‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 371 sur 731 · IV RA · texte numérisé non relu

IV RA

lazaret ceux qui sont malades ou qui viennent de pays dévastés par une ma!adie dont on redoute* l’apparition (V. Lazaret), ou bien ce sont les gens bien portants qui s’enferment et qui s’isolent pour éviter la contagion. Ce moyen est bon pour les maladies qui ne sont que contagieuses, comme la rage, mais pour les épidémies infecto-contagieuses, comme le choléra, la peste et le typhus, dont le ferment se communique par contact direct, immédiat, ou va d’un individu à l’autre sur l’aile des vents, l’isolement est une mesure bien souvent illusoire. V. Contagion.

IVRAIE. Plante de la famille des graminées

qui pousse avec le blé et dont la graine, mêlée à celle du blé, fournit une farine qui peut donner au pain des qualités malfaisantes. Ainsi préparé, le pain occasionne des nausées, des vomisse inents, des vertiges, du coma et des convulsions.

IVRESSE. État morbide passager produit par l’ingestion de boissons fermentées, telles que le vin, l’alcool, la bière et les liqueurs.

La gaieté, la joie, les vertiges, le désordre de l’intelligence et des mouvements qui perdent toute coordination, les vomissements, le délire et le sommeil anesthésique le plus profond pouvant entraîner la mort caractérisent l’ivresse.

Thérapeutique. — 1 gramme d’ammoniaque dans im verre d’eau sucrée peuvent rapidement dissiper les effets de l’ivresse.

Potion antiébrieuse.

Eau distillée . . . 150 grammes.

Eau de meuthe . . 20 id-

émmonlagne liquide. . . 20 gouttes.

Mêlez. A- prendre en deux fois, contre l’ivresse j-t- -e|.

JCSQ

Acétate d’ammoniaque.

A l’intérieur. A la dose de 10 à 100 grammes dans une potion ou dans une tisane appropriée [T]-

JALAP. Plante exotique du Mexique, dont la racine est employée comme purgatif en poudre, à la dose de 1 gramme 50 centigrammes et de 2 grammes [+]. En teinture faite avec 10 parties de jalap pulvérisé pour 80 parties d’alcool ordinaire.

On extrait de cette racine, la résine de jalap qui est beaucoup plus active et qu’on donne également, comme purgatif, soit en poudre, soit en émulsion, à la dose de 30 à 60 centigrain, Q.

JAMBES artificielles. V. PROTHÈSE.

JOEBARRE. Plante de la famille de crasssulacées dont une variété, la grande joubarbe ou joubarbe des toits, forme des feuilles remplies de suc astringent utilisé pour la préparation de l’onguent populéum.

JEJEBE. Arbrisseau de la famille des rhamnées, dont les fruits drupacés, mielleux, sont employés à titre de remède pectoral. On eu fait une décoction, 50 grammes par litre, un sirop, et une pâte devenue très-populaire |h- -h.

JELEP. Potion composée d’eau, de sirop et de substances adoucissantes, comme la gomme, ou calmantes, comme l’opium.

JESÉE. Liqueur acide provenant de la macération, dans l’eau, de l’écorce de chêne qui a servi au tannage. Barruel l’a employée dans la phthisie □il® sous forme A' extrait obtenu par l’évaporation, 5 à 10 centigrammes ; 2° sous forme de gouttes, en dissolvant 12 grammes d’extrait dans 1 5 grammes d’eau de laurier-cerise ; 3® sous forme de sirop, 15 à 30 grammes ; 4“ sous forme de mixture, extrait de jusée, 1 2 grammes, eau de laurier-cerise, 12 grammes, acétate de morphine, 10 centigrammes, sirop de violette, 30 grammes, sirop de coquelicot 50 grammes, une cuillerée à café par jour.

JESQLT-ASIE. Plante de la famille des solanées qui fournit deux espèces à la thérapeutique : i° Idijusquiame noire, dont le principe actif est connu sous le nom de hyoscy amine. Elle est douée de propriétés uarcotiques semblables à celles de la belladone, et l’on emploie ses feuilles, ses racines et surtout ses semences. Celles-ci s’administrent en 10 à 50 centigrammes;

en extrait, 1 0 à 50 centigrammes; en alcoolature, deux à quinze gouttes. A l’extérieur, ou emploie aussi la jusepiame sous forme de cataplasmes, avec les feuilles ; sous forme d’emplâtre, avec l’extrait, et sous forme d’huile préparée, avec les semences. La jusquiame fait partie des pilules

JüSQ

de Méglio, du baume tranquille, de l’ongueni populéum et des pilules de cynoglosse. 2° La juc-

Fig. 301. — Jus(plame blanche.

Fig. 302. — Fruit de jusquiame, Fig. 303. — Fruit de jusavec le calice persistant. quiame et sou opercule.

quiame blanche, qui n’est pas employée, bien que ses propriétés soient semblables à celles de la précédente.

K.1RABÉ OU srcciK, Cette substance serf à préparer un sirop antispasmodique et sédatif qui renferme une petite quantité d’opium.

Le sirop de karabé s’emploie à la dose de 30 à fiü grammes pur ou dans un julep, et peut remplacer le sirop diacode ou le sirop de pavots Q.

KARI.SB4D (Bohême). Eaux minérales sulfatées sodiques, gazeuses, d’une température de 35 à 7ü“, employées comme boisson purgative, sept ou huit verrées par jour dans la constipation et dans les obstructions abdominales, dans le catarrhe de l’intestin, dans la diarrhée chronique, dans les maladies du foie et dans les calculs biliaires, dans la gravelle et dans la goutte FR

KÉI.010E OU chéaoïde; (Retz). L’hypertrophie des éléments de la peau et la production de tissu de cicatrice, indépendamment

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de toute plaie, constituent la kéloïde spontanée. La kéloïde spontanée se montre d’ordinaire autour d’une papule ou d’une pustule existant depuis quelque temps.

*,j.* Le développement dans le tissu cicatritiel d’éléments embryoplastiques etla'persistance d’éléments fibro-plastiques constituent la kéloïde cicatricielle. V. Cicatrices.

Le molluscum est une lésion du même ordre que la kéloïde (Alibert). V. Molluscum.

%* Les kéloïdes spontanées forment des tumeurs recouvertes d’un épiderme luisant, quelquefois ridé : elles sont régulières, assez bien circonscrites, implantées par un large pédicule, résistantes, indolentes et non sensibles à la pression. On les voit recouvertes de poils et d’ouvertures de glandes sudoripares, ce qui indique que la peau a conservé sa structure malgré l’existence de la tumeur.

Quelquefois les kéloïdes sont constituées par des tubercules isolés. Il y a des kéloïdes développées sur des cicatrices de chancre de la face, de plaques muqueuses et de syphilides.

Une kéloïde peut rester stationnaire, elle peut gagner en étendue, elle est susceptible de prendre les caractères du cancer fibro-plastique. Et c’est dans ces cas que la tumeur présente quelquefois des élancements spontanés et des picotements.

Les kéloïdes spontanées s’observent plus souvent chez les femmes que chez les hommes, et elles augmentent parfois de volume aux époques menstruelles.

Thérapeutique. — La kéloïde ne disparaît point à moins qu’il ne s’agisse d’une cicatrice hypertrophiée. On peut appliquer des vésicatoires et détruire la kéloïde avec le caustique au chlorure de zinc appliqué sur le derme dénudé. L’ahlation avec le bistouri est une opération à laquelle on peut avoir recours. V. Cicatrices.

Les frictions avec les pommades à l’iodure de potassium, 1 gramme pour 30 d’axonge ; la pommade à l’iodure de plomb, 1 à 2 grammes pour 30 grammes ; les douches sulfureuses, les badigeonnages avec la teinture d’iode, ne sont pas d’une efficacité réelle. Il ne faut pas davantage compter sur le mercure et la ciguë à l’intérieur.

KÉLOTOîiiE. Y. Hernies.

HÉR.4T1TES (INFLAMMATION DE LA COR¬ NÉE). Les kératites sont des lésions de nutrition des cellules de la cornée (Hiss, Yirchow), ce sont des variétés d’inflammation par irritation cellulaire.

