II. Phlegmon de la langue. V. Glossite
III. Plaies de la langue. — Les instruments de toute sorte, les plaies de la bouche par armes à feu, des morsures pendant des accès d’épilepsie, produisent des solutions de continuité et des déchirures dé la langue.
A la suite des plaies de la langue, des corps étrangers peuvent rester dans cet organe.
Une hémorrhagie plus ou moins abondante, une paralysie musculaire et la perte de la la parole sont des accidents immédiats des^plaies delà langue; une glossite, une stomatite, des adhérences et des difforniités de l’organe sont les accidents consécutifs.
Lorsqu’il existe une plaie de la langue, on s’assurei-a s’il n’y a pas de corps étrangère! si les portions blessées sont séparées, là est toute l’importance du diagnostic pour la direction à donner au traitement.
Lorsqu’une plaie de la langue est cicatrisée et reste indurée, cherchez bien s’il reste une fistule et si un stylet introduit n’y découvrirait pas un corps étranger.
Thérapeutique. — Les portions de la langue qui ne tiendront plus que par la muqueuse seront enlevées. — Les corps étrangers seront extraits, et l’on débridera s’il est nécessaire. — Une incision de la langue sera réunie par la suture avec de gros fils pour que la langue ne soit pas coupée pendant le temps nécessah-e à la réunion. La langue sera tenue immobile par le malade pendant vingt-quatre à quarante-huit heures, et il sera mis à la diète absolue pendant le premier jour et évitera de parler.
IV. Difformités de la langue. — Après une plaie ou une gangrène de la langue, la perte d’une portion de l’organe constitue un difformité qui d’abord gêne la parole et la mastication ; mais à la longue ces troubles disparaissent et la déglutition comme la parole peuvent avoir lieu de nouveau (Louis).
Les arrêts de développement de la langue et