IODE
Extrait, de 1 à 10 grammes. — Tciaturc, en potion, de 2 à 30 grammes. — Sirop, 20 grammes Êl- Musc. — Poudre, de 1 0 centigrammes à h grammes. — Teinture, de 50 centigrammes à 5 grammes.
Invagination dn rcctnm (Saviard). L’ill- Taginatioii du rectum se produit a la manière des autres invaginations de l’intestin, elle est une variété de cette lésion (V. Invagination, Iléus) .
L’invagination existe chez les enfants et les adultes, elle est caractérisée par une difficulté d’aller à la selle et des selles muqueuses, puis lorsque la tumeur sort à l’intérieur elle ressemble trait pour trait à la chute de la muueuse du rectum, mais on la reconnaît imméiatement en recherchant quels sont ses rapports avec l’anus. On peut passer un stylet entre l’intestin invaginé et l’anus. La chute du rectum, au contraire, se continue directement avec la muqueuse de la marge de l’anus. On reconnaîtra qu’il s’agit d’une invagination limitée au rectum lorsque l’on ne sent pas de tumeur dans la fosse iliaque, ce qui existe lorsqu’il y a -invagination du côlon descendant. V. Invagination.
Une portion de rectum invaginé peut se gangrener et être éliminé par les selles. V. Rectum (Chute du).
La mauvaise habitude de faire sauter les enfants dans les bras est une cause d’invagina- . tion (Bosia) qu’il faut éviter.
Thérapeutique. — Les douches ascendantes avec l’eau ou l’air sont les meilleurs moyens de guérir l’invagination du rectum ; les lavements frais sont un moyen palliatif.
Repousser l’intestin avec une sonde à bout renflé (Lepelletier de la Sarthe) est moins simple et peut être plus dangereux que les douches.
Pour éviter les invaginations, il faut prévenir la diarrhée et les dysenteries, ainsi que les efforts pour aller à la selle par des lavements d’eau de guimauve.
IODE. Métalloïde découvert par Courtois, en 1811, dans les eaux de la mer et dans les^ plantes marines. L’iode a pour principal caractère déformer une belle couleur bleu avec l’amidon.
On emploie en médecine l’iôde à l’intérieur, contre le goître, contre la scrofule et contre la syqihilis, mais il vaut mieux l’administrer à l’état de sel. — A l’extérieur il est très-usité en teinture comme topique irritant, pour onctions sur la peau et pour injections dans des foyers dont on veut enflammer les parois.
L’éponge calcinée en poudre, jadis employée contre le goître, ne doit son efficacité qu’à l’iode qu’elle renferme.
On emploie l’iode à l’état d'eau iodée formée de teinture d’iode, 1 gramme pour 250 gram. d’eau Q à l’état d’huile iodée, contre la scrofule , et en injections ou en applications sur
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la peau, à l’étal de teinture simple ou de teinture coupée d'eau et additionnée d’iodure de potassiunL Les injections de teinture d’iode se font dans la cavité des abcès par congestion [+]; dans la cavité des kystes de l’ovaire pour en obtenir la guérison radicale S, dans les trajets fistuleux de l’anus ou de toute autre région Œl, dans la tunique vaginale après la ponction, comme moyen curatif de l’hydrocèle f+^. On fait les applications sur la peau dans toutes les névralgies l-e +1. dans tous les rhumatismes chroniques El, dans les engorgements articulaires chroniques de la scrofule E et des rhumatismes S, enfin dans les douleurs thoraciques produites par la pleurésie chronique et par la phthisie EIEl.
lODis.VE. L’emploi de l’iode à l’intérieur produit quelquefois chez les sujets prédisposés des accidents graves de coryza, de conjonctivite avec œdème palpébral, de sécheresse du gosier et de roséole avec fièvre qui constituent l’/odisme.
Il suffit d’interrompre l’usage de l’iode pour voir guérir l’iodisme en quelques jours.
lODOFORiHE. Composé d’iode employé à la dose de 5 à 50 centigrammes par jour dans la scrofule, dans le rachitisme, dans le goître et dans la syphilis et la phthisie E.
lODEBEiS. Composés d’iode avec d’autres corps simples ou des radicaux organiques et employés contre les mêmes maladies que l’iode métallique.
lodure d’amidon. — Préparation insoluble donnée à la dose de 1 à 2 grammes par jour E.
lodure à“ ammonium. — Préparation soluble très-altérable B.
lodure d’arsenic. — Préparation qu’on donne h la dose de 2 à 5 milligrammes dans les maladies de la peau [+]. On en fait une pommade, 10 centigrammes sur 30 grammes, pour appliquer sur le lupus E.
lodure de fer. — On prépare deux iodures, mais le proto-iodure est seul employé en médecine malgré la rapidité avec laquelle il se décompose. On en fait des pilules ou dragées de 10 centigrammes, qu’on donne de 3 à 6 par jour. On en fait un sirop également très-employé. Ce sel convient dans les adénites scrofuleuses et dans les tumeurs blanches, dans la phthisie et dans certains cas de syphilis constitutionnelle.
lodure de mercure. — On emploie en médecine le proto et le deuto-iodure de mercure. Le proto-iodure se donne dans les maladies syphilitiques de la peau, à la dose de 2 à 10 centigrammes par jour, et comme frictions en pommade composée de 1 à 2 grammes pour 30 d’axougeE±],et dans la syphilis secondaire! -i- -n le deuto-iodure de merenre rouge, ou biiodure.
êio iPÊc
est moins employé que le précédent et se donne dans les mêmes circonstances à la dose de 5 à 25 milligrammes S. On en fait une belle pommade rouge à 2 grammes pour 30 d’axonge, ^’ou emploie pour loucher le lupus tous les jours ŒL
lodure de chlorure de mercure. Ce sel, découvert par Boutigny, s’emploie avec avantage contre l’acné rosacea ou couperose, à l’intérieur en sirop, et à l’extérieur en pommade f+1.
Il est très-irritant et produit une phlegmasie érysipélateuse du visage, telle qu’il en résulte après guérison, ^ un afl'aissement des pustules d’acné et la disparition des rougeurs de la faceD.
lodure de plomb. — Sel jaune insoluble dans l’eau, employé en pilules El et surtout en pommade, 2 à 3 grammes sur 30 d’axonge contre les engorgements scrofuleux de la peau, des glandes et du tissu fibrocelluleux des cicatrices.
lodure de potassium. — Sel blanc soluble qu’on administre à l’intérieur, en solution aqueuse, ^n pilules, et à l’extérieur, en pommade. On le donne- dans la scrofule, dans le goitre, dans la phthisie et dans le cancer, à la dose de 25 centigrammes à 1 gramme par jour E; dans la syphilis tertiaire avec une maladie du périoste des os et douleurs ostéocopes, à la dose de 2 à 10 grammes et 15 grammes E3. La pommade, 2 à 3 grammes sur 30 d’axonge; s’emploie comme résolutif des engorgements scrofuleux cutanés ou glandulaires E, et des engorgements cancéreux E.
lodure de soufre. — Sel grisâtre employé en pommade, 1 à 3 grammes sur 30 grammes d’axonge dans les maladies de la peau B
lodure de zinc. — Sel soluble et déliquescent, avec lequel on prépare une pommade employée contre les tumeurs et contre les ulcérations scrofuleuses E.
