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LE VL

séquer de façon à avoir deux lambeaux triangulaires j ou rapproche et l’on réunit (Horn) en ayant soin d’unir par suture le bord supérieur de la peau des lambeaux avec la muqueuse.

Si la perte de substance est quadrangulaii’e ou triangulaire, les deux incisions des commissures sont faites comme précédemment, puis on fait sur le bord inférieur du maxillaire deux incisions transversales parallèles aux premières. On dissèque deux lambeaux quadrilatères que l’on réunit sur la ligne médiane et en bas, à la peau du menton. Le bord du lambeau est réuni à la muqueuse comme précédemment. Gomme il est possible que la peau et la muqueuse se soudent spontanément (Bonnet, de Lyon), il n’est pas nécessaire de faire cette dernière suture. (Procédé de Lisfranc modifié par Buchanan.)

En cas de large perte de substance, les incisions libératrices sur les joues (Gelse) sont utiles.

Lorsque le maxillaire fait saillie et s’oppose à la réunion de la peau, lorsqu’une impossibilité absolue est reconnue, on enlèvera une portion de l’os maxillaire (Gensoul, Roux).

Lorsqu’au moment de la réunion des lambeaux, la lèvre supérieure se plisse, pour éviter cette nouvelle déformation, on enlève sur la lèvre supérieure, à l’aide de cisea ?x courbes, et mieux avec le bistouri, deux petits lambeaux eu forme de V renversé au niveau des commissures, et ’o uéunit les plaies par première intention (Gamille Bernard). Ge luxe opératoire n’est pas absolument nécessaire ; le plissement de la lèvre supérieure n’est pas une difformité.

Fig. 32t. — Ineisioii Jestiiiée à former deux lambeaux poiu' séparer les lèvres après l'ablatiou d’un cancroide. — Les boi-ds des plaies D, C et C.F sont destinés à être réunis ensemble par une suture. — Les bords A, C et C, B formeront le bord de la lèvi’e (procédé de Buchanan). (A. Guérin.)

LEVURE. Écume de la bière en fermentation, formée de bière, contenant une innombrable quantité d’acide carbonique et de cellules végétales vivantes, connues sous le nom de Cryptocoecm cerevisiœ.

On emploie la levûre pour faire le pain, et en médecine on s’eu sert pour faire des cataplasme calmants et résolutifs S ; c’et un cataplasme d’acide carbouique.

LIGH

LicHEK (Lichen d’Islande, Mousse d’Islande) (Matière médicale). Cryptogame des Vosges et d’Jslaude, rempli de 65 pour lUO de matière mucilagineuse , unie à de la fécule dite lickénim , de sels et d’un principe amer tonique. 11 sert d’aliment aux malheureux.

En médecine on en fait une décoction (U) grammes par litre d’eau), en ayant soin d’enlever d’abord le principe amer au moyen d’une courte macération, dont on perd l’eau ; une gelée, en faisant évaporer la décoction à consistance convenable, et une pâte, en incorporant à la gelée une certaine quantité de sucre.

Les préparations de lichen sedonnentdans la bronchite chronique S, dans la phthisie pulnaire P+l.

LlCHEK ( Pathologie et thérapeutique). Les maladies de la peau caractérisées par la présence de papules rougeâtres,- prurigineuses, suivies d’excoriation superficielle avec petite croûte sanguine, constituent le lichen.

Il y a un lichen simplex, un lichen pilaris, un lichen circumseriptus, un lichen agrim, un lichen lividus, un lichen tropicus, et un lichen urticatus.

Les lichens existent à l’état aigu et à l’étal chronique, mais dans ce dernier cas les parties les plus malades de la peau s’hypertrophient, deviennent dures et se fendillent au niveau des articulations.

Dans le lichen agrius il y a une douleur caractérisée par des démangeaisons intolérables, surtout pendant la nuit.

Thérapeutique. — Les bains frais, les lotions froides et acidulées, les bains de rivière, les bains gélatineux et les bains alcalins sont très-utiles dans le lichen.

Les applications de glycérine pure, de glycérolé d’amidon, ou de glycérolé d’amidon rendu alcalin avec 2 grammes de bicarbonate de soude pour 60 grammes de glycérolé et le sirop d’arséniate de soude, sont très-utiles dans le lichen.

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