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la période d’ulcération ils sont caractérisés par une ulcération à bords durs se prolongeant plus on moins loin dans la langue, ne saignant pas et s’accompagnant tardivement d’engorgement ganglionnaire. La santé générale reste bonne pendant longtemps.

Quelques cancroïdes se montrent sous forme de végétation comme le cancer papillaire des lèvres, mais cette forme est très-rare, elle existe à la partie antérieure de la langue, et s’accompagne d’induration. On peut soupçonner qu’il s’agit d’un cancroïde, quand il n’y a pas eu d’ulcérations syphilitiques sur la langue, au reste c’est le traitement qui doit faire le diagnostic, puisa la longue tous les cancroïdes finissent par marcher rapidement, par donner une mauvaise odeur et faire naître des douleurs.

La densité des fibromes, la réductibilité des tumeurs érectiles, les indurations Ifmiiées ] de toutes les ulcérations de la langue, et la longue durée de toutes ces affections, établissent le diagnostic différentiel entre ces maladies et le cancer.

L’action nulle de l’iodure de potassium permet de reconnaître le cancer à l’exclusion des tumeurs syphilitiques ulcérées.

Thérapeutique. — Pour guérir les cancers de la langue, on enlèvera une portion de l’organe en allant au delà du mal. On se servira de l’écraseur dans la partie antérieure de la langue ou sur les côtés, lorsque l’on aura pu pédiculiser le mal par des ligatures. Deux ou trois chaînes circonscriront la partie malade, et l’on manœuvrera les écraseurs ainsi : l’un coupant la langue parallèlement à son axe, l’autre perpendiculairement au même axe, puis on coupera avec l’écraseur la partie qui retient la tumeur au plancher de la houche. On procédera avec lenteur ^ une demi-heure à une heure doit être employée pour la section. V. Laxgue (Hypertrophie de la).

Pour enlever toute la langue avec l’écraseur, on traverse le cou, la région sous-hyoïdienne et la base de la langue avec une aiguille courbe (procédé de Mirault d’Angers). On passe autour d’une moitié de la langue une chaîne, on la ramène avec une aiguille courbe par la même ouverture du cou et l’on écrase ainsi cette moitié de l’organe j on repasse la chaîne sur l’autre moitié de la langue que l’on écrase, puis on place ime troisième fois la chaîne autour des deux portions de la langue tenant encore en avant au plancher de la bouche. Si l’on veut opérer avec plus de sûreté, on incise la lèvre inférieure et l’on scie le maxillaire comme Roux et Sédillot. — Extirper la langue par la région sous-hyoïdienne incisée est une mauvaise méthode.

Le galvanocautère n’est pas suffisant pour les petits cancers et, comme la ligature de la tumeur, il ne vaut pas l’écrasement linéaire. L’excision est dangereuse à cause des hémorrhagies consécutives et de la rétraction des vaisseaux dans le tissu musculaire, ce qui s’oppose à toute ligature. Même après avoir lié préalablement l’artère linguale (Flaubert de Rouen, Roux), l’opération a des dangers. Elle n’est autorisée que pour les cancroïdes très-petits qui sié-

gent à la pointe de la langue ou pom- les cancers bien limités qu’on peut énucléer (un cas, Dnpuytren).

On peut attaquer les cancroïdes par la cautérisation. Un disque de pâte au chlorure de zinc est placé sur l’ulcération et laissé pendant douze à dix-huit heures; ou bien on cautérise avec le caustique Filhoz, ou bien encore avec le fer rouge.

Lorsque toute la langue est malade, on fait dans la langue avec un bistouri étroit, six à huit ponctions ou plus parallèles au plancher buccal et l’on place des flèches de pâte au chlorure de zinc dans les plaies. On nourrit le malade à l’aide de la sonde œsophagienne. Après vingt-quatre heures, la langue est convertie en une eschare, on retire les flèches et l’on gargarise fréquemment la bouche avec un gargarisme émollient, de 250 grammes d’eau additionné de h grammes de chlorure de chaux.

L’eschare tombe du dixième au quinzième jour (Girouard père, Maisonneuve).

X. Kyste de la. langue. — Les kystes de la face inférieure de la langue ne diffèrent pas des grenouillettes.

Quelques kystes sanguins peuvent exister dans la langue et être une transformation d’une tumeur érectile.

Des tumeurs hydatiques, des cysticerques, des kystes séreux ont été observés dans la langue et ils occupent indistinctement les diverses parties de cet organe.