1PÉ€ACII4]«HA. Plante du Brésil, de la famille des mbiacées, comprenant plusieurs variétés, dont la plus importante est V ipécacuanha officinal on ipécacuanha gris annelé. La racine petite, grisâtre, annelé, remplie à'émétine, est fort employée en médecine, car elle est douée de propriétés vomitives toniques et expectorantes. On la prescrit en poudre, 5 centigram. à 2 grammes par jour, comme vomitif EI5], et 3 â 5 centigrammes, comme tonique et comme expectorant E; en? n/wseon, 2 grammes pour 100 E en s?Vop, 15 à 60 grammes dans la bronchite des enfants ŒEl, eiilin en pastilles de 1 centigramme, 2 à 10 par jour dans le catarrhe chronique des enfants. L’ipécacuanha s’administre dans la bronchite aiguë et chronique des enfants ih- -i-i ; dans la coqueluche, deux à trois fois la semaine E ; dans le croup, dans l’embarras gastrique B, dans certaines diarrhées E et dans la dysenterie B.
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IRIDECT0911E. L’iridectomie, ou excision de l’iris, a pour but de créer une voie artificielle aux rayons lumineux arrêtés par la cornée opaque, l’iris adhérent en avant ou en arrière, ou le
Fig. 289. — Pupille artificielle. — D. Incisiou de la cornée avec le couteau lancéolaire ; l’incision porte au point d’union de la cornée et de la sclérotique. — A. Tache de la cornée. — B. Partie transparente de la cornée. — C. Pupille. (Desmarres.)
cristallin déplacé et opaque. Cette opération constitue l’opération de la pupille artificielle ou choremorphosis, et l’opération du déplacement pupillaire ; on ne doit faire l’iridectomie dans ces cas que quand toute trace d’inflammation aiguë a disparu.
,Fig. 290. — Pupille artiCcielle, procédé de Weuzel. — A. Tache de la cornée. — B. Iris sain. — D. Incision sur- le bord de la cornée, faite avec le couteau lancéolaire. — C. Pupille agrandie par la traction exercée par la pince sur le bord libre de l’iris. (Desmarres.)
L’iridectomie a pour but de produire aussi une déplétion sanguine, une action antiphlogis-
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tiqiie dans les affections inflammatoires de l’iris et de la choroïde, et le glaucome, V. Glaucome (de Graefe).
Autrefois on a fait l’iridectomie eu débridant la cornée pour une hydrophthalmie (Blandin).
Lorsqu’on pratique l’iridectomie pour créer une voie à la lumière, il est nécessaire de donner
Fig. 291. — 1. Pince attirant au dehors un prolapsus de l’iris E. — C. Pupille couverte par une tache de la cornée. — A, B. Cornée saine. — D. Incision de la cornée à travers laquelle est attiré le prolapsus de l’iris. — 2. Ciseaux courbes coupant l’iris attiré au dehors. (Desmarres.)
à la nouvelle pupille de moyennes dimensions, de placer la nouvelle pupille aussi près que possible de l’ancienne, et de préférence sur la moitié interne de l’iris.
Fig. 292. — Pupille artificielle en cas d’absence de pupille. L’œil étant fixé avec une pince à griffes (Desmarres). Le couteau laneéolaire fait une ponction à la cornée. Deux ophthalmostats écartent les paupières. (Desmarres.)
Si l’on opère sur les deux yeux à la fois les pupilles seront placées toutes deux du même côté.
En règle générale, toutes les fois qu’un œil
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reste bon il ne faut pas faire la pupille artificielle sur l’autre. .
Si les deux yeux sont malades on opérera un seul œil ou les deux à la fois. Il n’y a pas de règle absolue à cet égard.
Lorsqu’on fait une pupille artificielle comme antiphlogistique la pupille doit être large et l’incision de l’iris doit aller jusqu’à son bord ciliaire.
Fig. 293. — Pupille artificielle, procédé par déchirement. La pince a saisi l’iris et commence à déchirer l’iris. (Desmarres.)
Fig. 294. — Pupille artificielle, procédé par déchh'ement. Un lambeau d’iris déchiré ; il est amené au dehors et coupé avec les ciseaux courbes, comme dans le procédé de Wenzel.
(Desmarres.)
Pupille artificielle. — A. Excision ou iridectomie (Janin, Wenzel, Beer, Gibson). Fixer l’œil avec une pince à griffes (Desmarres) qui saisit un pli de la conjonctive ) ponction de la coi*née avec le couteau lancéolaire de Jaeger, à 1 millimètre en dedans, et mieux en dehors (Desmarres), de la circonférence de la cornée ; enfoncer l’instrument perpendiculairement, puis obliquement et parallèlement au plan de l’iris. Une pince à griffes courbes est introduite dans la plaie et vient saisir l’iris à 1 millimètre du bord pupillaire ; on attire au dehors un prolapsus de l’ii-is et, dès qu’il est sorti, un aide habile passe des ciseaux courbes entre la cornée et les mors de la pince, de façon que la convexité des lames soit opposée au globe oculaire et coupe d’un seul coup. Si le chirurgien est mal aidé, U donne la pince à fixer l’œil
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à son aide, passe le prolapsus iricn que tient la pince à sa main gauche et coupe avec la main droite, en un ou deux temps (Arlt) (procédé de Gibson, Walther,Wcntzel, et Beer modifié). Après l’opération, s’il
Fig. 295. — Pupille artificielle opérée à l’aide du crochet. Le crochet 1, introduit dans l’ouverture B, faite au centre de la cornée sur le bord de la tache leucomateuse de la cornée A. — D. Pupille artificielle commencée par l’arrachement de l’iris, à son bord ciliaire. — 2, 3. Doigts de l’aide relevant la paupière supérieure. — i, 5. Doigts du chirurgien. On attire un prolapsus de l’iris au dehors et on le sectionne avec les ciseaux, comme dans l’opération ordinaire de la pupille artificielle. (Desmarres.)
reste une portion d’iris engagée dans la plaie de la cornée, on la réduit avec la curette de Daviel.
On favorise l’évacuation du sang en tenant écarté les lèvres de la plaie avec un stylet fin ou la curette de Daviel. On ferme l’œil avec des bandelettes de taffetas d’Angleterre ou bien on place une compresse sur l’œil, de la charpie fine et un ruban de fil formant bandeau et un peu serré. Repos absolu dans l’obscurité, diète, bains de pieds le soir.
B. Déchirement de Viris avec incision irtdorhexis (Desmarres), n’est autre que le procédé par excision simple où la déchirure est faite involontairement souvent quand on tente l’excision de Janin etWenzel.
L’incision de l’iris, avec un petit couteau tranchant d’un seul côté et introduit par une ponction de la cornée (Cheselden), est aujourd’hui abandonnée. Une incision avec les ciseaux (Janin), une incision cruciale (Guérin), ne sont pas de bonnes opérations ; elles sont difficiles et suivies d’un résultat douteux.