I. Kératite vasculaire superficielle. La kératite vasculaire est la conséquence d’une conjonctivite et de granulations conjonctivales. La cornée se dépolit, est légèrement et superficiellement infiltrée. Des réseaux de vaisseaux s’y développent de la périphérie au centre {pannus tennis), et forment parfois de véritables membranes vasculaires {pannus crassus, pannus sai'-

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comateux). On trouve dans ces derniers du tissu conjonctif, des cellules épithéliales hypertrophiées, quelquefois du pigment. La cornée prend ensuite une coloration d’un gris sale.

Les vascularisations de la cornée envahissent non-seulement la membrane de Bowmann ou membrane épithéliale de la cornée, mais encore les couches superficielles de cette membrane. A ce degré le mal est souvent incurable.

Les kératites vasculaires ont toujours une marche chronique, surtout lorsqu’elles existent avec les granulations conjonctivales et à la suite de kératites et de conjonclivites pus-

Fig. 304. — Kératite consécutive à des granulations. — E. Granulation a, a, a. — Vaisseaux de la conjonctive passant sur

la cornée. — C. Bifurcation d’un des vaisseaux sur la cornée.

— I>. Anastomoses des vaisseaux.

luleuses qui sont sous la dépendance de la scrofule, on encore à la suite de l’entropioii et du trichias's.

Les pannus conduisent quelquefois au ramclüssement de la cornée, à sa perforation, et à la .xérophthalmie.- V. Conjonctive (Lésions DE la). Les pannus tennis, qui suivent la kératite, guérissent quelquefois seuls, mais ils récidivent.

Thérapeutique. — Traiter les granulations de la conjonctive, le blépharophimosis, etc., par les moyens appropriés. V. Coxjoxctive (Gbanul-wiovs de l.4).

Contre les pannus tennis, cautériser tous les deux ou trois Jours la surface de la cornée avec le collyre au nitrate d’argent au vingtième. On porte le collyre sur les vaisseaux à l’aide d’un pinceau.

On prescrit plus tard le collyre :

Eau distiliée. . . 15 à 30 granomes.

Sulfate de cuivre’ ou sulfate de

zinc . 15 centigrammes.

Ou la pommada :

Sulfate de enivre . 5 à 20 eeatigr.

Camphre., . 10 id.

Aîêlez ensuite avec une goutte d’huile.

Betnre . 2 grammes.

(Desmarres.)

Quand ces moyens auront échoué, on sectionnera les vaisseaux qui arrivent sur la coruée avec une pince à griffes et axee des ciseaux fins (Desmarres).

Si Ton a affaire à un pannus sarcomateux, on excisera la conjonctive et le tissu soas-conjonctival jusqu'à la sclérotique, autour de la cornée, au niveau du pannus sarcomateux, et l’on cautérisera ensuite

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(Furnari) ; niais cette dernière opération n’est pas toujours nécessaire. L’abrasion de la cornée (Kuch- Icr), l’inoculation du pus d’une conjonctivite purulente ou du pus blennorhagique (Jaeger, Van Roosbroeck, Varlomont), ont réussi; mais, en principe, à cause de leurs dangers, ces opérations ne doivent être employées que dans les pannus très-rebelles.

ïî. Kératite superficielle. — Une opacité de couleur grisâtre, due à une altération de i’épitliéiium, en partie éliminée, avec une injection sous-conjonctivale, caractérise la kératite superficielle, les malades éprouvent des douleurs ciliaire intenses, de la photophobie. Lhe/ les enfants et les adolescents, où elle se rencontre le plus souvent, la kératite superficielle passe inaperçue, à cause de la difficulté de l’examen auquel s’oppose la photophobie; mais la photophobie elle-même est l’élément du diagnostic.

La kératite superficielle est mie manifestation ordinaire de la diathèse scrofuleuse. Elle peut se transformer en une kératite plastique et uue kératite ulcéreuse. Il n’est pas rare de voir succéder une tache à la kératite superficielle. Des vaisseaux se développent quelquefois sur la cornée et constituent un jtwnnns tennis.

Thérapeutique. . — Ou doit traiter l’état général de la kératite par les médications antiscrofuleuses V. Scrofule). Le sulfate de quinine (école allemande) a été recommandé, 20 centigrammes plusieurs jours de suite. Les sangsues au.x tempes et derrière les oreilles ne sont indiquées que quand il y a une injection périkératique très-prononcée.

Un purgatif avec le calomel, 40 à 50 centigrammes, ou avec 30 grammes d’huile de ricin, ou avec 40 grammes de sulfate de soude, sont de bons moyens. Le calomel à dose fractionnée est peut-être moins avantageux, car il ne produit qu’une amélioration passagère.

Couvrir l’œil avec un morceau de toile imbibé de la pommade suivante :

Gîycèrolé d’amidon . 30 grammes.

Sulfate neutre d’atropine .... 15 centigrammes.

(V/ccker.)

Puis on serre modérément l’œil.

Ou bien, on instille chaque jour deux fois quelques gouttes du collyre suivant ;

Sulfate d’atropine . 3 centigrammes.

Eau distillée . - . 30 grammes.

Et ensuite quelques gouttes de cet autre collyre :

Eau .distillée . 30 grammes.

Laudanum . 1 id.

Sulfate de zinc . 5âl0 eentigr.

Contre les douleurs ciliaires, frictions sur la tempe avec l’onguent mercm'iel belladoné :

Miel blanc . 10 grammes.

lixCrajt de belladone. . . . } ®

(Desmarres.)

Badigeonner le pourtour de Torbite avec de la teinture d’iode.

Bans les kératites reJîeBes, le vésicatoire sur les paupières (V'elpeau) est quelquefois utile.

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En cas de vascularisation et surtout d’ulcération de la cornée, il faudra prescrire des insufflations de poudi e de calomel et de sucre à parties égales (Dupuytren), ou de la poudre suivante :

Précipité rouge . 2 grammes.

-A rrarie blanc . 2 id.

Sucre . 30 id.

(de Graefe.)

Ou placer entre les paupières gros comme une tête d’épingle de la pommade suivante :

Cold-cream ou glycérolé d’amidon. 8 grammes.

Bioxyde de mercure hydraté obtenu

par précipitation . i id.

(Pagenstecher.)

Ou bien ;

Onguent rosat. . . . • . lO grammes.

Précipité rouge . i id.

(Pommade de Lyon.)

Bioxyde de mercure . 25 centigrammes.

Laudanum de Sydenham . 2 grammes.

éxonge . 5 id.

(Weller.)

Ou bien-:

Axonge. 2 grammes.

Précipité rouge. . , . 20 centigrammes.

(Sichel.) .

Lorsqu’il y a une photophobie intense, et môme dans le cours du traitement de la kératite, on lavera les yeux , dans l’intervalle des applications de collyre et de pommade avec la décoction suivante :

Racine de ratanhia . 15 grammes.

Eau . GO id.

(Quadri.)

On instillera le collyre :

Racine de ratanbia . 2 grammes.

Eau . 120 id.

Faites bouillir, filtrez et ajoutez :

Eau de rose . . 15 grammes.

Laudanum . 12 gouttes.

Mucilage de gomme . 2 grammes.

(Desmarres.)

On administrera en même temps à l’intérieur les préparations antiscrofuleuses, s’il y a des signes de scrofule. On enverra les enfants sur les bords de la moi*:, là où il n’y a que des galets et non du sable, car sur les plages sablonneuses la poussière est trèsirritante pour les yeux. V. Scrofule.

ïlî. Kéraiiie vésiculeus?. — • Dans certains

Fig- 305 y.sr<,t;te conjonctivite pustuleuse. — a, 6, c. Pus¬

tules de la cornée et vaisseaux se rendant aux pustules. (Des-

cas, chez les individus débilités et scrofuleuv.

la kératite superficielle est constituée par une vésicule blanchâtre, développée au-dessous de l’épiihéliutn et au-dessus des lames les plus superficielles de la cornée (fig. 305).

Les symptômes de la kératite vésiculeuse sont les mêmes que ceux de la kératite superficielle, les vésicules se rompent spoutanémeut et les malades se trouvent soulagés, puis la maladie se transforme eu une kératite ulcéreuse.

