I^JE
Pour les injections vaginales et les lavements, le meilleur instrument est la seringue Éguisicr.
Injection d'acétate de plomb pour l’urèthre, dans les blennorrhagies, 5 grammes pour 500 grammes d’eau. (Ricord.)
O U bien, eauderose,\f>tS grammes; acétate deplomh cristallisé, 3 grammes. Contre la blennorrhagie 0-
Ou bien, eau de rose, 1 litre; acétate de plomb cristallisé, 10 grammes (Ricord). Contre la vaginite f+l.
Injection alcaline vaginale. Eau, 1 litre; bicarbonate de soude, 4 grammes FFI.
Injection d'alun pour l'urèthre (Ricord). Eau de rose, 150 grammes; alun, 1 gramme. Contre lablennorrhée
Injection d'alun pour le vagin (Ricord). Eau,l litre; alun, 10 à 15 grammes. Contre la vaginite f+l.
Injection astringente (Ricord). Eau de rose,200 gr.; sulfate de zinc, 1 gramme; tannin, 1 gramme. Contre la blennorrhagie f+l.
Injection astringente au tannin. Eau distillée, 250 grammes; tannin, 1 gramme. Contre la blennorrhagie chronique 1+1.
Injection astringente de noix de galle. Eau,125 gr.; noix de galle, h grammes. Faites bouillir et réduisez à moitié. Contre la blennorrhagie [+1.
Injection auriculaire. Huile d’amandes douces, 15 grammes ; huile de cajeput, 7 grammes; camphre,
4 grammes. Contre la surdité [+]■
Injection acoustique.
Baume du Pérou tO gouttes.
Infusion d’hyperieum . 100 grammes.
Teinture de musc. ....... 2 décigrammes.
Essence de roses . 5 centigrammes.
Faites deux ou trois fois par jour des injections dans les oreilles. Surdités accidentelles.
Injection calmante. Morelle, 15 grammes; pavot, 15 grammes; eau, 500 grammes. Faire bouillir et ajouter : opium, 5 centigrammes Q-
Injection calmante laudanisée. Décoction de guimauve, 500 grammes; laudanum, 15 grammes. Contre la blennorrhée P^.
Injection calmante belladonée. Belladone et stramome, chaque, 15 grammes. B'aire bouillir dans 750 grammes d’eau, et réduire à 500 grammes. Contre les douleurs de matrice [+1.
Injection caustique au nitrate d’argent (Ricord). Eau distillée, 30 grammes; nitrate d’argent, 3 grammes. Pour faire avorter la blennorrhagie, en injectant quelques gouttes à l’entrée du canal de l’urètre PI..
Injection de nitrate d'argent. Eau distillée, 125 gr.; nitrate d’argent, 5 centigrammes. Contre la blennorrhagie ancienne de huit à quinze jours PI.
Injection chlorurée. Eau, 500 grammes; ctilorure de Labarraque, 30 grammes. Contre les écoulements muqueux du vagin f+l.
Injection avec le cubèhe. Eau bouillante, 500 grammes; poivre cubèbe, 50 grammes. Contre la vaginite f+1.
Injection iodée (Velpeau). Eau distillée, 100 grammes; teinture d’iode, 50 grammes [+1.
Injection iodurée. Iode, 2 grammes; solution saturée d’iodure de potassium, 100 grammes. Contre l’hydrocèle, les abcès froids ou par congestion et dans les kystes de l’ovaire [+1-
INQÜ
Injection irritante au lun.Yia rouge chaud^SOG gr.; alcool^ 30 grammes; dans l’hydrocèle [TJ-
Injection irritante de roses rouges. Vin, 1 litre; roses rouges, 50 grammes. Faire bouillir et passez.
Injection au sulfate de zinc laudanüée. Eau, 200 grammes ; sulfate de zinc, 1 gramme ; laudanum,
2 grammes. Contre la blennorrhagie chronique m.
Injection d’acide pliénique. Acide phénique, 1 gr.; eau, 1 litre. Dans le cancer de l’utérus et du rectum, dans l’angine couenneuse 1+ +|.
- Injection de coaltar saponiné. Teinture de coaltar saponiné, 25 grammes; eau, 1 litre. Dans l’angine couenneuse et la diphthéritc cutanée 1+ +1.
Injections hypodermiques. T. EnDER- MiQUE et Hypodermique.
ItVi^ÉlTÉ. Propriété qu’ont les êtres vivants de créer, par la génération, des modifications individuelles, de forme, de couleur, de taille, d’instinct, etc., qui se transmettent comme type de race ou d’individus, mais qui ne détruisent pas la forme invariable de l’espèce (P. Lucas). Ce que produit l’innéité est transmis par l’hérédité, et c’est ainsi que les maladies héréditaires s’engendrent et disparaissent. En effet, quand une maladie tient une famille en puissance, l’innéité d’une nouvelle manière d’être peut la sauver, de même que lorsqu’elle n’a aucune maladie héréditaire, c’est liiméité qui peut la lui apporter. V. Hérédité.
