‹ Dictionnaire de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 373 sur 731 · EACRYBAL (MALADIES DE L’APPAREIL · texte numérisé non relu

EACRYBAL (MALADIES DE L’APPAREIL

L Plaies du sac lacrymal et des conduits lacrymaux. — Les plaies des conduits lacrymaux guérissent ordinairement seules et il n’est pas nécessaire de placer une soie de sanglier dans les portions palpébrales de ces conduits pour les maintenir béantes (Desormeaux).

I.es plaies sous-cutanées ou déchirures du sac lacrymal, pendant les efforts pour se moucher, donnent lieu à un emphysème souscutané, s’étendant quelquefois autour de l’œil (Mackensie, Foucher) et qu’on reconnaît à une tumeur molle, pâteuse, crépitante, survenue brusquement.

Thérapeutique. — Les compresses résolutives, une légère compression sur le sac avec une boulette de charpie maintenue par un bandeau, sont suffisantes pour les cas de rupture du sac.

La réunion immédiate des plaies des conduits avec une petite bandelette de taffetas d’Angleterre est plus commode à pratiquer qu’une suture et a les mêmes avantages.

Si une plaie a suppuré, après une perte de substance, une fistule lacrymale consécutive peut subsister et réclame le traitement de cette lésion.

L’emphysème guérit seul sous l’influence d’un bandeau protecteur et d’une légère compression.

IL Atonie des 'points lacrymaux. — Les points lacrymaux ne fonctionnant plus, soit que le muscle orbiculaire n’agisse plus sur eux pour favoriser le passage des larmes dans leur cavité, soit qu’ils soient oblitérés par des mucosités, un larmoiement existe (Stoeber, Mackenzie). Lorsqu’un point lacrymal est atonique, on re-

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gardera bien s’il n’y aurait pas quelques corps étrangers, mi cil ou un grain de poussière, qui l’oblitère, et l’on chercherait à l’extraire.

Thérapeutique. — Lotionner l’œil avec des collyres astringents, avec 1 centigramme de nitrate d’argent ou de sulfate de zinc pour 20 grammes d’eau distillée; frictionner les paupières avec de l’eau additionnée de quelques gouttes d’ammoniaque, avec l’alcoolat de romarin ou le baume de Fioraventi.

III. Déviation des points lacrymaux* — La déviation des poiuts lacrymaux a lieu dans l’entropion et dans l’ectropion, mais elle existe aussi à la suite de plaie du grand angle de l’œil suivie de cicatrice vicieuse. La conséquence des déviations des points lacrymaux est un épiphora.

Thérapeutique. — Il n’y a rien de mieux que de faire disparaître la difformité qui cause la déviation du point lacrymal. On opérera l’ectropion ou l’entropiou ou la cicatrice vicieuse. — Si la déformation est à peine prononcée, si un seul point lacrymal est oblitéré, on n’opérera pas. Si le point lacrymal est dévié en avant, on introduira un stylet, et l’on incisa'a du côté de la conjonctive sur la saillie du stylet (Bowmann).

IV. Oblitération des points lacrymaux. — Un point lacrymal est quelquefois oblitéré par un cil, par une petite concrétion calculeuse, et l’on reconnaît cette lésion à un peu de gêne et à une sensation de picotement éprouvée par le malade à l’angle interne de l’œil. V. Calculs DES CONDUITS LACRYMAUX.

Une fongosité oblitère quelquefois un conduit lacrymal. Les deux points lacrymaux peuvent être oblitérés par le gonflement de la muqueuse (J. L. Petit), et cet état coïncide quelquefois avec une tumeur lacrymale.

Il y a toujours épiphora quand les points lacrymaux sont oblitérés.

Thérapeutique. — Enlever les cils ou les fongosités qui oblitèrent les points lacrymaux.

L’inflammation des conduits sera traitée par les applications de collyre au sulfate de zinc, les applications de pommade

Axonge . 30 grammes.

Précipité rouge . 1 id.

Ou:

Axonge. . . 30 grammes.

Calomel . 1 id.

On ponctionnera les points lacrymaux oblitérés avec une aiguille (Heister), on essayera de sonder les points lacrymaux, on placera une petite canule d’or et l’on fera des injections fréquentes avec la sonde d’Ancl (J. L. Petit).

V. Fistule des condtnts lacrymaux. — Après uue plaie (Jobert); à la suite d’un abcès des paupières ouvert dans un conduit lacrymal (Saint- Yves); après une double oblitération des extrémités d’un conduit lacrymal (J. L. Petit), ou après une tumeur lacrymale, on a vu une fistule des conduits lacrymaux.

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%* L’abseoce d’épiphora, l’intégrité d’un point lâciymai et sa perméabilité font reconnaître une fistule lacrymale qui est liée à une altération de l’autre conduit.

Thérapeutique. — Si la fistule du conduit lacrymal est liée à uue lésion du sac lacrymal, on se comportera comme dans le cas d’une fistule lacrymale proprement dite, si un canal est seul altéré, on cherchera à rétablir la continuité du canal. Mais comme cela n’est pas possible, il sera préférable de cautériser la fistule et le fond de l’ulcère avec un fer rouge avec la pâte au chlorure de zinc ou avec le nitrate d’argent (Saint-Yves). On a aussi cautérisé les points lacrymaux avec un fil rougi à l’aide de la pile galvano-caustique (T§.vignot).

VI. Dacryocystife aiguë. — Après une plaie et une contusion à l’angle interne de l’orbite ; dans le cours d’un coryza chez les enfants lymphatiques ; à la suite de conjonctivites le canal nasal et le sac lacrymal s’enflamment, la muqueuse devient turgescente, se gonfle et suppure ; l’œil pleure, la narine correspondante se sèche, une tumeur bien circonscrite, rouge, douloureuse, chaude, tendue, fluctuante, apparaît au niveau du sac lacrymal, puis la rougeur et la tuméfaction gagnent les paupières, un point plus saillant se montre sur la tumeur qui se perfore et donne issue à du pus. Les malades ont de la céphalalgie et de la fièvre.

On ne confondra pas la tumeur lacrymale avec un abcès formé au devant du sac ou anchylops, parce que celui-ci aune marche plus rapide, ne s’accompagne pas de larmoiement et de sécheresse de la fosse nasale correspondante. V. Ankylops.

*,5,* La dacryocystite aiguë peut être double, elle est rarement suivie de fistule lacrymale, et dans le cas où il y a une fistule, c’est parce que les accidents ont pris une marche chronique.

Thérapeutique. — Au début, appliquer une ou deux sangsues sur la tumeur; placer sur elle un sac de baudruche rempli de glace, ou faire des frictions mercurielles et appliquer un cataplasme. Si la céphalalgie est intense, on fera une petite saignée du bras. — Un purgatif et la diète sont de bons moyens adjuvants.

Lorsque la fluctuation sera évidente, on incisera, en portant la lame du bistouri perpendiculairement au trajet du tendon de l’orbiculaire et à peu près au niveau de l’origine du canal nasal osseux ; on fera des injections avec l’eau de guimauve et aussitôt après que les accidents inflammatoires auront été calmés, ou s’assurera de l’état des parties par le cathétérisme avec une sonde molle du numéro 4 ou 5 de la filière Charrière.

Si une fistule persiste, on la traitera plus tard. Y. DaCEYOCTSTITE CHKOiXQITE.

Vn. Dacryocystite chronique ou tumeur lacrymale. — ünettunéfaciiondela muqueuse du nez ou une oblitération du canal nasal con- :stitne la lésion élémentaire de la dacryocystite chronique. Des liquides composés par des

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