Fig. 306. — Kératite vésiculeuse . on pustuleuse. — a, a, a. Pustule sur la conjonctive . et sur le limbe de la cornée. — B, B. Vaisseaux développés autour des pustules. (Desmarres.)

ïl y a souvent des pustules sur la conjoiiclive et sur la cornée 'a la fois (fig. 306).

Thérapeutique. — Avant de recourir aux traite monts qui conviennent dans la kératite superficielle, on excisera avec des ciseaux courbes, fins, la partie saillante de la vésicule, et l’on recouvrira i’ceil de compresses d’eau tiède. Les ponctions avec une aiguille sont insuffisantes. Lorsque la vésicule sera transformée en ulcère, on la traitera comme la kératite ulcéreuse.

Ou peut instiller du calomel à la vapeur entre les paupières, ou le porter avec un pinceau très-sec sur les points où il y a des pustules. Cette médication prévient les récidives (Dondors).

Lorsqu’il y a des ulcères, cette méthode est inutile (Weeker) ; mais si ce traitement est irritant, il est capable de guérir pro.mptement, à condition que, en même temps que l’on insuffle du calomel, on fasse usage dans la journée du collyre opiacé dont voici la formule :

Eau . . . 20 grammes.

Teinture d’opium . 4 id.

Ou du collyre au sulfate de zinc faible :

Eau distillés . 30 grammes.

Sulfata de zinc. . . 5 centigrammes.

Laudanum . 40 gouttes.

Lorsque les pustules, petites et nombreuses, tendent à s’organiser, on appliquera dans le cul-de-sac interne de la conjonctive et sur la paupière inférieure renversée gros comme une tête d’épingle de la pommade :

Bioxyde de mercure hydraté. ... 1 gramme.

Coldheream ou siyeéroié d’amidon. 8 id.

(Weeker.)

On ordonnera en outre un régime tonique et nourrissant ; les enfants feront de l'exercice à l’intérieur des habitations; et l’huile de foie de morue et le sirop düodurc de fer seront donnés alternativement.

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IV. Kératite postérieure. — Kératite ponctuée. — Kératite par altération de la membrane de Descemet. — Dans la kératite ponctuée, caractérisée par des taches de la face postérieure de la cornée, que l’on distingue nettement par l’éclairage latéral (Laugier), on voit la membrane de Descemet s’exfolier ( Coccius) et la face postérieure delà cornée se recouvrir de membranes vitreuses supplémentaires (Hasall, Henle, Donders). Cet état de la cornée ] n’est pas rare dans la vieillesse.

Seule, la kératite ponctuée ne se révèle que par un aspect terne de la cornée, avec conservation du poli de sa surface. S’il y a une iritis séreuse en même temps que la kératite, les symptômes changent quelquefois, et les symptômes de la première maladie sont masqués par une kératite diffuse qui survient.

Thérapeutique. — Contre la kératite ponctuée, on emploiera le collyre au sulfate d’atropine et les purgatifs comme pour la kératite superficielle.

S’il y a une iritis avec kératite diffuse, on aura recours aux moyens appropriés aux maladies.

V. Kératite diffuse, disséminée, parenchymateuse, interstitielle, en fusée (A. Bérard). — Dans la kératite parenchymateuse, la cornée devient opaque, sa face antérieure perd son poli, la membrane augmente d’épaisseur, se ramollit et devient quelquefois conique.

La kératite diffuse s’accompagne d’une périconjonctivite peu prononcée, et ce n’est que quand la maladie est déjà bien avancée qu’il se développe des vaisseaux sur la cornée.

Les douleurs sont peu vives et la photophobie peu marquée. Les malades atteints des deux | yeux sont généralement abattus, mais on doit attribuer cet état au chagrin qu’ils éprouvent de perdre la vue (Weeker) plutôt qu’à un état général grave.

Les kératites diffuses atteignent souvent les deux yeux à la fois ; il n’est pas fréquent que la maladie se transforme en kératite ulcéreuse ou en kératite suppurative, il est rare qu’il reste un leucome. V. Cornée (Opacités de la).

Les opacités de la cornée se résorbent ordinairement facilement, à moins que l’on ait eu recours à des cautérisations intempestives.

*** La kératite diffuse a été mise sur le compte de la syphilis et surtout de la sypbius 1 héréditaire (Hutchinson).

Thérapeutique. — On appliquera des compresses ] d’eau chaude sur les paupières fermées (Mackenzie, Lawrence) .

On fera des insufflations de poudre de calomel, des applications de pommade au bioxyde de mercure (V. Kératite supekeicielle), mais on s’arrêtera si les opacités de la cornée preiment une coloration jaunâtre.

On instillera le collyre au sulfate d’atropine comme dans les autres kératites.

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En cas d’inflammation vive, suspendre les compresses chaudes, faire des frictions mercurielles sur le front et les tempes ; les purgatifs, le calomel, à dose fractionnée, sont moins efficaces. Quand la lumière sera supportée, les malades ne feront pas usage des yeux et porteront des lunettes colorées de verre simple.

VL Kératite suppurative. — Kératite purulente. — Abcès de la cornée. — Kératite traumatique. — Infiltration purulente de la cornée. — La kératite suppurative débute par une injection iiérikéraiique intense, et la cornée se ramollit autour d’uu point contus, autour d’une brûlure ou d’un ramollissement et d’une exulcération consécutive à une conjonctivite purulente. Dans d’autres cas, la cornée s’infiltre de pus sans réaction inflammatoire (de Graefe) et il y a kératite purulente chronique.

Les abcès aigus débutent par des douleurs ciliaires extrêmement vives, de la photophobie, du larmoiement et de l’injection périkératif|ue. Plusieurs points affectés ne tardent pas à se réunir, ou bien un lambeau de cornée blessé se ramollit et un abcès se forme dans son épaisseur, en s’entourant d’un cercle grisâtre. La cornée perd son poli au bout de peu de temps, ses différentes couches s’infiltrent de pus. On voit aussi quelquefois des ulcères succéder à un abcès.

Les abcès aigus se compliquent d un épanchement de pus dans la chambre antérieure, augmentent incessamment et s’ouvrent une voie à l’extérieur à travers un point ramolli de la cornée.

— Une iritis, une irido-choroïdite, une inflammaiion du cristallin, sont cpielquefois la suite de la kératite purulente.

En règle générale les abcès de la cornée qui en occupent les lames superficielles ont une coloration bleuâtre ; ceux qui sont situés profondément ont une coloration blanche.

Les abcès indolents manquent de réaction inflammatoire, ils existent chez les jeunes enfants ouïes sujets affaiblis. Les couches profondes de la cornée se détruisent insensiblement, un hypopyon apparaît avec une iritis, quelquefois l’injection périkératique révèle cette complication et il n’y a pas d’ordinaire I de douleurs vives. C’est aux abcès indolents qu’il faut rapporter la kératite névro-paralytique consécutive à la névralgie de la cinquième paire à sa section, mais ici l’influence la plus marquée est celle du défaut de résistance aux agents extérieurs. Si l’œil est fermé et recouvert de compresses tièdes, il n’y a pas de ramollissement. Il est probable que la destruction de la cornée chez les chieus nourris avec du sucre est une variété d’abcès chronique de la cornée (Cl. Bernard, Longet).

I La kératite suppurative aiguë se termine

1 par l’ouverture de l’abcès au dehors ou par une

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kératite vasculaire', avec ulcère de la cornée, ou bien l’œil se vide après un hypopyon et une ii’itis.

La kératite suppurative chronique donne lieu quelquefois à des ulcères rebelles, à des leucomes; elle est suivie des mêmes accidents que la kératite suppurative aiguë, mais dans ce cas ceux-ci ont une marche plus lente.

Thérapeutique. — Si la kératite purutente aiguë est due à un traumatisme, des sangsues devront être appliquées au moment de l’accident, et il est inutile d’y recourir lorsque l’inflammation est confirmée, à moins que les malades n’éprouvent des douleurs extrêmement vives, et, dans ce cas, on pourra répéter les émissions sanguines locales. On fera des frictions avec l’onguent mercuriel belladoné sur les tempes ; on administrera le calomel, deux fois par jour, à la dose de 20 centigrammes. S’il y a iritis, on la traitera par les moyens appropriés. V. Iritis.