in^ocuLATiON. Variété de la méthode en-' dermique au moyen de laquelle on fait pénétrer dans l’organisme, à l’aide de piqûres audessous de l’épiderme, des substances actives qu’on ne veut pas introduire dans l’estomac. Avant la découverte de la vaccine, c’est parl’moculation du virus de U variole, importée de Constantinople par lady Montagu, en 1673, qu’on se préservait de -cette fièvre éruptive, mais aujourd’hui cette pratique est remplacée par l’inoculation du virus- vaccin (V. ce mot). — L’inoculation de lasypliilis, imaginée par Auzias- Turenne pour ceux qui viennent de contracter la syphilis, est, en Suède et eu Italie, sous le nom de syphilisation (V. ce mot), une pratique trèsrépandue. — L’inoculation de la clavelée chez les moutons, exàe. la pneumonie contagieuse des bêtes bovines, est constamment pratiquée par les vétérinaires, et il est probable qu’on trouvera dans cette méthode le moyen de guérir toutes les maladies virulentes.
L’inoculation de substances médicamenteuses, telles que la morphine (Lafargue) et l’atropine, au moyen de nombreuses piqûres avec une aiguille trempée dans une solution saturée de sel, permet de faire absorber ces narcotiques à la minute ' et est très-utile dans les névralgies et dans quelques douleurs rhnmatismales.
nîQL iÉTCDE. Agitation et douleurs vagues de tout le corps et surtout des membres inférieurs indiquant un état nerveux moral ou phy-
INSO 801
sique et en rapport avec un faible état morbide.
IIV'SECTICIDE. Poudres employées pour la destruction des pouxdela tête, des poux du pubis, de l’acarus des galeux, des punaises et de tous les petits insectes nuisibles. Parmi elles se trouvent la poudre de pyrèthre du Caucase, que l’on insuffle sur les matelas et dans les bois de lit et dans les murailles la poudre de camo¬
mille □, de staphisaigre Q, l’essence de térébenthine en frictions, la benzine, l’huile de naphte, etc.
y. Anesthésie.
iNigiOLATiox. L’insolation est caractérisée par des douleurs de tête vives, quelquefois accompagnées d’étourdissement, de délire et de perte de connaissance, dus à une forte congestion cérébrale. V. ce mot.
Thérapeutique. — La perte de connaissance ou le délire, provoqués par l’insolation, doivent être traités par la saignée du bras, par les sinapismes sur les membres inférieurs et par les applications d’eau froide sur la tête. V. Galesture.
iiKSOimiE. Le sommeil se perd souvent chez ceux qui ont beaucoup travaillé, ou chez lesquels ont lieu de vives préoccupations d’affaires.
Thérapeutique. — Les opiacés, les solanées vireuses et les antispasmodiques sont les moyens à employer contre Tinsomnie.
Le poivre cubèbe, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme par jour, est un excellent remède.
Le sirop de chloroforme guérit quelquefois l’insomnie.
Mélange sopoiHpque pour usage externe.
Extrait de belladone.
Extrait d’opium . ] ^ grammes.
En frictions tous les soirs sur la tempe et recouvrir de taffetas ciré.
FORMULAIRE DE L’INSOUXIK.
Morphine, de 1 à 5 centigrammes, le soir en pi- Inles Ê-
Acétate de morphine, 1 à 5 centigrammes, le soir en pilules [+1.
Sirop (T acétate de morphine, 30 grammes, le soir. Sulfate de morphine, 2 à 5 centigrammes m. Sirop de sulfate de morphine, 30 grammes. Chlorhydrate de morphine, 1 à 5 centigrammes. Codéine, 20 centigrammes f+l.
Extrait d’opium en pilules, 1 à 10 centigrammes. Sirop d'extrait d’opium, 30 grammes [+1.
Sirop diacode, de 15 à 30 grammes I-h -h. Cynoglosse en pUules, de 10 à 30 centigrammes. Diascordium, de 2 à 6 grammes (3- Laudanum de Sydenham, de 10 à 20 gouttes m. Laudanum de Rousseau, de 5 à 15 gouttes. Narcéine, en pilules de 10 à 15 centigrammes [3- Pilules de codéine.
Codéine. .......... ) ..a-*..
Thridaee . -
Poudre de guimauve . q. s.
F.s.a. quatre pilules. A prendre une chaque jour [3‘
ÏNTE
Exh’aü alcoolique de lactucarium.
Pulyérisez grossièrement le lactucarium, faites le macérer peudant quelques jours avec quatre fois son poids d’alcool à 56° centésimaux, passez avec expression et filtrez. Versez sur le marc la même quantité d’alcool, et, après une nouvelle macération, passez de nouveau avec expression et filtrez, réunissez les teintm-es, distillez pour en retirer tout l’alcool; évaporez le résidu au bain-marie en consistance d’extrait, et achevez la dessiccation à l’étuve [3 (Aubergier).
Sirop de lactucarium, A prendre tous les soirs, à la dose de 30 à 60 grammes PI.
I^SUFFISAIVCE. Lorsque par inflammation, ou par suite des incrustations calcaires produites par la vieillesse, les valvules des orifices du cœur ne peuvent se redresser et fermer les ouvertures cardiaques, on dit qu’elles sont insuffisantes, et cela caractérise les insuffisances des orifices du cœur. V. Coeur, Endocardite.
