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gne, loin de l’agitation et de la corruption que l’homme engendre autour de lui.
Il y a une maladie de l’enfance, la coqueluche, qui cesse parfois en quelques jours pille déplacement à la campagne, tandis qu’à la ville elle aurait certainement duré pendant plusieurs mois.
Toutes les maladies chroniques accompagnées d’anémie et dans lesquelles il y a un notable affaiblissement de l’hématose, sont améliorées par le séjour à la campagne.
Certaines eaux minérales n’agissent favorablement sur les malades qui s’y rendent que par l’heureuse influence du changement d’at-, mosphère.
Dans certaines maladies chroniques il vaut mieux aller voir que boire les eaux mmérales.
L’influence de l’atmosphère marine est toujours très- favorable à la phthisie pulmonairé, et les tuberculeux qui peuvent naviguer pendant plusieurs mois s’en trouvent ordinairement bien. - ;
Le changement d’atmosphère par le déplacement du nord vers le sud, conseillé avec tant de raison dans la phthisie, se joint à l’heureuse influence de la température moyenne, dont l’élévation est toujours très-favorable aux malades.
Changer d’atmosphère dans une de ces maladies endémiques, telles que la fièvre intermittente, ou l’hématurie, c’est assurer sa guérison.
La plupart des maladies produites chez l’homme par l’acclimatation dans les pays lointains, guérissent, quand, fort à propos, on sait renvoyer les malades au sein de leur patrie.
Le changement d’atmosphère n’est pas moins utile au moral qu’au physique, car il suffit d’éloigner momentanément le génie malade de l’atmosphère des sots, des jaloux, des envieux et des méchants, pour rendre à ellemême une âme menacée ou déjà atteinte de folie.
Ail* comprimé. La pression atmosphérique évaluée avec le baromètre et mesurée par une colonne de mercure de 28 pouces ou 76 centimètres, charge l’homme d’un poids énorme quoique insensible ; mais ses variations ont une telle influence sur l’organisation qu’on a imaginé de les utiliser eu thérapeutique, et qu’on a essayé de soumettre l’homme à une pression plus forte pour le guérir de l’asthme, de l’hémoptysie, de la bronchite et de la phthisie C’est le traitement par Vair comprimé.
Pour employer l’air comprimé, on a un grand appareil spécial de fer battu résistant, garni de glaces transparentes épaisses, dans lequel sont assis les malades causant ou lisant autour d’une table, et dans lequel ou refoule peu à peu de l’air pour augmenter la pression
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à 1 atmosphère 1/2 ou 2 atmosphères mesurées au manomètre extérieur.
Sous l’influence de l’air comprimé, la respiration s’accélère, le pouls se ralentit, devient filiforme, et si l’on augmente la pression, ce qu’il ne faut pas faire, il se produit des bourdonnements et. des douleurs d’oreilles qui cessent au bout de quekpies minutes.
Jusqu’à une certaine augmentation de pression dans la cloche à air comprimé, il se feit h chaque inspiration une absorption plus grande d’oxygène, mais passé ce degré, la pression ne fait plus rien sur l’absorption de l’oxygène.
Les bains d’air comprimé durent de une à quatre heures et demie et doivent avoir lieu tous les jours. C’est à l’absorption exagérée d’oxygène par les poumons, sous l’influence de séances quotidiennes d’une heure dans la machine à air comprimé, qu’il faut attribuer l’amélioration produite par ce traitement dans la bronchite chronique, dans l’asthme, dans l’hémoptysie et dans la phthisie pulmonaire Q.
Aîr raréfié. Quelques médecins accordent à Vair raréfié des vertus presque semblables à celles de l’air comprimé , et ils explicpent les avantages du dernier en disant que ses effets toniques se produisent an moment de la raréfaction atmosphérique relative qui s’opère par le retour à l’air libre. C’est une opinion à vérifier.
En applkpiant l’air raréfié à la thérapeutique, M. Jourdanet a voulu employer le défaut de pression atmosphérique pour modifier les • rapports des gaz contenus dans le sang, pour faciliter l’exhalation de l’acide carbonique et la conservation de l’oxygène, ce qui augmenterait l’artérialisation du sang □.