Ponctionner la cornée avec une aiguille à cataracte ou un couteau lancéolaire, déchirer l’iris à son bord ciliaire avec une pince à griffes (Assalini), avec une aiguille (Scarpa, Schmidt), avec un petit crochet coréoncion (Langenbeck) ; enclaver dans la plaie de la cornée l’iris après son décollement (Reil), inciser l’iris après décollement à l’aide d’une incision du bord ciliaire de l’iris (Donégana) ; inciser l’iris avec une aiguiUe filiforme et détacher les insertions ciliaires de chacune des lèvres de l’incision (Hu-
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guier), sont des procédés modifiés d’une application difficile et qui causent des douleurs névralgiques ou des inflammations.
G. Déplacement de la pupille ou iridésis (Adams, Himly, Guépin de Nantes). Fixer l’œil, ouvrir avec une aiguille large, broad-7ieedle des Anglais, la cornée à son union avec la sclérotique, saisir l’iris avec une serretelle ou une pince à canule, amener au dehors un prolapsus irien, lier avec un fil cl® soie assez fin, couper les fils près du nœud (Gritchett).
Pour serrer le prolapsus, ou peut traverser d’abord la conjonctive au niveau du bord de la cornée, avec le fil qui doit lier l’iris, former un nœud ouvert, puis opérer l’engagement du prolapsus comme précédemment. Le prolapsus de l’iris se trouve lié avec la conjonctive (Snellen).
Il est très-avantageux de ponctionner la chambre antérieure avec une aiguille large et à point d’arrêt (V. Paracentèse) à 2 millimètres en dehors de la cornée. On introduit la pince à griffes et l’on va saisir l’iris à 2 millimètres du bord pupillaire, on l’attire au dehors et l’on serre le prolapsus avec la pince de Valdeau (pince à ressort et à valet dont les mors en s’écartant serrent une anse de fil munie d’un nœud, à travers laquelle passe la pince attirant au dehors le prolapsus).
Au lieu de faire une ligature, on peut laisser l’iris engagé dans la plaie, on ferme l’œil et l’on applique un bandeau compressif modérément serré (Weeker). Vingt-quatre heures après, on sectionne le prolapsus de l’iris avec un petit couteau fin (de Graefe).
Guépin de Nantes a imaginé une pince emportepièce pour faire une perte de substance à la cornée qui favorise une hernie de l’iris. Ge procédé, ainsi que ceux de Adams et Himly, sont abandonnés.
D. Iridectomie dans les cas spéciaux. Lorsque la chambre antérieure n’existe pas, et quand on juge l’opération de la pupille artificielle possible, on incise d’un seul coup la cornée et l’iris, et à l’aide de deux coups de ciseaux, on enlève un petit morceau d’iris (Demours) ou bien on incise la cornée avec le couteau de Richter, on décolle l’iris de la face postérieure de la cornée, puis on relève le lambeau et l’on enlève une portion d’iris et le cristallin au besoin s’il est opaque (Forlenze); ou bien on incise la cornée avec le couteau lancéolaire droit, puis après avoir décollé l’iris de la face postérieure de la cornée, on enlève un lambeau d’iris (Siebel); ou bien et mieux, après avoir incisé du même coup l’iris et la cornée, on introduit une pince à mors plats dont on place les mors l’un en avant, l’autre en arrière de l’iris, et l’on attire au dehors un prolapsus de l’iris qu’on coupe (Tavignot). Tous ces procédés sont d’une application très-difficile; le sang empêche souvent de distinguer ce que l’on fait.
E. Dégagement du bm'd pupillaire (Arnemann, Wettzel, Streatfeild). Lorsque l’iris est adhérent et maintenu par des synéchies :
On pratique sur la cornée, à l’aide d’une aiguille à paracentèse, une incision située au milieu d’uu rayon de la cornée (Weher de Darmstadt). Il est indifférent que l’humeur aqueuse s’écoule ou ne s’écoule pas.
Puis, à l’aide d’im crochet mousse de Streatfeild ou im crochet de Weber, on passe entre la face postérieure de la cornée et l’iris, on cherche à mo-
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biliscr un peu le ciislalîia et l'on insinue les crochets entre les adhérences du cristallin et de l’iris ; une seule introduction doit être faite, dès que les adhérences seront rompues, on instillera un collyre mydriatique.
Quand il y a des synéchies isolées, quandl’iris n’est pas altéré dans sa structure, l’opération du dégagement pupillaire est indiquée, et, dans le cas contraire, on doit s’abstenir ou compter sur un insuccès. Le déplacement pupillaire, en cas de synéchies isolées, est peut-être meilleur que le décollement.
Fig. 290. — Résultat de la pupille artificielle. — Pupille adhérente à la capsule du cristallin. — Fausse membrane remplissant la pupille. — Pupille artificielle.
"Voici les résultats que donne la pupille artificielle : Accidents de l'iridectomie, üne déchirure de l’iris, un décollement de l’iris à son bord ciliaire du côté
Fig. 297. — Résultat de la pupille artificielle. — Leucome de la cornée. — Iris sain. Pupille artificielle.
opposé aux tractions, sont les accidents qui compliquent les opérations sur l’iris. Ce sont des tractions trop fortes qui les occasionnent; le chirurgien doit être prévenu à cet égard. — On arrêtera les hémorrhagies avec des compresses d’eau glacée sur l’œil et l’ou ne continuera l’opération que quand l’hémorrhagie sera arrêtée. — Lorsqu’il y a des synéchies très-résistantes et quand l’iris sc déchire, il vaut mieux ne pas poursuivre l’opération.
Lorsque l’iris est adhérent au cristallin, il laisse à sa place, en se détachant, une couche de matière pigmentaire. Dans ce cas l’opération est sans effet; on est alors obligé de déchirer l’exsudât avec le crochet et l’on est exposé à blesser le cristallin et sa capsule.
Lorsque, dans les cas de synéchie postérieure, on trouve une cataracte capsulaire, on enlèvera la capsule et le cristallin (Forlenze, Sichel).
Les phénomènes d’inflammation après l’opération sont simples, mais il peut survenir une iritis et un hypopyon, la plaie de la cornée peut suppurer. On traitera chacune de ces lésions par les moyens appropriés; mais, en général, aussitôt que, après l’opération, une injection périkératique existera, des sangsues seront appliquées à la tempe, le calomel à dosé fractionnée sera administré. La ponction de la cornée et l’iridectomie seront réservées pour les complications graves, telles que l’iritis et l’irido-choroïdite. Des compresses d’eau tiède sur l’œil et une légère compression avec un petit bandeau seront toujours utiles.
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pour l’iridectomie antiphlogistique. Glaucome, CaOBOÏDlTE, iRIDO-CHOEOÏniTE.
IRIDO-CHOROÏDITE (Cyclite) (de Graefe, Weeker). Lorsqu’une iritis est compliquée d’ exsudais qui se sont organisés et ont entraîné une synéchie postérieure, l’œil se trouve cloisonné, un excès de pression existe dans son segment postérieur, le corps vitré devient opaque, les vaisseaux iriens se congestionnent, l’œil est sensible au toucher et dur, le champ visuel est diminué : il y a irido-choroïdite. Celte maladie réunie à l’iritis ne tarde pas à se compliquer elle-mcme d’un décollement de la rétine, reconnaissable par la diminution du champ visuel et par un ramollissement du globe de l’œil. La choroïdite, do son côté, est la cause de la formation d’exsudats dans le corps vitré et sur la rétine et d’opacité partielle du cristallin.