IN1TE91PÉRIE. Le mélange des quatre humeurs, le sang, la pituite, la bile et l’atrabile en proportions différentes de l’état normal constituait, au temps de Galien, une intempérie. C’est une expression inusitée aujourd’hui et tombée dans le domaine de l’histoire,
ÎXTERCALAIRE. Dans la doctrine des crises et des jours critiques (V. ces mots) il y a des jours qui sont réputés critiques parce que, ces jours-là, se montre le phénomène par lequel se jugent les maladies. Les jours où n’ont pas lieu les crises sont les jours intercalaires. Ce sont les troisième, cinquième, neuvième, treizième, dix -neuvième , etc.
iiKTEi&CERREMT. Phénomène morbide ou maladie apparaissant comme complication dans le cours d’une maladie en voie d’évolution,
lA'TERMB'ffTEA’CE. La réapparition d’un phénomène morbide, à des intervalles, réguliers ou irréguliers, constitue V intermittence.
*** L’intermittence d’un symptôme indique souvent la nature et le traitement des maladies au milieu desquelles il se manifeste.
*** Des symptômes intermittents, venant d’une façon régulière tous les jours et sans réaction fébrile, indiquent une fièvre larvée. V. Fièvre INTERMITTENTE et NÉVRALGIE.
A côté des intermittences régulières et périodiques il y a des intermittences irrégulières qui ne sont d’aucune utilité pour la thérapeutique, ainsi sont les intermittences du cœur et du pouls. Les intermittences des spasmes ou convulsives de quelques névroses, et l’intermittence de l’incontinence des urines.
Quand l’intermittence est périodique et régulière, venant tous les jours, tous les deux jours ou deux fois par jour, à peu près à la même heure, elle oblige ordinairement à recourir à l’usage du quinquina ou de la quinine.
INTE
Lorsqu’au milieu d’une fièvre ou d’une maladie aiguë il se montre un symptôme régulièrement intermittent, il faut le combattre par les préparations de quinine et de quinquina.
Les douleurs de névralgie venant tous les jours à la même heure, guérissent très-bien par le sulfate de quinine.
*** L’intermittence nocturne, régulière, d’une douleur, ayant les os pour siège, indique ordinairement une diathèse syphilitique et exige l’emploi d’un traitement mercuriel ou ioduré,
IIVTERTRIGO. Inflammation de la peau eau sée par le contact de deux parties contiguës ou par l’irritation d’un produit de sécrétion comme l’urine, la sueur ou les larmes.
L’intertrigo existe surtout chez les personnes grasses, dans l’aisselle, au cou, entre les cuisses et à la marge de l’anus, et il se complique souvent d’eczéma ou d’impétigo.
Thérapeutique, — Contre l’intertrigo, il faut proscrire des applications de poudre d’amidon, de lycopode ou de sous-nitrate de bismuth, — des lotions avec de l’eau blanche, — d’eau alcolisée, — d’eau de Cologne, — de liqueur de Gowland, — d’eau de goudron, — d’émulsion de sublimé corrosif, 10 centigrammes pour 300 grammes d’émulsion.
INTESTIN (Maladies de l’). Les intestins sont le siège de lésions et de maladies trèsvariées. Ce sont les concrétions, — les déchirures, ■— le caneer, — V étranglement interne ou iléus, — les hernies, — • {'inflammation ou entérite, — les invaginations, — les plaies, — les rétrécissements, etc. V. Entérite, Hernies, Invagination, Cancer.
Intestin (CONCRÉTIONS DE l’). Des concrétions calcaires se forment assez souvent dans l’intestin de l’homme sous l’influence d’un calcul biliaire tombé dans cet organe, ou d’un corps étranger qui se recouvre de matières animales et calcaires.
Chez les animaux, les concrétions intestinales sont très-fréquentes et sont connues sous le nom de bézoards.
Les concrétions intestinales sont formées de matières animales, de carbonate de magnésie et de phosphate de chaux entourant un noyau de fruit ou un morceau d’os (Morand), un pépin de fruit ou un corps étranger quelconque.
H y a des concrétions de différent volume et de différent poids, depuis 10 et 20 grammes jusqu’à 1 et plusieurs kilogrammes.
%* Les concrétions intestinales sont tantôt dures, tantôt spongieuses, plus ou moins dures, friables, brunes rougeâtres ou blanches, et toujours recouvertes d’aspérités plus ou moins fortes.
%* Chez les paysans qui mangent du pain d’avoine il y a souvent des calculs avénacés forniés de ligneux, recouvcrl de matière orga-
INTE
nique (Monro, Marcel). On a quelquefois appelé ces calculs œgagrophües, par comparaison avec les calculs formés de boules de poils chez les bœufs qui, léchant leur peau, avalent des poils.
Des douleurs fixes, aiguës ou erratiques, avec constipation ou alternance de constipation et de tÛarrhée, de la gêne au cours des matières stercorales et quelquefois une obstruction intestinale avec tumeur dure et molle du ventre, indiquent une concrétion de l’intestin.
