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dement sur un individu atteint de tumeur de la mamelle, es une adénite cancéreuse. Y. Adénite.

Une tumeur dure, spontanément douloureuse au toucher, mobile, allongée suivant l’axe du bras, coïncidant avec d’autres tumeurs également dures du bras et dont la compression est douloureuse, tandis que la pression ne produit rien au-dessus de la tumeur, est un névrome. Y. ce mot.

Après un traumatisme ou une plaie irrégulière de l’aisselle, chez un malade qui continue à mouvoir le bras, ou après une fracture de côte et une solution de continuité du poumon par les fragments de l’os sans plaie extérieure, une tumeur pâteuse, gardant un instant l’impression du doigt, crépitante et transparente, est un emphysème sous-cutané. Y. ce mot.

Une tumeur qui présente les caractères d’un emphysème sous-cutané, à part la transparence et l’accroissement progressif, qui augmente à chaque inspiration et diminue quelquefois à l’expiration, qui se réduit parfois en entier pour se reproduire après, est une hernie du poumon. Y. ce mot.

Une tumeur dure , irrégulière , roulant sous les doigts, et occujaant l’aisselle après un traumatisme, et coexistant avec une ecchymose et un gonflement considérable de l’épaule, est une fracture du col de l’humérus, avec saillie des fragments dans Vaisselle.

Une tumeur molle qui est apparue subitement pendant les efforts de réduction d’une luxation ancienne, et qui présente quelques instants après, une crépitation, n’est pas un emphysème (Desault), mais plutôt un épanchement sanguin dû à la rupture d’une grosse veine (Yelpeau) ; les déchirures des nerfs et des vaisseaux observées dans les réductions de luxations, autorisent cette supposition.

Une tumeur dure, indolente, lobulée, dans l’épaisseur de la peau, se développant avec lenteur et sans causer de douleurs lancinantes ni de cachexie, est une tumeur adénoïde ou hypertrophique ou cancroïde des glandes sudoripares. Y. Glandes sudoripares.

Aix EX FiRAXCE (Bouches-du- Rhône), Eau minérale saline,de 25° à 30°, dont le principe dominant est le carbonate de chaux.

On l’emploie en bains et en douches dans le rhumatisme chronique [+1.

Aix EX SAVOIE (France, département des Alpes-Maritimes), Eau minérale de é0° à 50°, saline à la source à'cdun, et sulfureuse à la source dite de soufre.

Ou les emploie eu boisson, en bains de vapeur, de baignoire et de piscine ; en injections, en douches et en inhalations. Elles servent à la guérison du rhumatisme chronique l-t- -hl ; des maladies de la peau, principalement des syphilides [3: îles scrofulides et

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des engorgements articulaires scrofuleux [g, et des névropathies protéiformes ou nervosisme |g.

AIX-I.4-CIIAPELIÆ ( PRUSSE RHÉNANE ), Eau minérale sulfureuse, de 40” à 50°, employée dans le rhumatisme chronique^, dans les engorgements articulaires[g, dans les paralysies et dans l’atrophie musculaire g, et dans les maladies chroniques de la peau [g.

ALBIXI§3IE {absence congénitale du pigment de r iris et de la choroïde). Cette lésion tient à une disposition générale de l’économie telle qii’on la rencontrée chez les Albinos et les enfants aux cheveux de couleur très-claire; l’accommodation dans les yeux qui présentent cet état, est gênée, parce que les objets éclairés éblouissent. L’iris alors se contracte ainsi que le muscle ciliaire, et l’accommodation se produit ordinairement dans les conditions de la myopie.

Thérapeutique. — Avec l’âge l’albinisme s’atténue. On prévient les éblouissements par l’emploi de lunettes bleues, ou de lunettes sténopéiques. Celles-ci, formant diaphragme entre les objets éclairés et la rétine, remplacent l’iris.

ALBEG©. V, Cornée [opacité de la).

ALBUiîîîXE. Ce principe immédiat des végétaux et des animaux, en très- grande abondance dans l’ceuf des gallinacés, sert contre la diarrhée et contre les empoisonnements. On le donne à la dose de quatre blancs battus dans un litre d’eau : c’est Veau albumineuse.

ALBUMIXEKIE. L’excrétion d’urines contenant de l’albumine en dissolution caractérise l’albuminurie.

Ou reconnaît l’albuminurie au moyen de l’analyse chimique et par les réactifs (chaleur ou acides concentrés) qui ont pour effet de coaguler l’albumine. Pour cela on fait bouillir l’urine dans un tube à expérience, et si le précipité obtenu ne se redissout pas sous l’influence d’une goutte d’acide nitrique, c’est qu’il est formé d’albumine. Il en est de même lorsque, dans un autre tube, l’urine précipite directement par l’acide nitrique, et que le précipité ne se redissout pas dans un excès d’acide ou par l’ébullition.