Ce traitement ne doit être appliqué que pour les kératites avec phénomènes inflammatoires intenses. Lorsque ceux-ci sont calmés ou dans le cas de kératite suppurative chronique, on appliquera sur les paupières des compresses d’eau tiède ou des compresses imbibées d’eau de plantain ou d’eau de fleurs de sureau. On cessera les compresses d’eau tiède dès qu’il se développera des vaisseaux sur la cornée.

Les collyres astringents au tannin, au nitrate d’argent, au sulfate de zinc, sont d’un emploi dangereux.

La ponction de la cornée, pour vider l’humeur aqueuse, est indiquée quand l’abcès est large et quand un hypopyon débute. On doit ponctionner la cornée obliquement et au niveau de l’abcès. On renouvellera les ponctions (Sperino).

Quand les abcès restent stationnaires, les paracentèses seront renouvelées ou au moins on réouvrira la plaie de la cornée avec un stylet fin tous les jours et l’on comprimera légèrement le globe oculaire avec une petite pièce de toile, recouverte de charpie et serrée par un ruban de fil (de Graefe, Weeker).

Dès que la convalescence commencera, les malades porteront des lunettes de verre simple bleu ; les yeux seront tenus eh repos absolu.

On administrera, surtout pour les kératites suppuratives chroniques, un traitement et un régime toniques.

On traitera les opacités consécutives par les moyens ordinaires. V. Cornée (Opacité de la).

VII. Kératite ulcéreuse ou ulcère de la cornée. — La kératite ulcéreuse est une des phases des kératites ; tantôt l’ulcère a une marche aiguë, tantôt il a une marche chronique.

Les ulcères de la cornée peuvent se montrer : à la suite du développement d’une pustule variolique sur la cornée ; à la suite de la propagation de l’inflammation d’une conjonctivite puraleute, et à la suite d’une plaie de la cornée suivie d’inflammation; ils sont aussi le résultat d’une destruction des lames de la cornée à la suite d’une kératite superficielle ou parenchymateuse et, dans cette dernière variété de kératite ulcéreuse , il y a souvent complication d’hvfopyon.

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Los ulcères de la cornée affectent des formes variables, Vulcère pointillé, \' ulcère en cupule , Vulcère à facettes , Vulcère en coup d'ongle, leurs bords, taillés à pics ou arrondis, sont quelquefois entourés d’un cercle grisâtre, seuls les ulcères à facettes ont conservé le poli et le brillant de la cornée et on ne les reconnaît souvent que par l’éclairage latéral ou en regardant la cornée de profil.

Les ulcères de la cornée présentent, à des degrés variables, les troubles fonctionnels des kératites, la photophobie, le larmoiement et les douleurs ciliaires; parmi eux, l’ulcère superficiel et l’ulcère à facettes sont ceux qui les causent le plus. — On a attribué la photophobie à l’action de la lumière ou de l’air sur les nerfs de la cornée, ou sur les lames de la cornée dénudées (Castorani), mais c’est là certainement un seul des côtés de la question. A. Bérard pensait que les contractions douloureuses de l’iris sous l’influence de la lumière causaient la photophobie.

Il n’est pas rare que les culs-de-sac conjonctivaux s’enflamment après les ulcérations de la cornée.

Les ulcères profonds de la cornée s’accompagnent h la longue de complication du côté de l’iris, d’augmentation de pression dans la chambre antérieure, de perforation de la cornée et de hernie de l’iris.

La kératite ulcéreuse superficielle est longue à se réparer, mais elle peut guérir sans laisser de trace, tandis que les ulcères profonds qui se cicatrisent sont ordinairement suivis d’un albugo. Y. Cornée (Opacités de la).

Complications des kératites ulcéreuses. — Lorsque la cornée est perforée à son centre par un ulcère, une fistule s’établit, la cornée alors s’applique contre le cristallin, et une cataracte capsulaire qui persiste après la cicatrisation de la fistule peut être la suite de cette nouvelle disposition des membranes ; une hyperhémie de l’iris et de la sclérotique est la conséquence de la fistule, celle-ci à son tour cause une diminution de la pression intra-oculaire. Une grande perforation centrale de la cornée peut donner lieu à la hernie du cristallin. Lorsque la cornée présente une petite perforation à sa circonférence, l’iris s’accole à la plaie et il s’en décolle quelquefois ensuite, mais le plus souvent il reste une syuéchie antérieure.

Quand la perforation de la cornée à la périphérie est large et s’est produite lentement, l’iris s’engage dans la plaie et l’oblitère, puis la portion d’iri^ engagée se distend, se rompt, et se cicatrise jusqu’à ce que le prolapsus irieu ait acquis la solidité d’une véritable cicatrice ; — une tache noire élevée au-dessus du niveau de courbure de la cornée, au milieu d’un ulcère, indique toujours une hei'nie de l’iris; la défori mation de la pupille confirme le diagnostic.

82o KEilA

l e prolapsus irieu devient nue synéchie ou bien donne naissance à un staphylôme partiel.

Lorsqu'une large perte de substance a lieu, et quand il n’y a pas de prolapsus irien par suite d’adhérence de l’iris au cristaliin, la pupille se rétrécit, toute la portion d’iris découverte se recouvre de bourgeons charnus, et l’œil s’atrophie, ou bien l’iris, adhérant en partie au cristallin, forme des hernies multiples, c est le staphijlôme en grappe, ou bien l’iris étant mis à nu dans sa totalité, une fausse membrane oblitère la pupille, des liquides s’amassent entre le cristaliin et la face postérieure de la cornée, et il y a un staphylôme irien ou staphylôme rameux.

Thérapeutique. — La kératite ulcéreuse réclame le traitement des kératites qui sont le point de départ de l’ulcère (V. Kécatite vésiculeuse, Kératite suppurative).

Lorsqu’un ulcère existe, on appliquera des compresses d’eau chaude sur les paupières, on instillera deux fois par jour le collyre au sulfate d’atropine comme dans les autres kératites. — Les malades se trouvent bien de l’emploi d’un bandage compressif qui sert à empêcher le clignotement. — S’il y a excès de pression iutra-oculaire, on fera une paracentèse de la cornée. Après cette petite opération, le soulagement est ordinairement immédiat, et la guérison de l’ulcère est. hâtée. On ne doit cependant avoir recours à la ponction que dans les cas rebelles.

. En même temps on traitera l’état général par les agents antiscrofuleux et antisyphilitiques, par les toniques et les amers.

Contre les ulcères qui restent stationnaires et qui sont longs à se cicatriser, on emploiera le collyre au sulfate de zinc.

Eau distillée . 30 grammes.

Sulfate de zinc . •. dO centigrammes.

Une goutte dans l’œil, six à huit fois dans la journée, et en même temps oii insufflera tous les matins une fois le collyre sec :

Calomel . 50 centigrammes.

Sucre candi en poudre . 1 gramme.

Insufflez au moyen d’un tuyau de plume.

Les pommades au calomel, au précipité blanc, au précipité rouge (V. les autres kératites), ne sont pas plus avantageuses que le traitement précédent.

Pour éviter les rechutes, on placera les malades dans de bonnes conditions hygiéniques, dans un lieu aéré et on les nourrira bien. Ils ne feront pas usage de leurs yeux pour travailler à qtioi que ce soit et porteront des conserves.

Lorsque l’inflammation s’est propagée aux culsde-sac conjonctivaux, on cautérisera les points enflammés avec le nitrate d’argent et l’on neutralisera l’excès du caustique pai- les lotions salées aussitôt après la cautérisation.

La cautérisation des ulcères aveç le nitrate d’argent n’est pas bonne. Le collyre au nitrate d'argent et le collyre au sous-acétate de plomb doivent être proscrits.