Les accidents produits par les concrétions de l’intestin sont souvent suivis de l’excrétion d’une ou de plusieurs pierres par l’anus, mais chez c|uelques individus la mort est la conséquence de l’entérite, de l’obstruction ou de la perforation intestinale.
Il y a des concrétions de l’intestin qui ne sont autres que les dépôts calcaires formés autour d’un calcul biliaire arrêté dans l’intestin.
Les grosses concrétions et les gros calculs des intestins causent des accidents qui sont communs à toutes les occlusions intestinales (Y. ce mot) . Lorsque les calculs arrivent dans le rectum, ils causent des accidents analogues aux corps étrangers. V, Corps étrangers.
Thérapeutique. — Il faut purger les malades à plusieurs reprises pour tâcher d’évacuer les concrétions de l’intestin ; mais si l’on ne peut y réussir, il faut prescrire les boissons délayantes de petit-lait, la cure de raisin ; — les eaux de Wiesbaden, de Niederbronn, de Kissingen et de Tœplitz.
Si les concrétions arrivent au rectum et ne peuvent en sortir, il faut les extraire avec des tenettes ou avec une curette. On fera des injections forcées dans le rectum (J. Gloquet) pour favoriser l’expulsion des calculs du gros intestin, — Au besoin même, si leur volume est très -considérable, on est obligé de fendre l’anus.
Intestins (DÉCHIRURES DES). Une COntusion sur l’abdom.en ou sur une hernie détermine quelquefois une rupture des intestins ; une péritonite suraiguë et un épanchement circonscrit de matières intestinales, une péritonite locale, une péritonite herniaire, suivent ces lésions. V. Anus contre nature.
Thérapeutique. — On traitera comme une plaie des intestins sans issue de l’anse blessée au dehors, s’il y a contusion de l’abdomen.
Si une contusion a porté sur une hernie, on ne réduira pas l’intestin, et si l’inflammation augmente, s’il se forme un abcès stercoral, on ouvrira et l’on établira un anus contre nature. Lorsqu’il y aura un épanchgment de sang abondant et une douleur vive, il serait peut-être préférable de faire l’opération de la hernie étranglée de bonne heure ; on ferait ensuite une suture de l’intestin (X". Plaies DES isTESTixs), OU bien on établirait im anus artificiel.
Intestin (ÉTRANGLEMENT INTERNE DE L’). Une violente douleur du ventre, avec hoquet, constipation, vomissements bilieux et stercoraux, ballonnement du ventre et petitesse
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du pouls, annoncent un étranglement interne de l’intestin.
L’étranglement de l’intestin qui se fait à travers les ouvertures de la paroi du ventre constitue la hernie, mais quand ce viscère se roule sur lui-même ou passe sur une bride accidentelle formée dans le péritoine; quand il est comprimé par une tumeur de la rate ou de l’utérus, quand une tumeur située dans ses parois, cfuand des concrétions intestinales, biliaires, stercorales, un paquet d’ascarides ou un amas de noyaux de fruits oblitèrent son calibre, il en résulte un obstacle au cours des matières qu’on appelle étranglement interne.
On guérit quelquefois d’un étranglement interne, lorsque le cours des matières stercorales peut se rétablir, mais cela est rare ; dans les cas d’obstacle par dégénérescence organique le mal est absolument incurable.
L’étranglement par obstruction stercorale ou par un amas de corps étrangers est celui qui laisse le plus de chances de guérison aux malades.
Dans l’étranglement interne de l’intestin, les malades meurent soit par péritonite consécutive à la lésion intestinale, soit par l’asphyxie qui résulte du refoulement du diaphragme par le météorisme, V, Occlusions intestinales.
Thérapeutique. — L’étranglement interne, causé par une obstruction stercorale ou par l’arrêt d’un corps étranger quelconque, doit être traité par les purgatifs.
Si r étranglement interne s’accompagne de péritonite, il faut faire une saignée du bras ou appliquer des sangsues sur le ventre,
La belladone en extrait, 5 à 10 centigrammes à l’intérieur et en frictions sur le ventre, est très-utile dans l’étranglement interne.
Des applications de glace dans un large coussin de caoutchouc vulcanisé sur le ventre, des boissons glacées et des lavements froids peuvent guérir l’étranglement interne ,
L’application du marteau chauffé à l’eau bouillante et appliqué sur le ventre peut guérir l’étranglement interne en provoquant un violent spasme de l’intestin.
Le massage guérit bien les étranglements internes dus à une obstruction stercorale.
L’électricité, employée avec un excitateur dans l’abdomen et l’autre sur l’abdomen, peut rendre des services et faire disparaître un étranglement interne.
Dans l’étranglement interne, il faut, si le météorisme est trop considérable, faire la ponction de l’intestin à travers les parois du ventre au moyen d’un trocart capillaire, pour donner issue aux gaz et prévenir l’asphyxie (Piedagnel).
Quand tous les moyens opposés à un étranglement interne ont échoué et qu’il n’y a pas de maladie organique cancéreuse, il faut faire la gastrotomie et former un anus contre nature. V. Occlcsiox ixtes=»
irXALE.
Intestins (PLAIES DES),
4° Plaies par instruments piquants, tran^-
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chants et contondants. — Les plaies des inteslins ont lieu, l’intestin étant sorti au dehors k travers une plaie de l’abdomen ou l’intestin étant encore enfermé dans la cavité abdominale.