*,j.* üne embolie de l’artère centrale, de la rétine ou de l’artère ophthalmi€[ue, peut causer l’irido-choroïdite.
L’irido-choroïdite qui suit les choroïdites est caractérisée par une intégrité relative de l’iris, par des opacités partielles dn cristallin et par la diminution du champ visuel, comme dans les cataractes partielles et le décollement de la rétine.
Lorsqu’il y a irido-choroïdite plastique, l’examen ophthalmoscopique ne révèle qu’une légère injection du fond de l’œil ; mais plus tard il se fait une iritis plastique, des exsudais apparaissent dans le corps vitré, le cristallin se trouble, l’œil est sensible au toucher et la vue se perd.
Lorsqu’il y a irido-choroïdite séreuse, l’iritis séreuse existe de bonne heure, les opacités du cristallin apparaissent vile, la face postérieure de la cornée est dépolie, il y augmentation de la pression intra-oculaire. On hésite à ce moment entre le diagnostic d’un glaucome chronique, d’une iritis séreuse et d’une iridochoro’idite séreu.se, mais la maladie se transformant bientôt en iritis plastique ou suppurative, le diagnostic devient assez facile.
Lorsqu’il y a irido-choroïdite parenchymateuse on voit une injection périkératique très- prononcée, compliquée d’un chémosis; la vision n’est pas d’abord irès-altérée, mais un hypopyon apparaît tout à coup et semble se résorber bientôt après pour se reproduire en suite ; puis la vue est presque abolie ; une véritable iritis apparaît, le corps vitré devient floconneux et l’œil suppure. Cette irido-choroïdite est la lésion que l’on a appelée ophthalmüe.
Les irido-choroïdites se terminent par suppuration, ou par le passage à une sorte d’état chronique ; des exsudais se forment sur la choroïde et l’iris, la rétine se couvre de pigment altéré. La choroïde a été très-malade , l’œil s’atrophie.
L’irido-choroïdite reconnaît les memes
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causes que la cboroïditc el I irilis , cHc est quelquefois le résultat des blessures et opérations pratiquées sur l’œil, avec séjour d’un corps étranger ou du cristallin dans le corps vitré. L’irido-eboroïdite est la lésion de l’ophtbalmie, dite sympathique (Mackenzie, Priebard, de Broudeau, Weeker), et cette variété d’iridoeboroïdite est caractérisée par les phénomènes qui appartiennent à l’irido-choroïdite séreuse.
Thérapeutique. — On traitera rirido-clioroïditc plastique comme l’iritis plastique.
Fig. 298. — Iris des marais.
L’irido-choroïdite séreuse réclame les ponctions répétées de la cornée, et l’iridectomie s’il survient des signes de glaucome ; on traitera du reste comme l’iritis séreuse.
L’irido-choroïdite parenchymateuse et purulente réclament un traitement antiphlogistique énergique. Chez les personnes âgées, il n’est pas nécessaire de recourir aux antiphlogistiques ; mieux vaut appliquer des compresses d’eau tiède sur l’œil et donner le calomel à dose fractionnée. V. Iritis.
Lorsque l’inflammation est causée par un corps étranger ou par le cristallin abaissé, on les extraira, et, pour cela, on fera l’incision de la cornée avec le couteau lancéolaire ou le couteau à cataracte ordinaire, ou enlèvera une portion d’iris en même temps que le corps étranger ou le cristallin.
Dans les irido-choroïdites en général, l’iridectomie est une ressource extrême qui peut rendre des services (de Graefe).
En cas d’irido-choroïdite s^-mpathique, on détruira l’œil malade pour sauver l’œil encore sain (WardrOp, Barton, ’Walton, Taylor) . On énucléera l’œil (Prichard) , mais seulement quand l’œil malade cause des dou-. leurs rebelles à tous les palliatifs, c’est-à-dire quand les symptômes d’une irido-choroïdite débutent dans l’œil sain, quand la vue y sera émoussée, quand l'accommodation y diminuera, et quand l'œil sera sensible
IRIS
à une vive lumière. Même en ralisencc de tout signe opiitlialmoscopiquc d’irido-choroïdite, ces symptômes indiquent l'iridectomie sur l’œil qui devient malade (de Graefe).
leis (Botanique). Plante indigène de la famille des iridées, dont une espèce, l’fm de Florence, fournil une racine qui est très-employée. Cette racine, qui a une forte odeur de violette, est diurétique et purgative à l’état frais, mais on ne s’en sert que desséchée pour la parfumerie à la violette et pour fabriquer les pois
Fig'. 299. - Iris, ftuiile, rhizome et Heur.
à cautère. Elle est quelquefois employée comme antispasmodique.
iKis (Adhérences anormales de l’) (Pathologie). V. Synéchies.
ïrîs (Hernie de l’). A travers une plaie ou un ulcère de la cornée l’iris fait hernie; le premier effet de cette hernie est un étranglement. Une élimination de la portion herniée et une synéchie antérieure en sont souvent les conséquences (Scarpa). La hernie traumatique est 'a nu; la hernie consécutive aux ulcérations de la cornée est souvent recouverte par une mince couche de la cornée.
La hernie de l’iris e.st reconnue par la simple inspection, et alors, ou bien le tissu de est l’îris à nu, ou bien on voit une petite tumeur dite myocéphalon, luisante et d’une coloration violacé.
Les hernies de l’iris ne se produisent que quand la plaie de la cornée est rapprochée de la circonférence, à moins que l’iris ne soit décollé.
*** Presque toujours avec une hernie de l’iris il existe une déformation et une immobilité relative de la pupille.
uns
Thérapeutique. — Une hernie traumatique de l'iris sera réduite soit par l'effet des collyres au sulfate d'atropiue, soit par le moyen d'un stylet mousse très-fin.
La cautérisation de la conjonctive dans un point voisin de la hernie de l’iris (Desinan’es). ne vaut ni l’un ni l’autre des premiers moyens.
S'il y a menace d’iritiSj on incisera la portion herniée, on instillera le collyre au sulfate d’atropine, 60 centigrammes pour 120 grammes d’eau distillée, et l’on pansera avec les compresses d’eau tiède.
Pour les hernies consécutives, on traitera un peu différemment. V. Kératites ulcéreuses.
irîs (Lésions traumatiques de l’).
I. PloAes. — Les plaies de la cornée ou de la sclérotique existent en même temps que les plaies de l’iris. Lorsque cet organe est blessé, il y a un épanchement de sang qui se résorbe seul. Une plaie compliquée de corps étranger est plus grave. Une pupille artificielle, une iritis, sont les conséquences des plaies de cette membrane; le cristallin est blessé, quelquefois en même temps que l’iris. V. Cataracte.