On emploie Vair raréfié dans un appareil formé d’une chambre à parois métalliques suffisamment épaisses, éclairée de glaces résistantes, où l’on fait le vide à 55 ou 70 centimètres mesurés au manomètre extérieur, et où l’on place tous les jours, pendant une heure, les malades qui en ont besoin.
Les séances d’inhalation d’air raréfié s’emploient contre V anémie, contre la chlorose, contre la dys-pejjsie, contre les congestions chroniques, contre la leucorrhée, contre la diarrhée, contre la phthisie, etc.
Les bains d’air raréfié, en modifiant le cours des liquides et appelant au dehors des gaz contenus dans l’organisation, activent l’absorption interstitielle et favorisent ainsi la résorption des épanchements internes ou de certains produits morbides I l
Aîrmédieîxial OU Atmodiphère chargée de Tapeiirs médicamenteuses. On emploie souvent pour la thérapeutique des maladies de poitrine la respiration d’un air imprégné d’odeurs
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de vapeurs de gaz ou de poussières médicanieuteuses, telles que le musc, la valériane, l’iode, le goudron, l’acide phénique, les émanations d’une étable ou d’une usine à gaz d’éclairage ; l’éther iodhydrique, les vapeurs arsenicales, les vapeurs nitrées, les poussières d’eau minérale, etc., mais ce sont des procédés curatifs dont il sera question plus loin. V. Inhalation.
Entrée de l’aîr dans les reines. Lorsque l’air s’introduit dans les veines où peut se faire sentir l’aspiration thoracique pendant le cours d’une opération sur le cou ou dans l’aisselle, après une plaie de ces régions ou l’ouverture d’un sinus de la dure-mère, un sifflement caractéristique se fait entendre, et le malade tombe en syncope ou est pris de convulsions tétaniques, et meurt en peu d’instants.
L’air agit, sur le cœur comme agent sédatif et paralyse ses fibres musculaires, parce qu’il est insoluble dans le sang (Oré).
Thérapeutique. — Dans les opérations pour prévenir l’entrée de l’air dans les veines, on évitera de faire exécuter des mouvements qui tiraillent ces vaisseaux. Si une veine un peu grosse se présente, on la liera avant de la couper, si un sifflement léger se produit par suite d’une piqûre de la veine, le chirurgien fera appliquer le doigt d’un aide sur la plaie et liera au besoin. Mais il vaudra mieux laisser un doigt sur la plaie jusqu’à la fin de l’opération et comprimer ensuite, car la ligature des grosses veines est toujours dangereuse.
Si l’air est entré en assez grande quantité pour engendrer de graves désordres, si Une syncope survient, on appliquera le doigt sur la veine ouverte pour empêcher une nouvelle introduction d’air. Ou pratiquera la respiration artificielle sans ou avec trachéotomie (Warren). Mais on devra recourir à. l’électricité le plus vite possible avec un appareil d’induction ; on électrisera par la plaie, ou par une incision faite au cou sur le trajet du pneumogastrique, ou par une plaie faite au thorax (Oré).
AIBELLE OU M’fB.TlLEE, OU BAISEiV DE BOIS. Arbuste indigène de la famille des éricinées, dont les baies acidulés, d’un bleu pourpre, peuvent se manger comme astringent.
AISSEEEE. L’aisselle est une région où s’observent des abcès superficiels et profonds, des abcès par congestion, et différentes tumeurs dont le diagnostic et le traitement méritent d’être indiqués.
Aisselle (ABCÈS de). Il y a plusieurs sortes d'abcès de l’aisselle, les uns tubéreux, les autres superficiels, les autres profonds, et les autres chroniques ou symptomatiques d’une carie osseuse,
I. Abcès tubéreux de Vaisselle. Une inflammation autour des glandes sébacées et sudoripares est ordinairement suivie de la formation d’un ou do plusieurs abcès supeificiels d’uu petit volume qui ne s’accompagnent pas de fièvre.
Une simple cuisson et quelques élance-
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menîs aunonceiit le début d’uii abcès tubérenx ; peu à peu une petite tumeur se forme dans l’épaisseur de la peau amincie, rouge ou violacée, et le foyer s’ouvre huit ou dix jours après le début de la maladie.
