formant les gourmes de l’enfance.

L’impétigo est souvent une maladie de l’enfance et il occupe le cuir chevelu, où il simule la teigne; le visage, le derrière des oreilles et les membres.

Des pustules blanchâtres, dont l’humeur se concrète sous forme de croûtes molles, jaunes, transparentes, mélicériques, ou bien coule sur la peau du voisinage, caractérisent l’impétigo ou les gourmes. V. ce mot.

Quand les pustules de l’impétigo sont disséminées elles forment l'impétigo sparsa, il est figvrota quand, au contraire, elles sont disposées en groupes, réunies par plaques plus ou moins étendues.

L’impétigo dure très-longtemps et n’a d’autre inconvénient sérieux que de provoquer des adénites hypertrophiques ou suppurées dans le voisinage des parties malades de la peau.

Thérapeutique. — Pour le traitement de l’impétigo., voy. Gourmes.

IMPEAXTATIOIX FŒTALE. Un fœtuS peut se développer incomplètement el végéter en totalité ou partiellement par le fait de son accolemeut avec un fœtus normal, — cette variété de momstruosité est une implantation fœtale ou un fœtus parasitaire par accolement, et cet état correspond aux monstruosités hétéradelphiques (Geoffroy Saint-Hilaire).

Les implantations fœtales existent à la région ombilicale (Gaithier), à la région sacrée, au périnée.

II est difficile d’établir qu’il y a implantation plutôt qu’excès de développomenl au moins pour les cas de fœtus pygomel, c’est-àdire pour les fœtus qui, outre des membres normaux, ont des membres abdominaux rudimentaires au périnée et à la région sacrée ; on ne peut pas affirmer non plus qu’il y a inclusiou

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ou accolcmeiit dans les cas de liinieiirs souscutanées pédiculées dans lesquelles existent des membres bien conformés.

L’inspeciion des tumeurs, l’existence de portions de fœtus se présentant avec des caractères de vitalité plus complète que dans les inclusions, caractérisent les implantations fœtales.

I.e type le plus complet d’union de deux fœtus est représenté dans les deux frères siamois,, qui ont vécu jusc|u’à l’âge adulte.

Thérapeutique. — Toutes les fois que des parties de fœtus imprantées sur un autre sont bien vivantes et ne subissent aucune altération, il n’y a rien à faire, nulle opération à tenter. En cas de lésion par addition d’un fœtus rudimentaire, l’extraction peut être faite par les procédés d’ablation des tumeurs et par amputation, avec cette seule différence qu’il vaut toujours mieux couper les os que de désarticuler (V. Doigts sürsuméraires). Au cas de formation de tumeur autour des parties du fœtus parasitaire, on se comportera comme pour les inclusions fœtales. V. Inclusions foetales.

La séparation des deux frères siamois a été jugée inopportune par les chirurgiens qui les ont vus.

IMPRESSIBILITÉ. Attribut de la vie par lequel tous les tissus d’un être vivant sentent les influences extérieures et réagissent contre eux à leur façon, sans l’intermédiaire de la conscience ou du système nerveux (V. Vie). C’est la sensibilité indépendante des nerfs ou une espèce de sensibilité inconsciente et insensible. L’impressibilité existe dans la malière amorphe des germes, apparaît avec la vie, et précède toute organisation. C’est par elle que se développent la plupart des maladies, et, en Tutilisant, la thérapeutique y peut trouver d’utiles moyens de guérison.

Tous les moyens que l’hygiène nous conseille dans le but de guérir les maladies chroniques, tels que les voyages, le régime ou certains remèdes insipides, n’agisseiit qu’en modifiant et en excitant l’impressibilité organique sans que les malades aient conscience de ce qui se passe en eux.

I.T1PB£S$>10\. Acte organique, inconscient, eu vertu duquel tous les êtres vivants subissent les influences extérieures et réagissent involontairement contre elles (V. Impressibilité). Il est distinct de la sensation, phénomène de conscience par lequel l’individu analyse ce qu’il éprouve et accepte ou repousse volontairement ce qui le gêne. Toute maladie résulte d’une impression suivie d’une réaction morbifique, ce qui a fait dire : « Les maladies sont des impressions transfoi'mées. »

lîiPLissAXCE. L’abolition ou la faiblesse des érections du pénis constitue l’impuissance.