S'il y a un hypopyon, on n'hésitera pas à faire une lai^ge p-aracentèse de la cornée avec le couteau lancéolaire, on a fait rîrîdectomie à titre de moyen antiphlogistique et l’on a de préférence fait porter

IvlAÉ

l’excision de l’iris sur la partie interne de cette membrane (de Gracfe).'

Lorsque rulcèrc reste stationnaire et ne présente pas de complications, ou stimulera l’ulcère avec les collyres secs. La poudre de sucre et le calomel, mêlés à portions égales, et les pommades et les collyres employés pour la kératite superficielle sont de bons topiques. V. ce mot.

Pour éviter la perforation de la cornée, il faut répéter les paracentèses de cette partie. Si la cornée néanmoins menace de se perforer, on n’administrera plus de collyre au sulfate d’atropine, ou l’on exposera les malades à une lumière assez vive (Stellwag), afin que l’iris serve au moins momentanément à oblitérer la perforation de la cornée 3 mais ce dernier moyen a aussi un inconvénient, qui est celui de favoriser le prolapsus irien.

Pour les ulcères périphériques, le collyre au sulfate d’atropine n’est jamais contre-indiqué. Il est toujours bon de comprimer modérément l’œil malade et do fermer l’œil sain, afin d’éviter tout effort d’accomodation dans l’œil malade.

Lorsqu’avec une ulcération de la cornée il y a prolapsus de l’iris, on tentera de le l’éduire en faisant des instillations de collyre au sulfate d’atropine et l’on comprimera l’oeil avec le bandeau compressif. Si le prolapsus irien se distend, on en fera la ponction ou même l’excision et l’on comprimera de nouveau.

S’il se forme un staphylôme, on usera d’abord de la compression, et plus tard on opérerai'A. Staphylôme.

Si le cristallin est saillant et luxé en partie, si une irritation locale existe avec une ulcération étendue de la cornée, an extraira le cristallin et l’on comprimei-a l’œil.

Cautériser le prolapsus irien (Mackensie) pour prévenir le staphylôme est un moyen douteux.

Si la cornée a été entièrement détruite par un ulcèi*e, il est puéril de compter sur une réparation. Il vaut mieux extraire le cristallin et évacuer uii peu de l’humeuiv vitrée pour provoquer une atrophie de l’œil; on évitera ainsi une opération que nécessiterait fatalement plus tard un staphylôme iridien. Dans.ces cas, si, à la suite de la maladie de l’œil, l’autre œil était atteint d’irido-choroidite sympathique, on n’hssitei’ait pas à enlever un œil privé de cornée, c’est-ù dire un œil perdu.

KÉEAT®PLASTiE. V. CORNÉE (OPACITÉS DE LA).

KERMÈS AKIMAE OU CJRAIAE ©’ÉC.4Il- LATE. Petit ver se nourrissant d’une espèce de chêne vert, le Querxus coecifera. Tl fournit par expression une matière colorante rouge, analogue à la cochenille. On l’a employé en poudre contre l’avortement B, et en sirop comme stomachique Fl.

Hermè.^ minéral. Y. SüLFURE D’ANTI-

.MOiNE et Antimoine.

KIA'ATES. Sels de l’acide quinique avec les bases. V. Quinquina.

• KiAÉsi-i'iiÊBAPiE. Méthode thérapeutique appartenant à la gymnastiqué dans laquelle on ordonne à quelqu’un de contracter les muscles en même temps qu’on s’oppose à l’effet de cette contraction en tirant les membres. V. G ym- XASTIQUE.

KOCS

KYES 827

filKIQLE. V. OLIINQUIiNA.

Kixo. Suc desséché de diverses plantes des légumineuses (P^erocar/jMsermaceMs), des myrtr.cées {Eucalyptus resinif^ra) , des polygonées {Coccoloba uvifera), des mbiacées {Nauclea gambir), etc. Il renferme beaucoup de tannin, comme le cachou, et comme lui il sert d’astringent interne à la dose de 25 centigrammes à 1 gramme, en potion O ; de topitpie, pour lotion.

des rosacées, dont les Oeurs femelles, en grajjpes immenses, sont employées comme moyen de guérir le ténia Œ3. (V. fig. 307.) Après les avoir réduites en poudre et mises à la dose de 1 5 à 20 grammes dans 250 grammes d’eau bouillante qu’on laisse infuser pendant une demi-heure, on fait avaler le mélange au malade, mis à la diète dès la veille. Pour employer ce moyen il faut que le kousso soit de bonne qualité^ et qu’à

Fig. 307. — K.oussotier.

lavement ou injection, à la dose de 1 0 à 1 5 gr. dans un litre d’eau [Tl.

(Bavière). Eau.v minérales chlorurées sodiques, froides, gazeuses, employées comme purgatives dans les maladies des voies digestives, surtout dans la constipation.

KiJEPTOîiAxiîi:. Monomanie du vol. V. Folie.

làorsso. Plante abyssinienne de la famille

l’époque où on le fait prendre le malade ait rendu des fragments de ténia.

KSEEZXACH (Pimsse rhénane). Eaux minérales chlorurées, bromurées sodiques, de 1 5 à 30'’, employées en boisson, trois à quatre verres par jour, et eu bain contre le rachitisme, la scrofule et les maladies des os i-e -^i.

KETÉRA. Gomme analogue à la gommegutte, tirée du Bombax gossypiuru.

KYESTÉïXE. Matière albuniino-graisseuse

828 KYST

flottant à la surface de rurine chez les femmes enceintes ou en d’autres maladies. V. Grossesse (Accidents de la).

KYSTES. Toute cavité anormale formée par une enveloppe plus ou moins bien organisée et remplie de liquide est un kyste.

A prendre cette définition dans son acception la plus large, on voit que les abcès chroniques sont des kystes. (V. Abcès.) Aussi on a donné h certains abcès !e titre d’abcès enkystés, j La délinition des kystes offre des difficultés qui tiennent à l’origine même du kyste ; car cette tumeur n’est point une maladie chirurgicale toujours identique. En effet, un abcès enkysté, une bourse séreuse accidentelle ne sont point la même chose qu’un kyste sébacé et qu’une hernie déshabitée, bien que les éléments de la lésion soit les mêmes.

Quoique les corps éirangers enfermés dans les tissus s’environnent d’une membrane celluleuse qui enkyste le corps étranger, on ne donne pas à ces lésions le nom de kystes.

Il y a des kystes formés aux dépens d’un organe creux, normalement rempli d’un liquide destiné à être expulsé au dehors, et dont la com • munication avec l’extérieur a été interrompue, tels sont les kystes glandulaires, comprenant les kystes salivaires, les kystes de la mamelle, les kystes de l’épididyme, les kystes sébacés.

Les kystes glandulaires ont presque toujours pour origine une oblitération du conduit excréteur d’une glande ou d’un acinus glandulaire.

Dans d’autres cas, le kyste a pour origine première une inflammation qui a accessoirement oblitéré l’orifice du conduit excréteur.

11 y a des kystes formés de toutes pièces et qui contiennent un épanchement de sang ou de sérosité ; il y a une membrane nouvellement formée, qui s’organise et qui sécrète plus ou moins de sérosité : ce sont les kystes simples. Tels sont les kystes hématiques, les kystes séreux, les hygromas, les kystes des os.

Les kystes simples sont presque toujours dus à un mode de guérison des épanchements sanguins. Quant aux kystes irréguliers séreux qui existent d’emblée, tels que les bourses séreuses, c’est généralement par suite de violences extérieures et de pressions répétées qu’ils se développent.

Il y a des kystes qui sont foi més par un entozoaire vésiculaire ou par une poche de tissu cellulaire contenant un ver, tels sont les kystes à entozoaires.

On connaît des kystes congénitaux, tels sont les kystes dermoïdes et les inclusions fœtales. Y. ces mots.

KYST

On distingue aussi sous le nom de kystes des collections limitées de tontes parts dans les séreuses. Ainsi les kystes séreux ou hydrocèle enkystée du cordon, les kystes synoviaux.

Il y a dans les tumeurs, telles que les cancers, des cavités auxquelles on donne encore le nom de kyste.

