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rivrognerie et de l’action irritante des alcooliques (Grisolle) ; 2“ de la syphilis (Ricord) ;
3° de la morve et du farciii chroniques (Tardieu, Vigla); 4" de la scrofule et de la tuberculose pulmonaire (Louis, Andral) ; 5° de corps étrangers fixés dans le larynx.
La laryngite chronique ulcéreuse avec amaigrissement des malades, donne lieu à une consomption qui mérite le nom de phthisie laryngée (Lhéritier).
Si la phthisie tuberculeuse pulmonaire se complique souvent de laryngite ulcéreuse chronique occasionnée par le passage des crachats purulents du poumon, il n’est pas rare de voir une laryngite ulcéreuse chronique produire tardivement la tuberculose pulmonaire (Borsieri, Portai).
Dans la phthisie laryngée, on voit de temps 'a autre et à titre d’exception des malades qui rejettent avec l’expectoration des fragments de cartilage nécrosés.
Avec le laryngoscope (V. ce mot) ou peut voir dans la profondeur du larynx et constater que l’aphonie tient à une ulcération des cordes vocales ou à une carie des cartilage^ plutôt qu’à un polype ou à une tumeur du larynx.
Un accès de suffocation survenant tout à coup dans la laryngite chronique indique une mort prochaine, si l’on ne remédie pas à l’œdème de la glotte qui en est la cause.
En présence d’un malade qui présente une laryngite chronique, et chez lequel on soupçonne l’existence d’ulcération de la muqueuse laryngée, desuppuration sous -muqueuse, de destruction des ligaments et des muscles, de carie et de nécrose des cartilages; il faut rechercher si ces désordres anatomiques sont la conséquenced’uiie inflammation antérieure pure et simple, mais négligée ou méconnue, s’ils sont dus à la présence d’une diathèse syphilique, ou enfin s’il faut les rapporter à la diathèse scrofuleuse, latente ou déjà déclarée eu quelque point de l’organisme.
Thérapeutique. — Dans la phthisie laryngée, les malades doivent vivre à la chambre, dans une atmosphère égale et douce, éloigpée du froid et de la trop grande chaleur, environ 16° centigrades, ou si les malades sont libres de le faire, ils devront séjourner dans le Midi, afin de n’avoir pas à subir la longueur des hivers de nos pays du Nord. Ils ne doivent parler qu’à voix basse ou même ne pas parler du tout et correspondre à l’aide de l’écriture sur papier ou sur ardoise avec le monde extérieur.
Quand la phthisie laryngée coïncide avec une affection syphilitique, récente ou ancienne, il faut commencer par les antivénériens, d’abord par les mercuriaux, le protoiodure de mercure, 5 centigrammes par jour, et ensuite, si l’on échoue, par les iodiques et surtout par i’iodure de potassium, 1 à 3 grammes par jour, dans de l’eau sucrée.
Dans la phthisie lai-yngée, on se trouve généralement bien des frictions locales avec l onguent mer-
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curielj une fois par jour, à 5 grammes seulement et par la bouche des pilules de Sédillot dont voici la formule :
Pommade merenrielle double. . . 3 grammes.
SavoD médicinal. . 2 id.
Poudre de réglisse . 1 id.
Mêlez et faites des pilules de 20 centigrammes^ deux pilules par jour durant deux mois, ce qui n’empêche pas d’employer simultanément les moyens topiques de l’affection locale du larynx, qu’on emploie dans les laryngites chroniques ulcéreuses de nature différente.
En même temps que dans la phthisie laryngée les malades font plusieurs fois par jour des fumigations émollientes dans le larynx et des aspirations continuelles de goudron, à l’aide d’un tuhe de roseau ou de bambou, on doit employer à titre de révulsifs cutanés l’huile de croton tiglium en frictions, matin et soir, à la dose de quelques gouttes sur un morceau de flanelle. — Au bout de deux jours, des vésicules se développent et se remplissent de séropus. On cesse alors les frictions, et l’éruption sèche et disparaît. 11 faut recommencer ainsi à plusieurs reprises. — La seule précaution qu’il y ait à prendre, c’est de ne pas respirer de trop près l’huile de croton, et de garantir un peu la figure du malade pour éviter une étendue trop grande de l’action vésicantc.
Les frictions révulsives peuvent être faites également avec de la pommade stibiée :
Tartre stibié . 4 grammes.
Mêlez.
11 faut faire ces frictions matin et soir et les cesser quand les boutons qu’elles doivent faire venir sont bien développés, mais sans attendre cependant que CCS pustules soient trop volumineuses, afin d’éviter la violence de l'inflammation.