L’albuminurie n’est pas une maladie qu’on puisse traiter comme un état morbide toujours semblable, dépendant de la même cause, car ce n’est qu’un symptôme de beaucoup de maladies qui, constamment ou accidentellement, produisent le passage de l’albumine dans les urines.

Si l’on ne veut commettre les plus graves erreurs de diagnostic, de prognose et de traitement, il faut envisager l’album’nurie comme le symptôme d’un grand nombre de maladies différentes, dont le danger et la thérapeutique n’ont rien de comparable.

L’albuminurie résulte des plüegmasies vésicales; du pissement de sang; de la conges-

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tion mécanique des reins par la compression des veines rénales sous l’utérus en gestation, par l’éclampsie, par l’asphyxie ou par les maladies du cœur; de la scarlatine rénale ; de la desquamation des tubes urinifères, particulière à la néphrite albumineuse ; de certains empoisonnements (A. Ollivier), etc., ce qui fait qu’on observe ce phénomène dans la cystite, dans les hématuries essentielles ou symptomatiques, dans la grossesse, dans les maladies du cœur, dans le choléra, dans le croup, dans le diabète, dans la scarlatine, dans la néphrite albumineuse, dans les brûlures, dans l’infection purulente, dans la diphlhérite, etc.

. Si l’albuminurie dépend d’une maladie de vessie ou d’une hématurie vésicale qui mêlent de l’albumine à des urines normales, les reins sont en bon état, mais si les urines sont sécrétées albumineuses, et arrivent ainsi altérées dans la vessie, les reins sont toujours malades, soit par une congestion active ou passive de la substance corticale, soit par une infiltration graisseuse et granuleuse des tubes urinifères avec desquamation épithéliale, soit par l’atrophie rénale.

Dans l’albuminurie, on trouve toujours dans le dépôt des urines, examiné au microscope, quelques globules sanguins, des cellules d’épithélium nucléaire et des tubes urinifères altérés.

L’albuminurie la plus grave est celle qui résulte de la dégénérescence graisseuse et granuleuse des reins donnant lieu à une anasarque presque toujours mortelle, V. Néphrite albumineuse.

Il faut toujours craindre que l’albuminurie scarlatineuse n’entraîne la dégénérescence des reins, et cela ne manque jamais d’arriver si le phénomène s’accompagne de fièvre et se prolonge plus d’un mois. V. Scarlatine.

Quand l’albuminurie accompagne la grossesse, elle se dissipe peu de jours après l’accouchement; mais si elle est compliquée d’anasarque et d’urémie (V. ce mot), elle produit, soit la mort de l’enfant et l’accouchement prématuré, soit une éclampsie mortelle pour la mère pendant ou après la parturition. V. Eclampsie.

Les albuminuries du croup et du choléra sont sous la dépendance d’une congestion passive des reins, et elles disparaissent dès que la maladie principale est en voie d’amélioration.

C’fât la congestion passive des reins produite par les lésions oi'ganiques du cœur qui occasionne l’albuminurie observée dans ces maladies, et il suffit d’une saignée au bras pour ramener les urines dans leur état normaL

L’albuminurie qui dore pendant longtemps amène toujours comme lésion consécutive la dégénérescence graisseuse et granuleuse des reins avec atrophie de ces organes Bright).

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Thérapeutique. — Si l’on tient compte de la nécessité quïl y a de ne traiter ralbuminurie qu’après eu avoir approfondi la cause, on voit que les moyens de combattre ce symptôme doivent être entièrement variés.

Le traitement de l'albuminurie est donc celui de l’hématurie essentielle ou symptomatique d’un rétrécissement de l’urèthre ; d’une cystite aiguë, cantharidicnne ou autre ; des fongus de la vessie ; de la congestion passive des maladies du cœur, de l’asphyxie du croup ou du choléra ; du diabète ; de la diphthérite ; des brûlures ; de l’infection purulente ] de l’éclampsie puerpérale ; de la néphrite albumineuse ; de l’empoisonnemen't par le plomb. V. ces mots, et particulièrement Néphrite albumixeuse.

ALCOOL. Principe neutre composé d’irvdrogène, de carbone et d’oxygène, pouvant former un éther avec les acides. Il y a l’alcool de vin, l’alcool de betterave, l’alcool de canne, l’alcool de boisoximéthylique, l’alcool de de terre ou amylique, l’alcool butylique, etc. Tous les alcools sont des stimulants et s’emploient comme toniques. V. ce mot.