Les plaies de l’intestin sont longitudinales, transversales, bornées à une simple fente ; ou bien il y a section incomplète qui ne tarde pas à se compléter, ou bien il y a section complète.
Les plaies qui existent sur des intestins sortis à travers une plaie de l’abdomen ne sont pas difficiles à reconnaître, et suivant qu’il y a une plaie transversale ou une plaie longitudinale de l’intestin, il y a une ouverture elliptique dans le sens du diamètre de l’anse intestinale ou dans le sens de son axe.
Les plaies existant sur une anse intestinale accolée à la paroi abdominale, ou demeurées dans le voisinage de la plaie, sont reconnues aisément par l’issue de matières alimentaires ou de matières fécales, suivant le point de l’intestin sur lequel la blessure a porté.
Les plaies des intestins restés dans l’abdomen et qui ne sont pas accompagnées d’épanchement de matières intestinales, sont plus souvent soupçonnées que diagnostiquées. Les vomissements et une douleur vive n’indiquent pas que l’intestin a été blessé, mais la présence de sang dans les vomissements et dans les selles est un indice que l’estomac ou l’intestin ont été atteints ; la tympanite est quelquefois un signe précieux, surtout lorsqu’on voit en même temps des gaz sortir par la plaie de l’abdomen.
Les plaies des intestins sont souvent compliquées, au moment de leur production, par une plaie des autres viscères. V. Foie (Plaies du). Rate (Plaie de la), Vessie (Plaies de la). Estomac (Plaie de l’). Abdomen (Plaie
DE l’).
. Les épanchements de sang dans l’abdomen, les épanchements de matière intestinale, la péritonite suraiguë, les abcès stercoraux, l’anus contre-nature, sont les complications immédiates et consécutives des plaies des intestins.
Les plaies des intestins peuvent être multiples, ce qui aggrave leur pronostic, et elles se terminent par des fistules stercorales cutanées ou muqueuses ; ainsi il y a des fistules vésicointestinales et des fistules vagino-intestinaîes.
Une plaie d’intestin qu’il est impossible de découvrir, et qui est enfermée dans l’abdomen, peut guérir spontanément si elle est petite, si une hernie de la muqueuse l’oblitère, si la solution de continuité adhère à la paroi abdominale (A. Cooper), si l’épiploon forme bouchon et adhère à la plaie (Theden), enfin si les ans^ intestinales s’agglutinent entre elles. Mais le plus souvent les malades meurent à la suite dfô complications-
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Thérapeutique. — Un individu atteint de plaie de l’abdomen et de plaie des intestins doit être tenu au repos et à la diète absolue, puis à la diète aux bouillons. — Lorsque des sutures ont été faites, on nourrira seulement quand les fils auront été retirés, A ce moment on pourra donner un purgatif léger. Si une plaie a été produite au moment où le malade venait de manger, on le fera vomir (Boyer), soit en titillant la luette, soit en administrant 10 centigrammes d’émétique, mais ce sera seulement dans les cas où l’on ne pourra pas faire la suture intestinale.
Lorsque l’intestin blessé est resté dans l’abdomen, il faut attendre et diriger le traitement contre la complication. V. Épanchement de l’abdomen.
Lorsque la plaie a été produite par un instrument piquant, cette conduite est surtout indiquée.
Aller à la recherche d’un intestin blessé (Heister) est une opération qui ne doit pas être tentée (Boyer). Toutefois, si une anse intestinale sortie est saine et s’il y a des signes évidents d’une plaie de l’intestin, ou est autorisé à tirer sur l’intestin pour l’examiner et chercher la plaie. Cependant il ne faut pas tirer sur
l’intestin au delà de certaines limites que la prudence indiquera.
Première indication. — Plaies longitudinales et transversales. — Dans les cas ou l’intestin blessé est
au dehors, si une plaie a moins de un centimètre de longueur, on passera une anse de fil dans le mésentère et l’on maintiendra l’intestin réduit en arrière de la paroi abdominale (Palfyn, Scarpa, Boyer).
Si la plaie est plus étendue, on fera l’opération suivante :
On rentre en dedans les lèvres de la plaie, on passe les fils transversalement à travers les deux lèvres de la plaie ainsi recom-bées et l’on place assez de fils pour que la muqueuse ne fasse pas hernie dans leur intervalle. On coupe près des nœuds et Ton l'éduit
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rintestin, ou bien ou laisse les fils pendre au dehors, rintestin étant resté accolé à la paroi abdominale (Jobert).
On peut aussi faire la suture suivante avec avantage : On passe une aiguille à travers l’intestin, à 3 millimètres au delà des bords de la plaie, au niveau d’un de ses angles, on enfile une aiguille à l’autre
Fig. 284. — ^ Suture de Gely. — Les fils passés au moyen des aiguilles continuaut des points alternativement sur l’une et sur l’autre lèvre de la plaie sont prêts à être serrés. (Nélaton.)
bout du fil; on fait un point piqué de chaque côté et l’on croise les aiguilles qui, de cette façon, font un point piqué successivement sur chacune des lèvres de la plaie, et l’on serre à mesure (Gely), l’intestin est réduit et la plaie de l’abdomen refermée. Quelques jours plus tard, les points de suture tombés dans l’intestin sont rendus par les selles (fig. 283, 284, 285).