On emploiera aussi très-utilement les applications quotidiennes de teinture d’iode, ou les vésicatoires volants, fréquemment répétés, sur les côtés du larynx ou le vésicatoire permanent entretenu sur le même point, à l’aide des pommades épispastiques, ou encore le vésicatoire et le séton à la nuque. Tous ces moyens offrent des avantages qui compensent i tous leurs iuconvénients de gêne et de douleur.
Un moyen très-énergique contre les progrès de la phthisie laryngée, c’est l’application, sur les côtés du larynx, de petits moxas volants faits avec un centimètre carré d’amadou qu’on brûle sur la peau du cou. 11 en résulte une douleur vive, une révTilsiou externe considérable, l’eschare tombe rapidement, et un pansement simple fait cicatriser la plaie. On peut mettre ainsi successivement quinze à vingt de ces moxas par deux à la fois sans crainte de produire d’accident. Toutefois il faut éviter de dépasser le bord externe du cartilage thyroïde, afin de ne pas opérer au niveau de l’artère carotide.
Dans la phthisie laryngée, les malades peuvent être soumis à des fumigations de goudron HH. de résine I+Ij de tabac [3; de chlore [3^ d’iode Qj d’éther simple ou d’éther cicuté, mais toutes ces médications sont loin d’être sanctionnées par l’expérience, et quelques-unes entre autres sont fort excitantes et nuisibles.
On a réussi à faire pénétrer directement des poudres actives dans l’intérieur même du larynx malade, dans l’espérance de modifier la vitalité de la
muqueuse, et de cicatriser les ulcérations ou les plaies des cartilages. Ces poudres sont placées dans un tube de verre que le malade porte lui-même dans le fond de la bouche en le tenant avec les lèvres, alors il aspire fortement et brusquement ; la colonne d’air qui passe dans le tube pour arriver dans le larynx entraîne la poudre avec elle et l’opération est accomplie. Elle détermine une vive douleur, de violents efforts de toux qu’il faut modérer autant que possible, afin de ne pas laisser rejeter au dehors les substances si utilement introduites.
Les substances ainsi employées sont toutes astringentes ou caustiques, aussi ne les emploie-t-on que mitigées par une poudre inerte, de la poudre de sucre par exemple.
On a employé Valun, 10 grammes avec 100 grammes de sncre ; — l'acétate de plomb, 1 gramme avec 40 grammes de sucre ; — le sulfate de cuivre et le sulfate de zinc, à 1 gramme pour 30 grammes de sucre , — le nitrate d’argent enfin, à la dose de 1 gramme pour 30 à 60 grammes de sucre.
Gomme la douleur de ces insufflations les rend souvent impraticables, on a imaginé de les remplacer par des instillations liquides de nitrate d’argent , à 20 centigrammes pour 30 grammes d’eau distillée. Le médecin prend une baleine qu’il recourbe par la chaleur à 3 centimètres de son extrémité, qu’on amincit convenablement et qu’on enduit de cire à cacheter. On a, d’autre part, une petite éponge fendue prête à recevoir le bout de la baleine. Alors, laissant fondre la cire à la lampe, on approche immédiatement l’éponge pour coiffer ce morceau de la baleine couverte de cire fondue, on serre avec les doigts de manière à établir un contact parfait. On taille ensuite avec des ciseaux de manière que l’éponge mouillée ait le volume d’une grosse noisette. L’instrument est achevé. Il vaut mieux le faire ainsi que d’attacher l’éponge avec un fil dont on n’est jamais sûr, qui peut lâcher mal à propos, et laisser tomber un corps étranger sur le larynx au moment où il est déjà fort malade.
Cet instrument ayant été trompé dans la solution caustique, on le porte dans l’arrière-goi'ge, après avoir abaissé la langue ; ou le ramène en avant en redressant l’épiglotte, on presse sur l’ouverture du larynx et quelques gouttes du liquide tombent dans son intériem*, ce qu’il est facile d’apprécier par la toux et la suffocation qui se manifestent.
On i-épète ainsi l’opération tous les deux ou trois jours, jusqu’au moment de la guérison ou jusqu’à l’instant d’une aggravation de symptômes qui prouverait le mauvais effet du remède employé.
Chez les sujets scrofuleux atteints de phthisie laryngée, il faut, outre ces moyens, conseiller l’emploi des sulfureux, un quart de verre A’ eaux-bonnes ou A'eau d’Enghien chaque matin dans un quart de verre de lait ; des bains sulfureux souvent répétés, et, si la condition des malades le permet, les envoyer aux Eaux-Bonnes, aux eaux de Gauterets, de Luchon, etc.
Quand les malades atteints de phthisie laryngée sont excitables, toussent beaucoup et souffrent du larynx, il faut faire fumer trois fois par Jour une pipe chargée de datura stramonium ou donner à l’intérieur les préparations narcotiques tirées des solanées vireuses, telles que l’«co/«/, la belladone, la Jusqitiame ; ou prises dans les opiacés, tels que le ^ 54
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laudanum, la morphine, la codéine ou le simple 1 extrait (ï opium.