Thérapeutique. — On traitera les kystes de la langue par les mêmes moyens que les autres kystes ; l’incision combinée à l’excision, le séton, la ponction et les injections seront mis en usage. On extraira les tumeurs qui seront bien limitées.

OU GOÎWME EAQfJE. Résiliefournie par le Ficus religiosa ou indica, piqué par une sorte de cochenille, le Coccus lacca. On l’emploie en teinture alcoolique, à titre de tonique ou d’astringent Q, et pour préparer les opiats dentifrices.

L,AROCHE-POS.4'ï (Vienne). Eau ferrugineuse froide peu connue.

”°ïiAB.¥XGITE. L’inflammation du larynx est désignée sous le nom de laryngite et se présente à Vétat aigu et à Vétat chronique.

Laryngite aignë. Une toux rauque avcc voix étouffée ou éteinte, gêne de la respiration, chaleur et picotement au niveau du larynx, datant de quelques jours, annoncent une laryngite aiguë.

Le sifflement laryngé, avec pâleur ou cyanose du visage et diminutioa de la sensibilité tactile, joint à la rareté de la toux et de la voix annoncent une asphyxie imminente.

Le gonflement et la rougeur de la muqueuse du larynx, des cordes vocales, des ligaments arythéno-épiglottiques et de i’épiglotte sont læ altérations caractéristiques de la laryngite aiguë.

TkérapéUiiique. — Laryngite aiguë grave. Quand I une laryngite aiguë est accompagnée d’abattement.

SUU LARY

de fièvre avec respiration difficile et un fort embarras laryng-é; il faut recourir à la saignée génci-ale, proportiounée à l’àge et à la force des sujets, ou aux sangsues à la partie antérieure du cou.

Dans la larjngite aigue grave, les malades doivent rester au lit, ne pas parler, prendre des boissons adoucissantes, faire des fumigations émollientes dans le larynx et mettre deux fois par jour leurs pieds dans un bain de moutarde ou des sinapismes répétés à la partie antérieui-e du cou ; — des petites ventouses sèches, à la partie antérieure du cou, sont souvent très-utiles dans les laryngites graves.

Les vomitifs donnés contre une laryngite aiguë ne sont pas très-nécessaires chez l’adulte, mais chez l’enfant, au contraire, il faudra les employer de bonne heure et administrer la poudre d’ipécacuanha à la dose de 40 à 50 centigrammes dans du sirop de sucre, ou le sirop d’ipécacuanha lui-même, ou mieux encore le tartre stibié, 25 ou 50 milligrammes, selon l’àge des sujets.

Lorsqu’une laryngite aiguë entraîne la diminution considérable de la voix ou. aphonie complète, en outre des moyens qui précèdent, il sera bon de recourir à l’usage de l’alun en gargarisme :

Alua . -4 grammes.

Décoction de roses rouges . . . 300 id.

Sirop diacode . . 30 id.

Ou à l’intérieur (Saucerotte), 50 centigrammes d’abord, et en s’élevant jusqu’à 3 grammes par jour, dans une potion de 125 grammes, pendant dix jours environ.

l>aryngite chronique OU phthisie laryngée. L’aphonie et la raucilé de la voix ou de la toux, avec expectoration muqueuse ou ensanglantée, et respiration courte ou sifflante, datant de loin, annoncent une laryngite chronique.

11 n’est pas rare de voir l’aphonie, et la raucité de la voix ou de la toux changer du malin au soir, augmenter ou diminuer par l’humidité, par la chaleur et par l’ingestion des aliments.

Lorsque la raucité de la voix et de la toux de la laryngite chronique s’accompagnent d’ardeur, de picotement et de douleur au niveau du larynx, il en faut conclure à des altéraiious graves dans l’organe de la voix.

La raucité de la voix et la toux grasse, accompagnées d’un amaigrissement considérable annoncent une phthisie laryngée qui est ou qui sera compliquée de tubercules du poumon (Lhérilier).

La laryngite chronique produit dans le larynx deux espèces de lésions, les unes peu graves, sont caractérisées par l’épaississement, la coloration ardoisée et le flux de la muqueuse, tandis que les autres, au contraire, fort redoutables, sont les ulcérations des cordes vocales, des ventricules du larynx, de l’épiglotte, la carie et la destruction plus ou moins étendue des cartilages thyroïde et cricoïdes.

La l^yugite chronique avec ou sans ulcération de la muqueuse laryngée, avec ou sans destruction des cartilages, résulte souvent : 1° de

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