Ces deux procédés de suture par adossement des séreuses, et le dernier en particulier, valent mieux que la suture entrecoupée après section de la muqueuse et rapprochement des parties avivées (Moreau Boutard).
La suture à surget et la suture en surget avec un fil double terminé, en guise de nœud, par un petit rouleau de toile qui est arrêté en dedans de l’intestin, et arrêté à l’autre extrémité par un nœud avec le fil dédoublé (Reybard), la suture à aiise (Ledran), ne valent pas la suture avec adossement des séreuses.
On peut faire la suture à l’aide d'une plaque de bois trouée de 30 à 35 millimètres de long sur 15 à 20 millimètres de large, introduite dans l’intestin ; une anse de fil étant passée au milieu de cette plaque et laissant entre ses bouts un écartement de 4 millimètres et armée d’une aiguille à ses deux extrémités, on traverse les deux lèvres de la plaie et l’on réunit l’intestin; les deux chefs du fil sont noués au devant | de la plaie sur un rouleau de diachylon, et les deux j lèvres de la plaie intestinale sont ainsi rapprochées et maintenues en contact avec la paroi abdominale. Au deuxième jour, on coupe le fil, et le lendemain on le surlendemain la plaque de bois est rejetée par les seUes (Pœybard). Ce procédé n’est que la modification de la suture à anse (Palfyn, A. Cooper et Scarpa) ; la réunion se fait parce que l’intestin est maintenu au niveau de la plaie.
La suture à anse, après le rapprochement de la
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plaie comme avec l’adossement des séreuses (procédé Jobert) et avec la rescision de la muqueuse (Moreau Boutard), n’est pas un procédé autrement avantageux que celui de Gely.
La suture à points passés se fait avec une aiguille droite ou se pratique comme pour les téguments. On passe obliquement le fil d’une lèvre de la plaie à l’autre, en commençant à 4 millimètres en dehors des bords de la plaie ; on réduit l’intestin et on laisse passer au dehors les deux extrémités du fil (Bertrand!). Lorsqu’on retirera les fils, on tirera sur eux en sens opposé ; pour cela, on se servira des fils doubles de coloration différente en pratiquant la suture (Béclard) Lorsque l’intestin est blessé en travers, et quand la plaie est petite, les procédés employés pour les plaies longitudinales sont bons.
Interposer un bouchon d’épiploon dans la plaie et pratiquer la suture à anse (Jobert), peut être fait lorsqu’on a l’épiploon dans lé voisinage de la plaie.
Le procédé des quatre maîtres, c’est-à-dire la réunion de l’intestin par-dessus une trachée artère d’animal, ou une canule de sureau, et combinée à la suture entrecoupée, malgré les tentatives de l’Académie de chirurgie (Duverger), est aujourd’hui abandonnée. — Réunir par-dessus une carte roulée (Sabatier), n’est pas un meilleur moyen.
Pour les plaies transversales, on peut appliquer la suture Gely ; — la modification qui consiste à appliquer deux épingles à insectes traversant l’intestin sur plusieurs points, de façon à simuler une aiguille passant dans une étoffe pour y faire une reprise, et qui sont attachées à deux fils, puis une suture en surget passant sous tous les points découverts des deux épingles (Bouisson), est un procédé moins avantageux que la suture de Gely. Les fils sont laissés dans la plaie de l’abdomen ; on retire d’abord les fils qui réunissent la plaie, puis les épingles qui sont amenées au dehors par les fils qui sont attachés à leur tête.
Deuxième indication. — Section transversale de l'intestin. Lorsque l’intestin est totalement ou largement divisé en travers, ou même dans le cas de simple plaie transversale, on fera :
L’invagination du bout supérieur de l’intestin dans l’inférieur (Ramdhor), et mieux l’invagination du bout supérieur de l’intestin dans le bout inférieur retourné en dedans (Jobert).
Le procédé de Ramdhor est abandonné ; le procédé de Jobert est plus avantageux :
1° Lorsque la division est complète, on dissèque, dans une étendue de 1 centimètre et demi, chaquebout de l’intestin du mésentère.
Deux fils, munis aux deux bouts d’une aiguille à coudre, traversent le bout supérieur de l’intestin en deux points opposés.
On renverse les bords du bout inférieur de l’intestin en dedans dans une étendue de 1 centimètre, on traverse avec les quatre aiguiUes le bout de cet intestin ainsi invaginé dans lui-même, on rapproche les deux bouts de l’intestin; on serre, on laisse les fils entiers, ils sont maintenus dans \m angle de la plaie de l’abdomen et l’on tire sur les fils le quatrième jour ; on panse la plaie de l’abdomen avec des bandelettes de diachylon.