TJiérapeutiquê, — C’est la malpropreté entretenue par les sueurs qui cause les abcès tubércux, et on les préviendra par des applications de poudre d’amidon et de lotions savonneuses. Si une ou plusieurs tumeurs se sont développées, on ouvrira les plus volumineuses et l’on appliquera des cataplasmes émollients sur les autres.
IL Abcès sous-cutanés. Les abcès superficiels de l’aisselle sont des abcès chauds sous-cutanés qui succèdent à une plaie non soignée, et quelquefois à un abcès tubéreux.
Thérapeutique. — Au début de l’inflammation, on devra tenter de prévenir la suppuration par une application de cinq à huit sangsues, et l’on ouvrira de bonne heure une issue au pus, trois ou quatre jours après le début de l’inflammation, dès que la fluctuation sera certaine.
III. Abcès profonds de Vaisselle. Lorsque après une adénite profonde datant de dix à douze jours, un ganglion superficiel de l’aisselle roulant encore sous la peau, présente de la fluctuation et vient se présenter pour ainsi dire au bistouri, c’est un abcès énkysté d’un ganglion.
Lorsqu’un ganglion profond est enflammé, le tissu cellulaire de l’aisselle se prend, un empâtement mal limité envahit le creux axillaire, la fièvre s’allume, un abcès se forme, la peau rougit, s’œdématie, et l’on sent une fluctuation profonde.
Quand la suppuration du tissu cellulaire a marché plus vite que celle du ganglion, il y a un véritable phlegmon de l’aisselle fusant de tous côtés, et pouvant aller sous l’omoplate, dans le creux s us- claviculaire , dans le médiastin (Velpeau), ou passant dans la cavité pleurale à travers les espaces intercostaux (Velpeau) .
Les abcès phlegmoneux simples de l’aisselle marchent très-vite, lorsqu’il sont la conséquence d’une inflammation de la bourse séreuse située sous l’omoplate , mais ils sont un peu lents à guérir.
Thérapjeutique. — Si le pus occupe uniquement un ganglion, l’opéi-ation ne presse pas et l’on incisera quand la fluctuation sera évidente.
Si le pus est formé dans un ganglion autour du quel le tissu cellulaire participe à l’inflammation, on'appliquera dès les premiers joui's quinze sangsues, puis des cataplasmes émollients après avoir fait des frictions mercurielles ; on hâtera la suppuration ou on la préviendra par l’application d’un vésicatoire, mais dès que la peau sera rouge et œdématiée, quoique la fluctuation ne soit pas manifeste, on ouvrira le foyer. En principe, les abcès de l’aisselle comme les abcès du cou ne sont jamais ouverts trop tôt (Delamotte).
Les abcès phlegmoneux du tissu cellulaire de l’aisselle, au troisième jour après le début de l’inflammation. doivent être ouverts, dfit-on faire une
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incision dite préventive. Il faut à tout prix éviter que le pus ne fuse ; il n’y a pas même d’exception pour les abcès développés autour des anévrysmes, seulement il est de règle, dans ce dernier cas, d’inciser couche par couche les téguments, et de se tenir prêt à lier l’artère dans la plaie, ou la sous-clavière entre les scalènes.
Lorsque les abcès de l’aisselle ont été ouverts tardivement, il y a souvent stagnation du pus dans le foyer. On n’hésitera pas à faire des eontre-ouvertures, on placera des tubes perforés (Ghassaignac), et comme le tissu cellulaire de la peau de l’aisselle a été détruit, en produisant de vastes décollements, l’abcès sera long à se cicatriser. On pansera avec le cérat styrax, et l’oii tâchera de favoriser le retour de l’embonpoint et la réparation du tissu adipeux do l’aisselle par une bonne nourriture.
Des mouvements légers devront être exécutés par le chirurgien, sur la cicatrice qui se forme, afin de prévenir les rétractions consécutives ; si des brides existaient plus tard, on les sectionnerait par la méthode sous-cutanée. S’il y avait une perte de substance ou une cicatrice trop rétractée, l’autoplastie pourrait devenir nécessaire ; on taillei’ait alors un lambeau sur la paroi antérieure de l’aisselle, et l’on torderait son pédicule pour combler la perte de substance du creux axillaire.