Au terme de la phthisie laryngée , lorsque rien n’a pu en arrêter la marche^ se trouve la suffocation avec son épouvantable cortège et la mort en quelques minutes, si l’on n’est pas là pour faire la trachéotomie (Lisfranc, Sestier) . Quelle que soit la nature de la laryngite^ il faut l’employer •, on prolonge ainsi la vie de un ou de plusieurs mois ; quelquefois, si la nature de la maladie est bonne, on sauve tout à fait le malade. Cette opération doit être faite dès qu’il y a suffocation ou anesthésie, et elle présente encore cet avantage, qu’elle permet de porter directement les topiques dans le larynx, de manière à favoriser doublement la guérison de la maladie.
Laryngite strîduSense, OU Croup spasmodique, OU Faux croup. La laryngite striduleuse, maladie en apparence voisine du croup par l’âge des sujets où elle se montre, €t par les accès de suffocation qui la caractérisent, n’est qu’une névrose du larynx greffée sur une laryngite aiguë.
Un accès, de suffocation apparaissant d’emblée, sans phénomènes précurseurs, chez un jeune enfant endormi et bien portant, accomgné de toux sonore, avec conservation de la voix, également sonore, et non croupale, disparaissant en quelques minutes ou en quelques heures, caractérise le faux croup ou laryngite striduleuse.
*,1-* La laryngite striduleuse est quelquefois symptomatique de la compression des nerfs laryngés par le thymus (ce qu’on a désigné sous le nom d’asthme thymique), ou par les ganglions cervicaux et bronchiques hypertrophiés de l’inflammation chronique du cerveau ou de la portion cervicale de la moelle, de la compression du cervelet par suite d’un ramollissement rachitique de l’occiptal.
*„,* Le faux croup se manifeste ordinairement chez des enfants qui, ayant eu froid, ont un simple enrouement, peut-être un commencement de bronchite, mais ne sont pas encore réellement malades.
Le faux croup se termine habituellement par une bronchite aiguë.
Thérapeutique. — Dans la laryngite striduleuse simple, il faut prescrire des remèdes calmants et antispasmodiques, administrés en potion ou en lavement, des juleps gommeux éthèrés, et renfermant une petite quantité de teinture de musc ou à'extrait de valériane, des lavements de valériane ou d’asa fœtida (25 à 50 centigrammes de ces substances pour 150 grammes d’eau) ; des excitants cutanés, tels que les pédiluves irritants ou des sinapismes à la moutarde ; mais les vésicatoires sont entièrement inutiles à employer.
Le meilleur des remèdes dans la laryngite striduleuse, celui par lequel il faut débuter, consiste dans l’administration d’un vomitif, l’ipécacuanha de préférence, à la dose de 30 ou 40 centigrammes dans du sirop, pour les jeunes enfants.
Le faux croup nécessite rarement l’emploi de la saignée locale ou générale. La perle de sang est inutile, sauf les cas de complications inflammatoires des
bronches et du poumon. Elle est même nuisible; et si cette déperdition n’a point pour résultat la prolongation de l’accès, elle jette les enfants dans un état de faiblesse qui les rend malades pour plusieurs jours.
Laryngite œdémateuse. V. GLOTTE (OEdÈME DE LA).
LARLAIGOSCOPE. Instrument imaginé dans
310. - JJiroirs lai-yugoscoinques quadrangulaires et losangiques.
Fig. 317. — Laryngoscope fixe de Moura (modèle s’adaptant une lampe. — C. Lentille convergente).
ce siècle, au moyen duquel on peut examiner
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l’épiglotte, les cordes vocales et la muqueuse du lai^’us de façon à savoir s’il y existe des ulcéraratious, des végétations, de l’œdème, un corps étranger ou un rétrécissement du larynx.
On aura une bonne idée des services que peut rendre le laryngoscope à la thérapeutique, quaud ou saura qu’à l’aide de cet instrument ou peut guider une pince dans le larynx et enlever un polype qui en gênait les fonctions. V. La- RYNGOSCOPIE.
L4R¥lKCiOSCOPlE (Liston, Turck, Czermak, Moura). Pour examiner le larynx, un miroir étant fixé à la tête du médecin (Czermak) ou tenu entre les dents, reflète la lumière d’une lampe sur la face du malade placé en face du chirurgien. La bouche du patient est ouverte ; les rayons lumineux reflétés sont projetés dans la bouche. Un miroir métallique ou de verre, ovale ou quadrangulaire, monté sur une tige et recourbé à angle obtus, à son union avec le miroir (fig. 316) légèrement chaufle dans de l’eau tiède ou à la flamme de la lampe, est introduit dans la bouche et appliqué contre le voile du palais qui est ! ep jussé en haut ; en