2° On peut faire l’adossement des séreuses à l’aide de trois viroles métalliques. Une virole métallique, la plus grande, est placée dans le bout inférieur
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renversé en dedans, une virole plus petite est placée dans le bout supérieur renversée en dedans, une virole plus petite et haute de 1 centimètre est placée à la fois dans le bout supérieur et le bout inférieur. Deux anses de fils placés en deux points opposés réunissent les trois viroles à travers l’intestin ; on coupe le fil près du nœud et l’on réduit l’intestin (Denans); les viroles sont éliminées avec les selles, Cette opération est bonne, mais on n’a pas toujours sous la main l’appareil instrumental nécessaire pour la pratiquer.
3“ L’opération suivante est une méthode du même ordre, mais elle est moins bonne et n’a pas été appliquée sur le vivant.
Une virole en forme de bougie, longue de 2 centimètres, est introduite moitié dans le bout supérieur invaginé, moitié dans le bout inférieur. On place un anneau élastique par-dessus les deux bouts des intestins rapprochés (Baudens), L’intestin pressé par l’anneau de caoutchouc tombe en gangrène, et c’est là un grave inconvénient.
4” Il est plus simple de traverser obliquement les lèvres de la plaie du bout supérieur de l’intestin avec une aiguille qui pénètre obliquement dans les tuniques en respectant la muqueuse, et de traverser de même le bout inférieur légèrement incliné en dedans, comme le bout supérieur ; on place plusieurs fils et l’on serre (Lembert) j on laissera les fils entiers et on les placera dans un angle de la plaie de l’abdomen, et on les retirera du quatrième au cinquième jour.
Dans toutes les opérations d’invagination, il est de la plus haute importance de reconnaître le bout supérieur du bout inférieur ; pour distinguer le premier, on examine de quel côté l’écoulement des matières intestinales a lieu et de quel côté la muqueuse fait hernie ; le bout d’intestin le plus flétri est eu général le bout inférieur, Il ne faut pas non plus laisser de vaisseaux du mésentère ou de l’intestin divisés ; on les lie et on laisse pendre le fil dans l’intestin (Ramdhor).
Indications générales. Quelle que soit la suture que l’on pratique sur l’intestin, avant de l’appliquer il convient de bien laver l’intestin, de tordre les vaisseaux qui donnent du sang.
On se sert d’un fil ciré et d’aiguilles un peu courbes et peu tranchantes. Qu’on laisse l’intestiu rentrer profondément ou qu’on le laisse au niveau de la plaie avec les fils entiers, on réunit la plaie de l’abdomen par première intention, sauf en un point dû passent les fils, si l’on a fait la suture à anse, la suture de Reybard, etc. On panse à l’eau froide et l’on tient les malades au repos et à la diète absolue. S’il se forme une inflammation circonscrite, on désunit la plaie et l’on panse avec des cataplasmes,
S’il se forme un abcès stercoral, on traite par les moyens appropriés Y. Abcès stercoral.
S’il y a une fistule stercorale, on attend ; elle peut guérir seule, sinon on dilate l’ouverture et l’on traite comme un anus contre nature.
Les accidents de la suture intestinale sont la suppuration au niveau des points de suture, une péritonite et la gangrène de l’intestin, mais le plus souvent la suture intestinale est exempte de complication.
II. Plaies d' S intestins par armes à feu. — Les plaies produites par de gros projectiles de guerre occasioaneut des délabrements et des plaies multiples de l’abdomen, qui ne sont pas
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toujours mortelles, même quand il y a des lésions de l’intestin.
Une balle produit une plaie sur un seul intestin ou des plaies sur plusieurs intestins ; la quantité de ces dernières aggrave le pronostic, car la mort est la règle après une pareille blessure. ‘
On a vu des balles, qui avaient produit une plaie simple, être rendues par les selles après guérison de la plaie intestinale.
%* Les plaies par armes à feu de l’abdomen et des intestins sont caractérisées par les signes généraux des plaies d’armes à feu (V. Plaies PAR ARMES A feu) et par des signes locaux, l’écoulement de matière intestinale au dehors, l’épanchement dans la plaie abdominale explorée avec le doigt, la dureté relative des bouts de l’intestin divisé (Baudens), les selles sanguint», les vomissements de sang, une tympanite consécutive, sont des signes qui indiquent encore la blessure de l’intestin.
Lorsque trois à six jours après une plaie de l’abdomen par armes à feu il y a issue de matière intestinale et de gaz au dehors, il est évident qu’il y a eu contusion de l’intestin, gangrène et perforation au niveau d’un point frappé par une balle.
Thérapeutique. — Si la plaie de l’intestin n’a pas lieu sur un intestin sorti, on attendra ; le malade sera tenu au repos et à la diète absolue. Aux premières douleurs, on aura recours au traitement de la péritonite.
Si l’intestin a été blessé par une plaie de la région lombaire, s’il s’écoule des matières stercorales seulement, il est probable que c’est le côlon qui est blessé. On laissera s’établir un anus contre nature.
. Si les intestins blessés sont sortis, on régularisera la plaie et l’on fera la suture de l’intestin et de la paroi abdominale par les procédés habituels.
Si les intestins sont blessés en plusieurs endroits rapprochés, on retranchera toute la portion qui porte les plaies et l’on réunira les deux bouts de l’intestin par adossement des séreuses (Baudens, Nélaton).