Thérapeutique. — Contre les plaies de l’iris non compliquées de corps étrangers, il faut prescrire les collyres avec le sulfate d’atropine, 5 centigrammes pour 100 grammes d’eau distillée, Uocclusion de l’œil, — quatre sangsues à la tempe, ou une application de sangsue artificielle, ou- une saignée de 400 grammes, — bains de pieds sinapisés.
S’il existe des corps étrangers de la cornée, on les enlèvera au moyen d’une curette à travers la plaie, si elle est large, ou l’on agrandira l’ouverture avec le couteau lancéolaire de Eeer, si la plaie est petite; puis on fermera l’œil avec des bandelettes de diacliylon et l’on appliquera des compresses d’eau glacée.
Si une iritis survient, si le cristallin se tuméfie, ou traitera par les moyens appropriés (V. Iritis) et l’on extraira le cristallin.
IL Déchh 'ures et décollements de l’iris, iridodialyse. — Les contusions de l’œil déterminent une déchirure du bord pupillaire de l’iris et une déformation de la pupille analogue au coloboma (White, Cooper) ; un décollement du bord adhérent de l’iris (Mackenzie, Von Ammon). L’iris peut être entièrement décollé (Sichel). On reconnaît ces lésions à la persistance de la vision, moins le pouvoir accommodateur, et à la facilité de découvrir les procès ciliaires et le fond de l’œil avec l’ophthalmoscope.
Thérapeutique. — Lps déchirures de l’iris seront traitées par le repos absolu, l’occlusion de l’œil, les antiphlogistiques : quelques sangsues aux tempes ou deux ventouses derrière les apophyses mastoïdes. On préviendra ainsi les complications; — si la présence de l’iris entièrement décollé est une cause d’inflammation, on extraira cette membrane en incisant la cornée sur un peint de la circonférence avec le couteau lancéolaire, et l’on extraii'a l’iris avec la serretelle. V. Cataracte capsulaire.
Iris (TROURLES de la CONTRACTION DE L’).
L Mydriase (Galien). — Lamvdriase est une dilatation de la pupille produite par la paralysie des fibres circulaires de l’iris.
LÏJ'is se paralyse : 1° par suite de l’abolitiou de
llliS 815
la sensibilité du nerf optique ; T sous rinlluencc d’un traumatisme ou d’un refroidissement qui a paralysé le sphincter de la pupille ; 3° ou sous l’influencede lésions du moteur oculaire commun sur le trajet du nerf ou à ses origines dans l’encéphale (ainsi que cela se voit dans la deuxième période, les méningites et les encéphalites). L’irritation du grand sympathique dans l’hypochondrie, l’hystérie, l’épilepsie et la monomanie, dans les anévrysmes du cou volumineux, et le défaut d’antagonisme entre les deux espèces de fibres musculaires qui meuvent l’iris, . causent encore la mydriase.
La mydriase est caractérisée par une dilatation régulière de la pupille, par l’immobilité de l’iris et par la diminution du pouvoir accommodateur, surtout lorsqu’il y a paralysie du muscle ciliaire en même temps que mydriase.
La netteté du fond de l’œil constaté par l’ophthalmoscope empêche de confondre la mydriase avec le décollement de l’iris et l’hypohéma.
Thérapeutique. — Traitement curatif ou palliatif des maladies qui causent la mydriase.
Donner le collyre opiacé :
Laudanum . . ’ . 1 ' id.
Exciter l’œil par une lumière intense (Gensoul); prescrire le clignement répété des yeux; faire Ta paracentèse de la cornée, dont l’effet est l’issue de l’humeur aqueuse et la contraction de la pupille, sont des moyens insuffisants et qui ont même des dangers.
Mieux vaut i-ecourir à l’em-ploi de la fève de Cala bar, à faible dose (V. Fève de Galabar), pour ne pas provoquer le spasme du muscle ciliaire (Giraldès) .
. Contre la mydriase rebelle à tous les moyens, employez les lunettes à verres convexes.
Si l’on soupçonne la syphilis dans les antécédents du malade, on administrera les pilules de protoiodure de mercure et l’iodure de potassium. V. Syphilis.
II. Myosis. — La paralysie des fibres du grand sympathique qui ne produisent plus les contractions des fibres radiées de l’iris ou la contracture du sphincter de l’iris, constituent le myosis.
L’ataxie locomotrice, l’hypochondrie (Ruete) prolongée, la compression du grand sympathique au cou par des engorgements ganglionnaires, les anévrysmes, causent le myosis. Les inflammations du cerveau à la première période causent le myosis par irritation du moteur oculaire commun.
La contraction de la pupille est permanente ou interinittente, ce dernier état est désigné sous les noms à'tiippus et de nystagmns de riris.
Ou reconnaît le myosis à l’étroitesse de la pupille et à son immobilité. Sa permanence entraîne l’héméralopie. V. Héméralopie.
Thérapeutique. — Dans le myosis spasmodique s.Tus lésion organique, il faut prescrire le collyre :
Eau distUiée . 20 grammes.
Sulfate d'atropiue . . 10 centisrammes.
Ou bien, les injections sous-cutanées autour de
816 IRIS
l'orbite, avec dix à quinze gouttes de la solution :
Eau distillée . 120 grammes.
Sulfate d’atropine . 50 centigrammes.
Traiter les engorgements ganglionnaires et les tumeurs par les mojens curatifs et palliatifs.
III. l'remblement de firis. — Iris tremblant. — Iridodoncsis. — La luxation du cristalliu et le ramollissement du corps vitré, l’hydropisie de la chambre antérieure de l’œil, sont les causes ordinaires du tremblement de l’iris, trouble fonctionnel qui n’a rien de grave, car l’iris se contracte avec régularité et sans douleur.
Si les milieux de l’œil ne sont pas altérés, la vi- | sion est compatible avec le tremblement de l’iris.
Thérapeutique. — Rien à faire contre le tremblement de l’iris. Traiter les complications, la luxation du cristallin et les inflammations du corps vitré.
Iris (Tumeurs de l’).
I. Kystes. — Des kystes de toute nature ont été vus dans l’iris; même un kyste dermoïde (de Graefe), un cysticerque (Stellvag), des kystes sanguins, des kystes séreux (Bowmann, Robin.] Une tumeur circulaire ou piriforme située sur l’iris, ordinairement transparente, gênant peu la vision, occasionnant d’autres fois une véritable iritis, paraît être un kyste de l’iris, mais rien ne permet d’affirmer quel est son contenu.
Thérapeutique. — Ponctionner le kyste (Mackensie, Dalrymple), exciser sa paroi avec les ciseaux de Wilde, ou mieux enlever le kyste avec une portion de l’iris par les procédés de l’iridectomie.
II. Nœvi. — Tumeurs érectiles. — Congénitaux ordinairement, les nævi de l’iris se révèlent par des taches brunâtres et forment des tumeurs brunes arrondies, ovoïdes, n’ayant pas toujours le même volume et ne gênant pas les mouvements de l’iris.
Thérapeutique. — Rien à faire.
III. Condylomes. — Les iritis parenchymateuses se terminent par la formation de bourgeons charnus irréguliers qui végètent sur l’iris et s’accompagnent peu à peu d’une atrophie de l’œil.