Los kystes sont uniloculaires ou multiloculaires, et sont constitués : 1® par une membrane d’enveloppe, plus ou moins bien organisée, suivant l’origine du kyste et 2“ par im contenu, variable à l’infini, mais qui en général est liquide, ou d’une consistance molle, analogue au beurre, à l’huile demi-concrète, etc. —

On trouve dans tous les kystes des composés chimiques qui sont des transformations des produits du sang ; de la cholestérine cristallisée, par exemple, s’y observe souvent. Enfin dans les kystes glandulaires on retrouve plus ou moins altérés les liquides sécrétés par fis glandes.

Thérapeutique. — Toute la thérapeutique des kystes glandulaires simples et des kystes à entozoaires se réduit à trois indications curatives élémentaires qui sont :

1“ Tai'ir la sécrétion du liquide datis la poche, La ponction et l’injection iodée sont arrivées parfois à ce résultat.

2° Faire suppurer le kyste. Pour cela, on incise le kyste ou l’on excise une portion de sa paroi et l’on remplit sa cavité de charpie sèche; ou bien on passe dans la tumeur un séton perforé, ou l’on place une canule à demeure.

3° Enlever la tumeur. Mais ce n’est que dans les points où la tumeur est accessible que l’ablation du kyste est acceptable.

Enfin il y a pour certains kystes des traitements spéciaux. Ainsi l’écrasement des kystes synoviaux, la ponction sous-cutanée des kystes des bourses séreuses des tendons, etc. V. les articles sur les kystes en particulier.

Kysies dermoïdes. Lcs kystcs dermoïdcs sont quelquefois dus à une inclusion fœtale (Ollivier d’Angers), à un accollcment d’un germe avorté (Velpeau), à une inclusion d’un repli de la peau (Verneuil), h une hétérotopie plastique (Lebert). Ils sont constitués par une enveloppe se rapprochant de la structure de la peau et renferment de la matière sébacée et des poils.

Les kystes dermoïdes existent dans les viscères, et ou les désigne plus communément sous le nom de kystes pileux. V. Ovaire (Kyste de l’).

On trouve des kystes dermoïdes, au sourcil, sur la tête et même dans le crâne (Morgagni), aux bourses dans le testicule (Meckel, Richet), au niveau de la partie supérieure du sternum. V. Inclusion rœTALE, Sternum (Tumeurs du).

K\sr

Thérapeutique. — Quand les kystes dermoïdes restent stationnaires J il ne faut pas y touclier. Lorsqu'on se décide à enlever un kyste dermoïde, l'ablation totale de la tumeur est la meilleure opération. Le séton (Laurence) ne guérit pas ces tumeurs.

Kystes dermoïdes dn sourcil. Uue tumeur située au niveau de l’extrémité externe du sourcil, développée au moment de la naissance ou peu après, s’accroissant avec l’âge, peu mobile, indolente, sans altération de la peau, sans adhérence manifeste avec les parties profondes et fournissant à la ponction exploratrice de la matière sébacée, est un kyste dermoïde du sourcil.

La membrane d’enveloppe de ces kystes est bien organisée. Elle est pourvue de poils, et sécrète de la matière sébacée ; elle est le résultat d’une hétéropie (Lebert), ou peut- être d’une inclusion d’une portion de peau au moment de la soudure des bourgeons de la face (Verneuil).

*,5,* Par suite d’une erreur de diagnostic on peut confondre le kyste dermoïde avec une encéphalocèle réduite aux membranes (Y. En- Céphalogèle). Lorsqu’une tumeur siège au niveau de l’angle interne de l’œil, prenez garde à une erreur de diagnostic, les encéphalocèles siègent surtout en ce point.

Thérapeutique. — Incision de la peau, dissection et ablation totale de la tumeur. Il faut ensuite appliquer un pansement à l’eau froide, puis un pansement simple ; et il ne faut point tenter la réunion par première intention.

La ponction et les injections, l’incision simple, le séton, sont insuffisants.

Kystes à entozoaires.

I. Cysticerque. — Le cysticerque, prescpie toujours solitaire, s’enveloppe assez souvent d’un kyste adventice (Robin), mais alors le kyste est immédiatement appliqué sur l’animal, et a la forme du ver vésiculaire (V. Cysticerque de LA RÉTINE). Les cysticerques qui existent dans les viscères sont difficilement diagnostiqués et presque toujours méconnus.

Thérapeutique. — Le traitement consiste à enlever l’entozoaire, lorsqu’il est accessible aux instruments.

II. Kystes hydatiques (Laennec). — Les kystes hydatiques, très-ordinairement uniloculaires, sont formés par une membrane adventice, à parois épaisses, adhérentes aux parties voisines et susceptibles de s’incruster de matières calcaires et même de matière osseuse {Soc. anat., 1865] et d’une membrane acépbalocyste, formée de produits albumineux. Celle-ci est constituée parfois par des couches superposées et recouverte en dedans de petits bourgeons qui montrent des générations successives d’hydatides secondaires ; elle est tapissée à son intérieur d’une membrane interne très-mince (Goodsir, Davaine) , qui est la véritable membrane génératrice des hydatides. Les kystes hydatiques

KYST 829

renferment des échinocoques (Livois), eu nombre plus ou moins considérable, et sont remplis par un liquide clair incoagulable par la chaleur, contenant des carbonates calcaires, des granulations graisseuses et de crochets d’échinocoques, dus à la destruction d’un ou de plusieurs de ces animaux. V. Acéphalogystes, Echino- COQUES, Hydatides.

Les kystes hydatiques se forment lentement; ils peuvent occuper tous les points du corps, surtout le foie, la région lombaire et le dos, mais il en existe également dans les muscles et dans le tissu cellulaire.

Dans leur développement, les kystes hydatiques n’occasionnent pas de douleurs, ils ne retentissent pas sur la santé générale et les malades n’accusent que des phénomènes de compression sur les organes voisins; — les kystes hydatiques donnent à la percussion et à la palpation un bruit de froissement (Piorry, Tarral), une sensation analogue à celle que l’on éprouve en percutant un ressort. Ce signe paraît être dû à la collision des hydatides les unes contre les autres, ou peut-être h la densité spéciale du liquide (Davaine).

Les kystes hydatk[ues abandonnés à euxmêmes s’enflamment quelquefois et deviennent douloureux, les hydatides se flétrissent et meurent ; alors tantôt la poche revient sur ellemême et son contenu s’épaissit de façon à présenter l’aspect du mastic de vitrier; tantôt il se forme un véritable abcès. Le kyste peut se rompre à l’extérieur ou dans une cavité voisine du siège du kyste, et alors on retrouve dans les excrétions du malade des hydatides ou des produits qui, examinés au microscope, font reconnaître les crochets d’échinocoques et conséquemment la nature du mal primitif.

On diagnostique un kyste hydatique à sou évolution lente, à son indolence ; on a une certitude après uue ponction exploratrice et l’examen des liquides évacués par cette ponction. Le frémissement hydatique, d’ailleurs, ne peut être confondu avec aucun symptôme; les tumeurs liquides donnent bien la sensation de vibration mais point de sensation d’élasticité.

Thérapeutique. — Les médicaments pris à l’intérieur, tels que le sel marin, le calomel, l’huile empyreumatique de Chabert, et les applications de topiques, tels que les vésicatoires, les frictions avec la teiuture d’iode, sont des moyens insuffisants contre les kystes à hydatides.

Ou enlèvera les kystes qui sont superficiels par une incision, et l’on fera l’arrachement de l’enveloppe intérieure eu la saisissant avec des pinces, ou mieux on incisera le kyste, ou videra son contenu et l’on emplira sa cavité de charpie pour faire suppurer la tumeur.

La ponction avec un trocart et les injections iodées ne sont utiles que parce qu’elles déterminent une inflammation.

830 KYST

On peut ponctionner la tumeur avec le bistouri^ placer un tube perforé dans la tumeur^ et faire de temps en temps des lavages iodés.

Les kystes hydatiques du poumon et du rein ne peuvent être soumis à un traitement chirurgical.

Les kystes développés dans le voisinage de cavités séreuses ne permettent pas toujours fl’ emploi de ces traitements. V. Foie (Hvdàtide du).