Les vices de conformation du pénis, tels que le phimosis, les adhérences vicieuses du pré-

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puce au gland et la cryptorchidie peuvent donner lieu à l’impuissance.

Les pertes séminales involontaires, la myélite, le diabète sucré ou glycosurie, l’empoisonnement par le charbon, le sulfure de carbone, le camphre, le nitrate de potasse, le nénuphar, les attouchements manuels de l’onanisme et la succion du pénis chez les enfants ou les adultes, enlèvent peu à peu toute l’excitabilité de cet organe et déterminent souventl’impuissance.

La satiété et le dégoût d’une femme, la préoccupation d’une idée importante, la crainte de ne pas accomplir l’acte vénérien, l’effroi d’une syphilis possible, la crainte de la paternité, l’énergique désir de posséder une femme qui, se laissant caresser et n’accorde rien ou ne cède qu’après une lutte prolongée, la timidité excessive près d’une personne vivement aimée, l’imagination troublée par une menace de sortilège, peuvent quelquefois engendrer l’impuissance.

%* Le faible développement du système pileux particulièrement au pénis, les chairs molles, la voix claire et perçante, les testicules flétris, l’apathie et la pusillanimité accompagnent souvent l’impuissance.

La stimulation excessive de la pensée affaiblit toujours les facultés viriles, et le savant ne saurait lutter en amour contre un muletier.

Thérapeutique. — L’impuissance par atonie générale ou locale se traite par les préparations ferrugineuses ou manganésiques (V. Fer et Manganèse), par les bains froids et par les douches froides sur le périnée, par les bains de moutarde, par les substances aromatiques alcoolisées, par une nourriture abondante et par le repos à la campagne.

Les liniments ammoniacaux et cantharidés sur les lombes et sur les cuisses, — l’application de vésicatoires restant vingt-huit ou trente heures en place, — l’urtication, — la flagellation, — le massage et le galvanisme, sont très-utiles dans l’impuissance atonique.

L’impuissance occasionnée par les pertes séminales guérit bien par la cautérisation de la région prostatique de l’urèthre. V. Pertes séminales.

Le temps est le seul remède à l’impuissance déterminée par l’inhalation des gaz du charbon ou du sulfure de carbone.

L’impuissance de la glycosurie cesse dès qu’il n’y a plus de sucre dans les urines, même lorsque la guérison n’est pas définitive.

La teinture ou la poudre de cantharides à petite dose, dix à vingt gouttes par jour j — les diablotins d’Italie,deux à six par jom" — les pastilles vénitiennes, l’ambre gris, 1 à 2 grammes par jour ; — le musc, 1 à 2 grammes ; — l’huile phosphorée, cinq gouttes ; les pastilles de ginseug, etc., sont souvent employés contre l’impuissance, mais ces remèdes sont très-dangereux et compromettent souvent la xie de ceux qui les emploient.

Un embout de bois ou la grosse olive de métal faite par Matliieu, et placés dans le rectum, guénssent quelquefois de l’impuissance.

Le commerce des femmes rend parfois la virilité aux individus qui se sont autrefois adonnés à la mas-

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turbatiou et qui avaient cessé de voir des léinnies dès quïls avaient constaté leur impuissance.

FORMULAIRE DE L’iMPUISSANCE.

Poudre de vanille, 2 à 6 grammes par jour. A prendre en deux fois, matin et soir □.

Huile ou éther phosphore, à la dose de cinq à dix gouttes^ mais en même temps faire abstinence.

(A. Deroy.)

Eaux de Spa, trois à douze verres par jour avec du vin ou du lait.

. Eau de Passy, une bouteille par jour.

Eau de Bussang, une bouteille par jour. I91P1JLS101K. Élan irrésistible à accomplir certains actes moraux ou physiques en dehors de toute action délirante. V. Folie, Épilepsie. iiK AMOVIBLE. V. Appareils, Bandages.

L’épuisement qui résulte d’une abstinence complète ou d’une alimentation insuffisante constitue l’inanilion.

Les enfants résistent moins à l’inanition que les adultes, et ceux-ci moins que les vieillards.

Chez l’homme, la mort par inanition arrive au bout d’un temps variable, qui oscille entre le cinquième et le sixième jour.