Thérapeutique. — Traitement de l’iritis parenchymateuse et souvent de la syphilis. V. Iritis.
IV. Cancer. — Le cancer de l’iris est souvent un cancer mélanique ; il débute avec les caractères d’une iritis chronique, puis une tumeur soulève l’iris et toute la chambre antérieure ne tarde pas à être remplie d’une masse noirâtre. Il n’est pas rare que le cancer se développe en même temps sur d’autres points au pourtour de la cornée dans la sclérotique.
Dans le cancer de l’iris, les signes de la cachexie cancéreuse apparaissent au bout d’un temps assez rapproché.
V. Tumeur fibro-plaslique — Il a été vu chez un enfant lymphatique une tumeur développée dans la chambre antérieure au niveau du corps ciliaire, ayant atteint eu trois mois le volume d’un, gros pois. Cette tumeur, d’appa-
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rcnce charnue, lobulée, a disparu scu’e en onze mois pendant le traitement par l’iodure de potassium, à la dose de 50 centigrammes par jour (A. Després).
Thérapeutique. — Dès que le diagnostic du cancer de l’œil est confirmé, enlever l’œil par le procédé de Bonnet. V. Cornée et Conjonctive (Cancer de la).
VI. Tubercules de Viris. — Les tubercules de l’iris sont très-rares, ils ont été vus chez des sujets atteints d’élépbantiasis (Desmarres).
Thérapeutique. — Traitement par les pilules de protoiodure de mercurç, de 25 milligrammes, la liqueur de Van Swieten, une cuillerée par jour, frictions mercurielles sur la tempe, excision de la tumeur avec un lambeau d’iris, après incision de la cornée avec le couteau lancéolaire. — Enucléation de l’œil au cas de récidive et d’ophthalmie sympathique. V. Irido-choroïdite, Cornée (Cancer de la).
Iris (Vice de conformation de l’).
L Coloboma. — V. Coloboma de l’iris.
IL Persistance de la membrane pupillaire.
— Ordinairement la membrane pupillaire disparaît seule, mais il arrive qu’elle n’est résorbée qu’en partie, il reste dans le champ pupillaire des lamelles d’iris pourvues de vaisseaux; la pupille se contracte et se dilate néanmoins.
Quand la membrane pupillaire persiste, elle forme sur la capsule antérieure du cristallin une cataracte dite capsulaire.
Thérapeutique. — Tant que les sujets sont encore jeunes, il n’y a rien à faire, la membrane peut se résorber.
Si l’on jugeait une opération nécessaire, une pupille artificielle par incision du bord libre de l’ouverture irrégulière de l’iris serait la meilleure opéraration (Weeker).
irhîs. Inflammation de l’iris. (Schmidt).
L Iritis simple, plastique. — L’iritis s’enflamme à la suite de phlegmasies chroniques de Tœil, après un traumatisme, ou sous l’influence d’un mauvais état général et d’un refroidissement.
L’iritis se révèle par un changement de coloration de l’iris, qui devient jaune si l’œil est noir, vert si l’œil est bleu, par un trouble de l’humeur aqueuse et plus rarement parmi bypopyon, par l’immobilité de la pupille, enfin par la déformation et des adhérences partielles du bord pupillaire de l’iris avec la capsule du cristallin. L’œil est injecté au pourtour de la cornée; audessous de l’hypérémie conjonctivale la sclérotique présente une injection radiée peu marquée; un peu plus tard des exsudats plastiques, assez abondants, sont sécrétés par l’iris et oblitèrent l’espace pupillaire et se terminent par des synéchies ou adhérences de l’iris, tantôt à la cornée tantôt à la capsule du cristallin.
L’iritis simple est accompagnée de douleurs périorbiiaires, enlevant le sommeil, se ramiliant dans toutes les branches du nerf de lu cinquième paire. L’œil est douloureux au tou-
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cher. La vue est considérableineut obscure et il y a un peu de sensibilité à la lumière vive. L’iritis syphilitique est peut-être accompagnée plus que les autres iritis simples d’exacerbation des douleurs le soir. Il n’est pas très-fréquent de voir des frissons, de l’anorexie et des vomissements dans l’iritis simple, à moins que celle-ci ne soit le premier degré d’une iritis suppurative.
C’est à l’iritis plastique que doit être rapporté un bon nombre à' iritis syphilitiques. Il est rare que l’iritis de cause syphilitique suppure. Le plus ordinairement il se forme des exsudais interstitiels qui donnent à l'iris l’aspect d’une membrane couverte plus ou moins de bourgeons charnus, analogue aux exsudais gommeux (AVirchow, Colberg), c’est-à-dire à des cellules de tissu conjonctif avortées et altérées, ayant les allures de véritables végétations ou condylomes (Beer). L’iritis des syphilitiques est une iritis intermédiaire entre l’iritis simple et l’iritis parenchymateuse ou suppurative.
L’iritis syphilitique se reconnaît aux antécédents syphilitiques et à la présence de syphilides en même temps que l’iritis.
Lorsque vers le douzième ou le quinzième jour l’iritis guérit, les synéchies se rompent, la pupille se dilate, un cercle blanchâtre apparaît sur la capsule cristalline et indique le lieu des adhérences primitives, et des dépôts pigmentaires existent sur cette membrane et peuvent | persister indéfiniment.
Des synéchies persistent le plus souvent après l’iritis (V. Synéchies). Lorsque l’iritis passe à l’état chronique elle se complique presque toujours d’autres lésions (V. Irido-choroïdiïe, Glaucome consécutif), quelquefois le cristallin s’infiltre de matière pigmentaire, c’est ce que l’on a appelé la cataracte noire.
Thérapeutique. — Dans les iritis intenses, instiller dès le début de la maladie le collyre :
Eau distillée . lO grammes.
Sulfate d’atropine . 5 centigrammes.
Ou
Extrait de belladone . t gramme.
Eau distillée . . 10 id.
Fermer l’œil, placer le malade dans une chambre obscure.
Huit ou douze sangsues à la tempe ou derrière les oreilles.
Frictions sur le front avec l’onguent mercuriel belladone. La salivation qui est obtenue souvent par ce moyen est très-utile. Voici les formules :
Onguent mercuriel . y
Extrait de beUadone . . . . | parties égales.
Camphre . i
(J. Cloquet, Desmarres.)
Ou mieux
Extrait de belladone . -1 grammes.
Eau distillée . 8 id.
Faites dissoudre et mêlez avec 30 grammes de :
Cérat opiacé . 1 pm-ües égalés.
(Siebel.)
Purger avec :
Calomel . 60 centigrammes.
Huile de ricin . . 30 grammes.
Sulfate de soude . 4 id.
Administrer par jour trois prises de calomel, de 5 centigrammes chacune.
Potion avec extrait d’opium 10 centigrammes, ou sirop de morphine, 30 grammes, pour procurer le sommeil.
Tisanes chaudes de chiendent et de douce amère ou même de gomme, pourvu qu’elle soit prise en grande abondance, pour provoquer une diaphorèse.