ALCOOLATS. Préparations d’alcool chargé par distillation des principes volatils d’une substance médicamenteuse, et qui diffèrent des teintures qui ne sont qu’une dissolution de tous les principes fixes et volatils de la même substance épuisée sans distillation. Ce sont les esprits. Il y a les alcoolats simples d'absinthe, d'anis, de cannelle, de citron, de. castoréum, decochléaria, d! essence de térébenthine , contre les maladies du foie ; de genièvre, de py rèthre, contre les maux de dents; de roses, de vanille, etc., et les alcools composés de citron son l’eau de Cologne de Fournier, de Garus ou esprit de Garus, de thériaque, de mélisse, vulnéraire 011 eau d’arquebusade, etc,

ALCOO L ATLRC. Préparation d’alcool chargé par macération des principes solubles d’une plante à l’état de fraîcheur. Ce sont les teintures avec des plantes fraîches, et elles sont préférables aux teintures faites avec les plantes desséchées. Il y a l’alcoolature d'aconit qui est très-utile ; l’alcoolature de belladorip^ de bryone, de ciguë, de colchique, de digitale, de jusquiame, de stramoine, de tabac, de seigle ergoté, de rhus radie ans, etc.

ALCOOLÉS. Préparations d’alcool tenant en dissolution une substance médicamenteuse quelconque. Il y a Valcoolé d'acide nitricjue ou esprit de nitre dulcifié , Valcoolé d'acide sulfumque formant l’eûw de Rabel (acide sulfurique à 66°, 10 grammes, et alcool à 8.5°, 30 grammes), et V élixir acide de Haller (parties égales d’acide et d’alcool). L’alcoolé d'ammoniaque succiné oa eau de Luce; l’alcoolé d'atropine, de bmteine, de camphix ou alcool camphré, de digitaline, de morphine, de phosphore, de vératrine, de sulfate de quinine, de strychnine, etc.

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ALCOOÏ.ISME (Magnus Huss). Quand un individu adonné à l’ivrognerie perd l’appétit et les forces, bégaye, vacille sur les jambes, tremble des mains et des doigts, devient hébété, s’effraye de terreurs imaginaires et offre des hallucinations ou des convulsions épileptiformes, il est sous l’influence d’un empoisonnement chronique d’alcool nommé alcoolisme.

Comme les grands fumeurs, les ivrognes ont quelquefois de l’amaurose alcoolique.

* On devient sourd par l’abus des boissons fermentées.

La folie aiguë est la conséquence de l’ivrognerie, et, en raison du tremblement des mains qui accompagne le violent délire observé chez les malades, elle a reçu le nom de delirium tremens. V. ce mot.

Thérapeutique. — La cessation progressive drs boissons fermentées, l’opium à petites doses, 5 à 1 5 centigrammes [T] ; la noix vomique, les antispasmodiques et l’huile empjreumatique de pomme de terre, 5 à 10 centigrammes en pilules ou eu potion (Magnus Huss), sont les moyens propres à dissiper l’alcoolisme.

On peut aussi donner la décoction de quinquina (Houssard) ; la limonade sulfurique par verres toutes les heures pendant trois semaines (Klamer, Roth), qui, selon ces auteurs, guérit le tremblement et l’ envie de boire On donne :

Eau distillée . 100 e;ramme?.

Sirop simple . 30 id

Teinture alcoolique de noix vomique . . 5 déeigr. à 2 gram.

ALCOSWOéjtiE. Écorce de Valchornea appartenant aux euphorbiacées, douée de propriétés astringentes , et employée dans, la phthisie (2 à 8 grammes ea poudre, ou en vin, 30 à 60 grammes par litre), quatre grandes cuillerées par jour rn.

ALET (Aude). Eau minérale saline, gazeuse, bicarbonatée, 30°. En boisson de table, en bains. Contre la dyspepsie chlorotique et les vomissements nerveux Œ!.

ALGïDîTÉ. L’abaissement excessif de la température du corps est un accident des maladies c{ui constitue l’algidité.

Il y a une algidité superficielle observée à la face et aux extrémités, dans les fièvres intermittentes simples et pernicieuses, dans le choléra cyanique, dans le frisson des maladies aiguës, dans l’agonie, etc.; mais alors le thermomètre appliqué sur la peau où il marque de 18° à 28° centigrades, s’élève encore dans l’aisselle à 38“ et quelquefois à 39° ou 40° centi-, grades.

Dans certains cas, l’algidité est profonde, ce que l’on observe dans le sclérème des nouveaunés, et alors le thermomètre placé dans l’aisselle ne marque que 22° à 26“ et 32° centigrades.

Quand la température de l’aisselle tombe audessous de 25° la mort est inévitable.

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