Après les tiraillements atroces de l’épigastre, qui ne durent en général que vingtquatre heures, les inanitiés ont la bouche ardente, la salive épaisse, les déjections rares, puis fréquentes, et diarrhéiques, l’urine âcre et foncée, la peau sèche, terreuse, la respirationd’abord ralentie, puis haletante, l’amaigrissement excessif, et la chaleur s’abaisse à 24“, ce qui est l’indice d’une mort prochaine.

Les individus qui boivent de l’eau sans rien manger de solide résistent bien plus longtemps que les autres aux effets de l’inanition.

Chez tous les animaux qui succombent à une abstinence absolue, la perte de substance dn corps est environ des 4/10 du poids primitif, et des 6/10 dans les cas d’abstinence relative (Anselmier).

*** Dans l’inanition, l’abaissement de la température, qui est environ de 0°,8 par jour, et en rapport avec la diminution de la respiration, progresse tout à coup le dernier jour et descend de 1 4°, ce qui met la chaleur du corps entre 24 et 26° au-dessus de zéro, chiffre le plus faible que puisse offrir un animal à sang chaud.

La mort par inanition a quelquefois lieu au milieu d’une agitation excessive et de mouvements convulsifs bien caractérisés.

Chez ceux qui succombent à l’inanition il n’y a plus de graisse, si ce n’est dans le canal médullaire des os; le système musculaire est fort amoindri ; l’estomac et les intestins sont trèsresserrés ; la muqueuse intestinale est blanchâtre et sèche; tous les viscères, sauf le poumon et le cerveau, sont ir^réduits; il n’y a pins de sang dans les vaisseaux, si en n’est dans les veines

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du ventre, et le corps est très-lent à se putréfier.

Inanition des maladies aiguës. Quaudon soumet les malades atteints de maladies aiguës à une diète trop rigoureuse, et surtout trop prolongée, il en résulte qu’au moment où la maladie entre en résolution, la fièvre, qui avait presfjue disparu, se rallume, s’accompagne d’insomnie, de délire, quelquefois de vomissements bilieux, et la mort peut en être la conséquence.

Thérapeutique. — Après les premiers jours de la diète absolue chez les malades atteints de phlegmasie ou de fièvre intense, il faut donner des boissons fécu- lentes, mucilagineuses et des bouillons, en attendant qu’on puisse donner un petit potage. — Une diète prolongée ne réussit jamais (V. Diète)’. — Dans les maladies chroniques, il en est de même et il faut bien se garder de trop diminuer la quantité d’aliments que prennent les malades. Ici, en particulier, une faible alimentation composée de fécules, de viande, de laitage et de fruits avec un peu de vin est toujours nécessaire.

E^APPÉTENîCE. L’iiiappéteiice ou anorexie, caractérisée par le défaut d’appétit, est le résultat d’un simple malaise, précurseur d’une maladie aiguë ou la conséquence d’une maladie chronique.

Thérapeutique. — Quand l’inappétence annonce l’invasion d’une phlegmasie aiguë, il faut attendre ; mais quand elle est le premier symptôme d’une fièvre muqueuse ou typbo’ide, il faut, d’après ce seul phénomène, donner un vomitif avec 5 centigrammes de tartre stibié dans un demi-verre d’eau.

I1XC.4NÎTATIOM. Procédé de la médecine occulte dans laquelle on agit sur le moral des malades par l’emploi de paroles magiques. C’est une pratique de la sorcellerie et de la démonomanie du moyen âge, qui n’existe plus aujourd’hui sous cette forme. On peut en faire un moyen de médication morale. V. V Introduction.

INICISIFS. Les incisifs étaient des remèdes ainsi nommés par Boerhaave, parce qu’il leur attribuait la propriété de diviser les molécules morbifiques contenues dans les vaisseaux pour en faciliter l’expulsion, absolument comme il y avait des destinés à ouvrir les vaisseaux.

C’est là une vue systématique qui ne repose sur rien de réel. Parmi ces médicaments se trouventles délayants, les adoucissants, les purgatifs et quelques toniques. Dans cette méthode on amollissait d’abord la matière morbifique par la saignée et par les délayants, puis on avait recours aux incisifs pour diviser la matière, et venaient ensuite les apéritifs qui lui ouvraient une issue au dehors.

IXCITABIEITÉ. Faculté des êtres vivants de subir l’action des stimulants. C’est presque un svTionyme de V impressibilité (V. ce mot), mais l’impressibilité est un attribut de la vie, en vertu duquel les tissus reçoivent sans l’in-

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