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cédé employé, on perfore aussi la muqueuse des fosses nasales et l’on place une canule ou un séton.
On peut perforer la paroi supérieure du sinus maxillaire avec un trocart que l’on dirige obliquement de haut en bas et de dedans en dehors (Laugier). Ce procédé expose à une hydropisie du sinus maxillaire (Malgaigne).
3“ Toutes les fois qu’il est matériellement démontré que la dilatation est impossible, et lorsqu’on ne veut pas recourir à la création d’un canal artificiel, -on aura recours à la destruction du sac lacrymal (A. Nannoni). A'près avoir incisé le sac, on panse
Fig. 314. — A, B. Incision pour ouvrir le sac lacrymal, avec de la charpie, et quelques jours après on introduit des boulettes de charpie trempées dans la poudre d’alun onde précipité rouge. On peut cautériser avec le fer rouge, la potasse à cautère, et mieux un disque de pâte au chlorure de zinc, introduit dans le sac et laissé douze à vingt heures en place.
L’excision d’une portion du sac (Boyer) est un procédé voisin de la cautérisation qui a pour but de faire suppurer le sac. Ces procédés ont un inconvénient, celui d’exposer à des inflammations vives et de produire des suppurations longues. On leur pré-
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h' oblitération des pomts lacrymaux est un procédé de cure radicale de la tumeur et de la fistule lacrymale. On excisera les points lacrymaux avec une pince à griffe et les ciseaux, en commençant par le point lacrymal inférieur ; on incisera en deux temps par une section en V (Velpeau). Cette opération est plus simple que la cautérisation avec le crayon au nitrate d’argent (Boscbe) et la cautérisation à l’aide du galvanocautère. Un stylet fin de platine, en continuité avec un pôle d’une pile galvanocaustique, est passé dans le point lacrymal et ressort par la fistule ; un crochet, en continuité avec l’autre pôle de la pile, est mis en rapport avec le stylet qui rougit et la cautérisation a lieu.
4° En désespoir de cause, on a enlevé ou détruit la glande lacrymale, mais c’est là une opération tout àfait ii’rationnelle, à moins qu’il n’y ait depuis longtemps un épiphora persistant et une altération dè la glande lacrymale.
La ligature des conduits excréteurs de la glande - (Szokalski) est impossible.
L’extirpation de la glande sera faite par une incision parallèle au rebord orbitaire dans une étendue de 5 centimètres ; on pénètre entre le périoste et l’aponévrose, on saisit la glande avec une érigne et l’on dissèque (Textor) ; on réunit par suture, ou mièux avec des bandelettes et l’on panse à l’eau froide. Ce procédé est celui d’Anel, qui a posé le précepte de commencer à disséquer du côté de l’œil. Pour éviter une cicatrice, on peut prolonger la commissure externe de l’orbite, ce qui donne un très-grand . jour, et Ton va chercher la glande entre la conjonctive et l’orhite (Velpeau).
îiüCRYMALE; (Tumeurs de la glande).
I. DacryoAénite. — La glande lacrymale peut s’enflammer, être atteinte d’une adénite aigüë ou chronique, soit sous l’influence d’un traumatisme, soit spontanément ; la durée de l’inflammation, le siège de la tumeur au-dessus et en dehors du globe oculaire ne laisse pas d’hésitation sur la nature du mal. La dacry adénite se termine quelquefois par hypertrophie ou atrophie de la glande.
Thérapeutique. — On appliquera des frictions mercurielles, des cataplasmes, des sangsues aux tempes, mais jamais sur la paupière, et l’on ouvrira les ahcès qui pourraient se former.
fère quelquefois la création d’im canal artificiel ou l’oblitération des points lacrymaux.
IL Tumeurs de la glande lacrymale. — Les kystes de la glande lacrymale (Schmidt) sont très-rares ; ils sont en général petits. On ne saurait les confondre avec des encéphalocèles ni avec un des kystes dermoïdes qui sont toujours congénitaux, et situés les premiers sur les os , et les seconds en dehors de l’orbite.
Les cancers de la glande lacrymale (A. Bérard) se révèlent par les symptômes propres aux cancers et par le siège de la tumeur en haut et en dehors du globe