Kystes glandulaires. V. APPAREIL LACRY¬ MAL, Grenoüillette , Glande thyroïde, Foie.

Kystes hématiques. Leskystes hématiques sont des kystes d’origine variable dans lesquels s’est fait un épanchement sanguin (V. Bourses séreuses. Thyroïde, Mamelles, Kystes séreux). Ce sont encore des kystes formés autour d’un épanchement sanguin.

Les kystes hématiques se développent en ! peu de temps ou lentement autour d’un épanchement sanguin, qui s’entoure d’une membrane celluleuse adventice. Quelquefois l’épanchement est le siège d’une résorption partielle qui transforme le produit du kyste en un liquide séreux ou un liquide brun contenant des grumeaux de fibrine.

On reconnaît un kyste hématique devenu un kyste séreux aux caractères des kystes séreux et à l’aide des commémoratifs d’une contusion antérieure. — Des portions dures au milieu d’une poche ayant les caractères d’un kyste séreux dénotent un kyste avec transformation du sang épanché, — une tumeur molle, pâteuse, présentant quelquefois une coloration eccliymotique de la peau sur une région atteinte autrefois par une contusion, est un épanchement de sang enkysté.

Dans les cas douteux, une ponction exploratrice éclairera toujours le diagnostic, et c’est le meilleur moyen de reconnaître les kystes hématiques profonds. V. Hématocëles. ”

Thérapeutique. — Les kystes séreux d’origine j traumatique, suite de contusions, seront traités comme les kystes séreux.

Les kystes hématiques contenant un liquide ayant la couleur du chocolat seront traités par l’incision et le pansement à plat. On fera des injections iodées pour corrompre la fétidité du pus.

Les kystes d’origine récente seront traités par l’écrasement (Velpeau), qpii a pour effet de rompre l’enveloppe kystique et de favoriser la résorption du sang répandu dans le tissu cellulaire, comme si l’épanchement sanguin venait d’avoir lieu. On applique des cataplasmes, et si l’inflammation survient, on traite comme im abcès hématique. Y. Abcès hématiques.

Kystes hydatiques. V. KYSTES A ENTO- ZOAIRES, ACÉPHALOCYSTES , ÉCHINOCOQUES,

Htdatides.

Kystes des os. V. OS.

Kystes de l'oiraire. V. OVAlRE.

Kystes sêbaeés. V. GLANDES SÉBACÉES.

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Kystes séreux. La plupart dcs kystes séreux se forment aux dépens d’organes pourvus de follicules glandulaires. V. Ovaire, Tyroïde, Rein, Adénite, Glandes sébacées, Glandes

SUDORIPARES, BOURSES SÉREUSES). Mais il se forme aussi des kystes par le même mécanisme que les bourses séreuses accidentelles. Une poche celluleuse à parois lisses, renferme un liquide séreux avec ou sans cholestérine. Une hémorrhagie survenant dans un de ces kystes peut le faire considérer comme un kyste hématique. Le cou est le siège de quelques kystes de ce genre.

Les tumeurs fibreuses, les cancers, renferment parfois des kystes.

Certaines adénites se transforment parfois en kystes séreux. V. Adénite.

Les kystes séreux sont des tumeurs bien circonscrites lorsqu’ils sont uniloculaires, ou multilobées lorsque le kyste renferme plusieurs poches. Ordinairement transparents , ils ne présentent de fluctuation qu’à leur début; plus tard la tension du kyste empêche de constater cette fluctuation ; la tumeur est mobile sur les parties profondes, indolente, et croît avec lenteur; la peau qui la recouvre ne s’altère que par suite de frottements exercés sur la tumeur.

Les kystes ne peuvent être confondus qu’avec des adénites chroniques; le siège de ces dernières tumeurs, leur développement à la suite de lésions de voisinage, éclairent le diagnostic. L’absence de battements, de souffle et de réductibilité, ne permettent pas de croire à un anévrysme ou à une tumeur érectile. Les lipomes, au début, sont mous, irréguliers, et lorsque les kystes sont tendus l’erreur de diagnostic n’est plus possible. Lorsque les kystes sont situés au-dessous d’une aponévrose, il y a possibilité de méconnaître la nature du mal, mais dans les cas douteux, et alors qu’il est bien démontré qu’un anévrysme n’est pas possible, une ponction exploratrice est autorisée.

Les kystes séreux du cou peuvent être congénitaux, et il devient alors difficile de les distinguer d’une inclusion fœtale, autrement que par des nodosités dures qui sont quelquefois senties dans cette dernière tumeur.

Thérapeutique. — Il est indiqué de ponctionner le kyste et de pratiquer des injections iodées. Si le traitement ne réussit pas, dans le cas où le kyste est situé superficieUement, on incise et l’on pause à plat, en prenant la précaution d’éviter la stagnation du pus. Si le kyste est plus profond, on placera un tube perforé. Que l’on ait recours au séton ou à l’incision, on fera des injections iodées pour modifier les surfaces sécrétantes et pour désinfecter le foyer.

Les kystes multiloculaires que l’on peut enlever par la dissection doivent être traités par cette méthode, de préférence à la ponction et les injections iodées.

KYST

Kjstes snppnrés des tiompes. On trouve dans les trompes des kystes contenant du pus. On a vu un kyste du volume d’une tête de fœtus qui présentait tous les signes d’un kyste de l’ovaire, et qui, ponctionné, a donné issue à du pus bien lié, épais, qui pouvait être évalué à 250 grammes. La canule du trocart a été retirée et la malade a été guérie pour toujours (Velpeau, Gazette des hôpitaux, 1861). Il est probable qu’il s’agissait d’un de ces kystes suppurés des trompes qui, jusqu’ici, ont toujours passé inaperçus. Cependant il faudrait faire quelques réserves en faveur d’un abcès enkysté du péritoine.

Kjstes synovianx. Les kystes synoviaux naissent aux dépens des gaines synoviales des tendons, ou aux dépens des synoviales articulaires.

I. Kystes synoviaux à liquides gélatineux et à grains hordéiformes. — Les kystes synoviaux existent sur les gaines tendineuses du poignet, du tarse (Gruveilhièr, Goyrand, d’Aix), et sur les synoviales tendineuses des autres régions, telles que le creux poplité ou l’épaule.

Le liquide contenu dans les kystes synoviaux séreux ou visqueux et analogue quelquefois à de la gelée de poisson ou à de l’empois cuit, est assez souvent mêlé de corps solides composés de fibrine, et qui tiennent parfois par un pédicule étroit aux parois des kystes. Ces parois sont rugueuses, recouvertes d’épithélium déformé et de végétations composées d’éléments fibro-plastiques infiltrés, qui se pédiculisent de plus en plus, et finissent par constituer des grains hordéiformes (Michon).

Les kystes synoviaux sont plus ou moins allongés, suivant la direction des tendons, mobiles sur les parties profondes ; ils sont en bissac multilobulés ou uuilobulés, la tumeur est pâ- ! teuse, élastique, peu fluctuante. Lorsqu’il y a des grains hordéiformes, on sent, en pressant sur la tumeur, une crépitation analogue à celle que l’on produit en pressant des grains mouillés entre les doigts, mais la crépitation est d’autant plus appréciable que le kyste est étranglé sur un point de son trajet.

Dans les kystes synoviaux la peau conserve généralement sa coloration normale, mais les tumeurs siégeant sur les doigts qui ont été longtemps comprimées sont quelquefois recouvertes par une peau violacée et amincie.

%* Les kystes à grains hordéiformes et les kystes séreux s’ulcèrent à la longue, et donnent issue à du pus mêlé au contenu de la tumeur et se transforment en fistule.

On ne confondra pas les kystes : avec une hydarthrose, à cause de la limitation de la tumeur; avec une iuflaimnation chronique en-

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kysté des gaines synoviales (V. Gaines des Tendons), à cause de l’antécédent inflammatoire. On ne les confondra pas avec les lipomes, car ceux-ci ne sont pas fluctuants et ne présentent de crépitation que dans des cas tout à fait exceptionnels. Quelquefois la tumeur à la paume de la main est soulevée par des battements, mais la tumeur ne présente ni souffle, ni réductibilité, comme les anévrysmes et les tumeurs érectiles.