S’il existait deux plaies éloignées l’une de l’autre, ou pratiquerait deux sutures distinctes.
Débrider la plaie de l’abdomen pour aller à la recherche de l’intestin blessé est une opération dont les suites sont toujours funestes.
III. Accidents des plaies des intestins. — Les accidents primitifs des plaies intestinales sont les épanchements et la péritonite, les accidents consécutifs sont la gangrène de l’intestin, les abcès stercoraux, les fistules stercorales et les anus contre nature.
Les fistules stercorales sont le fait d’une petite solution de continuité d’un intestin ou d’une solution de continuité autour de laquelle se sont formées des adhérences et une cavité accidentelle. Les fistules stercorales guérissent, seules ou se transforment en un anus contre nature. V. ce mot.
Intestin (RÉTRÉCISSEMENT DE L’). Les in-
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durations inflammatoires, sv'philitiques et cancéreuses de l’intestin, les obstructions sterco raies, les calculs biliaires ou intestinaux, les tumeurs du ventre, telles que la rate ou l’utérus déplacé, la constriction d’un intestin qui a été étranglé et a pu être réduit, resserrent souvent le calibre des intestins et gênent le cours des matières au point de provoquer des accidents graves d’émaciation ou d’étranglement interne.
Quand les rétrécissements occupent la pariie supérieure de l’intestin grêle, ils s’anuoucentpar delà constipation, des vomissements glaireux ou alimentaires, le ballonnement de l’épigastre et un amaigrissement rapide.
%* Les rétrécissements de l’intestin aux environs de la valvule cæcale produisent une grande tension du ventre, de rares vomissements et une constipation qui alterne avec une diarrhée venant sous forme de violentes et douloureuses débâcles.
Le ballonnement du ventre et la présence d’une tumeur mobile autour de l’ombilic indiquent un rétrécissement organique de l’intestin grêle.
*„.* Les rétrécissements du rectum occasionnent (’o ténesme, une constipation suivie de diarrh.'.- ou d’excrétions stercorales filiformes avec i ii -tement anal muqueux ensanglanté, et il est ]\' 'squé toujours possible de toucher le mal ave.: le doigt introduit dans l’anus. V. Oc-
CLÜSIC 3 INTESTINAL ES.
Thér'rpautique. — Les rétrécissements syphilitiques de l’inL .>lin guérissent presque toujours au moyen de riod..re de potassium; 2 à 4 grammes par Jour.
Les obstructions stercorales ou produites par des calculs et des corps étrangers se guérissent par de violents purgatifs ou par d’abondantes injections d’eau froide.
Dans le rectum, les rétrécissements simples exigent la dilatation au moyen de mèches ou de bougies, et si le mal menace de faire périr les malades, il convient d’établir un anus contre nature à la région lombaire gauche.
I]«¥.4GIX.4TlONi BE E’EXTESTINi (ÏNTÜS-
Süsgeption). Quand une partie de l’intestin s’introduit dans la partie placée immédiatement au-dessous par suite de la co.itraction péristaltique, et qu’il en résulte des accidents, on dit qu’il y a inmgina'ion.
*** Les invaginations se produisent dans l’intestin grêle ou dans le gros intestin, à ce point que le cæcum ou le côlou renversés peuvent sortir par l’anus.
%* Il y a quelquefois 20 à ZiO centimètres d’intestin renversé et invaginé dans la partie subjacente.
On compte de une à plusieurs invaginations chez la même personne, et il y a des invaginations doubles.
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Ce sont les contractions tumultueuses de l’intestin produites par l’entérite, la dysenterie ou les purgatifs qui, en accélérant l’ondulation intestinale, font invaginer une partie d’intestin dans celle qui la suit.
Une tumeur de l’intestin et un paquet de vers peuvent être la cause de son invagination. Il y a quelquefois, chez les individus atteints de fièvre typho’ide, des invaginations intestinales.
Fig. 286. — Invagmatioa simple à trois cylindres d’intestin. — A. Bout inférieiu' de l’intestin. — B. Bout supérieur. — C. Mésentère. — i. Cylindre périphérique (bout inférieur).
— 2, Cylindre moyen (bout supérieur invaginé en dedans).
— 3. Cylindre central (bout supérieur). — i. Bout supérieur de l’intestin se continuant avec le cylindre central. (Nélaton.)
La portion invaginée d’intestin qui est comprimée, étranglée même, devient assez souvent rouge, violacée, peut se ramollir, se gaugréner et sortir par le rectum.
Une portion invaginée de l’intestin peut reprendre sa place, mais si le fait n’a pas lieu il en résulte des accidents graves d’obstacle au cours des matières, avec des symptômes de péritonite, et il y a gangrène ou rupture de l’intestin.
De la constipation, du ballonnement du ventre, des vomissements alimentaires, bilieux, muqueux, stercoraux, et une tumeur le long du côlon ou au niveau des anses de l’intestin grêle annoncent une invagination de l’intestin.
Lorsqu’il y a une tumeur abdominale, on peut croire qu'il y a tumeur stercorale plutôt qu’invagination. Ôn se rappellera que Ifô tumeurs stercorales s’écrasent quand on les presse.
Les invaginations guérirent quelquefois