Si l’iritis est traumatique, on aura recours à un traitement énergique. Les malades d’une constitution robuste seront saignés, ce qui n’empêchera pas d’appliquer des sangsues à la tempe. On extraira tout d’abord les corps étrangers, s’il y en a d'implautés dans l’iris. Si le eristallin est gonflé, on l’extraira en enlevant avec lui une petite portion de l’iris. En cas d’iritis consécutive à un prolapsus de l’iris, on réséquera la portion herniée, et l’inflammation sera atténuée.
L’iritis simple qui ne s’accompagne pas d’exsudats abondants ni de douleurs vives sera traitée par les instillations d’atropine, le repos, l’occlusion de l’œil, et quelques purgatifs. Les badigeonnages de la tempe avec la teinture d’iode, ou les vésicatoires volants à la tempe sont d’un bon usage.
L’iritis qui suit les opérations de' cataracte chez les individus faibles et anémiques a ùn cachet spécial et réclame un traitement particulier . Les antiphlogistiques lui sont contraires ; mieux vaut placer des compresses chaudes sur l’œil et se borner aux instillatious d’atropine. — Le quinquina en extrait, à la dose de 1 gramme, doit être administré aux malades et l’on peut se servir de la décoction aqueuse de quinquina en lotion (Mooren,Wecker).
Quelle que soit l’iritis, lorsque la tension de l’œil augmente ou lorsqu’il y a un hypopyon, on fera la paracentèse de la cornée avec une aiguille à cataracte ; après avoir ponctionné, ou écarte les lèvres de la plaie en inclinant l’instrument et l’on fait écouler l’humeur aqueuse. On peut renouveler ces paracentèses. Le pus est entraîné peu à peu avec l’humeur aqueuse, mais il ne sort pas tout d’un coup. Si le pus est abondant, on fera une incision de la cornée avec le couteau lancéolaire (Saint-Yves, Rosas).
Lorsque les exsudais se multiplient malgré tous les traitements employés, ou s’il y a des poussées inflammatoires, on fera l’iridectomie, on excisera une portion d’iris par le procédé ordinaire. V. Iridectomie.
L’iritis plastique syphilitique qui s’annonce par une réaction inflammatoire un peu intense réclame le traitement énergique formulé plus haut; si l’iritis s’accompagne de tumeurs interstitielles, on traitera comme Tiritis parenchymateuse et l’on aura ensuite recours au traitement général de la syphilis.
II. Iritis séreuse. — Aquocopsulite de' quelques auteurs. — L’iritis séreuse est presque toujours liée à un trouble de la circulation de l’œil ou à un état général diathésique, tel que la scrofule, le scorbut, le rhumatisme chronique et quelquefois la syphilis, au moins pendant la première période des accidents primitife, mais I dans ce dernier cas on peut encore invoquer les 1 iroublc-s de la circulation de l’œil et une mau-
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yaise constitution antérieure du malade syphilitique.
L’iritis séreuse débute comme l'iritis simple, et s’accompagne souvent d’une hypersécrétion intra-oculaire. L’injection périkératique est peu prononcée, et la face postérieure de la cornée perd son poli. En général les caractères inflammatoires de cette iritis sont peu marqués, car la maladie est souvent chronique d’emblée.
Des douleurs périorbitaires, peu intenses, on peu de sensibilité de l’œil au toucher, quelquefois des symptômes presque inappréciables, tels qu’un léger trouble de la vision, accompagnent le développement de l’iritis séreuse. Lorsqu’il y a augmentation de pression intraoculaire, les douleurs deviennent plus intenses et prennent les caractères de celles d\m glaucome consécutif. V. Glaucome consécutif.
Thérapeutique. — L’iritis séreuse exige uii traite ■ ment immédiat et suivi avec soin. Les malades seront purgés avec les mêmes purgatifs que pour l’iritis plas tique. Us boiront tous les matins, pendant plusieurs jours, un verre d’eau dePullna, de Friedrichshall ou de Kissingen. On leur donnera de la tisane chaude de salsepareille, de gaïac, de chiendent ou de douceamère.
La décoction de Zittmann est un excellent sudorifique (Wecker) et est bonne sm’tout chez les individus soupçonnés de syphilis.
Décoction de Zittmann, 1.
Salsepareille eontuse . 375 grammes.
Ean . . 9000 id.
Faites infuser pendant vingt-quatre heures. Placer dans un nouet le mélange.
Sucre d’alun ou sucre et alun ) .. a a
Calomel . . } ââ 16 grammes.
Cinnabre artificiel. . . ; i id.
Faites bouillir jusqu’à réduction de 3000 grammes et ajoutez :
ilmouii’. î ^ 1*5 grammes.
Feuilles de séné . 96 id.
Réglisse . 48 id.
Filtrez.
Donnez 500 grammes par jour en tisane.
Décoction de Zittmann, n° 2.
Salsepareille eontuse . . . 192 grammes.
Eau..... . 9000 id.
Faites bouillir, et vers la fin de l’ébullition ajoutez :
Écorce de citron .
Écorce de cannelle .
Petite cardamome .
Réglisse .
Passez. 500 grammes par jour.
Les potions avec acétate de potasse, à la dose de 8 à 10 grammes ; les eaux minérales de Wildungen, sont d’un très-bon usage.
Le tartre stîbié, à petite dose, n’est pas d’une efficacité certaine. L’iodure de potassium ne convient que dans le cas de diathèse syphilitique confirmée.
Les dérivatifs, tels que les vésicatoires et le séton à la nuque, ne sont pas indispensables, mais peuvent être utiles .alors q-.îc !?s autres moyens ont échoué.
■ àâ 16 grammes.
ISi l'iritis séreuse devient une iritis plastique, ou traitera comme l’iritis plastique.
En cas d’iiypersécrétion et d’augmentation de tension intra-oculaire, ou fera la paracentèse de la cornée.
III. hitis parenchymateuse et suppuratiüe. — Iritis traumatique. — Dans l’iritis tendant à la suppuration, à tous les signes de l’iritis simple viennent se joindre une déformation de l’iris constituée par des élevures et de petits mamelons présentant une coloration variable. La contractilité de la pupille est absolument perdue et des adhérences de l’iris existent de bonne heure. Un obscurcissement de la cornée et uii hypopyon se montrent. Quelquefois les bourgeons développés sur l’iris fournissent du pus et se recouvrent d’une fausse membrane, et cet. état a été appelé abcès de l’iris.
Dans l’iritis suppurative il existe : des douleurs circumorbitaires atroces, irradiées dans toutes les régions voisines, du côté des dents mréme, s’exaspérant le soir et la nuit; des frissons, des nausées, des vomissements, une perte presque complète de la vision, une sensibilité vive du globe oculaire et de la fièvre.
L’iritis parenchymateuse avec hypopyon mène à l’atrophie de l’iris et à des synéchies étendues. Ce mode de guérison n’est pas ce qu’il y a de plus fâcheux, car l’œil suppure ordinairement dans les iritis parenchymateuses, excepté chez les vieillards où la suppuration de l’œil semble avoir quelque chose de moins grave.
