AIR
âgés de moins de trente ans , et souvent chez les vieillards, où il prend le caractère mélaniqne. L’indolence de la tumeur au début, l’accroissement incessant, et la débilitaiion progressive de l’économie écarteront l’idée d’un engorgement ganglionnaire scrofuleux ou syphilitique (V. Cancers, Mélanoses). Chez les vieillards, la marche des cancers ganglionnaires de l’aine est généralement plus lente que chez les jeunes sujets. V. Ganglioma.
Une tumeur saillante à l’aine et qui suit les mouvements du membre n’appartient pas à l’aine, c’est une tumeur du fémur produiie par une exostose, par un enchondrome, par un abcès circonvoisin de la coxalgie, ou par une luxation ancienne de l’os.
AIR. Fluide gazeux, transparent, insipide et inodore, répandu par toute la nature, dans tous les interstices des atomes constitutifs de la matière, et formant autour de la terre une atmosphère d’environ 60 kilomètres.
L’air, composé en volume de 20,80 d.’oæygène et de 79,20 à’azote, est la source de la vie du globe et de presque tous les phénomènes de la nature telle que nous l’admirons. C’est le pabidum vitæ, et ses altérations par des gàz étrangers, par des miasmes, par des effluves, par des poussières minérales, par des animalcules invisibles, par des sporules infusoires, sont la cause de la plupart des maladies qui affligent l’humanité.
Mais si les maladies peuvent être la conséquence des altérations de l’air atmosphérique, sa pureté, son mélange avec'des substances mé- . dicamenteuses et sa condensation peuvent être, en thérapeutique, d’utiles auxiliaires de la guérison des malades.
De l’ail* e« thérapeutique. Le déplacement et le changement d’air, surtout quand ils ont lieu des villes à la campagne, et sur la mer, sont toujours favorables aux maladies chroniques.
L’air des grandes villes est si défavorable à la prompte guérison des plaies, que les grandes opérations, telles que la kélotomie ou hernie étranglée, l’ablation d’un membre, l’ovariotornie et l’opération césarienne, y réussissent • moins bien qu’à la campagne.
Les miasmes et les poussières végétales ou animales des villes entretiennent les maladies chroniques dans un état de gravité réel, car des maladies chroniques, certainement incurables, s’améliorent à la campagne, et avec l’embonpoint, le teint et les forces reviennent d’une façon surprenante.
Ou guérit à la campagne de maladies qni ne guériraient pas à la viUe.
La gastralgie, la chlorose, la dyspepsie, la langueur, et tout ce qui constitue la malaria urbana, guérissent très-rapidement à la campa-