J.ARY
cure, les miroirs réflecteurs sont inutiles, un faisceau de lumière solaire conduit dans la chambre par un héliostat est suffisant pour éclairer l’arrière-gorge (Cusco) .
%* Avant d’explorer un larynx malade, il n’est pas inutile d’avoir exploré des larynx sains, pour en connaître la disposition normale ifig. 319).
*.,* Il y a des laryngoscopes se manœuvrant d’une seule main et disposés comme un spéculum.
Ou a inventé un spéculum monté sur une pince dilatatrice, à deux branches (Babington). Delabordette a imaginé un spéculum à deux valves, dont la supérieure est munie d’un miroir laryngoscopique (fig. 320). Pour se servir de cet instrument, on le chaufle et on l’introduit d’un seul coup jusqu’au fond de la gorge. Pour bien voir avec cet instrument il faut le tenir horizontal, et ne pas le pousser jusque sur la paroi postérieure du pharynx (fig. 319).
liARTl^lOOTOUtiiE. La laryngotomie est faite comme opération préliminaire pour enlever les polypes du larynx (V. Polypes du laryn.x), et
Fig. 3i0 — Laryngoscope de Delabordette. — La
même temps on tire la langue prise entre les doigts par-dessus une compresse. Oii se rappellera qu’on ne repoussera jamais assez loin en liant le voile du palais.
Avant de pratiquer l’exploration, il est bon d’habituer par des contacts successifs avec le miroir, le voile du palais à la manœuvre exploratrice. Alais si le voile du palais reste irritable, il faut le rendre insensible au moyen du bromure de potassium, 1 à 2 grammes par jour, dans de l’eaii sucrée.
Au lieu de se servir d’un miroir porté sur la tête, on emploiera l’appareil Moura. Cet appareil à éclairage fixe est un écran au centre duquel se trouve une lentille biconvexe (fig. 31 7).
Un rayon de lumière traversant la lentille éclaire le fond de la gorge, et l’explorateur est libre de scs mouvements ; on se place à droite ou à gauche de la lampe.
Si l'on peut avoir à sa dis[X)sition un k.>c?I qu’on transK>rme eu une chambre obs-
ligue ponctuée indique la l’éllexiou sur le miroir.
c’est la laryngotomie sous-hyoïdienne qui doit être pratiquée. Elle est faite pour placer une canule à demeure dans certains cas de rétrécissement des voies aériennes et dans les maladies inflammatoires du larynx, longues à guérir.
La laryngotomie, pour extraire les corps étrangers, ne doit être faite que quand les corps étrangers sont évidemment arrêtés dans la portion sus-glottique du larynx et dans ses ventricules.
üne incision de 6 à 8 centimètres étant faite sur la partie médiane, et dont le milieu correspond à l’union du cartilage thyroïde et du cartilage cricoïde, on met à nu les cartilages au-dessus du pédicule du corps thyroïde ; on coupe en travers la membrane crico-thyroïdienne, et si l’artère cricoïdienne est blessée, on la tord ou ou la lie (Vicq d’AzjT, Roux), ou bieu on attire la membrane crico-thyroïdienne en bas avec l’artère ün fort bistouri ou des ciseaux sont engagés à travers une ouverture faite à cette membrane et l'on divise de bas en haut le cartilage thyroïde (Desault), ou bieu on divise le cartilage cricoïde (noyer', et mieux que tous les antres procédés.
on enlèTe une portion de ce cartilage, de 8 millimètres de largeur, ayec des ciseaux courbes (Nélaton). Une canule est ensuite introduite.
Lorsque les canules sont destinées à être changées, on se servira de canules doubles dont l’externe est taillée en biseau aux dépens de sa face latérale ; elle peut être introduite sans dilatateur (Nélaton). La canule externe est coupée par une section droite. Les canules articulées à bascule devront être préférés aux canules immobiles sur la plaque.