Une plaie de l’iris cause l’iritis plastique, puis promptement une iritis parenchymateuse, la propagation d’une inflammation aiguë de la cornée, de la conjonctive ou de la choroïde, quelquefois leglaucome aigu, entraînent l’inflammation parenchymateuse de l’iris. Les enfants, les adultes, les individus atteints de conjonctivite purulente- en sont souvent atteints après que la cornée s’est ramollie ou perforée.
S’il y aune iritis parenchymateuse chronique, ce ne peut être qu’une iritis coïncidant avec la syphilis, et dans ce cas l’iritis ne suppure que très-rarement. Y. Irido-ghoroïdite.
Thérapjeutique . — Dans l’iritis qui suit des inflammations profondes de l’œil (V. Choroïdite), on aura recours d’abord au traitement de ces maladies. L’iritis menaçant de suppurer sera traitée comme l’iritis plastique, suivant qu’il y aura des exsudais ou uu hypopyon.
Lorsque les instillations de sulfate d’atropine seront insuffisantes, on appliquera sur le globe de l’œil, entre les paupières, un papier imbibé d’une solution concentrée de sulfate d’atropine.
Ean distillée . 10 grammes.
Snlfate d’atropine . . 50 eentigr. à 1 gr.
(Streatfeild.)
On fera des frictions sur les tempes avec l’onguent mercuriel beHatloaé, comme poiu- l’iritis plastique.
ISOL
IRRî
Si riritis a lieu chez un sypüilitifiue, on donnera les pilules de sublimé opiacé :
Beutoclilornre de mercure. ... 20 centigrammes.
Opium purifié . 40 id.
Extrait de galac . 2 grammes.
Pour viugt-quatre pilules, trois par jour.
(D'upuytren.)
On pourra substituer au sublimé le protoiodure de mercure en pilules, à la dose de 5 à 10 centigrammes par jour.
On donnera l’iodure de potassium à la dose . de 50 centigrammes à 1 gramme par jour.
On administrera la décoction de Zittmann pure ou mêlée' avec parties égales d’eau.
Lorsque l’iritis passe à l’état chronique, on administrera le traitement des accidents secondaires de la syphilis. L’hydrothérapie et particulièrement l’enveloppement avec un drap mouillé (Wecker) sont d’un bon usage chez les rhumatisants et chez les syphilitiques très-atfaiblis.
Les récidives fréquentes des iritis tiennent souvent à des synéchies. Pour éviter les récidives, le meilleur moyen serait de détruire les adhérences, soit par le déplacement de la pupille, soit par son dégagement (école. allemande). V. Iridectobiie.
Au début de l’iritis traumatique, lorsque les accidents sont très-marqués, lorsque les malades ne sont pas soulagés par les ponctions répétées de la cornée, par les sangsues et les vésicatoires placés coup sur coup sur les tempes, on fera l’iridectomie.
iiiHîCî.^'ï’ELffi. Cyiindre dans lequel un ressort de pendule qu’on monte avec une clef, inet en mouvement un piston qui presse le liquide placé au-dessous de lui, et le chasse à travers un tube de caoutchouc garni d’une canule.
L’irrigateur sert à donner des lavements, des injections vaginales ou des douches oculaires et pharyngées.
i!îiiïG.4Ti®M. L’irrigation est un moyen thérapeutique puissant que l’on emploie pour empêcher le développement d’une inflammation ou pour en amoindrir l’intensité. Pour cela, il faut faire l’irrigation continue avec de l’eau froide. Ayant pris un seau d’eau froide garni d’un syphon à robinet pour avoir un filet d’eau très-mince ; on suspend le tout au-dessus de la partie où l’irrigation doit avoir lieu, et l’on amorce le siphon. Quand l’eau coule on la dirige sur la partie qui est recouverte d’un linge, au moyen d’un fil afin d’éviter une chute d’eau, et l’on entretient l’écoulement pendant huit à dix jours. Quand on veut interrompre l’irrigation, on remplace l’eau froide par un peu d’eau tiède pendant vingt-quatre heures.
L’irrigation continue s’emploie dans la méningite, dans les plaies contuses, dans les fractures commiuutives avec plaie, dans certaines hémorrhagies, et l’on peut quelquefois sauver ainsi un membre de l’amputation.
IRBITABIMTÉ. La propriété qu’ont les tissus vivants d’èlre excités dans leurs mouvements et dans leur nutrition par les agents extétérienrs constitue V irritabilité, n:ot qui sup- |
pose l’action d’un irritant. D’après Giisson, c’était la propriété motrice contractile de tous les tissus, mais pour Haller c’était la propriété exclusive du tissu musculaire {irritabilité musculaire irritabilité ou hallérienne) révélée par la contractilité apparente, sous l’influence des stimulants.
L’irritabilité est devenue depuis lors le synonyme d’irritabilité musculaire, ou de contractilité, et les recherches de Bichat, en la séparant de la sensibilité, ont consacré cette manière de voir. C’est un mot qui n’a plus d’emploi en pathologie.
leBiTATiox. L’excitation d’un tissu ou d’un organé, caractérisée par l’activité de ses fonctions nutritives, motrices et sensitives, constitue l’irritation. C’est eu effet l’irritatioii des tissus qui est, en beaucoup de circonstances, la cause des troubles de circulation, de sécrétion, de nutrition et de sensibilité, d’où résultent l’inflammation, les exsudais et les dégénérescences qui les suivent. A cet égard Broussais, qui a fait de l’irritation la base d’une doctrine médicale, dans laquelle toutes les maladies sont le résultat de l’irritation ou de l’atonie des tissus était dans le vrai. Malheureusement, comme il a poussé son système à l’absurde en voulant combattre par la saignée, les sangsues et l’abstinence, les maladies produites par l’irritation, il n’eut qu’un triomphe de courte durée, et de son vivant il eut le chagrin de se voir abandonné de tous ceux qui avaient adopté sa doctrine.
ii’i-itation spisiaSe. Nom donné en Allemagne à la névralgie dorsale intercapsulaire qui accompagne la dyspepsie, la phthisie, la chlorose et le nervosisme chronique. C’est un point douloureux occupant les apophyses épineuses, et la douleur est augmentée par la pression ou le contact d’une éponge imbibée d'eau très-chaude.
Thérapeutique. — Les applications quotidiennes de teinture d’iode, les vésicatoires volants saupoudrés de morphine, les injections hypodermiques de sulfate d’atropine ou de morphine (V. Hypodermique) et les préparations ferrugineuses à l’intérieur sont ce qu’il convient de faire dans l’irritation spinale. V. Névralgie, Chlorose.
ISCHERIE. Y. RÉTE.XÏION D’üRINE.
ïiSOLEîîEXT. L’isolement est un moyen thérapeutique employé dans la folie pour soustraire un individu aux causes morales qui troublent sa pensée et le rendent incapable de se diriger dans le monde ou le rendent dangereux pour ceux qui l’entourent. A cet é.gard l’isolement dans une petite maison de campagne, avec un jardin où le malade peut s’occuper sous la surveillance de ses domestiques et de sa famille, est un des meilleurs remèdes à employer.
En hygiène, l'isolement est un moyen qu’emploie la police sanitaire pour arrêter les épidémies dans leur marche On séquestre dans un