IV. Abcès chroniques et abcès par congestion de Vcdsselle. Des abcès ganglionnaires consécutifs à la fonte tuberculeuse d’un ganglion, des abcès circonvoisins produits par une arthrite scapulo-humérale, ou une nécrose de l’omoplate, des abcès par congestion après une carie ou une arthrite cervicale, et meme un abcès dans les médiastins qui a suivi les vaisseaux sousclaviculaires et axillaires, proéminent quelquefois dans l’aisselle. Indolents en général, manifestement fluctuants, ils se reconnaissent à la lenteur du développement, à l’absence de réaction fébrile, et aux signes de la maladie qui leur a donné naissance, lels que l’arthrite, la carie,, et les nécroses des os voisins.
Thérapeutique. — ^ On traitera suivant les règles thérapeutiques convenables pour les abcès chroniques, les abcès froids et les abcès par congestion. V. Abcès.
Aisselle (Tumeurs de). Toute tumeur qui suit les mouvements du bras, lorsque l’articulation est saine et peut exécuter tous ses mouvements, est une tumeur de V humérus, produite par un enchondrome, parmi ostéosarcome, par une exostose ou par une luxation récente ou ancienne.
Une tumeur siégeant dans l’aisselle et soulevant le muscle grand pectoral, réductible, animée de battements isochrones à ceux du pouls, ou qui a présenté à un moment ces caractères, produisant raflaiblissement du pouls radial, et une néiTalgîe localisée au nerf médian ou étendue aux nerfs du bras, est un anényrysme artériel de rartère'axillaire.
Quand un anévrysme axillaire est devenu le siège d’une inflammation, le diagnostic avec
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les abcès de l’aisselle est exlrêmement difficile, mais rexploration de la tumeur à l’aide du sphygmographe, la durée de la maladie, les signes antérieurs, pourront éclairer la nature du mal. Y. Anévrysme.
Une lumeur pulsatile , réductible, avec frémissement vibratoire ou trille, se propageant dans les veines et diminuant pendant l’inspiration , est un anévrysme artérioso-veineux. Un œdème, des varices et l’hypertrophie du bras complètent le diagnostic. Y. Anévrysme.
Une tumeur molle, dépressible, soulevant le muscle grand pectoral, présentant une certaine réductibilité diminuant par l’inspiration, accompagnée de varices du bras, est une va7'‘ice de la veine sous-clavihx et axillaire (J. L. Petit). On a pu confondre une de ces tumeurs avec un cancer encéplialoïde. Mais ce sont les varices du bras, la réductibilité de la tumeur qui ont permis d’établir le diagnostic (Nélaton). Y. Yarices.
Plusieurs tumeurs successives, dures, douloureuses, chaudes, du volume d’une petite noisette, suppurant trois à huit jours après le début de l’inflammation, constituent les abcès tubéreux de l’aisselle. Y. ce mot.
Une tuméfaction douloureuse , chaude, rouge, mal circonscrite, de l’aisselle, tendant k s’étendre, compliquée de fièvre et d’embarras gastrique, produite par une écorchure de la peau, un intertrigo, ou un abcès tubéreux, est un abcès sous^cutané circonscrit ou tendant à fuser. Y. Abcès de l’aisselle.
Une tumeur molle, fluctuante, peu douloureuse au toucher, précédée de douleurs vives vers l’omoplate, quelquefois d’un peu de fièvre, est un abcès chronique consécutif à une inflammation de la bourse séreuse, située sous l’omoplate ou d’une périostite de. cet os, ou d’une arthrite scapulo-humérale, oumême d’un abcès du médiastin. Cette tumeur, lorsqu’elle se développe vite, peut être confondue avec une adénite suppurée. Y. Abcès profond de l’aisselle.
Une tumeur dure douloureuse, roulant sous le doigt, puis immobile au milieu des tissus empâtés, et finissant par produire, du dixième au quinzième jour, une rougeur de la peau, un empâtement œdémateux de la région mammaire, j et accompagnée de fièvre et de frissons erratiques, signe caractéristique de suppuration profonde, précédée d’une plaie ou d’uiie angioleucite du membre supérieur, est une adénite suppurée.
Une tumeur dure, lobulée, indolente, sans œdème du bras et sans lésion cancéreuse sur le membre, coïncidant avec d’autres tumeurs au cou, est une adénite chronique.
Une adénite chronique développée rapi-