Pour faire la laryngotomie sous-hyoïdienne, faire étendre la tête, incision de 4 à 5 centimètres immédiatement au-dessous du point correspondant au corps de l’os hyoïde, diviser le paucier, l’aponévrose, les muscles sterno-byoïdiens, inciser lentement la membrane thyroïdienne et ses fibres qui vont à l’épiglotte ; la muqueuse du larynx, qui fait saillie à droite et à gauche de l’épiglotte à chaque expiration, indique que l’on est arrivé sur le larynx. Incision avec la pince et les ciseaux ou le bistouri. L’épiglotte qui vient faire saillie dans la plaie est attirée par une érigne et le larynx est amené sous les yeux du chirurgien, qui opère à son aise un polype, ou va chercher un corps étranger.
ijikUTXJL (BRULURES DU). L’ingestion de liquides trop chauds, ou Taspiratiou de vapeurs à une température élevée , déterminent la brûlure du larynx, lésion qui se révèle patune douleur de l’arrière-gorge, de la gêne de la respiration et de la déglutition, et par de l’aphonie.
L’existence d’ampoules dans la bouche coïncide quelquefois avec les symptômes d’une brûlure du larynx.
Les brûlures du larynx existent assez souvent avec les brûlures de la face produites par des flammes et de la vapeur.
Une laryngite œdémateuse est la suite habituelle des brûlures du larynx.
Les personnes qui ont l’habitude de faire boire les petits enfants au goulot d’une théière remplie de tisane chaude, d’une température inconnue, brûlent quelquefois cruellement le larynx et l’arrière-bouche, de façon à occasionner des accidents immédiats d’asphyxie.
Thérapeutique. — Chez les adultes, on fera boire de l’eau froide à petites gorgées et souvent. S’il y a une laryngite, calomel à dose fractionnée, sangsues sur la région du larynx, déchirer avec l’ongle les replis arj-tbéno-épiglottiques tuméfiés (V. Labyxgite œnÉMATEUSE et CEbème de la glotte). La trachéotomie sera faite en cas d’asphyxie, et l’on retirera la canule le plus tôt possible. Six à huit jours suffisent pour la guérison de la laryngite qui suit une brûlure.
Chez les enfants, quand la brûlure du larynx a occasionné le gonflement de la muqueuse, donnant lieu à la cyanose et à l’anesthésie, il faut pratiquer la trachéotomie.
Larjnx (PLAIE Du). Les tentatives de suicide par la section du cou ; des plaies par armes à feu ; des plaies accidentelles et des fractures intéressent le larynx, en ouvrant, soit la membrane thyro-hyoî(lienne,soit le cartilage thyroïde.
Les plaies du larynx sont quelquefois
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compliquées de fracture, d’autres fois ce sont les fragments de cartilages fracturés qui percent la membrane de dehors en dedans. V. Fracture.
L’emphysème et la dyspnée sont les phénomènes habituels des plaies du larynx. On peut, dans certains cas, voir le larynx à découvert et le diagnostic, dans ces conditions, est fait par la simple inspection de la plaie. La hauteur à laquelle siège la plaie du cou et l’emphysème révèlent les plaies peu étendues.
Thérapeutique. — Réunir la plaie par la suture en embrassant avec le fil les parties profondes, tenir la tète dans la flexion forcée avec un bandage formé par deux serviettes pliées en cravate.
Nourrir le malade avec la sonde œsophagienne, sangsues aux premières menaces de laryngite, trachéotomie s’il y a suffocation croissante.
Préparation formée de vin, d’alcool, d’opium et de quelques autres substances. Il y eu a deux espèces : 1° le laudanum de Sydenham, dont vingt gouttes renferment 5 centigrammes d’extrait d’opium, et qui est formé d’opium, 60 grammes ; de safran, 2 gr. ; de cannelle et girofle, U grammes de chaque macérés dans 500 grammes de vin de Malaga ; 2“ le laudanum de Rousseau, dont vingt gouttes renferment 10 centigrammes d’extrait d’opium. Il s’obtient en faisant fermenter de l’opium, du miel et de la levûre de bière dans l’eau qu’on distille à trois reprises différentes.
I..41-RIER-CER1SE. Ai'brisseau de la famille des rosacées, dont les feuilles renferment beaucoup d’acide cyanhydrique et en quantité variable, ce qui rend leur emploi culinaire dangereux. On en tire de Veau de laurier-cerise, qu’on administre en potion à la dose de 2 à 30 grammes contre la toux de la bronchite chronique et de la phthisie S. En lotion l’eau de laurier-cerise sert aussi contre les douleurs du