Thérapeutique. — Les vésicatoires sur les tumeurs et les frictions avec l’alcool (Houzelot) ne réussissent que dans des cas ti-ès-rares.

Le meilleur traitement est la ponction avec un trocart assez fin et une injection iodée immédiate. Lorsqu’il y a des grains hordéiformes, on se sert d’un gros trocart, on fait sortir tous les corps fibrineux, au besoin on fait des lavages avec l’eau tiède ; on pratique ensuite l’injection iodée ; on peut aussi passer un séton simple et mieux un séton perforé qui permet de recourir aux injections iodées.

La ponction simple est un palliatif, l’extirpation est un moyen dangereux, l’excision simple ou l’incision avec excision et le pansement à plat exposent à une synovite tendineuse aiguë et chronique et le pus qui se forme et séjourne dans le kyste peut devenir la cause de graves accidents.

Après la ponction et l’injection, on recouvre la partie malade de cataplasmes, et le repos absolu est de rigueur. Les malades sont mis à un régime doux, et, aux premières menaces d’inflammation, un purgatif, et un vésicatoire sur le kyste, sont d’im excellent usage.

II. Kystes synoviaux articulaires et tendi-^ neux. — Ganglions. — Hernies de la synoviale (Bégin). — Lorsque par suite d’une subinflammation, d’une articulation comme une hydarthrose, la communication entre la synoviale et ses prolongements se trouve oblitérée, un kyste se forme et il y a un kyste synovial articulaire; le cul-de-sac interne de la synoviale du genou est souvent le siège de cette lésion.

Les follicules synoviaux des synoviales articulaires et tendineuses (Gosselin, Bégin, Michon), distendus, et dont la communication avec l’articulation est fermée, constituent les kystes synoviaux ou gangüons, la face dorsale du poignet et le cou-de-pied en sont le siège de prédilection.

%* Les kystes synoviaux restent sur le point où üs se sont développés, ou se portent sur un point éloigné, en suivant le trajet des tendons (Verneuil).

On reconnaît un kyste synovial articulaire à son siège près d’une articulation, à sâ forme qui rappelle un cul^de-sac de la synoviale ; la tumeur est fluctuante et réductible en partie, lorsque la communication entre le kyste et la cavité articulaire n’est pas entièrement oblitérée.

Les ganglions se forment lentement ou apparaissent tont à coup avec un certain volume, ce qui tient à la brusque sortie d’un ganglion

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déjà lout formé, à travers une éraillure aponévrotique. La tumeur globuleuse ou arrondie augmente, devient tendue et reste néanmoins indolente; elle n’est pas fluctuante, à cause de la tension de la poche. Le ganglion gêne les mouvements de la région.

*** Un kysle synovial abandonné à luimême se rompt quelquefois sous la peau et se guérit spontanément, d’autres fois une ulcération se produit, le kyste se vide et se termine par une fistule.

Ou ne confondra pas un ganglion avec une hernie de la synoviale, parce que celle-ci se réduit; on sent bien quelquefois au poignet les ganglions passer derrière les tendons, mais il y a toujours une tumeur, ce qui n’a pas lieu pour les hernies synoviales (V. Her- 3NIES DES synoviales). Les épanchements dans les gaines tendineuses ont une fonne allongée.

Les anévrysmes cirsoïdes de la main et les anévrysmes artériels sont animés de battements et de mouvements d’expansions, l’examen sphygmographique, au besoin, donnerait le diagnostic (V. Anévrysmes). Les lipomes sont mous, non fluctuants, et se développent plus lentement que les kystes synoviaux.

Thérapeutique. — Les topiques réussissent quelquefois à guérir les ganglions, ainsi les solutions de sel marin, les douches sulfureuses, les compresses imbibées d’alcool, de chlorhydrate d’ammoniaque; les lotions avec la teinture d’iode et les vésicatoires sont souvent très-utiles, mais il ne faut pas trop compter sur leur action.

La compression exercée sur la tumeur a un inconvénient, celui de faire hypertrophiée les parois du kyste; les frottements répétés sont passibles du même reproche.

Le meilleur traitement est Vécrasement du ganglion ; dans ce but, on comprime la tumeur avec les deux pouces sur le point le plus saillant, et l’on place les membres dans la position la plus favorable à la fixation du ganglion sur un plan osseux; au poignet, par exemple, on fora placer l’articulation dans la flexion pour exercer l’écrasement du kyste situé sur la face dorsale. Après avoir fait l’écrase ment, on place des compresses d’eau blanche ou d’eau salée, et l'on comprime légèrement avec un bandage roulé.

Quand le kyste ne'peut être écrasé, les kystes articulaires par exemple , ou fera une ponction souscutanée (Léveillé et Boyer). Après avoir fait glisser la peau sous la tumeur, on vide le kyste, et on laisseensuite revenir la peau sur elle-même. Ce procédé ne met pas à l’abri de la récidive.

l. incision sous-cutanée (Barthélemy) se pi-atique à Laide d’im ténotome ; on traverse la peau loin de la tumeur, puis on divdse le kyste en deux ou quatre portions; le liquide se répand dans le tissu cellulaire, une légère compression favorise la résorption. Ce procédé est im des meilleurs. Si Linflammation survient, on applique un vésicatoire, et l'on panse avec des cataplasmes.

KYST

La ponction et les injections iodées sont applicables seulement quand le kyste est très-superficiel.

Le séton, mais beaucoup mieux le tube perforé, est applicable pour les ganglions qui ne sont pas très-rapprochés des articulations.

La cautérisation avec la pâte de Vienne, l'incision et l’excision sont des moyens dangereux. L’extirpation est difficile à faire et expose à de graves accidents etl’on est dans la nécessité de recourir au pansement à l’eau froide immédiatement après l’opération, ou fora avec profit tous les jours des lavages cà l’eau tiède dans la plaie.

Pour les kystes développés dans un cul-de-sac articulaire avec communication étroite avec l’articulation , on fera la compression avec un bandage roulé ou avec un bandage inamovible ou avec des bandelettes.

Si le kyste ne communiqué plus avec L articulation , on fera la ponction avec les injections iodées :

Teinture d’iode . 50 id.

c’est le traitement le plus efficace et le moins dangereux.

Ky'sics vascniaires. Uii vaisseau oblitéré ou non à ses deux exlréinités est un kyste vasculaire; les anévrysmes sont des variétés de kystes vasculaires, surtout ceux qui sont appelés anévrysmes kystogéniques (Broca) (V. Anévrysmes), les varices ampullaires (Cruveilhier), les grenouillettes sanguines (Dolbeau), les kystes développés dans les nævi (HolmsCoote, Bickerstelh), sont dans le même cas. Le corps thyroïde est souvent le siège de kystes vasculaires. V. Thyroïde.

Le siège d’une tumeur fluctuante non transparente sur le trajet d’un vaisseau ou sur une tumeur érèctile, la coloration du tégument ou des muqueuses sur la tumeur, l’issue de sang pur à la ponction exploratrice, indiquent un kyste vasculaire,

On ne confondra point les kystes limités avec un aoévry.sme et une tumeur érectile, car ils ne présentent pas de battements et ne sont pas réductibles; mais lorsque ces phénomènes existent le diagnostic devient très-difficile et la ponction exploratrice n’est pas autorisée.

Thérapeutique. — On traitera tes anévrysmes kystogéniques et les grenouillettes sanguines par les moyens appropriés. V. Anévrysme, Grenocillette

SANGCINE.

En général, les kystes vasculaires doivent être extirpés, et on liera les vaisseaux artériels qui donnent du sang, ou l’on cautérisera au fer rouge.

Si le sang est fourni par des veines, on cautérisera au fer rouge, ou l’on exercera une compression; mais en aucun cas il n’est bon de lier les veines.

Les kystes pédicules seront liés à leur base, et l’on extirpera tout ce qui est situé en avant de la ligature.

Les topiques résolutifs sont inefficaces; les injections au perchlorure de fer ne sont bonnes que quand il s’agit de favoriser le dcveloppcmeut d'use inflammation dans le kyste.

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